Un jeudi en rose { Cancer du sein }

breast cancerUne fille de mon entourage m’a annoncé il y a quelques jours son cancer du sein. Pour moi, elle n’est qu’une connaissance. Mais je garde contre mon cœur son regard effaré (j’étais dans les environs alors qu’elle venait de l’apprendre, c’est donc à moi qu’elle l’a dit).

Ça ne me quitte plus vraiment. Ce serait vous mentir de vous dire que ça ne m’a pas fait réfléchir sur ma propre condition (nous avons à peu près le même âge) mais je refuse d’accaparer sa souffrance. Depuis, je cherche comment l’aider, lui témoigner mon soutien de façon non envahissante, à l’image de la simple connaissance que je suis pour elle.

Et c’est à elle que j’ai pensé lorsqu’on m’a abordé il y a quelques jours pour me parler d’un événement organisé en soutien à la lutte contre le cancer du sein. Triste ironie, elle a appris son diagnostic en plein octobre rose, ai-je alors réalisé.

L’événement en question est pour moi une belle façon de parler de la maladie en l’imposant aux yeux du monde. Car cette maladie ne définit personne, par contre elle touche n’importe qui. Une commerçante, une voisine, un oncle même dans mon cas. Elle touche au plus près et au plus loin de soi, et oui, elle nous touche directement aussi parfois. Et en y réflechissant bien, en ajout à tout ce que représente déjà la maladie, il y a ce sentiment d’exclusion fort qui s’installe parfois malgré nous, malgré la personne qui annonce une maladie, malgré son entourage qui lui souhaite bien sûr le mieux.

Et je l’ai trouvée jolie, cette initiative, installée au sein du food court (l’étage des restaurants rapides) du centre commercial Montréal Trust. Des tas de femmes riaient, se coiffaient, se faisaient maquiller assises sur des chaises prévues pour l’occasion. Le tout au milieu des gens attablés, qui observaient ou ignoraient, mais ne pouvaient rester parfaitement indifférents à tout ce qui se tramait . J’ai trouvé ça joli, oui, de mêler ainsi la maladie et le quotidien, de forcer la prise de conscience.

Ainsi, jeudi dernier, des femmes étaient notamment maquillées et apprenaient à nouer de façon travaillée des foulards sur leur tête. Pour se réapproprier leur beauté et leur physique, des choses importantes et qu’on a tendance à parfois laisser de côté quand on est malade. Un atelier montrant des soutiens gorges adaptés à des poitrines ayant subi une ablation était également organisé.

Femmes, maquillage, coiffure, soutien-gorge, cela paraît cliché, oui. Et en même temps, cela peut être si important. Les commentaires bien-pensants crieront au scandale en soulignant qu’on néglige les hommes – une part oubliée des victimes du cancer du sein – et tous les autres aspects de la maladie. Mais moi, je suis d’une nature bonne joueuse. J’ai envie de te dire : commençons quelque part.

Demain, jeudi 20 octobre, le niveau jardin de Montréal Trust accueillera donc une nouvelle édition de cette sensibilisation, qui mettra en vedette les bienfaits thérapeutiques de l’art avec du body painting et des créations gratuites de mandalas et de messages positifs. Jeudi 27 octobre, l’événement aura pour thème la littérature. A noter qu’une exposition est visible en tout temps. Y serez-vous?

Montréal Trust, niveau jardin, les jeudis 20 et 27 octobre, entre 11h30 et 13h30. Plus d’informations sur la page dédiée de Montréal Trust.

 

-Lexie Swing-

 

Crédit photo : Sandra Marek

Suivre des cours de sport au YMCA

Prenez une vingtaine de filles, de femmes. Toutes shapes, toutes couleurs de peau. Tout âge aussi. Elles regardent toutes un peu éberluées la prof qui rebondit devant elles. Laissez-vous aller, les conjure-t-elle. Dansez. Marchez. Ecoutez le rythme. Amusez-vous. Pour qui vous dansez? Faites-le pour vous. Faites-le pour votre corps.

