Le Bullet Journal : ce bordel organisé

Je suis une as du rangement en pile : pile de «à trier», pile de «à ranger», pile de «c’est quoi déjà ce truc? Oh je vérifierai plus tard». Je connais également le rangement en montagne – quand je vide la panière de linge propre sur le lit pour y trouver une paire de chaussettes (minuscules, forcément) pour la petite dernière, et le rangement en tourelle : les bottes d’hiver à nettoyer, les bottes de pluie dernier cri et les baskets font des merveilles sur le tapis de l’entrée.

J’aime beaucoup lorsque quelqu’un justifie son bordel avec un «mais je sais où se trouve chaque chose», parce que ce n’est pas du tout mon cas. Multi-quotidiennement, je retourne la maison à l’affût de la chose manquante. Recherche qui commence désormais par un habituel : «Chérie, tu n’as pas vu le trucmuche de maman?». Miss Swing n’a pas son pareil pour se souvenir des endroits incongrus où je pose mes affaires.

Reste que, quand j’ai découvert le principe du Bullet Journal au détour d’un article de ma Qatari préférée, j’ai eu cette même petite excitation que lorsque je copiais le cahier super-propre-parfaitement-tenu de mes copines de classe. Écriture ronde, titres soulignés, points importants mis en exergue par un encadré avantageux ou une couleur attrayante. Mes propres notes, raturées à la va-vite sur une feuille partiellement froissée, faisaient triste mine à côté.

Les Bullet Journal sont un véritable orgasme ophtalmique : de jolies courbes, des traits bien droits, des pleins et des déliés, de belles calligraphies, des dégradés de couleurs… J’ai su aussi, tout de suite, que ce n’était pas pour moi. J’ai l’expérience de l’âge (31 longues années) et je me connais parfaitement : avec moi le Bullet Journal allait se transformer en un cahier de brouillon, malmené par la pluie et les tasses de café que je ne manquerais pas de poser sur lui.

J’ai commenté en disant «trop beau mais jamais chez moi, ah ah» et j’ai acheté un cahier le lendemain matin. Appelez-moi versatile. J’ai pris ma plus belle plume, mon crayon de papier, j’ai tiré la langue et je me suis appliquée comme jamais. «Journal» j’ai écrit. Le L cognait un peu à droite parce que j’avais mal calculé – as usual – mais l’ensemble était correct. J’ai repassé le tout au feutre et me suis lancée dans l’idée saugrenue de faire des dessins autour de mon titre.

De la part de la fille qui ne sait faire que de la peinture au numéro – quels beaux chevaux j’ai réalisés alors – l’initiative était mal engagé. Après quelques fleurs aux courbes callipyges, et un soleil surprenant, j’ai abandonné l’affaire avec la promesse – à voix haute, sinon elle ne compte pas – d’y revenir plus tard. Demain peut-être (ça fera 8 mois).


Je suis passée à l’index, à la table des matières, puis j’ai numéroté les premières pages. J’ai voulu faire un premier calendrier, mes lignes n’étaient pas droites, je suis donc passée aux choses sérieuses : j’ai affiché Pinterest et pris un modèle pour faire ma page Octobre, mois qui s’en venait.

Ensuite j’ai minutieusement écrit les chiffres de 1 à 30, j’ai coincé le 31 où j’ai pu (j’avais oublié, forcément)… Et puis j’ai écrit «liste d’octobre» sur la page suivante. J’ai reporté le nom de mes pages dans la table des matières. Je me suis ouvert une bière, on m’a appelé, j’ai dit à Journal «je reviens Journal», et je suis revenue. En avril donc.

Ce que j’ai vraiment fait

J’ai vite laissé tomber les calendriers annuels et les présentations en déliés. Je reste une incurable maladroite-aux-deux-mains-gauches et tenter de copier les talentueuses dessinatrices de Pinterest était pire que mieux. À la place, j’ai fait des pages de listes, des pages de projet, des pages de choses dont j’ai besoin souvent : taille de vêtements, tour de tête, identifiants pour la bibliothèque.

J’ai fait des pages de souhait, tracé (merci l’amoureux) un carré pour inscrire les plantes à planter dans le potager, inscrit des choses à faire pour des voyages à venir.

J’ai aussi inscrit des recettes que nous faisons souvent, et que nous sommes lassés de chercher sans cesse sur Internet.

