Mon pays d’immigrés

On rit en roumain, on s’énerve en espagnol, on s’émeut en arabe, on ironise en français et on fait des affaires… en anglais. On croise des jeunes qu’on devine asiatiques et l’on s’agace de ne pas reconnaître la spécificité de leur langue, par méconnaissance. On dit bonjour en arabe à la gardienne marocaine et l’on s’excuse d’un sourire de ne pas savoir en dire plus.

Les CV affichent les spécificités, des troisièmes langues venues d’autres contrées. Ici on parle français, anglais et souvent quelque chose de plus. Les familles continuent, avec raison, à chérir ces langues familiales, culturelles, traditionnelles. Garder ses racines pour en faire une force, une compétence supplémentaire.

La diversité nous rend riche. La diversité a rendu le Canada riche.

Nous la vivons au quotidien. Au travail, à l’épicerie, à la garderie. Beaucoup d’immigration. Juste pas toujours la même génération. Nous sommes l’immigration récente. La fille de notre première gardienne, Roumaine, a le même âge que moi. Mais c’est ici qu’elle a grandi. Les arrières-grands-parents de la blonde d’un ami, une Irlandaise, sont arrivés il y a fort longtemps et ont fait du Canada leur patrie.

Notre terreau c’est le monde mais les nouvelles racines font leur chemin dans cette terre-ci. On a transplanté nos semis dans ce pays qu’on a choisi. Et l’on ne tergiverse pas avec quelqu’un sur l’origine de son nom ou la couleur de sa peau. Car dans cette société là, celle qui se construit, nous sommes égaux. Il est mon coiffeur, elle est ma banquière, il est mon agent immobilier, elle est la caissière de mon épicerie, ils sont les amis de mes filles et de futures personnes indispensables au Québec de demain.

Cette diversité-là est physique, elle est de langue, elle est d’origine, elle est de religion, elle est de nuances de peau. Elle est visuelle, palpable, chantante. Elle est gourmande, tellement gourmande, quand elle se traduit par un potluck entre collègues et que chacun apporte un plat qu’il maîtrise. Elle est de mémoire, elle est un puzzle d’histoires, lorsque des événements surgissent, qui nous poussent à remonter le fil du temps et à comprendre le quotidien d’alors, au-delà de ce que nous ont appris nos livres d’histoire. Elle est de curiosité. Apprivoiser les habitudes des autres, plisser le nez devant des odeurs inconnues et s’amuser que tout le monde – ou presque – aime le pain.

Elle est nécessaire. Elle apporte tellement, en termes d’ouverture au monde, et de confrontation. Savoir qu’il n’existe pas une universalité mais un champ infini de possibilités.

Elle est secondaire, quand l’intérêt commun prime. Quand il faut venir en aide, quand il faut s’indigner, et quand il faut se réjouir.

Hier j’ai vu une jeune entrepreneure faire la promotion de ses nouvelles robes d’intérieur. L’une des photos principales met en scène deux magnifiques femmes. L’une blonde, aux cheveux longs et bouclés rejetés en arrière, la seconde aux yeux brillants superbes, avec un voile noué sur les cheveux. Les deux regardaient au loin, dans la même direction. Ça m’a émue, joyeusement émue, parce que c’est ça, c’est ce genre de monde auquel je crois. Une cohésion, un esprit d’équipe, une richesse faite de diversité et d’individus avec leur propre histoire, leur propre voix et leur propre visage.

On ne gagne rien à rester dans un entre-nous, mais l’on a tout à gagner à s’ouvrir au reste du monde, qui a tant à offrir.

-Lexie Swing-

Pourquoi avez-vous choisi votre ville comme maison?

Une bonne recette de burgers végétariens – j’adore les burgers végétariens – voilà ce que je cherchais lorsque je suis tombée sur le blog anglophone de Two Blue Lemons. Son article commençait par une interrogation : « pourquoi avez-vous choisi la ville où vous vivez ? » Mais surtout, pourquoi vous y sentez-vous « à la maison »?

Il y a toujours, lorsqu’on revient d’un long voyage, cette urgence, cette envie pressante de rentrer « à la maison ». C’est un sentiment que l’on retrouve parfois, aussi, lorsque l’on rentre chez ses parents et/ou dans la ville où l’on a grandi.

Mais revenons à la question initiale, je suis curieuse : pourquoi avez-vous choisi votre ville comme maison? Opportunités de travail? Coup de cœur? Bonnes écoles ? Est-ce que tout y est merveilleux ? Vous verriez vous mieux ailleurs?

Je vis au Québec. J’ai choisi le Québec pour une somme de différentes choses. Du positif (vie professionnelle, développement de mes enfants, paysages incroyables) et du négatif (climat social français, morosité, et absence d’opportunités professionnelles à ce moment là).

J’ai choisi Montréal parce que je m’y suis sentie chez moi dès le tout premier instant. J’avais vécu la même chose à Dublin. Il a suffi de quelques battements de cœur, et de quelques trottoirs foulés pour que ces villes deviennent mes villes.

Je vis à Montréal. J’y ai eu de belles opportunités professionnelles. J’ai un sentiment de confiance à y voir grandir mes enfants. J’en apprécie la culture, l’état d’esprit. Je me sens bien en manteau d’hiver en mars. J’en ai appris la culture, je continue chaque jour, et je suis même des cours! J’aime ses facettes multiples, ses événements. J’aime que ce soit une grande ville sans jamais m’y sentir étouffée.

