Venice MTL, la Californie à ma table 

Il y a un mois, alors que nous fêtions nos dix ans main dans la main, nous nous sommes retrouvés pour le lunch au Venice MTL. Travaillant tous deux au centre-ville, il était un choix évident. Je l’avais déjà testé plus tôt dans l’année avec une amie et j’avais adoré sa salade, la « Venice » , du restaurant éponyme*, que j’avais aussitôt tenté de refaire!
Moderne, joyeux comme un après-midi sur une plage de Californie, l’endroit est très prisé par la clientèle de gens d’affaires des environs et souvent bondé. Une preuve, s’il en fallait, de son excellente nourriture!

Côté menus, sans surprises me concernant, il y a du végé et du vegan en option. Mais pas que! Et c’est ce qui fait le charme de l’endroit : que l’on soit omni, veggie ou flexi tendance pesci, il y a de quoi trouver son bonheur.
Sur la carte, on trouve ainsi des salades composées originales, des tartines, des tacos, d’excellentes frites de patates douces et, paraît-il, des pokés parmi les meilleurs de Montréal. À la carte, pokés de saumon, de crevettes, de tofu ou encore de thon. Vous voudrez revenir pour tout essayer ! Laissez une place au dessert (ou faites comme moi et emportez une partie de votre plat principal en doggy-bag histoire de rendre votre souper plus festif) et faites honneur au menu! À date j’ai essayé le carré citron-basilic et le gâteau au fromage, tous deux délicieux. Le gâteau au fromage, en particulier, est comme je les aime : pas très photogénique mais goûteux et physiquement généreux.

Si vous êtes plutôt dus pour une sortie brunch, l’adresse peut aussi valoir le coup (coût). Le menu est assez similaire avec un accent mis sur les tartines et les smoothies bols.

Notez qu’il y a en fait deux Venice : l’un situé dans le Vieux-Montreal et un second, où je me rends, plus proche du centre-ville, sur Beaver Hall. Ce-dernier est charmant, décoré d’un vieux vélo, de plantes feuillus et de panneaux colorés. On est en vacances le temps d’une heure à peine. Idéal pour se ressourcer.

Les prix du midi : 13$ pour ma salade préférée, 17$ pour un poké de saumon, entre 10 et 13$ pour les tacos et 8$ pour un carré citron-basilic ou un gâteau au fromage savoureux.

Un plat sur la carte : La salade Malibu avec roquette, betteraves, fromage de chèvres, chips de pita, graines de tournesol et vinaigrette au miel et à la moutarde de Dijon.

Bon à savoir : Il faut s’y prendre tôt (ou tard!) si l’on veut pouvoir y dîner (luncher) sans trop d’attente. Rendez-vous à 11h30 ou à 13h, ou bien apprêtez-vous à faire la file un petit quart d’heure. Le temps idéal pour lorgner sur les assiettes et passer la carte en revue!

-Lexie Swing-

Restaurant Venice MTL, 1045 Côte du Beaver Hall, Montréal QC H2Z 1S5. Réservations au (514) 379 – 3997 (Groupe de 8 personnes et plus seulement). Autre succursale rue Saint-François-Xavier, dans le Vieux-Montréal. Site internet : http://www.venicemtl.com/

Crédit photos : Lexie Swing 

*J’ignore si vous connaissez cette règle de grammaire mais j’ai moi-même longtemps fait l’erreur. Éponyme signifie « qui donne son nom ». Par exemple, Led Zeppelin est le groupe éponyme de l’album (le premier) appelé Led Zeppelin. Et non l’inverse . Pourtant vous trouverez l’erreur très souvent dans des articles. Il est fréquent qu’on lise « l’album éponyme de Led Zeppelin (Mariah Carey) (Neil Young) (Queen) ». Faites un pied de nez aux journalistes et ne faites plus cette erreur! »

Le nouveau LOV de Montréal

Frites et ketchupIn LOV with, je suis LOV de… Il y a bien des jeux de mots que l’on pourrait faire avec le deuxième opus dans l’histoire d’un restaurant vegan très aimé à Montréal : le LOV.

L’original, comme les gens l’appellent, est situé dans le Vieux-Montréal. Suffisamment bas sur la rue McGill pour qu’il soit inaccessible aux travailleurs du centre-ville, comme moi. C’est donc avec beaucoup de ravissement que j’ai appris l’ouverture d’une deuxième succursale, à l’angle de De La Montagne et Sainte-Catherine.

Sans être complètement sous le charme de la deco intérieure – il y a un petit côté années 50-60 de certains items et motifs qui n’est pas à mon goût – je suis déjà accro aux plats proposés.

Pour moi qui suis veggie et qui adore les plats véganes pour la complexité des préparations et la nouveauté des associations, je suis servie avec le LOV.

J’ai testé le Grilled Cheese à la confiture camerise et aux courgettes. En accompagnement, nous avons fait le choix des frites et ketchup maisons (avec de la cannelle, incroyablement bon selon mon amoureux qui a eu honte quand j’ai demandé « mais y’a quoi dans votre sauce tomate ») (il paraît que le ketchup maison, ça ne se compare pas à de la vulgaire sauce tomate ). Un goûteux smoothie accompagnait le tout.