Ce que je vous conseille

D’adopter Journal. Pas le mien hein, mais le vôtre. Allez dans la papeterie que vous aimez bien, faites fi des recommandations, choisissez le modèle qui vous correspond, avec une couverture plaisante, rassurante. Couverture souple, avec ou sans anneaux, lignes, petits carrés, whatever. Regardez quelques modèles, pour avoir une idée du principe, et ne prenez que ce qui vous intéresse. Vous vous trompez? On s’en fout! Vous pourrez toujours coller autre chose par-dessus.

Je ne sais pas si le Bullet Journal m’a permis d’être mieux organisée (en même temps, je partais de très bas, je creusais encore même), mais il a eu deux avantages considérables : il m’a aidé à synthétiser certaines idées, et il m’a permis de détenir tout au même endroit. Listes de choses à faire avant de partir en vacances, dimensions diverses et variées, idées cadeaux, plan du potager, j’en passe et des meilleurs. D’aucuns diront que c’est dangereux, pas de backup, rien.

Mais tsé, je suis née avant la dernière pluie. C’était le printemps, il neigeait et l’on croyait que les véhicules urbains de 2020 se téléporteraient. Fait que, lâche moi la page blanche pis attache ta tuque, le futur n’attend pas. Mais si tu me permets, moi je vais rester là, sur ma table en bois, avec mon café trop chaud et mon BIC bleu. Je vais me demander encore une fois si je plante des tomates cerises ou des Cœurs-de-bœuf, je vais griffonner, raturer. Je vais préparer la page que je collerai par-dessus parce que c’est rendu trop moche et puis je vais laisser mon regard se perdre par la fenêtre et accompagner les oiseaux. («s’ozio, s’ozio, r’gad s’ozio» qu’elle dit)…

-Lexie Swing-

L’affaire du chandail pingouin : la marque Coq-en-pâte

coq-en-pâteÀ la naissance de Tempête, mon amie Céline a envoyé de France deux cadeaux : un pour la nouvelle-née, et un pour la nouvelle grande soeur. Dans le colis de B., un chandail taille 4 ans, représentant un pingouin de face (et un pingouin de dos dans le dos). C’est peu dire que Miss Swing a eu le coup de foudre.

Ce t-shirt, c’est un Coq-en-pâte, un chandail (au Québec on dit chandail, rappelez-vous) en coton biologique. La marque se décrit comme une jeune maison d’édition d’accessoires de mode pour enfants, qui place l’éthique au coeur de tout processus de création.« Nos choix d’éditions se portent sur des artistes qui se retrouvent dans nos engagements et ont, au travers de leurs créations, un message poétique, ludique et éducatif à transmettre au plus grand nombre. » L’idée est de transmettre le respect des espèces animales qu’il arbore sur ses vêtements à l’enfant qui les porte.

t-shirts biologiquesEt ils ne proposent pas que des t-shirts! Sur le site, j’ai découvert des sacs à dos, des valisettes, des sets de plage et surtout de supers serviettes de table qui s’attachent autour du cou comme un bavoir mais sont très larges avec de superbes imprimés! De quoi convaincre tous les toddlers qui refusent de se protéger en mangeant parce que «moi plus bébé».

Il y a le même pingouin que le chandail de Miss Swing, si le Père Noël lit ce message non subliminal. Et une nouvelle collectionadorable intitulée La forêt sauvage .

Mais c’est bien connu: l’initiative est belle, les animaux, toussa, mais bon ce genre de trucs on sait ce que c’est, deux lavages et à la poubelle le beau chandail.

Queneni. Pas pantoute. Absolument pas, en bon français. C’est bien la raison pour laquelle je vous en parle, 15 mois après la réception du t-shirt.

Miss Swing le porte… une fois par semaine, au minimum, dépendamment du temps que je mets pour le laver. Dès qu’elle le retrouve dans sa commode, elle le réenfile. Bras nus l’été, sur un chandail manches longues l’hiver ou avec un gros pull (la garderie est surchauffée, beaucoup d’enfants sont en t-shirts sous leurs habits d’hiver). 65 lavages au minimum, et l’autre jour, pris dans un drap, le t-shirt pingouin a terminé sa course dans la sécheuse. J’étais catastrophée en le sortant de là, croisant les doigts pour qu’il soit toujours en vente sur le site et calculant le temps qu’il me faudrait pour en avoir un nouveau avant que Miss Swing ne se rende compte que j’avais bousillé son Précieux.