Photo Julieleone

Alors, doucement, les corps se mettent en route. Les pas s’enchaînent. Les femmes s’entrecroisent. Le cours avance et l’on oublie le miroir. On oublie même de copier la prof. Sa voix amplifiée par le micro rythme les mouvements. La musique est forte comme dans une boite de nuit. On se rend à peine compte de l’attroupement qui s’est formé derrière la vitre pour observer cette insolente liberté. Il y a cette brune aux cheveux tressés qui danse à mouvements lents, et cette autre, 50 ans au compteur, aux gestes plus mécaniques. Il y a les habitués, arborant les chandails du club et les réflexes millimétrés. Et celles qui, comme moi. débutent juste et tente désespérément de se fondre dans la masse.

(Trois semaines plus tard)

Hier, c’était mardi. Et le mardi, c’est donc Nya/Groove. J’ai fait du twist, des pas de rock, et j’ai défilé face à face avec moi même dans un déhanchement incroyable. J’ai mimé une pose, trois fois, et kické en position trois (la plus haute) (enfin je crois). J’ai ensuite tenté de remplir l’espace avec mes bras tandis qu’une fille passait devant moi en faisant des entrechats. Et puis, un riff s’est imposé dans la chanson et la prof a crié : AIR GUITAR.

On était probablement le meilleur band de la rue à c’t’heure. La semaine dernière, on était plutôt des pianistes. J’ai improvisé un solo incroyable.

Ce genre de cours, j’y ai assisté déjà plusieurs fois, et de nombreux autres sont notés sur ma liste. Un lunch sur deux, je saute ma pause et m’engouffre dans l’immeuble de la Rue Stanley, le YMCA Centre-Ville, pour assister à un entraînement d’une heure.

Ce qui m’a attiré là : l’envie d’en découdre avec moi-même, de me gonfler d’énergie, de me redonner du souffle. La salle est voisine de mon bureau et j’avais atteint ma limite à arpenter tous les midis les boutiques des environs. Je voulais allier l’utile à l’effort et à l’agréable.

J’ai repoussé un an durant, je n’étais pas sûre que ça méritait l’investissement. Mais je ne regrette pas un seul instant.

J’ai tenté le spinning, avec une prof sortie d’un magazine, insolemment superbe. Et j’envisage le bosu, le pilates et même quelques longueurs de piscine ou de l’aqua-biking.

Il y en a pour tous les goûts. J’aime bien me connecter le matin sur le site internet et faire défiler les programmes pour voir ce qui est planifié sur mon heure de lunch. Je trouve ça enivrant ce choix, cette possibilité de faire plutôt de la Zumba, ou plutôt du Kick-Boxing, comme ça, sur un coup de tête.

Et vous, vous avez testé le gym (comme on dit chez nous :)) ?

 

-Lexie Swing-

 

Crédit Photo : Julieleone

Etiquettes mignonnettes

L’an dernier, à la même époque, B. poussait la porte de sa nouvelle garderie. Une vraie rentrée pour ma deux ans et demi, avec tout ce qui va bien : nouveaux vêtements, nouvelles chaussures et nouvelles fournitures. La veille du jour J (je suis le genre de personne qui s’y prend à l’avance vous remarquerez), j’ai convoqué Facebook pour une réunion au sommet : «où pouvais-je trouver de belles petites étiquettes faciles à poser pour mes deux mains gauches et mon fer à repasser?».

Etiquettes Ludilabel./ Photo DR Lexie Swing

Etiquettes Ludilabel./ Photo DR Lexie Swing

Comme la team Française a été plus rapide à répondre que la gang Canadienne, c’est une entreprise toulousaine qui a gagné le droit de me fournir mes belles étiquettes (et de supporter mes dix-huit changements d’avis): Ludilabel. Reçues en quelques jours à peine, elles m’ont permis d’identifier les vêtements de Miss Swing avec à peine une quinzaine de jours de retard (non, je n’ai pas eu le goût de sauter sur mon fer à repasser dès le colis reçu, ça m’a pris quelques jours de négociation avec moi-même). Comme je n’avais pas beaucoup de choses à identifier, j’ai choisi un petit kit d’étiquettes thermocollantes pour vêtements mais il existe aussi des packs incluant des étiquettes pour objet (j’imagine que mon fer à repasser n’est pas le bienvenu à ce stade) comme le pack crèche (entendez garderie pour les Québécois) ou maternelle et école.