J’ai choisi de vivre en dehors, dans une ville pour laquelle j’ai eu aussi un coup de cœur. Il a suffi d’une traversée en voiture pour que l’on sache que c’était LA ville. Parfois l’amoureux regarde de belles maisons dans des villes adjacentes, des maisons à étages, des maisons plus récentes. Mais je ne peux séparer mon habitation de ma ville. Et c’est cette ville que j’aime. La proximité de la garderie. Le petit café délicieux (et son chocolat chaud qui l’est encore plus!). La boutique pour enfants qui développe des produits écolos. Le café des parents et ses jeux pour enfants. Les fêtes de village autour du lac. Le Resto bar où je retrouve mes (nouvelles) amies mamans lorsque les enfants sont couchés. La patinoire intérieure et le patin sur le lac lorsqu’il est gelé. Le parc naturel. Le domaine skiable.

Je pourrais ajouter des points négatifs mais il n’y en a pas vraiment. Pour la première fois depuis que je suis adulte, l’endroit n’est plus une question. Aujourd’hui, dans ma vie présente et actuelle, il est une certitude. D’autres choses, parfois, sont remises en cause. Mais les racines, elles, font définitivement leur chemin.

-Lexie Swing-

Une journée dans mes souliers

J’ai récemment vu une vidéo du genre. Une semaine dans les chaussures de quelqu’un. C’était une vidéo de boulot (au Québec on dit UN vidéo, je vous le dis pour pas que vous soyez mêlés si un jour vous entendez ça) et la personne avait un travail qui s’y prêtait (beaucoup de déplacements) mais j’ai aimé le concept et j’aimerais ça en voir et lire d’autres sur le sujet.

Une journée dans mes souliers ? C’est parti!

Le réveil sonne chez nous à 5h30. Beaucoup trop tôt pour être honnête. 5h30 c’est un peu comme le milieu de la nuit. C’est donc au milieu de la nuit que notre réveil sonne, et comme tout bon humain du 21ème siècle, nous snoozons. Le vrai réveil, c’est 5h50. Toujours le milieu de la nuit, mais déjà l’aube, les prémices de l’histoire. Alors l’un de nous file sous la douche tandis que l’autre se rend à la cuisine préparer le petit-déjeuner. Ça c’est la théorie. En pratique, l’autre plonge la tête sous la couette, se déplace au milieu du lit et se rendort les bras en croix, profitant de la chaleur des draps et de l’espace libéré. #life

Généralement, c’est le moment que choisit Tempête pour se réveiller. En criant. Et réveiller sa soeur. Qui crie aussi. Une bonne journée commence donc. Parfois, comme ce matin, l’une des filles n’est pas à l’endroit indiqué dans le manuel, aka son lit. Elle est dans le nôtre. Comment est-ce arrivé ? On ne sait plus vraiment. J’ai bien rêvé d’elle me disant qu’elle n’était plus fatiguée et voulait monter dans notre lit – youpi, mais je me souviens avoir alors marmonné « noooon, va dans ton liiiit ». Visiblement ce n’était pas un rêve. Et ma fille est sourde.

Time for breakfast. Facile de s’en rappeler, Tempête arpente la maison en grondant « maaaangeeeer ». Souvent c’est pain et beurre et confiture, ou fromage. Rarement pâte à tartiner maison. Des fois c’est gâteaux du Costco. Bref, pour le côté « healthy » on repassera.

Le temps se fait pressant à mesure que les minutes s’égrènent sur l’horloge du four. Bientôt il est 6h53, toujours il est 7h02 et je me sens stressée de voir ainsi une nouvelle heure entamée alors qu’il reste tant à faire!

On jette le chien dehors et les miettes dans l’évier, et on annonce « les vêtements, pipi, les dents, non dans l’autre sens ». Mais en vrai c’est toujours dans ce sens là, parce qu’il est bien connu que c’est toujours plus agréable de baver sur son chandail propre et de dégrapher son pantalon pour faire pipi sitôt après l’avoir enfilé. Des fois je suis maquillée, des fois par encore, mais dans tous les cas j’ai toujours les cheveux moitié secs et pas de temps pour les sécher.

On met les tuques, les mitaines (moufles). On enlève la tuque pour passer le cache-cou. On remet la tuque. Les bottes sont déjà mises depuis dix minutes et ont arpenté plusieurs fois le salon laissant dans leur sillon des cailloux tel le Petit Poucet. On enfile les manteaux, on force pour passer les mitaines de ski dans l’ouverture du poignet. On zippe mais pas jusqu’en haut parce que dedans il fait trop chaud. On ouvre la porte, on trimballe, on bringuebale, on attache dans la voiture, on revient chercher ce qu’on a immanquablement oublié (lunch/peluche du jour/couches pour la garderie) et on s’en va à trois cents mètres de là. On défait les ceintures, on prend les enfants sous le bras et on court dans la garderie. 5 minutes montre en main et on ressort, pour courir à la voiture et prendre la direction de la gare, en bas de la ville. Il est 7h32, 7h33 à l’horloge de la voiture qui a trois minutes de retard, toujours. Faire chaque matin l’addition dans sa tête et se rendre compte qu’on est en retard. On déboule au carrefour en priant pour qu’il soit dégagé. On a une théorie et un chemin bis. La théorie veut que certains jours soient moins achalandés que d’autres, et le chemin bis passe en contrebas. Lorsqu’on le prend, on peut être sûr qu’en arrivant au dit carrefour, il n’y aura personne sur notre route habituelle. Preuve que la théorie ne tient jamais! Mais pourquoi n’y a-t-il soudainement plus de voitures à 7h36 alors qu’il y a un bouchon à 7h38?