Bon sang, le chandail est comme neuf. Pas une égratignure. Ce chandail avec un flocage devant-derrière géant est passé dans le sèche-linge et en est ressorti sans une égratignure.

Juste pour ça, l’affaire du chandail pingouin méritait d’être divulguée. Car bio, écolo, respectueux, et résistant-à-65-lavages-et-un-passage-dans-la-sécheuse, que pourrais-je bien demander de plus?

Merci Céline :)

Pour découvrir la marque c’est ici : Coq-en-pâte

-Lexie Swing-

Lucie Boutons, couturière créatrice

bonnet; tuqueIl y a un an environ, je me (re)mettais à la couture armée de ma Brother toute neuve. A mes côtés, mes deux amies en congé de maternité. Ensemble, nous avons réalisé des bavoirs, des couvertures, des housses de chaise haute (pas moi hein)… Et quand la machine s’enrayait, quand le tissu partait de guingois, quand le résultat n’était pas celui escompté, mon amie Lucie-les-doigts-de-fée reprenait tranquillement l’ouvrage, aidait à remonter le fil d’une canette ou cousait dans son coin, son bébé tout neuf solidement arrimé à ses épaules par la grâce du porte-bébé.

Cette amie, c’est la créatrice de Lucie Boutons. Une couturière dont je copie les patrons dès qu’elle me fait cadeau d’une création. Une fille aux doigts magiques, qui en trois coups de ciseaux, les yeux fermés et sans patron te refait une garde-robe d’enfant quand tu peines à finir un bavoir correct. Une talentueuse Montréalaise dont l’instinct est aussi sûr que le doigté, et qui répond toujours présente pour me délivrer une tuque d’automne quand je n’en peux plus d’avoir mal aux oreilles.

Ma belle B. ne cesse de le répéter : elle a la plus belle tuque du monde. Une tuque avec un bouton bleu car le bleu, c’est sa couleur préféré, ainsi qu’elle se plaît à nous le seriner. Une tuque qui lui couvre les oreilles et rentre sous son capuchon. Tempête, pour sa part, a une tuque également mais aussi un incroyable bavoir, que Lucie lui a fait suffisamment longue pour protéger l’équivalent d’une tunique, ce qui n’est point trop grand quand on voit ce bébé s’empiffrer…

bonnet; tuqueLe 4 décembre, Lucie Boutons proposera ses créations au Marché des mamans créatives de Verdun. L’occasion de découvrir ses tuques Slouchy Beanie (ainsi que décrite par La Piqûre), ses bavoirs, ses guirlandes ou encore ses toutous tout doux…

Et si vous avez un petit creux, ma belle amie de Cap ou pas cap, la cuisinière de notre team, sera également présente avec ses pâtisseries.

Quant à moi, je serai probablement là-aussi, à décrocher Tempête du sapin…

Bon vendredi!

-Lexie Swing-

Crédit photo : Lexie Swing

Besoin d’un livre? Rendez-vous chez Alire {Rive-Sud}

Libraie indépendanteLes librairies indépendantes ont ce je-ne-sais-quoi de mystérieux, de fascinant. En plein Longueuil, installée entre le métro et le début du Vieux-Longueuil, la librairie Alire a ceci de surprenant qu’elle s’est installée en plein cœur du Centre Longueuil. Un centre commercial donc. Pas si courant pour une librairie indépendante mais elle jouit ainsi d’un espace de bonne taille… et de la grande diversité de titres qui va de pair!

Créée par des passionnés du genre, la librairie Alire offre tous les styles, avec un joli espace dédié aux enfants. La dernière fois que je m’y suis rendue, j’avais une liste éclectique : bio d’un musicien, roman de poche publié il y a deux ans et collection de livres pour enfants québécoise.

La liste était longue et mon temps restreint, d’autant que je tenais par la main un petit rat de bibliothèque touche-à-tout. Alors j’ai aussitôt interrogé l’une des libraires présentes. Aux titres que je donnais, elle répondait par l’auteur. Si j’avais eu plus de temps, je lui aurais proposé un quizz, juste pour constater encore un peu plus sa passion pour les livres et sa phénoménale mémoire.

