Le harcèlement est-il l’apanage des hommes?

Il y a peu, j’ai publié cet article dans lequel je partageais un de ces Ted Talks dont je suis désormais fan et reprenais une idée que j’ai faite mienne : le harcèlement est avant tout le problème des hommes. Par cette idée, je voulais signifier deux choses : que les victimes (les femmes dans mon article) arrêtent de porter sur leurs épaules la responsabilité d’un acte qu’elles avaient subi; et que les hommes, comme groupe identifié, prennent position en s’opposant aux gestes et comportements commis par d’autres hommes, au lieu de se contenter de hausser les épaules en se targuant de «n’avoir jamais eu un tel comportement».

Lorsque les nombreuses affaires (Weinstein, Rozon, Salvail, maintenant Spacey, Archambault…) de harcèlement, voire d’agressions, sont ressorties, le comportement des hommes dans leur ensemble a commencé à être discuté, débattu partout. Et certains hommes, ceux qui nous entourent, nos amis, nos collègues, nos amoureux, nos frères, cousins et pères, ont alors commencé à s’interroger : avaient-ils déjà eu, malgré eux, un comportement indésirable ?

Cependant, c’est à l’occasion d’un échange de courriels avec une connaissance (homme) que j’ai commencé à me poser moi-même des questions. Mon ton était-il correct? Est-ce que je faisais des remarques, voire des blagues, qui pouvaient l’indisposer? J’avais dans ce cas «l’avantage» de l’âge et j’étais en position d’autorité. Dans le doute, j’ai jugulé mon instinct prompt à blaguer sur tout, et j’ai mesuré mes propos. Mais cette prise de conscience m’a amené à une autre introspection. Avais-je déjà mis mal à l’aise quelqu’un par mes propos ou mes gestes ?

De fait, on se déresponsabilise parfois de certaines choses, à commencer par la manière dont on agit avec l’autre sexe. Parce qu’il est vu justement comme le sexe fort. Mais fort ne veut pas dire que l’on ne peut pas être impacté psychologiquement par le comportement de quelqu’un. Cela ne veut pas dire non plus que l’on est indifférent aux mécanismes supérieure/subalterne. L’accession (Dieu merci) croissante des femmes aux postes à responsabilités tend à changer la donne.

Depuis que je suis plus grande (qui a dit âgée?), je prête de plus en plus attention à ce que je dis ou aux gestes que je pose. En y réfléchissant, et même si je ne crois pas avoir eu jamais un geste ou une parole déplacé(e) avec un collègue, je me suis toujours déresponsabilisée vis à vis de ce type d’attitude. Et je suis même assez certaine qu’adolescente, un comportement insistant, qui me serait apparu comme proche du harcèlement chez un gars, me serait apparu comme naturel chez moi. Because it’s what men want, right?

Je trouve que le sujet mérite réflexion. À côté de cela, pour aborder un autre angle du problème, j’ai commencé à regarder les comédies romantiques avec plus d’attention. J’avais lu que c’est un cadre dans lequel on prône typiquement une forme de harcèlement (mais qui finit toujours bien). Et c’est vrai ! J’ai été étonnée de constater ça. L’insistance, la personne qui n’en a cure des refus, d’être repoussée, est vu finalement comme quelque chose de positif. C’est la forme relationnelle du « ne te laisse jamais décourager par un non » tel qu’on le voit en business. Dans le monde des affaires, être celui ou celle qui ne prend jamais un « non » pour acquis est une qualité. Dans les relations sociales, le point de vue est tout autre. Pas évident de faire la différence lorsque l’on baigne dans certains milieux…

Et vous, qu’en pensez-vous? Il y a matière à débats, n’est-ce pas ?

Au terme de toute cette réflexion, je me suis finalement sentie très fatiguée. Dommage que l’on ait atteint un point où il est devenu si difficile d’interagir avec les autres. Nous n’avons jamais eu autant d’informations sur nos sociétés et n’avons pourtant jamais été aussi perdus qu’aujourd’hui.

