Parentalité : ces vérités bien cachées

parent-enfantEn devenant parent, on découvre des choses incroyables. Je pourrais vous parler de l’amour fou – qui pour la moitié du monde n’arrive pas au premier regard malgré ce que la liqueur de certains articles vous déverse dans le gosier – et surtout un peu surréel qui finit par vous lier à cette petite chose que vous avez créée puis mise au monde. Je pourrais… Mais ce dont je voudrais vous parler, c’est du reste, de ces vérités qui persistent une fois le store d’Instagram baissé.

La première d’entre elle, la plus évidente, mais aussi la plus méconnue… C’est que le grand amour filial ne connaît pas de barrières. Pas même celle de la porte des toilettes. LE GRAND AMOUR BAVEUX ET PLEURNICHANT VA VOUS SUIVRE JUSQUE DANS LA SALLE DES BAINS. Et aucune menace, promesse ou gastro ne l’arrêtera.

Vous allez devenir un actionnaire majoritaire de Sopalin. La Société du Papier-Linge – c’est le nom à l’origine du mot Sopalin – ne vous remerciera jamais assez pour la quantité de vos achats. Et vous découvrirez alors avec stupéfaction que cela se vend par paquet de 30… paquet qui ne vous fera qu’une petite semaine. Que deviennent-ils? Le mystère demeure entier (mais il est probable qu’ils aient fondé un club avec les sucettes, également réputées introuvables après deux heures de succion intensive).

Les 8 heures de sommeil réputés indispensables par le comité des médecins bien intentionnés ne sont qu’hérésie. Un parent, ça peut fonctionner avec 4 heures de sommeil dans le cornet dont deux en position assise avec un nouveau-né coincé au creux du bras. CQFD.

Avoir un enfant d’une semaine autorise à se proclamer expert es-bambins difficiles. Tout le monde vous le prouvera. A commencer par votre voisine, votre boulangère et même cette parfaite inconnue croisée au détour d’une crise de terrible two sur le stationnement de Toys’r’us.

On ne comprend pas la moitié de ce que disent les mômes de moins de trois ans. Et on ne les comprend pas mieux lorsque ce sont les nôtres. Souriez, hochez la tête, dites « mais oui bien sûr chéri », sauf si l’enfant se trouve debout sur la commode de l’entrée. Méfiez-vous surtout, l’enfant se vexe vite et il a le lancer – de petites voitures – franc.

Le supermarché est un vrai lieu de villégiature. Pas de cri, pas de réclamation, la solitude, le bonheur total.

Il est physiquement possible d’avoir une conversation avec un autre adulte en présence d’enfants au restaurant si et seulement si trois conditions sont réunies : un parent tiers s’est dévoué pour surveiller la marmaille, il y a des frites au menu, vos voisins de table sont sourds.

Contrairement à l’idée reçue, vos noms de code ne seront pas Papa et Maman, mais Papapapapapapapapapapapa et MamanMamanMamanMamanMamanMamanMamanMamanMaman.

Le multitasking parental n’est que pure légende. On a tous contemplé, émerveillé, un parent occupé à discuter à bâtons rompus avec son aîné au sujet de la forme de crotte la plus répandue chez le chien adulte, tout en dansant la capucine avec fillette-du-milieu, la main droite berçant le cadet, tandis que la gauche débarrasse la table du dîner. ATTENTION – REVELATION. Il ne s’agit pas de multitasking. Il s’agit d’une méthode d’autodéfense du cerveau se déclarant en burn-out après avoir entendu le mot crotte lancé au milieu de Dansons la capucine, scandé pour la 29e fois en 3 minutes montre-en-main. Tel un écran de veille performant, le cerveau parental se met alors en zone grise, chantant du Nina Simone avec un fond de cigales en Provence. La face visible, elle, est parfaitement rodée, elle dialogue, elle essuie, elle évite la chute au petit dernier. Mais posez-lui une question, pour voir, une question TRICKY. Un truc comme « Quel est le prénom de fiston numéro 1 » et vous verrez, vous verrez… Dix contre un qu’il donne le nom du chien.

On donne toujours le nom du chien.

Il y a bien d’autres vérités que vous découvrirez en temps voulu, ou que je vous dévoilerai le moment venu. Ne pas trop en dire, c’est le secret de la perpétuation de l’espèce.

-Lexie Swing-

5 commentaires Ajouter un commentaire

  1. « On ne comprend pas la moitié de ce que disent les mômes de moins de trois ans. Et on ne les comprend pas mieux lorsque ce sont les nôtres. Souriez, hochez la tête, dites « mais oui bien sûr chéri », sauf si l’enfant se trouve debout sur la commode de l’entrée. Méfiez-vous surtout, l’enfant se vexe vite et il a le lancer – de petites voitures – franc. »

    OMG, tellement vrai! Avec Mark, ça donnait :

    « euh, il a dit quoi? Il a parlé chinois? »

    « Oui, tout à fait! » *prend un air supérieur »

    (alors que non, mais moi non plus, je ne pigeais pas tout du charabia définitivement en anglais)

    J’ai lu en gros ceci sur la parentalité : « being a parent teaches you a lot about yourself and fuck all about much else. » Je trouve ça assez vrai!

    1. lexieswing dit :

      Ah ah ah, c’est très vrai! Le plus drôle étant quand tu essayes de t’appuyer sur un autre parent et qu’il est aussi perdu que toi. Le petit pincement de bouche caractéristique… Et tu fais répéter mais toujours pas…

  2. Marie Kléber dit :

    Extra! Vous aussi vous avez le droit au lancer de petites voitures – pas ce que je préfère!
    Ce avec quoi j’ai vraiment du mal c’est la pause pipi interrompue 10 fois en 20 secondes…

    1. lexieswing dit :

      Oh boy, qui aurait pensé qu’on pourrait plus pisser tranquille ?! ;)

  3. Jeune Lady dit :

    Oui, les beaux noms de code :)

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