Le procédé est ludique : tapez le nom, choisissez une police, une couleur de police, une couleur de fond et une petite illustration pour aller avec. «À mon époque», une seule illustration était possible (ou alors je suis passée à côté de quelque chose, comme ma clairvoyance, ce qui n’est pas exclu) mais désormais c’est par gang de trois qu’elles s’ajoutent à vos étiquettes (à tour de rôle, pas de jalouses).

Ma belle et féroce E. a ainsi hérité d’un lion a-do-rable parce que je me suis sentie obligée de lui faire aussi des étiquettes même si elle n’avait que 10 jours à l’époque (mais j’étais ravie d’écrire son nom entier quelque part et encore plus de le voir apparaître sous mes yeux par retour de colis quelques jours plus tard!).

Les copines françaises m’avaient également recommandé c-monetiquette.fr à l’époque, sur le même principe.

Côté Québec (go achat local), je sais que Colle ton nom à la cote, tout comme C’est à moi. Personnellement j’ai une petite préférence pour Colle à moi que je testerai sûrement à une prochaine rentrée, j’ai un vrai faible pour leurs jolies illustrations.

Et vous, vous identifiez? Je sais qu’il y a des réfractaires à l’identification qui font fi des sourcils froncés de la directrice et des mots trois fois soulignés dans le carnet. Mais pour les autres? Envoyez vos bonnes adresses!

-Lexie Swing-

Un tour de Montréal une bière à la main

À l'Amère à Boire./ Photo Montreal Craft Beer Tours

À l’Amère à Boire./ Photo Montreal Craft Beer Tours

Avec 6 en fait, et principalement dans le quartier Latin. C’est ce que mon père, féru de bières, et moi, toujours prête à picoler à 13h un samedi, avons fait il y a quelques semaines, pour célébrer son anniversaire.

Pour ce faire nous avons rejoint l’organisation des Montreal Craft Beer Tours ou Visite des brasseries artisanales de Montréal, que je lorgnais depuis mon arrivée au pays de l’érable. Notre point de rencontre, le pub Le Saint-Bock, sur Saint-Denis.

Au menu, une famille québécoise, un guide diplômé en philo et en fin goût pour la bière et des tas de bonnes choses. La première étape a été l’occasion de découvrir deux bières artisanales et de les accompagner d’une poutine savoureuse avec sauce à la bière.

Après un arrêt devant la fresque dédiée au poète Borduas, et un autre au coeur de la Grande Bibliothèque pour évoquer la Révolution tranquille, nous avons repris la route pour étancher notre soif un peu plus haut sur Saint-Denis, à l’Amère à Boire.

Le gravlax de boeuf y accompagnait une Hefeweizen, puis le fromage s’est trouvé à l’honneur en compagnie d’une bière dont le secret et la levure ont été importés directement de la belle République Tchèque.

La suite de la balade permet de digérer ce petit plat de résistance. Place des Arts, le festival Juste pour Rire bat son plein et le soleil est écrasant. Et si on se faisait une petite bière? Ce n’est pas une, mais bien deux bières que l’on nous propose alors au Bénélux : une IPA et une Imperial Stout. Le (gros) plus, c’est l’accompagnement : des pistoles de chocolat Valrhona. Les Français apprécieront… J’ai ainsi pu saisir la saveur (me rouler par terre) du chocolat «blond». J’ai dû être suffisamment convaincante (me rouler par terre, encore) dans mon appréciation de ladite pistole car les autres convives m’ont laissé le dernier morceau.

Je n’attendais rien de particulier de ce tour, à part l’espoir que mon père, buveur de bières averti, apprécie. Non seulement ce fut un carton plein de ce côté mais j’ai moi aussi apprécié chacune des bières proposées, les explications et les histoires. Je n’aime rien tant que les anecdotes et mélanger Histoire, bières, poutine et chocolat blond restera pour moi une expérience mémorable.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site du Montreal Craft Beer Tour.