-Lexie Swing-

ps: Svp relisez plusieurs fois si vous êtes en colère à la fin de cet article. Je ne dis pas, à aucun moment, que les femmes victimes sont responsables de ce qui leur arrive. Absolument pas, je n’évoque même pas ce sujet là. Je m’exprine seulement en tant qu’individu qui ne s’est jamais demandé si elle avait toujours eu un comportement adéquat et qui réalise qu’elle a probablement empiété sur la bulle d’autrui en étant parfois trop insistante. 

 

17 commentaires Ajouter un commentaire

  1. aylyon dit :

    :)
    J’aime!!!
    Pour ma part oui j’ai eu des comportements qui tenaient du harcèlement…. au lycée! Mettons que la limite entre «romantisme» et «tu vas carrément trop loin» j’ai eu conscience de l’avoir dépassée. Ce qui m’a rassurée en fait même c’est d’en avoir eu conscience. Je me dis que finalement quand on a un comportement déplacé on peut aussi s’en rendre compte et pas recommencer. Après pour le reste j’évite autant que possible les contacts avec qui que ce soit :D donc bon…
    Mais c’est super aussi de poser cette question, mes frères se sont parfois fait harcelés, dérangés par des femmes et j’en ai été témoin (je me suis pris quelques insultes au passage) c’est peut-être moins souvent physique mais ça n’en reste pas moins que mes frères qui ne sont pas des demi-portions (et franchement, je ne les aborderais pas dans la rue!) en ont été, je ne dirait pas choqués mais ça n’avait rien de plaisant. Et non, tous les hommes ne sont pas émoustillés devant la moindre fille qui se jette à leur tête…
    Sans compter le stéréotype d’hommes noirs (ou n’importe quoi qui paraisse exotique à la personne en face hein) et de filles qui veulent «essayer» et te le sortent de manière assez crue dans la rue…

    1. aylyon dit :

      oh mince en y repensant… j’étais bien plus vieille que ce que je croyais…. pas seulement au lycée… :(

  2. ptitecarotte dit :

    Je trouve cela chouette de se poser aussi la question en tant que femme… Mais la société patriarcale assoie fondamentalement le harcèlement des femmes : l’objectivation des femmes, la culture du viol, la valorisation de comportements harceleurs dans la pop culture… tout cela pose un cadre, et le harcèlement est une manifestation d’un système social .
    Pour répondre à ta question de titre, à mon sens, Oui une femme peut être harceleuse, mais le harcèlement en tant que mécanique sociale est l’apanage des hommes.
    C’est exactement le même retournement intellectuel que certains font avec le racisme : alors que non et non, il n’existe pas de racisme anti-blanc.

    1. aylyon dit :

      Ben si il existe du racisme anti-blanc.
      Je ne sais pas qui dit qu’il n’existe pas mais il existe bel et bien. Moins en occident dans les pays majoritairement «de Blancs» mais ça n’en est pas moins du racisme.
      Là où il y a une différence il peu y avoir du racisme des deux côtés il ne faut pas non plus l’oublier et être aveugle.
      Puis la culture du viol et l’objectification n’est pas totalement absente non plus pour les hommes, ou c’est moins fréquent et oui ce n’est pas la norme… en ce moment. Mais de toute façon plus que homme-femme ya un gros problème de ne voir que les gens pour assouvir ses désirs et pas comme des gens justement.

      1. ptitecarotte dit :

        Le racisme structurel ne touche pas les Blanc. Nous sommes dans une société dominée par les Blancs (et les hommes), les Blancs ne subissent pas de discriminations. Oui il peut y avoir des actes isolé anti blanc, mais ce n’est pas un mécanisme social, ou un système de pensée de hiérarchisation de l’être humain.
        Et non désolée de même, il n’y a pas de culture de viol pour les hommes,ni d’objectivation des hommes. .
        Ce n’est pas être aveugle, ce n’est pas oublier ou nier que que cela peut arriver, mais on parle là de concepts sociaux, de mécanismes qui régissent nos sociétés.

