Brèves de rentrée

Septembre est revenu, comme il revient, inexorablement, chaque année, et avec lui son lot de nouveautés. Voici quelques updates de ce qui se passe de ce côté-ci de l’Atlantique.

Les enfants sont de retour en classe

Ils étaient masqués et regroupés par niveau mais c’est officiel : les enfants sont de retour en classe! Après 14 jours de quarantaine, 4 demi-journées de camp et 10 jours sans (camp), c’est peu de dire qu’on était content que l’école reprenne. Le 1er septembre, on a lunché dans la plus parfaite solitude et le 3, on s’est carrément offert le restaurant. Il n’a jamais été si urgent de profiter de l’instant présent : certaines écoles ont déjà dû fermer leurs classes en raison de cas de Covid décelés parmi leurs élèves. Alors on a repris le modus operandi de l’année écoulée : chaque journée effective de classe en présentiel est une journée de gagnée.

Nouvelle rentrée, nouvelle job

Cette année, il n’y a pas que les filles qui faisaient leurs rentrées avec des nouvelles copines. Après un long courriel d’au revoir, j’ai également refermé la porte sur près de 5 ans passés en cabinet d’avocats pour rejoindre une équipe de chasseuses de tête. Beaucoup de télétravail, de la flexibilité, une chouette équipe (entièrement féminine) et de beaux mandats, il n’en fallait pas plus pour que je « fasse le saut ».

La Covid et nous

Depuis quelque temps, grâce à la vaccination, il n’est plus rare que l’on se retrouve entre copains, ou qu’on aille au restaurant. Les filles vont jouer chez leurs amis et nous pouvons nous rendre ensemble dans des lieux de culture ou d’amusement. Les mesures sont là mais nous vivons désormais avec une véritable vie sociale. C’est bien plus que tout ce que nous avons pu faire depuis 20 mois, puisqu’il nous était strictement interdit de recevoir des personnes en dehors de notre bulle familiale. Comme pour l’école, le mot d’ordre est Carpe Diem. On emmagasine les rires et les confidences, en espérant que tout ne se referme pas de sitôt.

Côté citoyenneté

16 mois que le processus est lancé et nous sommes presqu’au bout. Les cérémonies ayant été longtemps repoussées et des ressources du ministère ayant été réaffectées à la gestion de la crise afghane, nous sommes toujours en attente. Citoyens en 2021? Les chances s’amenuisent et il est déjà certain que l’on ne pourra pas voter aux prochaines élections qui se tiendront dans quelques semaines. Tant pis, ou tant mieux, cela aura au moins le mérite de rendre 2022 plus excitant !

Et vous, cette rentrée?

-Lexie Swing-

Les enfants, le confinement et nous

Alors qu’il y a suspicion de Covid-19 à la garderie, notre fille cadette est de retour à la maison. Depuis juin, nous avions en effet repris une vie plus normale, en tout cas plus facile : nous déposions notre fille aînée à un camp de tennis pour la matinée, notre deuxième fille à la garderie pour la journée, et nous retournions travailler de la maison. Le lunch se faisait en trio, avec le retour de B., et l’après-midi se passait globalement agréablement, avec les avantages que représente le fait d’avoir désormais une fille aînée de 7 ans et demi qui sait en partie s’occuper seule (surtout avec #pandacraft).

Ces deux derniers jours sonnent donc comme un retour en arrière. Il faut jongler entre les demandes des enfants, et celles du travail, entre les cris et les appels, entre le goûter et la visio-conf’ quotidienne, etc.

Malgré tout, après tous ces mois de slow-life, à vivre beaucoup tous les quatre, je ne peux que remarquer tout ce que cette parenthèse a eu de positif :

– J’ai eu le temps… de prendre le temps! Lorsque je termine à 16h30, je m’engouffre dans le train, rejoint ma ville, saute dans ma voiture, fais un crochet par la garderie, roule jusqu’à l’école, m’arrête à la boulangerie, sors les chiens, etc. Avec tout ça, je peux espérer déposer mon sac et mon manteau vers 18h. Or, depuis quelques mois, lorsque je termine à 16h30, je ferme mon ordinateur et … c’est terminé! Les filles sortent juste du goûter, les chiens ont été promenés plus tôt, la boulangerie a été visitée dans la matinée. 16h30, c’est généralement le temps où je lance « Mettez vos sandales, on va faire un tour au parc » (à la piscine, aux jeux d’eaux, en vélo, chez le glacier, etc.). La vie est moins rythmée, et on en profite!

Les filles se sont rapprochées. Quand ta soeur est le seul compagnon de jeu pendant trois mois, le choix est mince : soit ça s’entend, soit ça s’étripe! Si elles se sont souvent étripées, elles ont finalement aussi appris à jouer ensemble.

– J’ai beaucoup marché. Je conduis B. au camp de tennis à pied, je sors les chiens trois fois par jour, on rejoint les amis au parc, etc. Alors que Tempête sautillait devant moi sur le chemin du retour, après avoir déposé sa soeur au tennis, la réalité m’a sauté aux yeux : il fut un temps – et ce temps reviendra – où l’on jetait nos enfants au devant de tout, du camp, de l’école, de la garderie, de la playdate chez les amis. Jamais à l’heure, toujours en vitesse. Cela fait quelques mois que je n’ai plus vécu cette sensation, et elle ne me manque pas!

– J’ai découvert les gens que je côtoie sous un autre jour. Quand vous prenez des cours virtuels, que vous vous entretenez avec vos collègues alors que tout le monde travaille de la maison, ou que vous vous rendez au domicile de votre coiffeuse parce qu’elle a renoncé au bail de son local pour un temps, vous découvrez les gens différemment, sans costume, quoi que cela puisse signifier selon le contexte. Ça entraîne des discussions différentes et j’adore ça!

– J’ai profité de ma terrasse (neuve mais pas finie). Mon chum blague souvent sur le fait que je ne sors jamais dans le jardin, et c’est vrai. Rester dans la cour à ne rien faire, très peu pour moi. Désormais, je prends mes pauses sur la terrasse, je dévore quelques pages d’un bouquin allongée sur le transat ou je sirote un café les fesses vissées aux lames à peine posées, en regardant les geais bleus qui ont fait leur nid dans l’arbre au dessus de moi.

– J’ai passé du temps avec mon amoureux. Puisque nous travaillons désormais tous les deux de la maison, c’est lui désormais le collègue que je croise à la machine à café (et il en boit beaucoup). La bonne nouvelle, c’est qu’on s’entend bien (et en plus, on ne travaille pas au même étage).

– J’ai lu plus de livres en quatre mois que durant les 12 qui ont précédé. Je retrouve cette boulimie de lecture que j’ai connu enfant, quand je lisais partout, tout le temps, et surtout jusqu’à tard dans la nuit.

Et vous, ça vous a apporté quoi, cette drôle d’époque?

– Lexie Swing-

P.S. À l’heure où je publie – enfin – ces lignes, la suspicion est écartée et la môme de retour à la garderie!