Deuxième enfant : de la théorie à l’usage

Jour de peinture./ Photo Thomas Hawk

Jour de peinture./ Photo Thomas Hawk

Le premier enfant, c’est l’apprentissage. A pas mesurés, on manipule le nouveau-né comme s’il était une bombe à désamorcer. Faux-pas sur le parquet, orteils écrasés, chapeau trop enfoncé et la sirène se met en branle avec une puissance qui pousse à fermer les fenêtres avec toujours, cette interrogation récurrente : « Les gens vont finir par penser qu’on lui fait du mal ».

Avec un premier enfant, tout est réfléchi, tout est inquiétant. Le pain, les prises, le sommeil, le nombre de biberons ou de tétées. Un enfant, c’est du bonheur et de l’insomnie. En gros.

Deux enfants, c’est du bonheur et je-dors-quand-je-peux-deux-heures-par-nuit. Fini l’insomnie, on n’a plus le temps. Deux enfants, ça apprend la relativité aussi. L’enfant arrivera à la prise à la vitesse de la lumière (je suis sûre qu’Enstein a tout pris de ses enfants). L’enfant a toujours envie de faire pipi lorsque le panneau « plus de station service avant 40 kilomètres » vient d’être dépassé. Et il est possible de trouver le même bonheur  aujourd’hui à faire l’épicerie en étant seul-sans-enfants, qu’hier, quand vous alliez clubber à la boîte du coin de Pétanche-les-Alouettes.

Quand arrive le deuxième enfant, on est devenu un vieux sage, et on sait donc que :

  •  Il est correct de donner du pain pour acheter la paix pendant les courses.
  •  Et de faire miroiter l’achat d’un Kinder surprise au passage à la caisse.
  •  Laver les cheveux une fois par semaine est suffisant.
  • On peut à peu près tout faire avec un enfant de dix mois à condition d’avoir le cœur bien accroché et un parquet qui ne craint pas, comme la peinture, la pâte à sel et jouer aux dominos.
  • Et oui, un bébé de dix mois ça lèche la peinture, ça mange la pâte à sel et ça jette les dominos.
  • La réponse à la question «mais comment tu fais pour ne pas qu’il se salisse» est «je garde les yeux fermés».
  • On peut redonner un gâteau pour bébé jeté par terre, il suffit d’enlever les quelques poils collés.
  • Occuper son bébé avec les clefs de la voiture est une mauvaise idée. Tout comme les mouchoirs en papier, le sopalin, le carton du sopalin, les sacs plastiques. Une bouteille d’eau presque vide fait un jeu idéal le temps d’occuper le bébé pendant qu’on appelle le mécanicien pour qu’il vienne crocheter la portière ou arrêter le mode «panique».
  • Un bébé n’aime pas les jeux de bébé. Un bébé aime les chaussures crottées, les poils de chien, les tiroirs, les placards, les toilettes, la baignoire, les prises, les sacs à main, les perles et autres petits accessoires microscopiques des jeux de ses aînés. Les bébés aiment les emballages mais pas le jeu dedans. Le jeu dedans, c’est juste pour le bonheur des parents.
  • Une pochette glissée dans le sac à dos remplie d’une couche, de lingettes et d’un biberon fait un sac à langer idéal.
  • Un body manches courtes est un bon pyjama d’été.
  • Les robes ne fittent pas avec la marche à quatre pattes.
  • Les robes ne fittent pas avec le bac à sable, les jeux d’escalade, la course, la bagarre et les pique-nique. En bas de 8 ans, les robes ne fittent pas, c’est tout. Mais on leur met quand même parce que c’est full cute.
  • Un bisou guérit un bobo. L’arnica guérit un bobo, surtout sous forme de petites granules sucrés.
  • Un enfant peut volontairement se cogner pour avoir de l’arnica.
  • Un bébé a besoin de sortir, même à trois mois. Pour le bien de tous : enfants, adultes, oreilles, patience, baladez-vous le plus souvent possible.
  • Un bébé confond volontiers caresse et morsure/pincement/griffure/tout ça en même temps. A petit bébé, gros animal donc, au risque sinon de voir votre chihuahua transformé en putching-ball pour nouveau-né. Contrairement à ce que croit le peuple, un gros chien est souvent plus calme et doux qu’un petit. Et il fait un excellent poney.
  • Du papier-bulle peut amuser un groupe d’anniversaire entier. Pendant une heure.
  • Inutile de commander un plat enfant au restaurant en bas de trois ans. Une assiette suffit. Avec des fruits dedans.
  • Il y a des habits pour la maison et des habits pour la garderie (l’école). Un t-shirt Mickey décoloré fait un excellent vêtement de garderie. Les vêtements que votre mère offre doivent être cantonnés au week-end.
  • Le blanc n’est pas une couleur. Toutes les cours d’école savent ça et se chargent d’en mettre sur les vêtements offerts par votre mère.
  • Les lessives ont inventé le «plus blanc que blanc», l’enfant a choisi le «plus gris que gris».
  • Lorsqu’un enfant dort, il ne faut pas privilégier les machines, la vaisselle ou le repas. Il faut privilégier le sommeil, la décompression ou le plaisir entre adultes consentants. Un enfant dort peu alors il faut agir vite.
  • Le moment où l’on ressent le plus d’amour pour son enfant est lorsqu’il dort à poings fermés. Le sommeil est donc vecteur d’amour. CQFD.

La liste est longue et non-exhaustive… Qu’ajouteriez-vous?

-Lexie Swing-

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