À lire : Le secret des abeilles/The secret life of bees, de Sue Monk Kidd

À différentes occasions, avec l’une de mes collègues, nous nous offrons des livres. Une tradition désormais établie qui nous force à puiser toujours plus dans nos souvenirs, et à mettre de côté précieusement les titres les plus appréciés. Vous savez ce que c’est, quand on lit beaucoup. On apprécie un certain nombre de titres mais il n’y a qu’une poignée d’entre eux qu’on s’imaginerait offrir. Et souvent, d’ailleurs, on finit par offrir les mêmes. La Couleur des Sentiments, de Kathryn Stockett. L’éducation d’une fée, de Didier van Cauwelaert. Americanah, de Chimamanda Ngozi Adichie. Du côté des enfants, je choisis souvent Maman Ours, de Ryan T. Higgins. Ou les aventures des P’tites Poules, de Christian Jolibois, pour les plus grands.

Le livre dont je vous parle aujourd’hui est un livre que j’ai reçu en cadeau. Ce genre de livre qui vient avec des anecdotes, une histoire, un souvenir. Un livre dont on ne se souvient parfois de rien, sinon du plaisir intense de l’avoir lu. The Secret Life of Bees, de Sue Monk Kidd, a été publié en 2001. L’âge de majorité, déjà, pour ce joli roman dont l’histoire se passe en Caroline du Sud en 1964. La jeune Lily Owens, 14 ans, a grandi avec le souvenir douloureux du décès soudain de sa mère, dans des circonstances qu’elle peine à reconstituer. Elle partage son quotidien entre un père rude et distant, et une nourrice, noire, qui prend soin de Lily tout en gardant elle-même une certaine distance, le tout sur fond de racisme et d’intolérance. Le jour où Rosaleen, la nourrice, jette aux visages des trois plus grands racistes des environs le contenu de sa bouteille et se fait aussitôt embarquée par la police, Lily choisit de prendre sa défense et de fuir avec elle pour son salut. C’est le début d’une fuite, d’une fugue, qui les mènera jusqu’à Tiburon, une ville des environs, dont le nom évoque à Lily une photo qu’elle a héritée de sa défunte mère.

Accueillie par trois soeurs noires qui élèvent des abeilles et produisent leur propre miel, Lily découvre une autre vie, où elle devient tout à la fois une soeur, une enfant, une confidente, et même une amoureuse. Elle y apprend l’art de l’apiculture, et le goût de l’existence, dans ce déroutant jeu de miroirs de l’enfant blanc élevé dans une sororité noire, au coeur d’une Amérique héritière d’un dur passé ségrégationniste. Elle découvrira, aussi, l’histoire de celle qui l’a mise au monde, et quittée finalement.

C’est un livre doux et dur et joyeux et nostalgique aussi. C’est un livre d’amour, un livre de promesses, un livre de sororité. Je vous le conseille, dans sa langue originelle, soit l’anglais, si vous en avez la possibilité. Le livre s’appelle alors The Secret life of bees. Sinon vous pouvez aussi le découvrir en français, sous le titre Le Secret des abeilles.

À noter que le livre a été adapté en film, sous le nom «Le secret de Lily Owens», avec Dakota Fanning, Queen Latifah, Jennifer Hudson, Sophie Okonedo ou encore Alicia Keys.

-Lexie Swing-

6mois, le magazine que vous devez découvrir

Les influenceuses made in Japan. La victoire de l’IVG en Irlande. L’insolente petite ville de Calabre, exemple réussi de l’intégration des migrants parmi la population locale, désormais menacée par l’extrême-droite au pouvoir. Le luxe au Liban. Le 6mois du printemps 2019 est sorti, plein de sa richesse habituelle, de ses histoires qui commencent au creux même des photos, dans les visages las, les yeux émerveillés, les sourires interrogateurs. Dans les fonds flous des conflits, dans les horizons dorés des palaces de l’Orient, dans les recoins des chambres miteuses de ce monde et le vert parfois terni des campagnes de la planète entière.

Le magazine de photos «6mois» est à la fois mon précieux et mon vecteur. Je le lis depuis ses premières parutions. Je le partage, mais demande toujours à ce qu’il me revienne. Après avoir fait le tour de ses admirateurs, celui-ci ne dérogera pas à la règle, il reviendra à sa place sur l’étagère qui leur est dédié.