Alors si vous avez un livre à acheter, oubliez les grandes enseignes et pensez aux librairies indépendantes. Vous êtes de la Rive-Sud mais vous n’habitez pas Longueuil? Ça tombe bien, moi non plus. Mon conseil : lorsque vous allez bruncher le dimanche, de l’autre côté des ponts, faites un petit crochet. Jacques-Cartier, qui-était-un-homme-avant-d’être-un-pont, ainsi que le répète désormais Miss Swing, n’est qu’à quelques kilomètres de là. Et sinon, vous pouvez toujours commander en ligne.

-Lexie Swing-

 

Crédit Photo : The Lonely Pixel

Un jeudi en rose { Cancer du sein }

breast cancerUne fille de mon entourage m’a annoncé il y a quelques jours son cancer du sein. Pour moi, elle n’est qu’une connaissance. Mais je garde contre mon cœur son regard effaré (j’étais dans les environs alors qu’elle venait de l’apprendre, c’est donc à moi qu’elle l’a dit).

Ça ne me quitte plus vraiment. Ce serait vous mentir de vous dire que ça ne m’a pas fait réfléchir sur ma propre condition (nous avons à peu près le même âge) mais je refuse d’accaparer sa souffrance. Depuis, je cherche comment l’aider, lui témoigner mon soutien de façon non envahissante, à l’image de la simple connaissance que je suis pour elle.

Et c’est à elle que j’ai pensé lorsqu’on m’a abordé il y a quelques jours pour me parler d’un événement organisé en soutien à la lutte contre le cancer du sein. Triste ironie, elle a appris son diagnostic en plein octobre rose, ai-je alors réalisé.

L’événement en question est pour moi une belle façon de parler de la maladie en l’imposant aux yeux du monde. Car cette maladie ne définit personne, par contre elle touche n’importe qui. Une commerçante, une voisine, un oncle même dans mon cas. Elle touche au plus près et au plus loin de soi, et oui, elle nous touche directement aussi parfois. Et en y réflechissant bien, en ajout à tout ce que représente déjà la maladie, il y a ce sentiment d’exclusion fort qui s’installe parfois malgré nous, malgré la personne qui annonce une maladie, malgré son entourage qui lui souhaite bien sûr le mieux.

Et je l’ai trouvée jolie, cette initiative, installée au sein du food court (l’étage des restaurants rapides) du centre commercial Montréal Trust. Des tas de femmes riaient, se coiffaient, se faisaient maquiller assises sur des chaises prévues pour l’occasion. Le tout au milieu des gens attablés, qui observaient ou ignoraient, mais ne pouvaient rester parfaitement indifférents à tout ce qui se tramait . J’ai trouvé ça joli, oui, de mêler ainsi la maladie et le quotidien, de forcer la prise de conscience.

Ainsi, jeudi dernier, des femmes étaient notamment maquillées et apprenaient à nouer de façon travaillée des foulards sur leur tête. Pour se réapproprier leur beauté et leur physique, des choses importantes et qu’on a tendance à parfois laisser de côté quand on est malade. Un atelier montrant des soutiens gorges adaptés à des poitrines ayant subi une ablation était également organisé.

Femmes, maquillage, coiffure, soutien-gorge, cela paraît cliché, oui. Et en même temps, cela peut être si important. Les commentaires bien-pensants crieront au scandale en soulignant qu’on néglige les hommes – une part oubliée des victimes du cancer du sein – et tous les autres aspects de la maladie. Mais moi, je suis d’une nature bonne joueuse. J’ai envie de te dire : commençons quelque part.

Demain, jeudi 20 octobre, le niveau jardin de Montréal Trust accueillera donc une nouvelle édition de cette sensibilisation, qui mettra en vedette les bienfaits thérapeutiques de l’art avec du body painting et des créations gratuites de mandalas et de messages positifs. Jeudi 27 octobre, l’événement aura pour thème la littérature. A noter qu’une exposition est visible en tout temps. Y serez-vous?

Montréal Trust, niveau jardin, les jeudis 20 et 27 octobre, entre 11h30 et 13h30. Plus d’informations sur la page dédiée de Montréal Trust.

 

-Lexie Swing-

 

Crédit photo : Sandra Marek

Suivre des cours de sport au YMCA

Prenez une vingtaine de filles, de femmes. Toutes shapes, toutes couleurs de peau. Tout âge aussi. Elles regardent toutes un peu éberluées la prof qui rebondit devant elles. Laissez-vous aller, les conjure-t-elle. Dansez. Marchez. Ecoutez le rythme. Amusez-vous. Pour qui vous dansez? Faites-le pour vous. Faites-le pour votre corps.