Retour à nos moutons. Nous nous engageons sur le chemin de campagne qui mène à la gare. Ne pensez même pas y aller à pied, c’est un vrai no man’s land excentré de tout. On se gare toujours tout au fond, 4 minutes pour arriver sur le quai. À l’horizon le train fume, en se découpant dans les premiers rayons du soleil. C’est une vision magnifique.

Embarquement. 25 minutes de trajet. Le temps d’un bouquin, d’un échange de messages textes, de quelques courriels ou d’un texte à écrire. Le temps de regarder dehors aussi, et de profiter de la traversée magique du Saint-Laurent, avec les buildings en arrière-plan.

Nous sortons sur le quai, à la gare Bonaventure. Le monde est endormi et il y a peu de portes. Alors en file, nous progressons doucement, tranquillement, péniblement même, les mauvais jours. Comme quoi tout dépend toujours de comment l’on voit les choses.

Je travaille juste au dessus, à un souffle et quelques marches à peine. La journée s’enligne, je profite de la pause de midi pour avancer mes MOOC du moment et lire la presse en ligne. Quand j’ai le temps, je sors. Une petite marche, même au milieu des boutiques, est toujours utile pour se sortir la tête du seau.

Les heures de l’après-midi filent en un clin d’œil. Certains soirs, je reste tard, histoire de coordonner un événement, ou une soirée. Mais le plus souvent, à 16h31 je suis dans l’ascenseur. Je traine un peu dans la gare, maintenant que je suis à deux escalators du train, et c’est comme une invitation au voyage.

Un jour, un jour… Je monterai dans le train pour Toronto, pour Chicago. Mais ce soir, je pars pour Saint-Bruno. Je monte dans le premier wagon, et je m’assois en haut, à gauche, pour avoir une vue sur les quais. Je suis une fille d’habitude, immuable. Tellement que l’amoureux n’a plus besoin de me texter pour savoir où je me trouve. Je suis là, première porte, en haut de l’escalier. Le retour est tranquille, jamais trop long. C’est une vraie bulle d’oxygène, une pause nécessaire entre deux vies qui se marchent sur les pieds.

Voiture (tout au fond du stationnement, une gageure les jours de tempête de neige), garderie, maison. Le chien fait la fête, Tempête réclame « de l’eau » (du lait en fait) et Miss Swing tente prendre le dessus sur la mêlée générale en criant plus fort que les autres.

Les jours bénis, le repas a été cuit la veille au soir et attend sagement sous son cellophane. Souvent ce sont alors des lasagnes et dans le train qui me ramène chez moi je pense à elles avec la même intensité qu’à un nouvel amour à la fin de l’été. Les autres jours, c’est préparation rapide, un riz aux champignons, des pâtes aux légumes ou un quinoa touski. Les filles crient à l’inanition, en se lançant un ballon à travers la pièce. À intervalles réguliers, Tempête se roule par terre et Miss Swing lui dit qu’elle ne l’aime plus.

Heureusement, la nourriture arrive finalement sur la table. La plus petite engouffre son assiette avec tous les outils que la Providence a pu lui fournir (fourchette, cuillère, main droite grande ouverte) tandis que la grande chipote cet avocat dont elle jurait la veille que c’était son légume préféré pour toute sa vie durant.

L’heure du bain donne le signal de fin. Un peu de barbotage, des dents lavés et hop, en pyjama. On lit l’histoire, on se fait les lettres de l’alphabet au complet, on dit quels prénoms d’amis commencent par quelle lettre, quel nom de chose commence par quelle lettre, quels animaux commencent par quelle lettre. On essaye de sauter des pages mais ce n’est pas possible car Miss Swing connaît son alphabet sur le bout des doigts et de son entêtement. On arrive à s’arracher au livre, on éteint la lumière, on fait un dernier câlin et on sort de la chambre.

On revient sur nos pas. On dit « oui tu peux faire pipi ». On rallume la lumière. On attend. On attend encore parce que c’était plus-que-pipi. On essuie. On tient fermement par l’épaule son aînée qui se découvre soudainement un amour démesuré pour le rangement du salon. On reconduit au lit. Et on demande de bien-vouloir-se-coucher-vite-sinon-je-te-previens-je-ferme-la-porte-attention-je-compte-jusqu’à-3.

Et puis vient le moment de débauche, la pure, la vraie. On s’octroie cinq minutes pour lire une page de livre ou regarder le début d’une série. Ensuite la vie nous rappelle à l’ordre, il y a des lasagnes à préparer, une table à débarrasser, un lave vaisselle à remplir et une machine à faire tourner. Les souliers deviennent un peu pesants, un peu étroits. Un instant on se voit loin, pieds nus, sur une plage désertée de tout enfant, de tout travail, de toute contrainte et de tout lave-vaisselle à remplir.

Et puis on remet ses souliers. La vie n’attend pas.

Et vous, quelle est votre journée ?

-Lexie Swing-

 

Credit photo : Lexie Swing

Le coup de fil de la garderie

Vendredi après-midi. L’heure est à la détente, les courriels ont été mis à jour huit fois et les collègues ont pris d’assaut la machine à café sans que personne ne daigne regagner son poste après les trois minutes d’ordinaire small talk. Ça fait dix fois que j’entends qu’il fera -15 samedi – la chance d’avoir un bureau si près de la salle des repas – et personne ne semble être à court d’adjectifs pour qualifier cette température peu ordinaire alors même que chacun avait remisé son manteau après le 11 degrés du début de semaine.