      2. aylyon dit :

        Euh pas «racisme structurel» ne veut pas pas dire «pas de racisme».
        Et oui je persiste il y a autant de racisme que de «différences». Et disons que c’est comme certains courants qui sont vus comme extrêmes ou limités. Que ce ne soit pas une norme ne veut pas dire que ça n’existe pas. Et qu’il n’y a pas que la discrimination en publique, comme l’accès au travail ce genre de choses.
        Et je suis désolée mais non ce n’est pas du racisme isolé. Et oui on hiérarchise par la couleur de peau. Par exemple personnel je suis très métissée. Et du rejet, de la discrimination j’en ai vécu à cause de ma peau «trop claire». Et pour moi le pire c’est encore que ce soit souvent «justifié» par le fait qu’il y ait du racisme et de la discrimination contre… (et on insert ce qu’on veut) et que du coup on appelle pas ça du racisme, mais de la «méfiance» et autres termes pour atténuer.
        Pas d’objectivation des hommes??? Euh les toys boys c’est quoi?
        Et oui le corps des hommes comme juste objet sexuel et de désir existe.
        Je parlais du fait que ce soit lié à la discrimination, au racisme. Et j’ai un problème avec le fait de voir des choses et de dire: tant que c’est pas un phénomène de société ben c’est moins important. Pour moi c’est important de se rendre compte aussi que ce sont peut-être ce genre de détails qui à la base on mené aux dérives que l’on vit aujourd’hui. Toutes les sociétés n’ont pas toujours eu la culture du viol par exemple, ça a bien commencé par quelque chose. D’où le «ne pas nier».
        Et ouiiiiiiiii je parlais du romantisme plus haut, parce que pour filles ou garçons, je ne sais pas si tu as regardé beaucoup de films «romantiques» qui nous vendent quand même (du rêve) mais aussi associe des comportements vraiment discutables au sacro-saint romantisme… un peu comme les films porno quoi mais en plus soft.

  3. ptitecarotte dit :

    je comprends ton point de vue mais je ne suis vraiment pas d’accord. On ne peut pas tout comparer, mettre sur le même plan. C’est du coup valider, ou accepter le discours masculiniste.
    Quant tout dans la société va dans le sens d’une domination à travers différents mécanisme, oui c’est plus important car cela implique la reproduction sociale de cette domination.

    et je suis complètement d’accord avec toi pour les comédies romantiques (j’en ai bien vue plus que de raison), mais je ne comprends pas pourquoi tu le remets dans la discussion, cela contredit quelquechose que j’ai dit plus haut?

    1. aylyon dit :

      Je parlais des comédies romantiques surtout pour le fait que que ce soit pour les hommes et les femmes, ça mettait en avant certains comportements vraiment vraiment vraiment…. oui discutables.
      Enfin… j’avais une logique dans ma tête mais j’ai peut-être oublié d’écrire un passage.

      Je ne vois pas sinon en quoi reconnaître qu’une chose existe c’est valider quoi que ce soit. Le fait de reconnaître que l’homme aussi peut être érigé en objet ça ne fait pas de moi quelqu’un qui valide le masculinisme, c’est juste un fait.
      Puis ce n’est pas nouveau. (Puis c’est mal me connaître… mais c’est vrai on se connaît pas :D )
      Puis je trouve ça intéressant dans le processus d’éliminer les comportements indésirables de ne pas les reproduire à l’inverse ou de ne pas être trop confortable en se disant que celui qui est opprimé ne peut pas devenir l’agresseur.

      Par exemple: un type m’a déjà suivi depuis le boulot jusqu’à chez moi. Il a été insistant j’ai dû me montrer très claire pour qu’il me laisse tranquille.
      Mais j’ai déjà aussi suivi un type qui n’avait rien demandé jusqu’à chez lui, lancé des «blagues» auquel il a plus ou moins répondu, puis j’ai amené des copines avec moi pour MA sécurité.
      Puis je ne vois pas la différence entre les deux.
      Puis en y pensant je me dis que finalement les deux sont un comportement inapproprié, point final.
      Puis je n’aimerais pas qu’on me dise que moi c’est pas si grave mais que le type qui m’a suivie, lui, c’est un connard.

      Je comprends parfaitement les nuances à apporter, et le fait de distinguer aussi ce qui est admis, le mécanisme de la société (qui n’est pas devenue patriarcale du jour au lendemain non plus hein…) etc… mais voilà quoi. J’aime bien qu’en tant que femme on puisse aussi se poser des questions sur notre propre comportement.