Son tour commencera par ma collègue anglophone, qui survole les légendes et s’accroche aux images. Il parcourra d’autres mains tendues, sur le chemin. Ouvert en son cœur par des lecteurs distraits par la couverture. Ils l’emprunteront sans un mot, déjà absorbés. Le ramèneront avec un post-it mal collé, remerciement silencieux. Il échouera finalement sur la table de la cuisine de mon ami et collègue, féru de petites et grandes histoires.

Pour le moment, il gît sur mon propre bureau. Je le savoure, reportage par reportage, tandis que les informations affluent ensuite dans mon esprit, nourrissant les discussions de fin de soirée et les repas de midi. J’en suis à peine à la moitié, et je trépigne déjà de découvrir le reste.

-Lexie Swing-

6mois est en vente au prix de 26 euros, avec deux parutions annuelles, au printemps et à l’automne. Il est livré chez moi – au Québec – pour un coût de 10 euros.

Des livres qui dansent {Livres 0-3 ans}

Tempête aime passionnément les livres. Les livres qui riment, les livres colorés, les livres à deviner, les livres à toucher. Mais ce qu’elle aime le plus, ce sont les livres qui dansent. Les livres qui chantent.

« Bébéouba » – le surnom de Paco et le jazz, appelé ainsi à cause de l’extrait « voix » d’Ella Fitzgerald du livre – est depuis toujours notre livre phare. Offert par une amie, après que B. l’ait découvert dans les mains (et sous les boucles) de son fils, il a connu des jours heureux chez nous. Adoré de ma première, puis plus tard de ma deuxième fille, mille fois recollé, il chante toujours entre leurs mains, trois ans après. Sans changement de pile – un exploit si l’on considère que notre maison est pleine de livres sonores dont certains avaient déjà les piles vides quand ils sont arrivés chez nous – il emplit chaque matin et chaque soir notre maison de notes joyeuses.

On y suit Paco, qui arrive à la Nouvelle-Orléans, « la ville du jazz ». Il s’y fera des amis, et finira même par s’y produire!

Un livre à avoir absolument, et qui permet de découvrir des musiques de Ella Fitzgerald ou Louis Amstrong.

J’ai appris par hasard qu’il existait également un livre intitulé Paco et Mozart. La même petite souris, Paco, découvre donc cette fois-ci la musique classique en allant à la rencontre du grand compositeur. Je vous propose de faire la même rencontre, mais à travers un autre livre : Mozart, de chez Auzou.

Auzou fait partie de ses marques pour enfants dans lesquelles j’ai une confiance aveugle, à l’instar de Djeco, Avenue Mandarine, Janod ou Vilac. J’aime leurs illustrations, le choix des mots, des thèmes, leur ouverture d’esprit.

Dans « Mozart », nous allons donc à la découverte sonore de l’histoire de ce petit garçon, prodige de la musique classique, devenu l’un des compositeurs les plus célébrés – malheureusement pas tant de son vivant – dans l’histoire de la création musicale.

L’histoire est volontiers positive, les dessins sont adorables et les musiques choisies sont de purs classiques.

J’ai été ravie de constater que les extraits joués sont longs, vraiment longs. Et maintenant que Tempête l’a écouté tant de fois, j’ai bien hâte d’aller un peu plus loin et de lui faire découvrir un peu plus de ces musiques qu’elle a découvertes.

J’adore entendre ainsi Mozart résonner dans la pièce. Même si je n’ai jamais été particulièrement une fan de musique classique, je connais ces airs qui ont bercé ma vie et les entendre chez moi à ce petit côté douillet des instants rassurants.

J’aime dans les livres sonores la façon dont ma fille peut s’approprier ces musiques, comme elle chantonne ces airs, comme elle dit « je veux Mozart », de la même façon qu’elle dit « je veux Peppa Pig ». J’aime que toutes ces musiques lui soient si accessibles. Et j’espère lui en faire découvrir encore beaucoup d’autres.

 

-Lexie Swing-

 

Le bizarre incident du chien pendant la nuit, de Mark Haddon

Mon amoureux l’a sorti de son sac comme un diamant précieux. Car si j’aurais aimé certainement un bijou, je préférais indubitablement un bon livre. L’une de mes proches dit souvent qu’offrir un livre est pour elle un acte intime. On transmet un morceau de soi, en offrant un livre qu’on a aimé; on cherche à faire plaisir, en fouillant pour trouver la perle rare, couverture après couverture, résumé après résumé.