Photo Julieleone

Alors, doucement, les corps se mettent en route. Les pas s’enchaînent. Les femmes s’entrecroisent. Le cours avance et l’on oublie le miroir. On oublie même de copier la prof. Sa voix amplifiée par le micro rythme les mouvements. La musique est forte comme dans une boite de nuit. On se rend à peine compte de l’attroupement qui s’est formé derrière la vitre pour observer cette insolente liberté. Il y a cette brune aux cheveux tressés qui danse à mouvements lents, et cette autre, 50 ans au compteur, aux gestes plus mécaniques. Il y a les habitués, arborant les chandails du club et les réflexes millimétrés. Et celles qui, comme moi. débutent juste et tente désespérément de se fondre dans la masse.

(Trois semaines plus tard)

Hier, c’était mardi. Et le mardi, c’est donc Nya/Groove. J’ai fait du twist, des pas de rock, et j’ai défilé face à face avec moi même dans un déhanchement incroyable. J’ai mimé une pose, trois fois, et kické en position trois (la plus haute) (enfin je crois). J’ai ensuite tenté de remplir l’espace avec mes bras tandis qu’une fille passait devant moi en faisant des entrechats. Et puis, un riff s’est imposé dans la chanson et la prof a crié : AIR GUITAR.

On était probablement le meilleur band de la rue à c’t’heure. La semaine dernière, on était plutôt des pianistes. J’ai improvisé un solo incroyable.

Ce genre de cours, j’y ai assisté déjà plusieurs fois, et de nombreux autres sont notés sur ma liste. Un lunch sur deux, je saute ma pause et m’engouffre dans l’immeuble de la Rue Stanley, le YMCA Centre-Ville, pour assister à un entraînement d’une heure.

Ce qui m’a attiré là : l’envie d’en découdre avec moi-même, de me gonfler d’énergie, de me redonner du souffle. La salle est voisine de mon bureau et j’avais atteint ma limite à arpenter tous les midis les boutiques des environs. Je voulais allier l’utile à l’effort et à l’agréable.

J’ai repoussé un an durant, je n’étais pas sûre que ça méritait l’investissement. Mais je ne regrette pas un seul instant.

J’ai tenté le spinning, avec une prof sortie d’un magazine, insolemment superbe. Et j’envisage le bosu, le pilates et même quelques longueurs de piscine ou de l’aqua-biking.

Il y en a pour tous les goûts. J’aime bien me connecter le matin sur le site internet et faire défiler les programmes pour voir ce qui est planifié sur mon heure de lunch. Je trouve ça enivrant ce choix, cette possibilité de faire plutôt de la Zumba, ou plutôt du Kick-Boxing, comme ça, sur un coup de tête.

Et vous, vous avez testé le gym (comme on dit chez nous :)) ?

 

-Lexie Swing-

 

Crédit Photo : Julieleone

Etiquettes mignonnettes

L’an dernier, à la même époque, B. poussait la porte de sa nouvelle garderie. Une vraie rentrée pour ma deux ans et demi, avec tout ce qui va bien : nouveaux vêtements, nouvelles chaussures et nouvelles fournitures. La veille du jour J (je suis le genre de personne qui s’y prend à l’avance vous remarquerez), j’ai convoqué Facebook pour une réunion au sommet : «où pouvais-je trouver de belles petites étiquettes faciles à poser pour mes deux mains gauches et mon fer à repasser?».

Etiquettes Ludilabel./ Photo DR Lexie Swing

Etiquettes Ludilabel./ Photo DR Lexie Swing

Comme la team Française a été plus rapide à répondre que la gang Canadienne, c’est une entreprise toulousaine qui a gagné le droit de me fournir mes belles étiquettes (et de supporter mes dix-huit changements d’avis): Ludilabel. Reçues en quelques jours à peine, elles m’ont permis d’identifier les vêtements de Miss Swing avec à peine une quinzaine de jours de retard (non, je n’ai pas eu le goût de sauter sur mon fer à repasser dès le colis reçu, ça m’a pris quelques jours de négociation avec moi-même). Comme je n’avais pas beaucoup de choses à identifier, j’ai choisi un petit kit d’étiquettes thermocollantes pour vêtements mais il existe aussi des packs incluant des étiquettes pour objet (j’imagine que mon fer à repasser n’est pas le bienvenu à ce stade) comme le pack crèche (entendez garderie pour les Québécois) ou maternelle et école.