      1. lexieswing dit :

        Je note cette dernière phrase « j’aime aussi le fait qu’en tant que femme on puisse se poser des questions sur notre comportement » je trouve ça très vrai

      2. aylyon dit :

        On te pourri ton blog en discussion fleuve :D

      3. ptitecarotte dit :

        Encore une fois ce n’est pas le problème de reconnaitre, mais de donner autant de place. Pardon pour la comparaison, mais c’est donner autant la parole au propriétaire de plantation en période d’abolition de l’esclavage qu’à son esclave.
        SI les femmes sont objecitifés, disons à 80% du temps contre les hommes à 6% (ratio à la pelle tout droit sortit de ma seule et unique vision) , je ne voit pas bien l’intérêt de dire « oui mais les hommes aussi le sont » car cela tend à faire croire à une égalité des rapports.

        Je pense qu’en fait notre différence est peut-être la place que l’on donne aux rapports de domination. Pour moi il est essentiel de les replacer, toujours, au centre quand on parle de tous les ressort de la société patriarcale et raciste. Car trop de gens n’ont pas conscience des ces rapports, J’ai l’impression que beaucoup pense qu’on est dans des sociétés égalitaires dans le fond, qu’il n’y a qu’un travail à faire au niveau de l’individu. Oui, bien sûr, mais pas que. Il me semble capital pour le bien de notre évolution sociale de reconnaitre comment en tant que société on pérennise ou pas le sexisme et le racisme. C’est pour cela que #metoo est absolument capital -et tout de même tu admettra qu’à l’heure actuelle qu’il ne pourrait y avoir de phénomène #meetoo à l’encontre de femmes non?).

        et évidement amen à se poser des question sur son propre comportement, que l’on soit femme, homme ou hamster. J’espère que viendra un temps où ses questions-là seront épurées de tout rapports sociaux de domination. Mais on est loin.

      4. aylyon dit :

        Ben oui… je crois que le truc c’est que le côté homme-femme-animaux-enfants j’aimerais qu’on passe au-dessus pour juste se respecter les uns les autres, point. Non c’est vrai, je trouve ça fatiguant de devoir élever la voix pour les uns et les autres parce que le respect de base n’est pas là.

        Après ce n’est pas le but de diluer le débat, puis je ne vois pas en quoi se poser soi-même les questions c’est un mal. Au contraire, je trouve que pour arriver à un dialogue constructif, à des résultats durables et à une totale compréhension les uns les autres c’est aussi bien de se remettre en question.
        Enfin disons que c’est moins un «mais les hommes aussi» qu’un mais plus un «tant qu’on y est, est-ce que moi aussi je contribue à un climat malsain»

        Mais enfin clairement oui le #metoo est essentiel et oui le fait de voir et de se rendre compte des rapports de domination.
        Après oui peut-être qu’aussi j’ai du mal à envisager que certaines personnes remettent en question qu’il y a domination, qu’il y a des «privilèges», qu’il y a du racisme etc… j’en connais pas assez :D

  4. C’est pas tout à fait dans le sujet parce que cela ne concerne pas le harcèlement, mais j’ai pris conscience que parfois, j’abondais dans le sens de stéréotypes que je déteste pourtant : celui des hommes incapables de faire des tâches ménagères ou de s’occuper d’enfants.

    Combien de fois, avec des amies, on a pu rire des bêtises de gars « qui savent pas mettre une couche », « qui savent pas y faire avec les gamins », « qui savent pas nettoyer un truc »? Combien de fois j’ai pu féliciter un papa de garder sa fille alors que je n’irais pas dire la même chose à une maman?

    À un moment, quand Mark était bébé, j’ai pris conscience que je racontais des conneries. On fait toutes et tous les choses différemment, mais faut arrêter : les mamans ne sont pas nées pour certaines tâches et les hommes pour d’autres. Tout s’apprend, tout se travaille.

    Bref, depuis je me bats contre le stéréotype de l’homme-incapable-de-faire-quoique-ce-soit-sinon-jouer-avec-ses-enfants.