C’est avec Le bizarre incident du chien pendant la nuit, de Mark Haddon, ou du moins sa version anglophone The curious incident of the dog in the night-time, que mon chum est donc revenu d’Ottawa. L’histoire d’un adolescent qui découvre dans le jardin de sa voisine un chien assassiné. Qui est le meurtrier ? Inspiré par Sherlock Holmes dont il a dévoré les enquêtes, il se lance à la recherche du coupable. Le petit twist du personnage principal: « Il ne comprend pas les émotions humaines, il ne supporte pas qu’on le touche et il déteste la couleur jaune ».

Ce garçon, par ailleurs génie des mathématiques, nous entraine alors dans son enquête méthodique, ses digressions, son quotidien de jeune autiste. Le ton est factuel, les métaphores et les sentiments y sont absents, puisque le héros de l’histoire ne les discerne pas. Des dessins et graphiques ponctuent certaines pages, et des références culturelles sont disséminées ici et là. À nous pauvres lecteurs, Christopher – c’est son nom – explique comment identifier les nombres premiers et apprend que Sherlock Holmes, sous la plume de Sir Arthur Conan Doyle, ne portait pas de couvre-chef et n’a jamais dit « Elementary, my dear Watson ».

J’ai beaucoup aimé ce livre, assez court, que j’ai dévoré en quelques trajets de train. Chaque fois que j’imaginais Christopher, il prenait les traits du personnage de la série Atypical, dont j’avais binge-watch la première saison. Le ton détaché et sans fioritures en fait un livre facile à lire en anglais. Je recommande!

L’avez-vous lu?

-Lexie Swing-

Mon petit bled au Canada {livres}

Il y a fort fort longtemps que je veux vous parler de ce livre. Je l’ai lu à la fin de l’hiver, après l’avoir emprunté à la bibliothèque via ma liseuse. Je l’ai tellement aimé que j’ai fait des résumés à tous les amoureux des livres que je croisais. J’enjoignais les Anglophones à se procurer la version originale, je notais tout ce que j’avais appris ou retenu sur le sujet.

Mon petit bled au Canada, ou « Laughing all the way to the mosque », selon son titre original est un bijou, dont je vous livre ici le pitch, de mémoire.

L’auteure, Zarqa, est d’origine pakistanaise. Arrivée au Canada enfant, elle raconte avec beaucoup d’amour comment se côtoient alors sa culture et religion musulmane, et sa vie dans un pays occidental libéral. On y découvre la pratique, la place de la foi au quotidien, l’évolution, les traditions. On s’étonne devant les différences entre les pays ou peuples de confession musulmane, on sourit lorsqu’elle souligne les clichés et les absurdités.

J’ai découvert avec elle la pratique du ramadan (autrement que dans les articles de journaux), la séparation des hommes et des femmes (ou non) à la mosquée, la place et le poids de l’Arabie Saoudite. Je l’ai accompagnée dans son pélerinage jusqu’à la Mecque, tentent de voir à travers ses yeux un monde auquel je ne connaissais absolument rien.

Ce livre est une pépite, le rire et l’humour y sont prépondérants. La tolérance y est absolue. Certains dialogues sont, si ma mémoire est bonne, fictionnels, mais le cheminement est autobiographique.

Zarqa Nawaz est auteure, journaliste, scénariste et productrice. Elle est notamment à l’origine d’une série télévisée appellée « La petite mosquée dans la prairie ». La dernière fois que j’ai regardé des infos à son sujet, des femmes musulmanes de Regina, Saskatchewan, avaient, sous son impulsion, rejoint la Gay Pride pour la première fois. Tout un symbole, n’est ce pas ?

La couverture de la version francophone est bien moins cool que la version anglophone. À refaire, je lirais plutôt cette deuxième. À vous d’essayer! Vous me raconterez !

-Lexie Swing-

Photo : Regina Leader-Post

Une héroïne chaque soir {Good night stories for rebel girls}

«On lit l’histoire de la dame?» Une semaine que ça commence de même. Routine du soir. Histoire pour la petite sœur. Et le moment venu, B. choisit une histoire pour elle, ma grande de 4 ans. L’histoire de la dame, donc.