-Lexie Swing-

 

Pause au spa Balnea de Bromont

Spa Balnea de Bromont./ Photo DR Lexie Swing

Spa Balnea de Bromont./ Photo DR Lexie Swing

Le jour de mon anniversaire, 5 enveloppes m’attendaient. L’une d’elle contenait une belle promesse : une demi-journée au Spa Balnea de Bromont, dans les Cantons de l’Est avec massages et accès aux bains.

Le lieu est enchanteur, accessible au bout d’une longue piste. Les bains donnent sur le lac en contrebas et une partie du lieu dédié aux massages est niché dans une petite maison en pierre que l’on rejoint grâce à une passerelle de bois.

Les bassins sont extérieurs et offrent les possibilités habituelles de ce type de spa : bain chaud, jets massants, cascade et bain glacé… Mon petit coup de coeur : la salle de repos, avec des petites alcôves de bois à l’extérieur desquelles on accroche une lanterne pour signifier sa présence…

Le 8 avril, il neigeait. De quoi déprimer tout Québécois en recherche de la chaleur printanière mais donner à cette journée une ambiance spéciale.

./ Photo Balnea

./ Photo Balnea

Deux bonnes adresses sont également à visiter dans les environs :

  • La boulangerie Canael, 1389 Rue Shefford à Bromont, où il est possible de bruncher et dîner.
  • La boutique-café pour parents Les Z’Enfantillages, 1357 Rue Shefford, avec des pâtisseries faites maison, des jus et de très beaux produits pour enfants.

-Lexie Swing-

Cabane à sucre Labranche à Saint-Isidore

Au Québec, chaque mois de mars voit revenir une institution : le temps des sucres. Au moment où les érablières commencent à recueillir la sève qui coule de l’érable, elles ouvrent leurs portes pour des repas « cochons », souvent articulés autour des mêmes ingrédients traditionnels, et généreusement recouverts de sirop d’érable (si le cœur vous en dit). Depuis notre arrivée, nous allons ainsi chaque année à « la cabane à sucre ». Certains sont des fidèles et ont leurs habitudes. En tant qu’amateurs et néophytes, nous testons chaque année une nouvelle cabane.

Cette année, nous avions choisi le domaine de Labranche, qui produit également du vin et du cidre. Installée à Saint-Isidore-de-la-prairie, sur la Rive-Sud, l’érablière pâtit un peu de son environnement : des terres très agricoles et la proximité des éoliennes, qui jurent avec d’autres décors que nous avons pu rencontrer (genre l’érablière façon cabane dans les bois), mais c’est à mes yeux son seul défaut.

Nous l’avions choisie pour son côté très family friendly : grandes tablées, balade en carriole, animaux de la ferme, explications très pédagogiques quant à la saison des sucres… Nous n’avons pas été déçus! Arrivés à 11h40 pour midi (à la demande des propriétaires), nous avons fait la file pour prendre nos places (25 dollars par adulte, 9 dollars pour B. qui a 3 ans, gratuit en dessous de 3 ans). Peu de temps après, nous avons pu passer en salle. L’érablière a un bon nombre de places, mais sa disposition (plusieurs petites salles imbriquées) tranche avec l’impression de très grosses cabanes industrielles qu’on peut voir parfois et est très appréciable. Le personnel est d’une gentillesse rare, et il est très disponible. Les toilettes sont nombreuses (ça peut toujours servir non?) et pourvues de tables à langer.

Côté repas, c’est du traditionnel : soupe de légumes et soupe de pois, omelette soufflée, jambon, lard, oreilles de crisse, fèves au lard, patates (excellentes), etc… Mon coup de cœur va aux desserts, qui sont nombreux et délicieux : pancakes, tarte au sucre (mon péché mignon), grands-pères au sirop.

Après le repas, on peut aller déguster la tire d’érable, rendre visite aux animaux (paon, cochons, veau, lapins, chèvre…) et faire un tour de carriole (2 dollars par adulte). On peut aussi profiter du beau soleil de ces derniers jours pour une balade à pied digestive…

Un bel endroit donc, idéal avec les enfants.

