Mon faire-part avec Popcarte

Elle est posée là, sur notre nouveau comptoir de bois. Lorsqu’ils l’aperçoivent, les gens s’exclament. Que c’est joli! J’aime la police! C’est vraiment vous sur la photo? Mais une question surtout les taraude : est-ce que c’est vrai?

La réponse est que non, ce n’est pas vrai. Mais je l’accompagne toujours d’un sourire. Car oui, ça pourrait l’être. La date est celle de notre anniversaire de rencontre. 2019. Nous fêterons alors nos douze ans. Fêterons-nous autre chose ce dimanche-là? Impossible à dire. Peut-être? Qu’en pensez-vous?

Reste cette carte. La courbe délicate de nos noms d’emprunt. La photo à l’intérieur dont j’ai changé la teinte. Les pleins et les déliés, la rondeur des mots d’annonce. J’adore cette carte. L’annonce et les noms sont faux mais le bonheur et l’amour y sont véritables.

J’ai réalisé cette carte pour vous. Je voulais essayer – ainsi qu’on me l’a proposé – le site français de création de cartes Popcarte. Je me suis demandée ce que vous, vous aimeriez créer. Quels seraient vos besoins. J’ai autour de moi des gens qui annoncent tous les jours leur mariage prochain. Même si l’on dit que le mariage a moins le vent en poupe et que la mode est à l’union libre, et au PACS (ça tombe bien, car il y a des cartes d’annonce de PACS également). Vous pouvez retrouver les faire-part sur la page dédiée de Popcarte

Les cartes d’anniversaire

Ce sont les toutes premières cartes que j’ai regardées. Je n’avais jamais songé avant à faire une carte d’anniversaire moi-même. J’en achète pourtant tous les mois, pour différentes personnes. Des collègues, des proches, des gens de Montréal et quelques-uns de France. Je les choisis soigneusement, je ne suis pas de ceux qui prennent la première sur la tête de gondole. J’y passe de longues minutes. Prenant, reposant, hésitant.

J’ai fait de même sur Popcarte. J’ai arpenté. J’ai scrollé vers le bas. Je suis remontée. Je les ai comparées. J’en ai finalement choisi une avec photos. Je les ai sélectionnées, les ai intégrées. J’en ai changé deux. Et je suis revenue à ma sélection initiale (je suis d’une inefficacité redoutable). J’ai réfléchi au texte, j’ai fait quelques rimes. Elles étaient grossières alors j’ai dû recommencer. Je ne vous la montrerai pas. Elle est mon secret pour plus tard. Mais voici quelques exemples que j’avais retenus, dont celle ci-dessous qui est même disponible en version aimantée (je rêve de recevoir ça pour mon anniversaire! Quelqu’un? Youhou?).


Je voulais tester le caractère pratique du site. J’ai proposé à mon amie d’envoyer une carte à son tour. Son neveu fêtait son anniversaire, elle a donc parcouru les cartes pour enfants. La version cowboy l’a séduite. Elle n’a eu plus qu’à charger sa photo, et l’affubler de quelques artifices, comme une moustache et un chapeau. Le petit M. l’a reçue quelques jours plus tard et ouverte le jour J. Il était heureux et sa maman a confirmé nos premières impressions : la photo était impeccable, et la carte d’une qualité irréprochable.