De notre côté, la soirée s’annonce douce : la pâte à pizza est au frais, les légumes ne demandent qu’à être coupés et Netflix a récemment mis à jour sa banque de films. Tempête se gratte les oreilles depuis quelques jours et l’on s’interroge sur la pertinence de l’amener ou non chez le médecin samedi matin, mais rien que de très ordinaire finalement …

Il est 15h33 et le téléphone sonne. Je n’ai pas le temps de prendre l’appel mais c’est la garderie. Ce n’est jamais bon que la garderie appelle en après-midi. Ce n’est jamais bon que la garderie appelle tout court. Je rappelle mais le téléphone sonne occupé. Le numéro suivant, sur la liste des personnes à contacter, c’est celui du papa. J’enfile mon manteau et préviens que je pars. Je ne sais pas ce que c’est mais c’est forcément urgent. La garderie appelle rarement pour parler du temps, elle.

Dans l’escalator, le téléphone sonne de nouveau. Mr Swing a pris l’appel, il n’est pas inquiet, le pied de Miss Swing est seulement un peu enflé.
J’enrage un peu d’être partie si vite, pour un coup ou une foulure peut être, mais je n’ai guère le temps de m’interroger plus : le train démarre.

Quand j’arrive à la garderie, ma grande fille est debout, le pied droit nu. Elle claudique mais à peine. Le pied est gonflé, un peu dur, un peu bleu. Mais juste un peu.

Je la porte sur une chaise, l’habille, la laisse. Au signal, l’éducatrice de la cadette ouvre la porte du fauve, qui s’ébroue comme un petit cheval en courant pour ne pas mettre son manteau. Une Miss Swing sous le bras, une Tempête par la main – pas exactement le schéma habituel – nous rejoignons la voiture.

En attendant à la gare le train de l’amoureux, je me contorsionne depuis le siège avant en levant plus haut le pantalon de ma belle assise dans mon dos. Tandis que je la manipule, elle déclare soudain : « mon autre jambe pique maman ». Alors je soulève la jambe du pantalon. Dix tâches. Peut être plus. Je n’ose pas compter. Je bloque ma respiration. Déclare d’une voix que je veux enjouée qu’on va attendre Papa.

A la maison, on déshabille l’enfant et on compte les points. Un pour le pied enflé, deux pour l’hématome, cinq pour les tâches qui s’étendent de minute en minute. Dix sur dix pour l’angoisse.

Rapidement, la question des urgences n’est plus un « si » mais un « où ». La balance penche en faveur du Children’s. Neuf, dédié aux enfants, qualifié pour reconnaître les maladies purement infantiles, parmi les plus étranges. Je tremble beaucoup alors Papa se dévoue. En embrassant ma toute petite de 4 ans, je la regarde droit dans les yeux en m’imprégnant de la profondeur des siens. Je lui dis que tout va aller pour le mieux en faisant taire ma trouille qui me dit « et si tu te trompais? »

C’est la tempête dehors et ma cadette n’y est pour rien. Samedi sera bientôt là, la machine à café avait raison et le baromètre flirte déjà avec les -10. Coincé devant la pont Champlain, l’amoureux angoisse. A l’arrière, notre fille répond tout doucement, si doucement, qu’il se demande même parfois si elle répond vraiment.

Stationnement au Children’s, 20 dollars en moins sur le compte en banque – après une heure et demi, mais reste-t-on vraiment moins d’une heure et demi aux urgences ? Le sas, le premier guichet, le bracelet de l’hôpital – y compris pour le Loup – le deuxième guichet, le pré-triage. Rappel au pré triage, on l’envoie en zone jaune.

Ce sont les mots qui s’affichent de mon côté, sur le texto qu’il parvient à m’envoyer. Je suis déjà allée au Children’s, je suis toujours pognée dans la zone verte. Le jaune, c’est la chambre directe. Un monde jusqu’ici inconnu (sauf la fois où je me suis trompée dans la dose d’un médicament alors qu’elle était bébé). Aux urgences, ce soir-là, il est le seul papa « tout seul ».

De mon côté, je capote. Ces boutons, tous ces boutons. Une araignée ? Une colonie de fourmis? Les bibittes ont le don de me rendre dingue. Armée de l’aspirateur, et de javel, je passe au peigne fin la maison, et nettoie à fond sa chambre, sans succès.

Méningite, maladie de Lyme, l’interne égrène les possibilités et raye ses conclusions. Maladie de Schoenlein-Henoch. Ding ding ding, nous avons un gagnant.

Quelques examens plus tard et Schoenlein est désigné grand vainqueur. Entre temps, les membres inférieurs de Miss Swing ont viré au pourpre. Ça tombe bien, purpura rumathoide, c’est son deuxième nom, à cette maladie. Une réaction auto-immune du corps à la suite d’une maladie type otite, d’un vaccin, d’une prise d’antibiotiques.

A la maison, le cellulaire vibre au gré des amis prévenus qui s’inquiètent. A quelques rues de là, une amie maman me propose de poser Tempête. Une heure plus tard, elle me promet finalement de venir la garder à la maison si je décide de rejoindre le Children’s sur un coup de tête. Un soutien précieux, à cette heure et en ce lieu, quand la famille est à 6000 km de là et que l’angoisse nous étreint.

Un pipi dans le pot (et sur les doigts de Papa) et une prise de sang plus tard, Miss Swing s’est endormie. Il est plus de minuit. Ibuprofène sera son seul traitement, ainsi qu’une surveillance des reins et des selles pendant quelques mois.

Le lendemain, elle marche à peine. Quelques heures plus tard, elle claudique jusqu’au canapé, puis annonce après le dîner (de midi) son envie d’aller se promener. Elle aura gagné un chocolat chaud en tête à tête et un Rocky dont elle est ravie. Et son père toute ma fierté, pour être un roc aussi fort et avoir gardé le cap avec elle toute la nuit, même avec un début de grippe.

