Premières minutes de réveil

Juste avant./
Juste avant./

Le réveil sonne. Tu t’extirpes avec lenteur des bras lourds du sommeil. Parfois, si t’es comme moi, tu repousses l’heure pour 15 minutes de plus. Dans le noir, tu tâtonnes pour couper court à ce bruit insolent. La sonnerie des cellulaires n’a rien à envier à mon réveil Flik-Flak d’enfant. Tu éteins la répétition infernale, les yeux à peine ouverts. Et puis ?

Quand je pose la question à quelques copains, ils me répondent : « Et puis je me lève d’un bond tel Bambi surpris par le soleil levant » (version sportif), « Et puis je dévore quelques pages du dernier Alice Munro, prix Nobel de littérature » (version cultivé), « Et puis je lance France Inter, c’est la radio que je préfère » (version journaleux). C’t’une blague les gars ? Vous venez de vous extirper des mains délicatement manucurées du rêve d’Angelina Jolie et vous avez la vaillance d’un faon à l’orée du matin ?

Bon. Admettons. Moi quand le réveil sonne et que mon cerveau tourne à trois à l’heure (sa version rapide du demi-sommeil) pour calculer si je peux encore m’octroyer 15 minutes avec Johnny D., j’ai l’esprit aussi vif qu’une fougère sur le bord d’un lac. La première chose que je fais c’est donc… consulter mon cellulaire. WHAT??? Oui j’assume pleinement. À 6h du matin je suis une loque peu vêtue qui consulte ses messages. Et attention, on est pas dans un film, je ne vérifie pas fébrilement mes mails pros pour savoir si le chef bidultruc m’a promue responsable de je-ne-sais-trop-quoi (oui je viens de finir un bouquin qui parle d’une fille comme ça, comment avez-vous deviné?), je regarde Whatsapp. Et Facebook. Non pas Twitter, je me fous des infos, je ne veux pas savoir que la place des femmes a reculé de 132% dans la moitié des pays de l’hémisphère sud ou que mon ex-président a fait péter un bouton de chemisette dans des circonstances incertaines. Je veux savoir ce que font mes amis, même que certains m’envoient de doux messages, genre « j’ai testé ta recette, pis t’es une déesse de la cuisine rapide et simple » ou mieux : « J’ai lu ton dernier article et c’était carrément du Ronsard, t’es la meilleure écrivaine au monde, ever ».

Voilà. Un jour ton Nobel, ce sera moi.

Bon ok, ton Bridget Jones plutôt.

-Lexie Swing-

4 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Marianne dit :

    Tu oublies les parasites qui te laissent 178 messages pour occuper ta matinée ;)

  2. lexieswing dit :

    Je les avais oubliés ceux là! Et ils commencent dès le réveil en plus!

  3. petiteyaye dit :

    ah oui, c’est vrai que bridget n’a pas d’enfants… Mon réveil matin ne s’appelle pas flic-flac mais michoco !

    1. lexieswing dit :

      C’est plus joli comme nom, mais tout aussi brutal comme réveil parfois non? ;)

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