-Lexie Swing-

 

./ Photo DR Lexie Swing

Juxtaposition de salles./ Photo DR Lexie Swing

./ Photo DR Lexie Swing

Soupe de légumes et soupe aux pois./ Photo DR Lexie Swing

./ Photo DR Lexie Swing

Le traditionnel./ Photo DR Lexie Swing

./ Photo DR Lexie Swing

./ Photo DR Lexie Swing

./ Photo DR Lexie Swing

A la découverte des lapins./ Photo DR Lexie Swing

./ Photo DR Lexie Swing

Après le dégel./ Photo DR Lexie Swing

./ Photo DR Lexie Swing

Lady et Beau./ Photo DR Lexie Swing

Bonnes adresses clermontoises

La rue des gras, et les volcans en fond./ Photo Marcel Musil

La rue des gras, et les volcans en fond./ Photo Marcel Musil

Clermont-Ferrand, c’est cette ville en plein cœur de l’Auvergne où l’horizon est vert et la pierre résolument noire. La raison ? Les volcans, dont les pentes herbeuses environnantes verdissent à perte de vue tandis que la pierre de Volvic, extraites de ces mêmes volcans, noircissent le paysage immédiat.

C’est aussi la ville où beaucoup de choses ont commencé : des amitiés de longue date, notre famille à deux, nos principaux souvenirs scolaires, etc. On avait hâte de la quitter mais on y revient désormais avec plaisir, contents de (re)découvrir des coins sympas, des vestiges de notre passé et de nouvelles boutiques.

Malgré la morosité dont on accuse souvent les Français, ils n’ont pas leur pareil, ces dernières années, pour ouvrir des petits salons de thé et des magasins regorgeants de produits locaux dont les tissus sont bios et doux, et les aliments savoureux. Grâce aux suggestions de mes ami(e)s, voici quelques découvertes du cru, essentiellement autour de la rue des Gras, rue qui monte à la cathédrale. Prenez donc de la hauteur!

La Librairie
La Librairie est, effectivement, une librairie. Surpris, hein? Située proche de la cathédrale, tout en haut de la bien connue rue des Gras, elle regorge de jolies trouvailles littéraires. Si j’en crois l’amie qui me l’a conseillée, la libraire connaît chacun des livres qu’elle propose. Elle a ainsi pu m’en faire la démonstration, sortant tour à tour des livres pour enfants de 8 ans et plus (public concerné : ma nièce) en me disant « Ça c’est super, les gamins adorent », « Ca j’ai beaucoup aimé, c’est poétique ». Des best-sellers aux petits romans d’auteurs inconnus, il y aura de quoi vous contenter !

La Librairie, 5bis rue des gras, 63000 Clermont-Ferrand

Cousin Cousine

Ce n’est pas réellement une découverte, en ce sens que Cousin Cousine existe depuis pas mal d’années déjà. Mais en termes de « jolies choses à offrir à des enfants », Cousin Cousine est un incontournable du genre. Mobiles, veilleuses, jouets en bois, marques Corolle, Moulin Roty, l’Oiseau Bateau, etc. De quoi trouver la perle rare.

Cousin, Cousine, 5 rue des gras, 63000 Clermont-Ferrand

L’Instant T
A peine plus loin, tout près de la cathédrale, découvrez l’Instant T, une bonne adresse de salon de thé. Le crédo de la propriétaire des lieux : le fait maison. Grand choix de thés, belle carte de cafés et de chocolats chauds, il y a en pour tous les becs. A noter que des tartes salées et des salades sont également proposées le midi. En dessert et au goûter : crêpes et pâtisseries maison. Bref, vous passez quand?

L’Instan T, 1 rue Verdier Latour, 63000 Clermont-Ferrand

Le bougnat burger
Quand mon amie C. m’a suggéré le bougnat burger pour notre lunch de retrouvailles, j’ai googlé aussitôt le nom du resto. Baver devant les menus j’adore ça! A l’heure du rendez vous, j’avais déjà fait mon choix. J’ai donc opté pour un burger végétarien (croquettes de pommes de terre, poivrons, tomates…) et frites à la sauce au Cantal. Léger, pis tout’. Le restaurant est désormais célèbre pour ses steaks bios et son amour des fromages locaux. Une bonne adresse donc, quand on est touriste!

