Brèves de fin d’été

La fin de l’été apporte toujours son lot de surprises, de joies, et de déconvenues. Elle transporte aussi son lot de promesses. C’est le renouveau, les résolutions qu’on ne tiendra pas toujours, les calendriers que l’on abandonnera, les listes qu’on oubliera quelque part. Ce sont les nouvelles activités, les nouveaux parcours, les nouveaux visages parfois. Chez nous, elle a été à la hauteur de l’étape : chaotique, mais gratifiant, entre sommets (du grand module de jeux) et pleurs (pas toujours ceux des enfants). On se fraie un chemin, patiemment, dans cette jungle de choses nouvelles et d’inscriptions en tout genre.

La rentrée…

… s’est bien passée! Rentrée progressive sur trois jours, en demi-groupes d’abord, puis en classe entière mardi. Pas facile d’avoir les informations qui nous intéressent («Mais tu es assise où exactement? Je veux dire, là c’est comme si j’étais face aux tables tu vois, donc toi tu es où si je suis là?»), heureusement ma fille a l’esprit pratique et disert. Sa première vraie journée – longue – a eu lieu hier. La laisser au service de garde s’est avéré plus compliqué qu’espéré, pas toujours évident quand on ne connaît pas encore le système soi-même et que l’enfant assiste à nos errements (de salles, de collations, d’horaires) et nos approximations. Son moment clé de la journée a été le lunch, ses petits rouleaux de tortillas au fromage à la crème, ses petits légumes à la croq’ pas d’sel, et son yogourt à la confiture Bonne Maman.

Le chien…

… va mieux! Le rythme n’est pas toujours évident à suivre, entre l’ordre des différentes gouttes à lui mettre dans l’œil et l’antibiotique par voie orale qui nécessite que son ventre soit plein. Un détail qui devient vite une difficulté lorsque l’on a un chien qui manque d’appétit au petit matin. Je suis devenue pro du tartinage de croquettes (//spoiler : il adore le caramel et le fromage frais//). Nous avons la chance d’avoir un chien extrêmement résilient qui subit son traitement sans broncher depuis déjà bien trop de jours.

La nourriture…

… est toujours une obsession! Nous portons, depuis maintenant plusieurs années, une attention croissante aux produits que nous achetons et cuisinons. Je suis devenue totalement végétarienne il y a maintenant plus d’un an, entraînant de fait ma petite famille dans mon sillage. Je suis la seule à avoir totalement évincé la viande et le poisson de mon alimentation mais étant la principale maîtresse des fourneaux, force est de constater que c’est l’alimentation de toute la famille qui a évolué! Depuis longtemps, nous cuisinons la plupart de nos repas, réservant le tout-préparé aux soirs de flemme et fatigue (aka, les vendredis soirs). La donne change lentement, à mesure que la réduction des déchets et la réduction du budget nourriture font leur entrée chez nous (*Bobo un jour, …*). Aujourd’hui, ce sont les repas entiers, de l’entrée aux desserts en passant par les brioches du dimanche matin, que je prépare a mano. La fin des vacances et l’école auront-elles raison de mes aspirations? Probablement! Mais je ne m’avoue pas vaincue! Alors n’hésitez pas à me partager vos bonnes idées repas, celles qui sont faciles, rapides, goûteuses, sans trop de déchets et parfaites pour un vendredi soir. Parce que ce qu’on mangerait bien un vendredi soir, on serait prêt à le manger tous les soirs de la semaine. Une tartiflette, quoi ;)

Les activités…

… reprennent. Même si, en réalité, elles ne s’étaient jamais vraiment arrêtées. De quoi sera faite cette nouvelle année? Devrait-on continuer le karaté, passionnant mais éreintant, considérant la fatigue nouvelle de l’école? Sans parler de l’horaire de ministre que nous impose le fait d’aller porter et rechercher nos enfants dans deux lieux différents. Train, garderie, école, souper, karaté, bain, dodo, vous le voyez, vous, le burn-out qui se profile? Bref, on tatônne encore, entre «ça serait bien…» et «je vais craquer, si…»

Et sinon, j’ai lu…

… No home, de Yaa Gyasi, une vraie pépite! Je l’ai déjà prêté bien sûr! J’ai aussi prêté la version anglophone du Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates. Il a fait plusieurs mains déjà et je ne suis pas certaine de savoir où il est rendu désormais. J’ai adoré ces deux livres, tous deux très différents, mais qui sont à chaque fois des histoires de femmes, avant tout. En commande, j’ai La Tresse, de Laetitia Colombani, et La femme qui voit de l’autre côté du miroir, de Catherine Grangeard et Daphnée Leportois. C’est drôle car je vois souvent des gens parler de PAL, faisant référence j’imagine à la pile de livres à lire à côté de leur lit, mais c’est quelque chose qui ne m’est jamais arrivé (sauf retour de la bibliothèque). Qu’on me prête ou m’offre un livre (ou que je me l’offre moi-même), je me dois de le lire instantanément. Et comme je lis partout (cuisine, bain, dans mon lit, dans le train, dans la rue, et même en attendant que mon café coule ou qu’une réunion commence, au boulot), je lis rapidement. On peut littéralement parler de binge-reading, est-ce que vous en faites aussi? Quel est l’endroit le plus incongru où il vous arrive de lire?