    Et si pour la harcèlement, on pouvait se dire, nous les femmes, que les gars ne sont pas des pénis sur pattes qui ne pensent FORCÉMENT qu’au sexe? Ça n’enlève rien au fait que le harcèlement EST un problème et qu’IL Y A des victtimes. Mais je veux aussi changer mon comportement de femme.

    1. lexieswing dit :

      C’est exactement ce que je pense. Voir autant de femmes raconter leurs expériences, mais surtout autant d’hommes (proches de moi) s’interroger sur leur propre comportement, m’a fait prendre conscience que j’avais certainement mis mal à l’aise des gens, des gars, moi aussi. Par nature je déteste le silence, les non dits. Je préfère une vérité difficile qu’un mur de silence. Cependant certaines personnes, certains gars notamment, ont tendance à garder le silence. Combien de types j’ai pu harceler alors, un gars qui avait rompu « sans raison », un autre qui n’avait pas rappelé. J’appelais tous les jours, je laissais des messages. Si un gars me faisait pareil je le bloquerais, je dirais que c’est un taré, je dirais qu’il me harcèle. Moi je me trouvais légitime, je ne voyais pas le pb. Je suis contente de cette campagne contre le harcèlement car ça me libère doublement en tant que femme : ça m’autorise à la fois à parler du harcèlement que j’ai pu subir, mais ça me responsabilise aussi, ça me met fasse à mon propre comportement t

  5. mamanlouna dit :

    Réflexion très intéressante ! Merci !
    Et je file écouter écouter la TED conf !

  6. J’avoue qu’ado j’ai peut-etre aussi ete un peu loin a vouloir une reponse, meme si rien de bien mechant. Et j’ai du rappeler a une ou deux copines qu’elles allaient un peu loin. Et d’ailleurs, c’est un autre debat, mais pour moi la montee du feminisme doit aussi s’accompagner d’une redefinition du masculin. Bref, oui au niveau individuel je ne doute pas que nous avons tous eu a un certain moment des gestes ou des paroles malheureuses et c’est important de se remettre en question. Mais pour moi les hommes ne sont pas soumis a la meme pression et leur valeur ne depends pas de leurs abdo alors que souvent celle d’une femme oui… Le contexte societal est tel que la femme est en permanence (ou presque) objectifiee et cela donne plus de poids a une reflexion a leur encontre.
    Bref, petite carotte le dit tres bien plus haut « Mais la société patriarcale assoie fondamentalement le harcèlement des femmes : l’objectivation des femmes, la culture du viol, la valorisation de comportements harceleurs dans la pop culture… tout cela pose un cadre, et le harcèlement est une manifestation d’un système social .
    Pour répondre à ta question de titre, à mon sens, Oui une femme peut être harceleuse, mais le harcèlement en tant que mécanique sociale est l’apanage des hommes. »

  7. Comme pour tout, il y a « à boire et à manger ». Dans les cas de violences conjugales, il y a aussi des hommes battus (mais qui n’osent souvent pas le dire), il y a même eu des campagnes dans le métro de Bxls avec un numéro d’appel pour les hommes battus. Je pense juste que le harcèlement/le fait de maltraiter qqun a différentes manifestations suivant que c’est un homme ou une femme qui le fait subir. Et que dans notre société on aura plus tendance à traquer un homme qui harcèle/maltraite une femme que l’inverse. Mais surtout pcq qu’on est orienté sur le fait que les hommes sont forts et les femmes faibles et donc d’office, le fort attaque le faible. Et on n’imagine pas l’inverse. Pourtant les femmes peuvent être terribles niveau harcèlement aussi, un ami a eu les pires ennuis du monde pour quitter une ex-copine qui l’appelait en permanence, l’inondait d’e-mail et de SMS… Puis n’oublions pas que le harcèlement n’est pas forcément inter-genre, une femme peut harceler une autre femme et un homme un autre homme… Il n’y a pas que le harcèlement sexuel, le harcèlement moral peut aussi faire des dégâts importants !

    Ceci dit, dans une société respectueuse où homme et femme sont égaux, le harcèlement ne devrait pas exister…mais ça c’est chez les bisounours ! Malheureusement.

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