Les cartes postales

C’est par elles que tout est arrivé, un précédent essai ayant donc mené à d’autres. Pour l’occasion, j’ai sollicité de nouveau Mamy, dont le mur ferait pâlir n’importe quel collectionneur. J’ai procédé comme la dernière fois : une fois l’application Popcarte téléchargée gratuitement – j’ai utilisé le site internet pour mes autres créations – j’ai pu naviguer parmi les propositions. L’application est ludique, facile à utiliser. Il existe un onglet spécifiquement appelé cartes postales, avec un design particulier et le genre de petits messages que vous pouvez trouver sur les cartes du bord de mer («Vacances les pieds dans l’eau à Saint-Malo», «Bisous salés»… vous voyez ce que je veux dire?), le tout agrémenté de dessins de glaces, de coquillages ou d’un fond façon carte du monde. Pour ma part, j’ai choisi l’onglet qui proposait un agencement de plusieurs photos, comme la fois précédente. J’ai rehaussé mes photos avec un filtre spécial proposé (le genre de filtre que l’on trouve sur Instagram). Le tout m’a pris trois minutes, envoi compris. La carte postale est arrivée deux jours plus tard dans les mains de ma mère, qui se trouvait là. De son avis, la qualité est bonne, mais le rendu était un peu trop rouge, pas naturel. Pour avoir reçu et envoyé plusieurs cartes, par différentes compagnies, je pense qu’il est indispensable d’utiliser des photos de très bonne qualité, et bien exposées, sinon la qualité s’en ressent à l’impression.

Les cartes de vœux

J’avais annoncé mon mariage, fêté deux personnes dont un enfant, et envoyé deux cartes postales, alors je me suis demandée ce que je pouvais faire d’autre. Ce que vous aimeriez pouvoir faire vous. J’ai songé à ma belle-sœur qui envoie toujours des cartes pour la nouvelle année. Une jolie tradition qui se perd un peu. Devais-je essayer d’en envoyer moi aussi? J’ai fait le choix d’être égoïste. Après sélection du modèle qui me plaisait le plus, j’ai chargé mes photos. Au moment de valider, j’ai fait un truc un peu fou : j’ai sélectionné «magnet». 10*15, la même carte que je m’apprêtais à commander, mais en version qui se colle sur mon frigo, sans aide et aimant qui se barre tout le temps.

Elle est mon coup de cœur. Je l’adore. Elle est fine comme une carte, parfaitement aimantée. Les photos sont superbes. Celle que vous voyiez à l’écran est floutée mais vous n’en devinez pas moins les couleurs éclatantes et nos visages heureux.

J’ai une carte de vœux de nous pour l’année 2018. Je ne suis pas sûre que ça se fasse, de s’envoyer une carte de vœux pour la nouvelle année, mais je vous le conseille! On ne se fait pas assez de cadeaux à soi-même…

*Concours*

Popcarte vous propose de gagner, par mon unique, merveilleux et modeste intermédiaire, 40 euros à dépenser sur le site internet. Que vous ayez des faire-part de naissance à envoyer, des faire-part de mariage, des cartes en tout genre ou que vous ayez le goût, comme moi, d’essayer plein de choses et de faire plaisir aux gens autour de vous, vous pourrez les utiliser comme bon vous semble.

Pour participer, je vous propose de faire un tour sur Popcarte.com et de me laisser un commentaire ou de m’écrire un message en privé en me disant simplement quelle(s) carte(s) aurai(en)t vos préférences.

Vous pouvez participer où que vous soyez dans le monde, jusqu’au vendredi 20 octobre 23h59, heure de Montréal (je suis sympa, ça laisse de l’avance pour tous ceux qui se trouvent à l’est ;)) . Le ou la gagnant(e) sera tiré(e) au sort parmi les commentaires et messages. Un code de promotion lui sera ensuite remis par le prestataire. Bonne chance!

{Edit du 21 octobre 2017: Une main innocente et pleine du sirop d’érable du samedi matin a tiré au sort le nom… d’Alienor! Merci à toi!}
-Lexie Swing-

Cet article a été réalisé dans le cadre d’un partenariat.

 

Abonnée à la 4ème place

Je vous parlais il y a quelques semaines d’un concours de nouvelles. J’ai omis de vous dire que j’ai fait partie, ensuite, des 7 finalistes désignés par la rédaction d’Aufeminin.com (avec les sélections par les votes des électeurs Facebook, nous étions donc 14). Hier a eu lieu la remise des prix, à laquelle je n’étais pas puisque je n’ai pas gagné.

