Une héroïne chaque soir {Good night stories for rebel girls}

«On lit l’histoire de la dame?» Une semaine que ça commence de même. Routine du soir. Histoire pour la petite sœur. Et le moment venu, B. choisit une histoire pour elle, ma grande de 4 ans. L’histoire de la dame, donc.

En vrai, ce n’est pas toujours la même dame. Elles s’appellent Ada, Alfonsina, ou même Amelia (on est encore dans les A!). Elles sont de toutes sortes, parfois nos contemporaines – l’une d’elle est née en 89! Plus jeune que maman! – et d’autres ont vécu il y a quelques siècles.

Les histoires commencent à peu près toutes de la même façon : «Once (upon a time)…», et puis le texte se déroule. Et sous nos yeux apparaissent des filles brillantes, des femmes fortes, des scientifiques, des littéraires, des sportives, des humanistes, des modèles… Et dans ses oreilles à elle, les idées pleuvent : on peut être handicapée, noire, originaire d’un pays pauvre, grande, malingre… On peut être femme, surtout. Et réussir.

Good Night Stories for Rebels Girls. Un livre superbe, le genre qu’on met en avant dans sa bibliothèque. Un petit ruban rouge pour marquer la page. Des textes en anglais que l’on traduit par passage – d’abord l’anglais, puis sa traduction résumée en français – parfois une ligne sur deux, en fonction de ce qu’elle est capable de comprendre dans la langue de Shakespeare.

Le petit coup de pouce «les femmes aussi sont fortes» restent finalement en arrière-plan, parce qu’elle a 4 ans, beaucoup de certitudes et encore peu de désillusions. D’autres détails l’émeuvent. Comme l’histoire de cette ballerine cubaine devenue aveugle. «Mais c’est quoi aveugle?» (écoutant attentivement l’explication) «Je ne veux pas qu’elle soit aveuble!». Certaines parties l’amusent, tant je mets d’emphase à ma lecture. «And there she met a grumpy old mathematician!» . «Maman, c’est quoi grumpy?» «C’est bougon, grincheux, comme ça … » Et moi de plisser les yeux, la bouche et le nez, imitant une face que je crois être celle d’un «grumpy old man». Et elle de refaire ça, le lendemain, à son éducatrice anglophone…

Le livre l’intéressera-t-elle encore longtemps? Impossible de savoir. Ce soir, peut-être, aura-t-elle temporairement tourner la page. Mais au-delà de l’histoire, je pense qu’elle aime le partage que j’en fais et le cœur que j’y mets. Et les parallèles surtout : cette fille-là, tu vois, elle préférait être seule qu’au milieu de plein de gens, et comme elle dit, c’est bien correct d’aimer être seule, ça n’empêche pas de devenir quelqu’un de bien. Comme B., quoi…

Souligner l’évidence, renforcer les bases, afin que le moment venu, celui de l’adolescence, celui de la fin de l’enfance, et même tout au long de sa vie, elle ne fasse pas peser dans la balance de ses décisions le poids de son genre.

C’est quoi exactement? Un recueil de biographies joliment racontées. Côté gauche, le texte, côté droit un dessin représentant la femme dont il est question. Toutes sortes de femmes qui ont marqué l’histoire y sont évoquées, comme les sœurs Brontë, Ada Lovelace, mathématicienne hors pair, l’aviatrice Amelia Earhart, Amna Al Haddad, championne de lever de poids…

Comment je le commande? Facile, il suffit d’aller sur https://www.rebelgirls.co/. On y trouve toutes les infos concernant les auteures du livre et la façon de les commander.

Combien il coûte? Ça dépend! Le livre seul coûte 35 dollars US et sa livraison est gratuite si vous habitez aux USA. Côté Canada et France, des frais de port s’imposent. De notre côté, avec quatre copines, nous avons décidé d’acheter de manière grouper cinq livres, ce qui a fait baisser nos frais de port. Il y a des frais de douane à payer à l’arrivée (11 dollars CAD pour 5 livres). L’envoi pour nous s’est fait rapidement, une dizaine de jours tout au plus. À noter que c’est Penguin qui distribue le livre dans les certains autres pays anglophones.

C’est pour quel public? Pour les filles et les garçons, à partir de 4 ans environ.

Est-ce qu’il est traduit dans d’autres langues ? L’information se trouve sur le site internet mais les distributeurs de certains pays, notamment en Europe, devraient proposer au courant de l’année des traductions en portugais, norvégien, allemand… Pour le moment la version francophone n’est pas mentionnée mais je garde l’œil ouvert (et le bon!).

-Lexie Swing-

2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Sympa! C’est pas facile de trouver de bons livres pour enfants, je trouve. Moi je suis coincée avec les Tortue Ninja et autres que Mark ramène de la biblio de l’école :-/

    1. lexieswing dit :

      Franklin ? C’est quoi son nom en anglais ?

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