Je ne verrais plus jamais les vendredis soirs de la même façon…

Et vous, avez-vous passé un bon week end?

-Lexie Swing-

 

Credit photo : Lexie Swing

Le Grand Nord québécois, ça vous parle?

imageJe suis là, devant mon écran. Tour à tour je trépigne, je m’émeuts, je m’afflige, je note et j’interpelle ma collège : est-ce que tu savais que…?

Est ce que tu savais d’où venaient les premiers peuples qui se sont installés au Québec? Sais-tu à quoi ressemble la nature du secteur? As-tu entendu parler en détail de l’assimilation ? Ils ont tué leurs chiens. Oui, tous leurs chiens, ou presque. Alors que le chien était à la fois un moyen de transport et un membre de la communauté, de la famille, qui portait le nom d’une personne décédée récemment. Quelques tirs d’avion et il n’y avait plus rien que des cadavres… Est-ce que tu sais, aussi qu’on a déplacé plusieurs communautés ? Dont une tout au nord, tellement au nord que le nom était presque caché par le haut de l’écran. Un voyage en brise-glace, une séparation entre les familles, et hop, ils ont débarqué tout ce petit monde sur une plage déserte. Lost, mais en version polaire. Et par la grâce du seul gouvernement. En 1953, tu te rends compte? En 1953… C’était il y a un battement de cœur à peine.

Depuis quelques semaines, je suis un cours en ligne, un MOOC gratuit, sur le Grand Nord québécois. Ses origines, son histoire, etc. Proposé par l’Université Laval, il est l’un des mieux que j’ai pu suivre à date. De belles photos, des infographies, des vidéos, du multi-contenu interactif et des liens vers des articles ou vidéos supplémentaires, pour enrichir le cours et nos connaissances.

Chaque midi ou presque, je visionne, j’apprends, et je cherche à en savoir encore un peu plus. Aujourd’hui c’est le dernier jour où il est possible de vous inscrire pour le suivre. Vous venez?

https://www.ulaval.ca/les-etudes/mooc-formation-en-ligne-ouverte-a-tous/le-quebec-nordique-enjeux-espaces-et-cultures.html

-Lexie Swing-

PS en raison d’une grève du personnel de l’université, le module 4 n’est pas accessible et la formation durera donc un peu plus longtemps que prévu. De fait, il n’est pas impossible que des inscriptions soient encore possibles au cours de la semaine.

Lucie Boutons, couturière créatrice

bonnet; tuqueIl y a un an environ, je me (re)mettais à la couture armée de ma Brother toute neuve. A mes côtés, mes deux amies en congé de maternité. Ensemble, nous avons réalisé des bavoirs, des couvertures, des housses de chaise haute (pas moi hein)… Et quand la machine s’enrayait, quand le tissu partait de guingois, quand le résultat n’était pas celui escompté, mon amie Lucie-les-doigts-de-fée reprenait tranquillement l’ouvrage, aidait à remonter le fil d’une canette ou cousait dans son coin, son bébé tout neuf solidement arrimé à ses épaules par la grâce du porte-bébé.

Cette amie, c’est la créatrice de Lucie Boutons. Une couturière dont je copie les patrons dès qu’elle me fait cadeau d’une création. Une fille aux doigts magiques, qui en trois coups de ciseaux, les yeux fermés et sans patron te refait une garde-robe d’enfant quand tu peines à finir un bavoir correct. Une talentueuse Montréalaise dont l’instinct est aussi sûr que le doigté, et qui répond toujours présente pour me délivrer une tuque d’automne quand je n’en peux plus d’avoir mal aux oreilles.

Ma belle B. ne cesse de le répéter : elle a la plus belle tuque du monde. Une tuque avec un bouton bleu car le bleu, c’est sa couleur préféré, ainsi qu’elle se plaît à nous le seriner. Une tuque qui lui couvre les oreilles et rentre sous son capuchon. Tempête, pour sa part, a une tuque également mais aussi un incroyable bavoir, que Lucie lui a fait suffisamment longue pour protéger l’équivalent d’une tunique, ce qui n’est point trop grand quand on voit ce bébé s’empiffrer…

bonnet; tuqueLe 4 décembre, Lucie Boutons proposera ses créations au Marché des mamans créatives de Verdun. L’occasion de découvrir ses tuques Slouchy Beanie (ainsi que décrite par La Piqûre), ses bavoirs, ses guirlandes ou encore ses toutous tout doux…

Et si vous avez un petit creux, ma belle amie de Cap ou pas cap, la cuisinière de notre team, sera également présente avec ses pâtisseries.

Quant à moi, je serai probablement là-aussi, à décrocher Tempête du sapin…

Bon vendredi!

-Lexie Swing-

Crédit photo : Lexie Swing

4 choses à savoir sur les Français du Québec (ou sur moi seulement, à vous de voir)

Humilité. Pour moi, c’est le maître mot à connaître lorsqu’on immigre dans un autre pays, une autre culture. C’est le mot à garder en tête, lorsqu’on arrive au Québec, et que tout le monde parle comme nous, mais pas tout à fait. On est encore trop nombreux à arriver à Pierre-Elliott Trudeau avec notre Bescherelle et notre bon goût sous le bras, convaincus que l’on va sauver cette pauvre nation de sa vilaine orthographe et de son adoration pour les leggings.