Le procédé est ludique : tapez le nom, choisissez une police, une couleur de police, une couleur de fond et une petite illustration pour aller avec. «À mon époque», une seule illustration était possible (ou alors je suis passée à côté de quelque chose, comme ma clairvoyance, ce qui n’est pas exclu) mais désormais c’est par gang de trois qu’elles s’ajoutent à vos étiquettes (à tour de rôle, pas de jalouses).

Ma belle et féroce E. a ainsi hérité d’un lion a-do-rable parce que je me suis sentie obligée de lui faire aussi des étiquettes même si elle n’avait que 10 jours à l’époque (mais j’étais ravie d’écrire son nom entier quelque part et encore plus de le voir apparaître sous mes yeux par retour de colis quelques jours plus tard!).

Les copines françaises m’avaient également recommandé c-monetiquette.fr à l’époque, sur le même principe.

Côté Québec (go achat local), je sais que Colle ton nom à la cote, tout comme C’est à moi. Personnellement j’ai une petite préférence pour Colle à moi que je testerai sûrement à une prochaine rentrée, j’ai un vrai faible pour leurs jolies illustrations.

Et vous, vous identifiez? Je sais qu’il y a des réfractaires à l’identification qui font fi des sourcils froncés de la directrice et des mots trois fois soulignés dans le carnet. Mais pour les autres? Envoyez vos bonnes adresses!

-Lexie Swing-

Un tour de Montréal une bière à la main

À l'Amère à Boire./ Photo Montreal Craft Beer Tours

À l’Amère à Boire./ Photo Montreal Craft Beer Tours

Avec 6 en fait, et principalement dans le quartier Latin. C’est ce que mon père, féru de bières, et moi, toujours prête à picoler à 13h un samedi, avons fait il y a quelques semaines, pour célébrer son anniversaire.

Pour ce faire nous avons rejoint l’organisation des Montreal Craft Beer Tours ou Visite des brasseries artisanales de Montréal, que je lorgnais depuis mon arrivée au pays de l’érable. Notre point de rencontre, le pub Le Saint-Bock, sur Saint-Denis.

Au menu, une famille québécoise, un guide diplômé en philo et en fin goût pour la bière et des tas de bonnes choses. La première étape a été l’occasion de découvrir deux bières artisanales et de les accompagner d’une poutine savoureuse avec sauce à la bière.

Après un arrêt devant la fresque dédiée au poète Borduas, et un autre au coeur de la Grande Bibliothèque pour évoquer la Révolution tranquille, nous avons repris la route pour étancher notre soif un peu plus haut sur Saint-Denis, à l’Amère à Boire.

Le gravlax de boeuf y accompagnait une Hefeweizen, puis le fromage s’est trouvé à l’honneur en compagnie d’une bière dont le secret et la levure ont été importés directement de la belle République Tchèque.

La suite de la balade permet de digérer ce petit plat de résistance. Place des Arts, le festival Juste pour Rire bat son plein et le soleil est écrasant. Et si on se faisait une petite bière? Ce n’est pas une, mais bien deux bières que l’on nous propose alors au Bénélux : une IPA et une Imperial Stout. Le (gros) plus, c’est l’accompagnement : des pistoles de chocolat Valrhona. Les Français apprécieront… J’ai ainsi pu saisir la saveur (me rouler par terre) du chocolat «blond». J’ai dû être suffisamment convaincante (me rouler par terre, encore) dans mon appréciation de ladite pistole car les autres convives m’ont laissé le dernier morceau.

Je n’attendais rien de particulier de ce tour, à part l’espoir que mon père, buveur de bières averti, apprécie. Non seulement ce fut un carton plein de ce côté mais j’ai moi aussi apprécié chacune des bières proposées, les explications et les histoires. Je n’aime rien tant que les anecdotes et mélanger Histoire, bières, poutine et chocolat blond restera pour moi une expérience mémorable.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site du Montreal Craft Beer Tour.