Bon mois de septembre! N’oubliez pas de donner des nouvelles :)

-Lexie Swing-

Crédit photo : Vue de Montréal, par Matt Hickey

Tarte au citron meringuée (meringue italienne)

La tarte au citron meringuée, c’est la recette phare chez les Swing. Avec le fondant de Nathalie, c’est un peu le dessert qu’on ressort à toutes les occasions. Incroyablement chic, délicieusement équilibrée entre l’acidité du citron et la douceur de la meringue italienne.

C’est aussi la toute première recette réalisée ici, outre-Atlantique. Il a fallu fouiner pour dénicher les ingrédients indispensables à la réussite d’une bonne tarte au citron meringuée, mais la voilà…

Comme toute bonne recette, celle-ci est un mélange, un tâtonnement. Elle se compose donc d’une pâte sablée, façon Trish Deseine, d’un appareil au citron tiré (et légèrement modifié au fil des ans) de cette recette, et d’une meringue italienne.

Tarte au citron meringuée./ Photo DR Lexie Swing

Tarte au citron meringuée./ Photo DR Lexie Swing

La pâte sablée (farine, deux oeufs, sucre glace et une demi plaquette de beurre)

Trish, c’est un peu mon Dieu en terme de pâtisserie, surtout depuis qu’elle a publié un livre avec plein de caramel dégoulinant sur la couverture… Sa pâte sablée est un modèle du genre! Préchauffez votre four à 180°.

Mélangez 75g de sucre glace, deux jaunes d’oeufs (réservez les blancs pour la meringue)  et 125g de beurre froid et souple, coupé en cube. Utilisez un robot ou vos petites mains.

Versez en pluie 200g de farine tamisée et mélangez le tout une nouvelle fois. Formez une boule. Emballez-la de film alimentaire et réservez-la au frais une demi-heure.

Abaissez votre pâte dans le diamètre voulue sur une feuille de papier cuisson (parchemin), plutôt épaisse si vous le pouvez (elle n’en sera que plus moelleuse). Placez-la dans votre moule. Piquez. Enfournez pour 10 minutes.

L’appareil au citron

Ici nous aimons les tartes bien citronnées mais sans zestes. Si vous avez les mêmes goûts, prévoyez 3 citrons jaunes non traités (2 plus des zestes selon la recette originale), 120g de sucre en poudre (180 selon la recette), 2 oeufs + 2 jaunes (réservez les blancs pour la meringue) et 20 cl de crème fraîche (Liberté en fait une excellente ici au Québec).

Battez les oeufs, ajoutez le sucre, puis la crème fraîche. Versez le jus des trois citrons.

Répartissez votre appareil sur votre pâte cuite à blanc.

Enfournez, toujours à 180°, pour 30 minutes.

Après cuisson, laissez refroidir au moins 20 minutes.

La meringue italienne

Pour faire une meringue italienne, il faut un thermomètre de cuisine. Si vous avez omis d’en acheter un et que vous êtes déjà à cette étape, privilégiez une meringue française, en battant vos 4 blancs avec une pincée de sel et 100g de sucre glace environ.

Mais si vous avez l’instrument magique, dégainez-le et c’est parti!

Pesez vos blancs, ajoutez le double de leur poids en sucre, et la moitié en eau. Pour des blancs de 120g, pesez 240g de sucre semoule et 60g d’eau.

Mélangez le sucre et l’eau dans une casserole et placez-les sur un feu moyen. Près de vous, vos 4 blancs prêts à être sauvagement battus, et à qui vous avez ajouté une pincée de sel.

Commencez à mesurer votre mélange eau-sucre. La température idéale se situe entre 116 et 125°C. A 113°, commencez à battre vos blancs à grande vitesse. Dès qu’ils ont bien monté, ralentissez un peu la vitesse du batteur et versez votre sirop de sucre en éclaboussant au minimum les parois de votre bol.

Battez encore une minute et dès que vos blancs sont brillants et bien fermes, arrêtez tout.

Savourez le résultat… on les dévalerait tout schuss, le vent dans les cheveux, le soleil dans les yeux…

Retour au jaune (soleil) de notre tarte : attrapez la poche à douille/votre sac congélation percé au bout, remplissez la (le) de blancs d’oeufs et dessinez de jolies rosaces sur l’ensemble de votre tarte.

Vous pouvez aussi dessinez des coeurs.

Ou les nénuphars de Monet si vous êtes vraiment douée.

Vous pourrez déguster votre tarte telle quelle ou préalablement dorée quelques minutes sous le grill du four (surtout si vous devez la transportez, les blancs se tiendront mieux).

Alors, verdict ?

-Lexie Swing-