People or not people? People!

Le deuxième roman de Lauren Weisberger./ Photo DR

A la bibliothèque, j’aime bien glaner au pif et mon panier s’en ressent. Je suis ainsi ressortie, la semaine dernière, avec « L’herbe rouge » de Boris Vian, une biographie d’Ella Fitzgerald et… « People or not people » de Lauren Weisberger. Au cas où le nom de l’auteure vous serait encore inconnue: elle est cette Américaine, ex-assistante d’Anna Wintour, qui une fois son job quitté écrivit « Le diable s’habille en Prada« , tiré de son expérience. Son premier roman à succès devrait d’ailleurs bientôt avoir une suite.

Deux ans plus tard, en 2005, sort donc « People or not people ». Moins de succès je crois, la lassitude peut-être puisque l’on reste dans le même esprit. Beth, jeune New-Yorkaise, quitte l’univers de la banque dans lequel elle s’ennuie ferme pour prendre un poste – servi sur un plateau d’argent par son oncle journaliste – dans l’événementiel. A elle les grandes soirées dans les lieux les plus trendy, les rencontres avec des stars, les paillettes, le clinquant.

Quand j’ai entendu parler du livre il y a quelques années, j’ai passé mon chemin. J’avais aimé « Le diable s’habille en Prada », assez fascinée par l’univers qu’il décrivait. Mais la petite campagnarde, récemment New-Yorkaise, qui devient la star incontestée des soirées de la grosse Pomme, c’était trop pour moi. Trop rêve américain. Trop Cendrillon aussi.

Je ne regrette pourtant pas d’être tombé dessus il y a une semaine. Je lis de temps en temps des romans de chick lit (« livres pour filles »), surtout en anglais (facile à lire, plein de mots usuels). Mais c’est vite fade et attendu. Le premier éloge que je pourrais porter à Weisberger, c’est sa façon d’incarner ses personnages. Beth est sympathique: pas prétentieuse, un peu paumée parfois (souvent), mais assidue à la tâche. Comme le commun des mortels elle en a vite sa claque des soirées mondaines et préfère le beau type discret à la star des podiums. Mais surtout, elle possède cette petite passion savoureuse: elle adore la littérature érotique, les fameux « Harlequin » dont Didier D. rapportait récemment les techniques d’écriture. Elle adore, au point de faire partie d’un « club de lecture ».

Le second éloge que j’ai envie de faire à l’auteure, c’est qu’elle écrit pour ses lecteurs. Point de cheminement tortueux: le beau type discret est là où on l’attend, le mec archi-connu est niais et vulnérable mais pas méchant, les amitiés sont solides et la famille de Beth attachante. Bien sûr que ce n’est pas du Proust, mais ça n’enlève rien aux qualités d’écriture de Lauren Weisberger. Je n’ai pas encore envisagé de lire « Sexe, diamants et plus si affinités… » qu’elle a publié ensuite – à cause du titre trop « Amour, gloire et beauté » sans doute – mais peut-être finirais-je par me laisser convaincre…

-Lexie Swing-

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