./ Photo Mauricio Lima

./ Photo Mauricio Lima

Humilité donc. Nous sommes ici en terrain inconnu. La culture et l’histoire y sont bien différentes de la nôtre. Notre seul point commun, outre la francophonie, c’est que nous sommes des Occidentaux. Nous avons donc accès à des choses assez communes, un niveau de vie général relativement similaire, des études supérieures, principalement des métiers de service, etc. Mais notre géographie n’est pas la même, notre développement social non plus.

Cependant, quelle que soit notre volonté de rester humble, nous restons Français. Nous restons des étrangers, en fait. Nous avons grandi ailleurs, et nous aimons donc des choses différentes. Et ce qui passe pour de l’insolence ou de la condescendance parce qu’il est souvent mal présenté ou dit avec arrogance, n’est en fait que la résultante d’une enfance dans une autre culture. Démonstration.

L’anglais. Au Québec, de nombreux professionnels sont bilingues. Et beaucoup de gens utilisent des anglicismes, parfois sans le savoir. Tout comme en France. Sauf que souvent, ce ne sont pas les mêmes qu’en France. Par contre, on lutte pour maintenir le français. Dans les magasins, dans les services, dans les écoles, dans les conversations, sur les étiquetages, etc.   En France, notre niveau d’anglais est terriblement bas. À ce jour, les méthodes d’enseignement restent encore assez inadaptées au besoin réel de la réalité internationale et du marché du travail. Alors, pour nous, l’anglais c’est presque exotique! C’est l’étranger, l’aventure, les vacances. On est jaloux de constater que beaucoup de gens sont bilingues. Bien sûr, il nous aurait suffit d’aller plus à l’Ouest pour tenter l’immersion totale, mais tsé, mets pas la charrue avant les bœufs cocotte, on n’a pas dit qu’on voulait parler seulement en anglais, parce que le français reste notre langue d’amour. Ce qui nous amène au point deux.

Le français. Récemment, un guide m’a dit que les Français étaient une chance pour le Québec car ils permettaient un maintien de la langue. Je me suis sentie appréciée et importante. Après il a dit qu’il ferait quand même volontairement du mal aux vertueux de la grammaire française qui rabattent le caquet des Québécois à la moindre expression qu’ils jugent mal orthographiée. Un vidéo, écouter un film, une trampoline, à toutes les heures de la semaine… Tout ça n’existe pas en France. De notre côté, on dit une vidéo, regarder un film, un trampoline et le à (mais que vient faire d’ailleurs ce à que les Québécois n’utilisent pas pour autant à l’écrit?) n’a pas droit de cité dans ce cas. On corrige, mais c’est un réflexe. Vous feriez de même si vous veniez en France et que vous entendiez parler d’une vidéo alors que vous l’aviez masculinisé toute votre vie. Vous pensez avoir mal entendu. Puis vous riez. Vous demandez si c’est une joke/une blague. Et s’ensuit alors le débat habituel France/Québec sur l’utilisation des déterminants. La bonne nouvelle, c’est que rapidement on se met à reprendre les autres Français. On cédule, on dîne à midi et on est choqué qu’ils dinent le soir et on se mord la langue en entendant parler d’un job (en tout cas moi car une partie des Québécois l’utilisent aussi). On s’acculture en fait, et on fait de votre chez vous notre chez nous (pis on pille vos maisons, vos femmes et on abreuve nos sillons comme dit notre charmante chanson).

La bouffe. Déjà, on ne dit pas bouffe en France. Du moins, pas dans le langage normal ou soutenu. C’est moche et un peu péjoratif. Je me souviens très bien de la première fois où je l’ai vu écrit au centre Desjardins pour indiquer le niveau des restos. Mais on apprend vite, la preuve! La bouffe québécoise, quand on en parle, c’est souvent pour parler de poutine, de barbecue et de crème molle. Voire de guédilles de homard, qui ne sont pas québécoises d’ailleurs il me semble. De repas arrosés de sirop d’érable, de blé d’inde beurré et grillé… Bien sûr que c’est bien plus que ça, que la nouvelle génération de chefs est inventive et extraordinaire. Mais croyez-vous vraiment que la cuisine française, ce sont seulement des escargots et du foie gras? Que l’on cuisine tous un carré d’agneau le dimanche midi? J’aimerais tellement vous montrer que c’est plus que ça, vous faire goûter les petites rates de mon grand-père, la ficelle picarde, le gâteau au chocolat simplissime du goûter le dimanche. Fait que, c’est correct si vous ne mangez pas tous du pâté chinois. Parce que je ne mange pas de blanquette de veau non plus.

Les États-Unis. États-Unis, yeaaah. Les premières années, on va plus souvent dans le Maine, à Boston et NY que dans la région de Charlevoix. Pas toujours mais quand même, beaucoup d’entre nous. Quand on est en France, on entend finalement peu parler du Québec. Sauf pour dire que vous avez de la poutine pis des caribous (*information sélective*). Par contre, les États (en France on dit USA, ou States, mais avec l’accent français) ça nous fait briller des étoiles dans les yeux. Pas pour y vivre mais pour voyager. Alors sitôt rendu à Montréal, on droppe nos valises et on saute dans une voiture louée, trois copains trop serrés sur les sièges arrières, et on file comme le vent entre les bois bien verts des Adirondacks. A l’approche de la Grosse Pomme, on se colle New-York d’Alicia Keys à fond les enceintes et on s’époumone dans la descente en découvrant les gratte-ciel. Et puis assez vite, l’intérêt s’épuise. On découvre la Mauricie, la région de Charlevoix, on pousse jusqu’au Saguenay, on rêve devant les photos de la Gaspésie. Et puis le temps d’une journée, on prend les sacs à dos et on part dans les Adirondacks, juste pour le fun de passer la frontière.