En vrai, ce n’est pas toujours la même dame. Elles s’appellent Ada, Alfonsina, ou même Amelia (on est encore dans les A!). Elles sont de toutes sortes, parfois nos contemporaines – l’une d’elle est née en 89! Plus jeune que maman! – et d’autres ont vécu il y a quelques siècles.

Les histoires commencent à peu près toutes de la même façon : «Once (upon a time)…», et puis le texte se déroule. Et sous nos yeux apparaissent des filles brillantes, des femmes fortes, des scientifiques, des littéraires, des sportives, des humanistes, des modèles… Et dans ses oreilles à elle, les idées pleuvent : on peut être handicapée, noire, originaire d’un pays pauvre, grande, malingre… On peut être femme, surtout. Et réussir.

Good Night Stories for Rebels Girls. Un livre superbe, le genre qu’on met en avant dans sa bibliothèque. Un petit ruban rouge pour marquer la page. Des textes en anglais que l’on traduit par passage – d’abord l’anglais, puis sa traduction résumée en français – parfois une ligne sur deux, en fonction de ce qu’elle est capable de comprendre dans la langue de Shakespeare.

Le petit coup de pouce «les femmes aussi sont fortes» restent finalement en arrière-plan, parce qu’elle a 4 ans, beaucoup de certitudes et encore peu de désillusions. D’autres détails l’émeuvent. Comme l’histoire de cette ballerine cubaine devenue aveugle. «Mais c’est quoi aveugle?» (écoutant attentivement l’explication) «Je ne veux pas qu’elle soit aveuble!». Certaines parties l’amusent, tant je mets d’emphase à ma lecture. «And there she met a grumpy old mathematician!» . «Maman, c’est quoi grumpy?» «C’est bougon, grincheux, comme ça … » Et moi de plisser les yeux, la bouche et le nez, imitant une face que je crois être celle d’un «grumpy old man». Et elle de refaire ça, le lendemain, à son éducatrice anglophone…

Le livre l’intéressera-t-elle encore longtemps? Impossible de savoir. Ce soir, peut-être, aura-t-elle temporairement tourner la page. Mais au-delà de l’histoire, je pense qu’elle aime le partage que j’en fais et le cœur que j’y mets. Et les parallèles surtout : cette fille-là, tu vois, elle préférait être seule qu’au milieu de plein de gens, et comme elle dit, c’est bien correct d’aimer être seule, ça n’empêche pas de devenir quelqu’un de bien. Comme B., quoi…

Souligner l’évidence, renforcer les bases, afin que le moment venu, celui de l’adolescence, celui de la fin de l’enfance, et même tout au long de sa vie, elle ne fasse pas peser dans la balance de ses décisions le poids de son genre.

C’est quoi exactement? Un recueil de biographies joliment racontées. Côté gauche, le texte, côté droit un dessin représentant la femme dont il est question. Toutes sortes de femmes qui ont marqué l’histoire y sont évoquées, comme les sœurs Brontë, Ada Lovelace, mathématicienne hors pair, l’aviatrice Amelia Earhart, Amna Al Haddad, championne de lever de poids…

Comment je le commande? Facile, il suffit d’aller sur https://www.rebelgirls.co/. On y trouve toutes les infos concernant les auteures du livre et la façon de les commander.

Combien il coûte? Ça dépend! Le livre seul coûte 35 dollars US et sa livraison est gratuite si vous habitez aux USA. Côté Canada et France, des frais de port s’imposent. De notre côté, avec quatre copines, nous avons décidé d’acheter de manière grouper cinq livres, ce qui a fait baisser nos frais de port. Il y a des frais de douane à payer à l’arrivée (11 dollars CAD pour 5 livres). L’envoi pour nous s’est fait rapidement, une dizaine de jours tout au plus. À noter que c’est Penguin qui distribue le livre dans les certains autres pays anglophones.

C’est pour quel public? Pour les filles et les garçons, à partir de 4 ans environ.

Est-ce qu’il est traduit dans d’autres langues ? L’information se trouve sur le site internet mais les distributeurs de certains pays, notamment en Europe, devraient proposer au courant de l’année des traductions en portugais, norvégien, allemand… Pour le moment la version francophone n’est pas mentionnée mais je garde l’œil ouvert (et le bon!).

