De retour

Waiting./ Photo Samson Benjamin

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Quand on est partis, les amis montréalais, le sourire au coin, nous avait prévenus : vous reviendrez épuisés. On est revenu pires que ça : malades. Malades, mais heureux. Dans l’avion qui plongeait sur l’aéroport de Montréal, baigné de lumière dans le soleil couchant, l’hôtesse penchée à notre hublot trépignait : que c’est beau toute cette neige! Vous venez en vacances ? Ça va être un beau séjour. C’est effectivement un beau séjour. Il dure depuis un an et demi. Mais là, on rentre juste à la maison.

En France, au milieu des rires, des cadeaux et de la fête trônaient toujours nos valises, béantes et débordantes. Combien de matins s’est-on levés en se demandant s’il nous restait assez de t-shirts ? Je suis presque sûre d’avoir porté les mêmes chaussettes deux jours de suite. Et que dire de notre grand absent : notre gros chien blanc, resté au bercail pour lui éviter les déboires d’un nouveau voyage en avion.

Nous n’étions qu’en transit, minutés, prêts à repartir, à sauter dans la voiture, à programmer le gps. Prochaine destination ? À quelle heure repart-on? Le rythme était donné, tambourinant.

Grâce au décalage horaire, nous avons fait traîner les soirées, et puis les grasses matinées. Même l’enfant s’y est mis, oubliant tous ses principes de lever aux aurores.

Vendredi, on a regroupé toutes nos fringues égarées dans la valise, retrouvant au passage quelques t-shirts disparus. On a compressé, pesé, laissé, repesé et réuni les cadeaux (90% pr Miss Swing) dans une seule grosse valise, débordante. Le vol a duré 8h, la faute aux vents tourbillonnants qui ont contraint l’équipage a monté plus au nord. Et puis nous avons atterri. Il était 17h, je me serais bien couchée là, en petite boule sur le tapis des bagages, pour commencer ma nuit, mais des responsabilités nous attendaient encore. Mister S. a conduit. Je me suis plaint pendant une heure. Il est allé chercher le chien. Je lui ai dit que j’allais sûrement mourir de fatigue. Il est rentré dans le garage. Je lui ai dit que j’allais me coucher, merci chéri, peux-tu t’occuper du chien/enfant/bagage/repas éventuels ?

 

C’était vraiment épuisant.

 

-Lexie Swing-

 

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4 réflexions sur “De retour

  1. Marie Kléber dit :

    Pas si facile que ça de rentrer. C’est surtout la fatigue qui prend le dessus…J’espère que tu auras pu te reposer un peu.

  2. petiteyaye dit :

    Quel chance d’avoir mister S… tu voudrais bien nous le prêter pendant ton hibernation ?! Bon repos à toi, bon rétablissement à mister S. et comme on dit ici « Bonne arrivée » !

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