Et encore tout ça, c’est ma réalité, peut-être la moitié de celle de mes amis et pas du tout encore celle d’autres copains. Le propos du départ, c’est que nous ne sommes pas nés exactement sous le même ciel. Si on le dit humblement, c’est quand même correct qu’on vive les choses différemment, non?

Et vous, comment vous voyez le Québec/Canada à travers vos yeux de Français?

-Lexie Swing-

{ Photos} Des vacances au Québec

Cette année, nous sommes partis en vacances au Québec. Une évidence? Pas forcément! Depuis notre arrivée, nous étions plutôt abonnés aux vacances en France (un classique) et aux Etats-Unis. Avec nos amis fraîchement débarqués de l’Hexagone, nous avons donc pris quelques jours pour visiter la belle Province. Les photos ont été prises par l’amoureux.

Après leur journée de visite à Québec, nous avons rejoint nos amis pour deux jours jours entre île d’Orléans (nous cherchions encore une carte SD) et chute Montmorency.

Pique-Nique sur l'Ile d'Orléans./ Photo DR Lexie Swing

Pique-Nique sur l’Ile d’Orléans./ Photo DR Lexie Swing

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Chute Montmorency./ Photo DR Lexie Swing

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Chute Montmorency et vue sur le pont de l’Ile d’Orléans./ Photo DR Lexie Swing

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Chute Montmorency./ Photo DR Lexie Swing

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Chute Montmorency./ Photo DR Lexie Swing

Après une traversée rapide du parc de la Jacques-Cartier, nous avons passé la nuit à Saguenay. Le lendemain, après s’être équipés de blousons imperméables au Parc National des Monts-Valin (la boutique est super, à découvrir!), nous avons fait une petite randonnée dans un cadre magnifique. L’heure de la sieste a été l’occasion de découvrir Sainte-Rose-du-Nord, et à la faveur d’un arrêt d’urgence sur un stationnement pour retrouver mon cellulaire perdu sous le siège, nos amis, partis en exploration de la ferme toute proche, ont découvert la splendide Ferme Cinq Etoiles avec tous ses animaux rescapés : ratons-laveurs, loups, lynx, daim, cerf du Canada, poules, lapins… Un passage de ferry plus tard, nous rejoignions Baie-Sainte-Catherine où nous avons passé la nuit.

Equipés de jumelles pour enfant dénichés par mon amie à la boutiqye./ Photo DR Lexie Swing

Equipés de jumelles pour enfant dénichés par mon amie à la boutique./ Photo DR Lexie Swing

Parc National des Monts-Valins./ Photo DR Lexie Swing

Parc National des Monts-Valins./ Photo DR Lexie Swing

Parc National des Monts-Valins./ Photo DR Lexie Swing

Parc National des Monts-Valins./ Photo DR Lexie Swing

Parc National des Monts-Valins./ Photo DR Lexie Swing

Parc National des Monts-Valins./ Photo DR Lexie Swing

Sur la route de Tadoussac./ Photo DR Lexie Swing

Sur la route de Tadoussac./ Photo DR Lexie Swing

Parc National des Monts-Valins./ Photo DR Lexie Swing

Sainte-Rose-du-Nord./ Photo DR Lexie Swing

Depuis le ferry./ Photo DR Lexie Swing

Depuis le ferry./ Photo DR Lexie Swing

Après une superbe nuit au Gite de la Chute et un incroyable petit déjeuner, nous avons rejoint l’embarcadère AML pour l’incontournable croisière aux baleines. Jeunes enfants obligent, nous avions opté pour le grand bateau. Des grilled-cheese et une soupe de la Bête à lunch sur le domaine Sagnah, que nous avons digérés sur l’itinéraire découverte avoisinant avant de s’arrêter à l’incroyable Baie des Rochers.

Gite de la Chute./ Photo DR Lexie Swing

Gite de la Chute./ Photo DR Lexie Swing

Gite de la Chute./ Photo DR Lexie Swing

Gite de la Chute./ Photo DR Lexie Swing

Croisière aux baleines avec AML./ Photo Dr Lexie Swing

Croisière aux baleines avec AML./ Photo Dr Lexie Swing

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./ Photo Dr Lexie Swing

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Baie des rochers./ Photo Dr Lexie Swing

Baie des rochers./ Photo Dr Lexie Swing

Baie des rochers./ Photo Dr Lexie Swing

Baie des rochers./ Photo Dr Lexie Swing

Baie des rochers./ Photo Dr Lexie Swing

Baie des rochers./ Photo Dr Lexie Swing

Baie des rochers./ Photo Dr Lexie Swing

Baie des rochers./ Photo Dr Lexie Swing

Pour notre avant dernier jour, nous avons pris notre temps : plage près de notre maison de Saint-Irénée, spa privé et visite de Baie-Saint-Paul. Quelques heures dans la région de Charlevoix qui nous ont convaincus de revenir très vite…

Région de Charlevoix./ Photo DR Lexie Swing

Région de Charlevoix./ Photo DR Lexie Swing

Baie Saint-Paul./ Photo DR Lexie Swing

Baie Saint-Paul./ Photo DR Lexie Swing

Région de Charlevoix./ Photo DR Lexie Swing

Région de Charlevoix./ Photo DR Lexie Swing

Région de Charlevoix./ Photo DR Lexie Swing

Région de Charlevoix./ Photo DR Lexie Swing

Région de Charlevoix./ Photo DR Lexie Swing

Région de Charlevoix./ Photo DR Lexie Swing

Et vous, de belles vacances?