-Lexie Swing-

Deux mois avec toi {Liseuse mon amour}

LiseuseJe ne pourrais jamais avoir de liseuse, j’aime trop les livres. J’aime les toucher, j’aime leur odeur, j’aime m’abîmer dans la contemplation de leurs couvertures et choisirent uniquement ceux dont les premières pages m’inspirent. J’aime l’objet, j’aime le corner, l’entasser, en faire des petits toits pointus qui jonchent mon parquet, à mesure que je les commence et les abandonne en chemin. Je n’aimerais pas ça avoir une liseuse. Mais je me trompais.

Il y a quelque temps, Hélène a mentionné en passant sa vieille Kobo. Hélène aime les livres. Hélène lit beaucoup. J’ai trouvé ca étonnant, que quelqu’un comme ça traine depuis des lustres un machin aussi terne qu’une liseuse. Alors pour la première fois je me suis posée vraiment la question : qu’est ce que ça pouvait m’apporter ?

Au Noël suivant, j’ai demandé à ma tante une Kobo. Une Kobo parce que je ne voulais pas faire d’Amazon mon fournisseur particulier. Le soir même, j’ai acheté le second livre de Baptiste Beaulieu « Et vous ne serez plus jamais triste ». Je n’avais jamais pris la peine de me l’offrir.

Je l’ai lu dans la nuit.

Alors le lendemain matin, depuis ma Kobo, une nouvelle fois, j’ai commandé un second livre, La vie secrète de Zelda Zonk. Et je l’ai égrené, chapitre par chapitre, au rythme de nos étapes dans les hôtels. La liseuse était là, dans son habit rouge offert par ma mère, glissée dans une petite poche.

Une fois à la maison, j’ai téléchargé les deux logiciels proposés par la bibliothèque (j’ai trouvé l’étape pénible – sincèrement il n’existe rien de plus pratique à date? – mais parfaitement expliquée avec captures d’écran à l’appui sur le site de la biblio de Montréal). Et là, j’ai eu accès au Saint-Graal. Des bouquins par centaines, à un clic de moi.

J’ai choisi les couvertures qui me plaisaient – on ne se refait pas – et téléchargé autant de bouquins qu’autorisés. J’en ai aussi réservé d’autres. J’en ai lu un cette nuit là. Attaqué un autre dans mon bain le matin suivant. Je suis passée à travers les trois tomes de Bébé-Boum en une semaine et j’ai accumulé en parallèle quelques bouquins plus sérieux sur l’histoire du Québec.

Contrainte par l’offre de la bibliothèque – majoritairement tournée vers les bouquins québécois, je me suis plongée dans les œuvres d’icitte, ce que je n’avais encore jamais vraiment daigné faire. Et j’ai adoré! Je me suis habituée au style, j’ai découvert des petits bijoux, des romans qui me parlent de rues que je connais et d’un quotidien que je vis.

J’ai emprunté des romans et des livres plus sérieux aussi, des retours historiques et des bouquins thématiques.

Plus encore que la diversité, j’aime la quantité que la liseuse me permet d’avoir. Pour moi qui consomme les livres avec l’engouffrement d’un buveur névrosé pogné dans une bachelorette party, c’est la panacée. Sitôt un roman fini, je peux en ouvrir un deuxième, que je sois dans le train ou au milieu de la brousse. Je les charge par cinq et m’empiffre comme si mon cerveau n’était jamais rassasié.

Je n’ai pas abandonné les livres papier pour autant. J’en achète toujours. J’en offre aussi, des bouquins que j’ai découvert sur liseuse et que j’ai eu envie d’offrir par la suite.

Dans quelques années, je m’offrirai un appareil plus perfectionné car le mien est encore un peu lent, pas toujours intuitif. Mais il est petit, confortable pour l’usage que j’en fais. Sa batterie tient suffisamment pour m’accompagner durant mes heures de lecture. Et je ne suis pas de ceux qui demandent à la technologie d’offrir toujours plus.

C’est une compagne précieuse que je transporte avec moi désormais, avec un monde des possibles quasiment inépuisable.

Et de votre côté ?

-Lexie Swing-

 

Credit photo : Lexie Swing