-Lexie Swing-

 

Pause au spa Balnea de Bromont

Spa Balnea de Bromont./ Photo DR Lexie Swing

Spa Balnea de Bromont./ Photo DR Lexie Swing

Le jour de mon anniversaire, 5 enveloppes m’attendaient. L’une d’elle contenait une belle promesse : une demi-journée au Spa Balnea de Bromont, dans les Cantons de l’Est avec massages et accès aux bains.

Le lieu est enchanteur, accessible au bout d’une longue piste. Les bains donnent sur le lac en contrebas et une partie du lieu dédié aux massages est niché dans une petite maison en pierre que l’on rejoint grâce à une passerelle de bois.

Les bassins sont extérieurs et offrent les possibilités habituelles de ce type de spa : bain chaud, jets massants, cascade et bain glacé… Mon petit coup de coeur : la salle de repos, avec des petites alcôves de bois à l’extérieur desquelles on accroche une lanterne pour signifier sa présence…

Le 8 avril, il neigeait. De quoi déprimer tout Québécois en recherche de la chaleur printanière mais donner à cette journée une ambiance spéciale.

./ Photo Balnea

./ Photo Balnea

Deux bonnes adresses sont également à visiter dans les environs :

  • La boulangerie Canael, 1389 Rue Shefford à Bromont, où il est possible de bruncher et dîner.
  • La boutique-café pour parents Les Z’Enfantillages, 1357 Rue Shefford, avec des pâtisseries faites maison, des jus et de très beaux produits pour enfants.

-Lexie Swing-

Cabane à sucre Labranche à Saint-Isidore

Au Québec, chaque mois de mars voit revenir une institution : le temps des sucres. Au moment où les érablières commencent à recueillir la sève qui coule de l’érable, elles ouvrent leurs portes pour des repas « cochons », souvent articulés autour des mêmes ingrédients traditionnels, et généreusement recouverts de sirop d’érable (si le cœur vous en dit). Depuis notre arrivée, nous allons ainsi chaque année à « la cabane à sucre ». Certains sont des fidèles et ont leurs habitudes. En tant qu’amateurs et néophytes, nous testons chaque année une nouvelle cabane.

Cette année, nous avions choisi le domaine de Labranche, qui produit également du vin et du cidre. Installée à Saint-Isidore-de-la-prairie, sur la Rive-Sud, l’érablière pâtit un peu de son environnement : des terres très agricoles et la proximité des éoliennes, qui jurent avec d’autres décors que nous avons pu rencontrer (genre l’érablière façon cabane dans les bois), mais c’est à mes yeux son seul défaut.

Nous l’avions choisie pour son côté très family friendly : grandes tablées, balade en carriole, animaux de la ferme, explications très pédagogiques quant à la saison des sucres… Nous n’avons pas été déçus! Arrivés à 11h40 pour midi (à la demande des propriétaires), nous avons fait la file pour prendre nos places (25 dollars par adulte, 9 dollars pour B. qui a 3 ans, gratuit en dessous de 3 ans). Peu de temps après, nous avons pu passer en salle. L’érablière a un bon nombre de places, mais sa disposition (plusieurs petites salles imbriquées) tranche avec l’impression de très grosses cabanes industrielles qu’on peut voir parfois et est très appréciable. Le personnel est d’une gentillesse rare, et il est très disponible. Les toilettes sont nombreuses (ça peut toujours servir non?) et pourvues de tables à langer.

Côté repas, c’est du traditionnel : soupe de légumes et soupe de pois, omelette soufflée, jambon, lard, oreilles de crisse, fèves au lard, patates (excellentes), etc… Mon coup de cœur va aux desserts, qui sont nombreux et délicieux : pancakes, tarte au sucre (mon péché mignon), grands-pères au sirop.

Après le repas, on peut aller déguster la tire d’érable, rendre visite aux animaux (paon, cochons, veau, lapins, chèvre…) et faire un tour de carriole (2 dollars par adulte). On peut aussi profiter du beau soleil de ces derniers jours pour une balade à pied digestive…

Un bel endroit donc, idéal avec les enfants.

-Lexie Swing-

 

./ Photo DR Lexie Swing

Juxtaposition de salles./ Photo DR Lexie Swing

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Soupe de légumes et soupe aux pois./ Photo DR Lexie Swing

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Le traditionnel./ Photo DR Lexie Swing

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A la découverte des lapins./ Photo DR Lexie Swing

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Après le dégel./ Photo DR Lexie Swing

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Lady et Beau./ Photo DR Lexie Swing