-Lexie Swing-

Un tour de Montréal une bière à la main

À l'Amère à Boire./ Photo Montreal Craft Beer Tours

À l’Amère à Boire./ Photo Montreal Craft Beer Tours

Avec 6 en fait, et principalement dans le quartier Latin. C’est ce que mon père, féru de bières, et moi, toujours prête à picoler à 13h un samedi, avons fait il y a quelques semaines, pour célébrer son anniversaire.

Pour ce faire nous avons rejoint l’organisation des Montreal Craft Beer Tours ou Visite des brasseries artisanales de Montréal, que je lorgnais depuis mon arrivée au pays de l’érable. Notre point de rencontre, le pub Le Saint-Bock, sur Saint-Denis.

Au menu, une famille québécoise, un guide diplômé en philo et en fin goût pour la bière et des tas de bonnes choses. La première étape a été l’occasion de découvrir deux bières artisanales et de les accompagner d’une poutine savoureuse avec sauce à la bière.

Après un arrêt devant la fresque dédiée au poète Borduas, et un autre au coeur de la Grande Bibliothèque pour évoquer la Révolution tranquille, nous avons repris la route pour étancher notre soif un peu plus haut sur Saint-Denis, à l’Amère à Boire.

Le gravlax de boeuf y accompagnait une Hefeweizen, puis le fromage s’est trouvé à l’honneur en compagnie d’une bière dont le secret et la levure ont été importés directement de la belle République Tchèque.

La suite de la balade permet de digérer ce petit plat de résistance. Place des Arts, le festival Juste pour Rire bat son plein et le soleil est écrasant. Et si on se faisait une petite bière? Ce n’est pas une, mais bien deux bières que l’on nous propose alors au Bénélux : une IPA et une Imperial Stout. Le (gros) plus, c’est l’accompagnement : des pistoles de chocolat Valrhona. Les Français apprécieront… J’ai ainsi pu saisir la saveur (me rouler par terre) du chocolat «blond». J’ai dû être suffisamment convaincante (me rouler par terre, encore) dans mon appréciation de ladite pistole car les autres convives m’ont laissé le dernier morceau.

Je n’attendais rien de particulier de ce tour, à part l’espoir que mon père, buveur de bières averti, apprécie. Non seulement ce fut un carton plein de ce côté mais j’ai moi aussi apprécié chacune des bières proposées, les explications et les histoires. Je n’aime rien tant que les anecdotes et mélanger Histoire, bières, poutine et chocolat blond restera pour moi une expérience mémorable.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site du Montreal Craft Beer Tour.

-Lexie Swing-

 

{Photos} Escapade à Villeray – Montréal

Mardi, entrevue avec une nouvelle propriétaire d’un café tout neuf. Pour cela, direction Villeray, à une bonne demi-heure en métro de ma job et l’occasion d’avancer un peu dans mon bouquin du moment. A peine descendue du métro, je ploie sous les assauts du soleil, la main en visière parce que j’ai – as usual – oublié mes lunettes.

Ma première étape, à cinq minutes de la station Jarry, c’est donc le café Perko, un nouveau (bien)venu créé par une ex-avocate reconvertie en heureuse entrepreneure. Mamans, étudiants, travailleurs autonomes, gens du quartier, le monde se côtoie avec facilité dans ce petit café.

Le café Perko./ Photo Lexie Swing

Le café Perko./ Photo Lexie Swing

J’ai repris la route en direction de la station Jean-Talon, non loin du marché du même nom. Villeray, c’est ce quartier voisin de Rosemont  et pas trop loin du Plateau Mont-Royal. C’est le même genre, en moins cher et moins chic, mais en plein développement.

./ Photo DR Lexie Swing

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C’est un quartier situé au nord-est de Montréal. Jusqu’en 1905 il s’agissait d’un village à part entière qui a ensuite été annexé à la ville de Montréal.

./ Photo DR Lexie Swing

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Je marchais sur l’avenue de Chateaubriand et j’ai tourné rue Dufour, attirée par quelques jardinets prometteurs. Mais finalement, c’est en hauteur que mon regard s’est accroché.

./ Photo DR Lexie Swing

./ Photo DR Lexie Swing

Comme à Rosemont, le quartier Villeray se caractérise notamment par des triplex, des escaliers extérieurs et ces fameuses ruelles où les enfants jouent. J’ai lu que les escaliers avaient été construits à l’extérieur lorsque la population est allée grandissante et qu’il a fallu créer plus de logements sans perdre sur la surface habitable.

./ Photo DR Lexie Swing

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Je trouve jolis et typiques les triplex à escaliers mais j’ai toujours une préférence pour les « joliment refaits » avec belles briquettes et escaliers modernes. De la poudre aux yeux peut-être, si je vois avec quelle facilité un revêtement extérieur bien choisi donne un coup de peps à un logement (oui je suis fascinée par les bâtisses :))

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Avenue de Chateaubriand j’ai aussi croisé un drôle de portail. C’est toute la richesse de ces quartiers là, ces rencontres improbables.

./ Photo DR Lexie Swing

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Fut un temps, sur Lajeunesse, où filles et garçons étaient séparés. Même bâtiment mais deux portes d’entrée. Aujourd’hui, c’est un centre pour la jeunesse, justement.

./ Photo DR Lexie Swing

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A l’approche de la rue Jean-Talon, j’ai vu un édifice religieux au discours inspirant. En ces temps, voir tous ces symboles affichés ensemble a quelque chose d’émouvant. La photo n’est pas belle mais je me devais d’immortaliser quand même le moment.

Vous connaissez Villeray? On repart en balade bientôt?

-Lexie Swing-