Gâteau veganePour les besoins de la cause uniquement nous avons succombé à la carte des desserts. Mon verdict positif est sans appel et la photo ci-dessus devrait parler d’elle-même.

Plusieurs personnes de mon entourage ont testé le LOV avec toujours la même réflexion : « on ne dirait pas que c’est un végane ». Parce que les plats sont originaux, les alliances recherchées et que les restaurateurs restent à l’écoute des clients en proposant notamment des options de fromage et d’oeufs bios.

La bonne bouffe, en parfaite harmonie et en belle compagnie.

Les prix du midi : entre 6 et 14 dollars pour une entrée, 11 dollars pour un burger et 14 dollars pour un plat de gnocchis.

Un plat sur la carte : la casserole des Indes, un plat mêlant aubergine au cari, pancakes de pois chiches et chutney d’abricots.

Bon à savoir : le LOV est aussi ouvert le soir, et pour le brunch la fin de semaine. Les ingrédients utilisés sont majoritairement locaux et/ou bios.

Et vous, votre avis sur le LOV?

-Lexie Swing-

Restaurant LOV, 1232 Rue de la Montagne, Montréal, QC H3G 1Z1. Autre succursale rue McGill. Réservations au (514) 287-1155 ou en ligne : http://www.lov.com/

Crédit photo : Lexie Swing

Pédiatre : notre première visite au Canada

Miss Swing ayant fêté ses 9 mois dimanche dernier, il était temps de faire un coucou au pédiatre pour la visite de routine. Direction le club Tiny Tots, sur Décarie, où nous avons rendez-vous. GPS de l’iPhone en main, nous faisons le tour du quartier avant de nous garer… devant un centre commercial (Tadam!). Oui la clinique est située tout au fond, en haut, après Winners, Homesense et autres boutiques du genre. A mes amis canadiens je précise que trouver une clinique dans un tel endroit est assez dépaysant pour un Français!

Teddy bear doctor./ Photo Christiaan Triebert

Teddy bear doctor./ Photo Christiaan Triebert

On grimpe donc jusqu’au 3e étage, où une porte vitrée nous dévoile un hall propre, un large comptoir et une fresque où deux personnages en blouse blanche sont dessinés. On s’enregistre, on paye (il s’agit d’une clinique privée, on règle donc une cotisation à l’année de 40 dollars, les visites elles-mêmes sont prises en charge par la Ramq) et on patiente. On patiente dix minutes montre en main avant qu’une demoiselle nous ouvre la porte de la salle 2. Elle est l’assistante de la pédiatre et elle va faire le premier check-up. Matricule, taille, poids, elle remplit la fiche de Mlle Swing, pose quelques questions d’usage, la pèse, la mesure, avant de nous demander si on a des questions précises à poser au docteur. Ma parole, à croire qu’elle potasse ses réponses dans la pièce à côté!

Elle nous demande de garder Miss Swing en l’état (c’est-à-dire en couche). Les minutes sont longues (une urgence peut-être, une pause pipi qui a mal tourné, que sais-je…), le gnome tout nu en profite pour jeter son jean par dessus sa tête et lécher ses chaussures. Finalement, la voilà. Une jeune doctoresse, le sourire aux lèvres, commence par répondre aux quelques questions que l’on a soumises à son assistante avant d’ausculter le bébé. Hurlements de rigueur, l’auscultation est le talon d’Achille de Miss Swing, traumatisée par les médecins depuis un vaccin un peu trop rude au 2e mois.

On nous a prévenu : au Canada les visites, c’est deux minutes chrono! Alors on se tient prêt à dégager le plancher, notre fillette en couches sous le bras. Mais la pédiatre prend son temps, vérifie les réflexes de Miss Swing, son maintien assis et debout, ses quenottes. Nous demande comment elle mange, boit, dort, joue, parle. Détaille les aliments qu’elle peut manger, les choses qu’on peut lui apprendre. Vérifie ses vaccins français et précise ceux qu’il nous faudra faire pour rattraper le calendrier vaccinal canadien. Et puis, la traditionnelle interrogation de fin de visite tombe, celle durant laquelle notre pédiatre précédente avait déjà rangé le carnet de santé et annoncé le montant de son chèque : « Vous avez des questions? » Elle est là, elle attend, elle sourit à la petite qui fait la moue (elle lui a regardé les yeux et les oreilles, elle est un poil rancunière). On est pris de court, habitués à ne rien demander. Alors elle finit par nous laisser, nous donnant rendez-vous dans trois mois.

D’ici là, on aura rendu visite au CLSC, pour bénéficier de la gratuité des vaccins de Miss Swing. On vous racontera…

-Lexie Swing-

Promenons-nous dans les champs

Se promener dans les champs de blé en décembre sur la place des Festivals de Montréal… L’idée est romantique, la vision assez fantastique. Le concours Luminothérapie a désigné Kanva et son projet « Entre les rangs » comme gagnant. La firme multidisciplinaire a ainsi imaginé 28 000 tiges souples coiffées de réflecteurs qui oscilleront au passage des promeneurs et au gré du vent.

Un champ de lumières donc, en plein Montréal, et un peu de magie au coeur de l’hiver…

La campagne dans la ville./ Photo Kanva

La campagne dans la ville./ Photo Kanva

-Lexie Swing-