En même temps, ce n’est pas un mal, j’aurais été bien en peine d’y être dans tous les cas.

Peut être qu’ils auraient mis un écran et qu’ils m’auraient skyper à travers l’Atlantique.

Ou que mes parents auraient pris le train cet après-midi pour Paris.

Mais bon, je n’ai pas eu besoin d’y réfléchir puisque je ne fais pas partie des trois gagnantes. (Aparté : allez lire la première nouvelle, je l’avais désignée comme étant la meilleure à mes yeux et j’ai eu du flair, elle est juste parfaite).

C’est d’ailleurs une habitude. Et puisque là où vous vous dites tous “ooooh” en me prenant en pitié, je vous arrête. Je participe à des concours de nouvelles depuis l’adolescence et je n’ai jamais gagné (oooh). Par contre je fais toujours partie des finalistes. Toujours. Il y a eu parfois 30 sélectionnés, parfois 10, parfois 5. Sur 300, 400, voire plus de candidats. Et je fais toujours partie de la sélection. Si j’étais dans Top Chef, je gagnerais les épreuves du public mais jamais celles des chefs.

Il y a quelques années encore, ça m’affectait beaucoup. J’annonçais, ravie, ma pré-sélection, avant de devoir affronter le cuisant échec quelques semaines plus tard. Au début, on vous dit “C’est pas grave, tu débutes”, mais au bout de trois ou quatre expériences du genre, vos proches gardent le silence. D’autant qu’ils apprécient, eux, vos histoires et votre plume.

Je suis abonnée à la 4ème place (ou à la 5e, 6e, 7e…), elle n’est pas très confortable mais j’ai fini par l’arranger. Je suis adossée au podium, assise contre la marche la plus haute. J’y ai installé un petit coussin en tissu liberty, un gros mug de café chaud, mes livres préférés et mon Macbook pour tout noter. C’est de cette place que je tape mon roman, le premier. Il n’aura pas de jury à convaincre, juste un ou deux éditeurs et surtout des tas, des tas de lecteurs.

A tous ceux qui, comme moi, ont pris un abonnement près du sol, félicitations! Choyez cette place si près des étoiles, et n’oubliez pas que si trois personnes vous narguent, des centaines d’autres vous envient.

-Lexie Swing-

PS Merci à la talentueuse Ginie (dont j’envie les milliers de followers, faut qu’elle me donne son secret), également finaliste et qui vient de me dire « On se disait justement avec Chut! Maman bavarde que c’est toi qui aurait du être 3e ».

Possible interdiction des concours de mini-miss en France

Jeudi. 8h04 heure locale (comment ça j’étais en retard?), je tourne une nouvelle page de mon journal tout en faisant un pas de côté pour esquiver le rétroviseur du bus qui tente de me mettre une baffe. Je vais trébucher lorsque j’aperçois un article titré (en substance) : « France: les concours de mini-miss interdits« .

Wow.

Aux USA, les mini-miss ont leur propre télé réalité./ Photo Szapucki

Aux USA, les mini-miss ont leur propre télé réalité./ Photo Szapucki

Je pense à toutes ces princesses qui vont devoir replier leur jupon et ranger leurs couronnes. Je songe à toutes ces Belle au bois dormant qui vont devenir un peu plus Rebelle. Je me rappelle ce procès civil à Auch, lorsque la mairie, recevant les foudres du Planning familial local, avait refusé de prêter sa salle municipal à un concours de mini-miss. Je me dis « on est capable finalement ».

Capable de conjurer les mauvais sorts, de se battre pour des causes évidentes, de faire un pied de nez aux coutumes américaines qui s’abattent sur nous comme une chape de plomb dont on peine à se défaire.

Au Sénat – et avec tout mon respect – j’ai envie de dire… Bien joué les gars!

-Lexie Swing-