Viol collectif, barbarie: la jeune Indienne a succombé à ses blessures

Samedi matin, au réveil, les chaînes d’info en continu affichaient une triste nouvelle: « La jeune Indienne victime d’un viol collectif est décédée ». On passera sur la hiérarchie de l’information (vacances au ski, censure du Conseil Constitutionnel sur la taxe à 75% pour les très hauts revenus, puis seulement l’Inde), et on remercie Le Monde pour avoir choisi de traiter l’info en priorité. Dans l’article en lien, la jeune femme de 23 ans est dans un état critique, dans celui que je vous écris, nous avons dégringolé d’une marche supplémentaire: elle est morte. Elle est morte et la rage de l’Inde monte, montrant au monde une réalité que beaucoup ignoraient.

Le crime a été perpetré à New Delhi, la capitale indienne.

Le crime a été perpetré à New Delhi, la capitale indienne./ Photo KlausNahr

Comme l’expliquait l’Express hier, l’étudiante de 23 ans a pris le bus à New Delhi après une soirée ciné – comme n’importe quelle étudiante – où elle s’est retrouvée aux prises avec six jeunes bourrés – comme ça peut arriver à n’importe quelle étudiante – qui l’ont violée au fond du bus sans que qui ce soit intervienne malgré le fait que le bus ait été contrôlé à plusieurs reprises par la police sur son trajet – comme ça ne devrait arriver à personne. Ajoutez à cela que ses intestins, son vagin, etc, ont été atteints de multiples lésions parce qu’entre autres sévices ils l’ont pénétrée avec une barre de fer rouillée et on est au comble de l’horreur. Spectateur désemparé, on est assailli de questions: pourquoi la police n’a rien fait? Pourquoi le chauffeur du bus n’a-t-il pas réagi? Qu’est-il advenu du petit ami de l’étudiante? Pourquoi une autre jeune femme indienne s’est-elle suicidée vendredi, arguant que la police avait refusé d’enregistrer sa plainte pour viol? Quel est le quotidien de ces femmes? Ont-elles peur tout le temps? Evitent-elles elles aussi les rues sombres la nuit pour ne pas faire de mauvaises rencontres? Est-ce que leurs taxis sont sûrs? Se font-elles raccompagnés par leurs amis le soir? A quel point ont-elles peur? Et est-ce que la famille de cette jeune femme pourra un jour se dire qu’elle n’est pas morte en vain?

-Lexie Swing-

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