Bougnat Burger, 10 Boulevard Léon Malfreyt, 63000 Clermont-Ferrand

 

-Lexie Swing-

Sur les pas d’Agatha

L'exposition A. Christie./ Affiche Pointe-à-Callière museum

L’exposition A. Christie./ Affiche Pointe-à-Callière museum

Agatha, c’est l’un des auteurs que j’ai le plus lus. Chaque semaine, je retire l’un de ses ouvrages de la bibliothèque, religieusement. Parfois, c’est une relecture. Je ne me souviens pas du titre mais réalise qui est le coupable à mi-parcours. Et le plaisir n’en est pas moins présent.

Découvrir qui elle était et d’où elle tenait son inspiration était forcément un de mes vœux. Alors quand ses photos, ses objets personnels et ses bons mots ont pris possession de la salle des expositions temporaires du musée de Pointe-à-Callière, j’ai aussitôt trépigné pour y aller.

Au commencement, ce sont des photos de bébés, des photos d’enfants, des premiers livres, des premiers sourires. Et puis au fil de nos pas, Agatha prend son envol. Bientôt elle est majeure, elle épouse la vie et un aviateur, sa sœur lui lance le défi d’écrire un premier roman policier. Et la plume prend son essor. On parcourt sa vie au rythme de ses publications, retrouvant ses inspirations dans ses rencontres et surtout ses voyages.

Pourquoi y aller ?

– Pour savoir qui était Éric.

– Parce que l’on découvre tout autant l’aspect professionnel de sa vie – ses livres – que personnel, grâce à une biographie dûment nourrie par l’auteure elle-même.

– Pour les photos qu’elle a prises elle-même dans la deuxième partie de sa vie, avec un œil exercé et un intérêt certain pour les gens, qu’importe leur catégorie sociale.

– Pour comprendre d’où lui sont venues certaines de ses idées.

– Pour profiter d’une exposition conséquente et passionnante.

L’exposition Agatha Christie de Pointe-à-Callière est à l’image de ce que propose habituellement le musée : riche, fournie, intelligemment orchestrée. Qu’on soit un lecteur averti de cette auteure ou qu’on la découvre tout juste, l’exposition reste particulièrement intéressante. Un incontournable donc, à découvrir jusqu’au 17 avril.

– Lexie Swing –

La veilleuse qui Veille sur Toi

La veilleuse de la petite mandarine./ Photo DR Lexie Swing

La veilleuse de la petite mandarine./ Photo DR Lexie Swing

Dimanche dernier, nous avons pris la route direction Drummondville, pour faire un tour à la première édition du marché des lutins. Là-bas, un certain nombre d’exposants présentaient leurs créations pour enfants : jouets, vêtements, bavoirs, couvertures et autres. Une promenade qui m’a permis de découvrir « en vrai » plusieurs vendeuses etsy dont je possédais des items (dont mon indispensable matelas à langer nomade réalisé par Little Marine Design).

Dès la première allée, nous sommes tombés nez à nez avec les géniales veilleuses de Veille sur Toi. Le petit hibou était sur notre liste de naissance et choisi par l’une des grands-mères de la petite mandarine. Mais les mois passant, nous avons oublié de commander notre précieux. Le retrouvant juste là sous nos yeux, il nous a été impossible de reculer. Nous avons même investi dans un petit renard dans la foulée, comme cadeau de naissance d’un (chanceux) petit garçon juste né.

Ces jolies veilleuses sont réalisées en verre fusion, une matière sur laquelle l’enfant ne peut pas se brûler. Elles se branchent directement sur la prise, et peuvent même être adaptées pour les prises de certains autres pays, notamment la France. Un petit interrupteur situé sur le bas permet d’allumer et éteindre la veilleuse, ce qui met en joie Miss Swing, trop petite pour atteindre les interrupteurs classiques, qui passe son temps à faire jour-nuit-jour-nuit dans la chambre de sa soeur. Mais ce qui me plaît le plus, ce sont leurs looks. Les animaux représentés ont des jolies bouilles de personnages de livres. Vous savez, ces jolis livres. Ceux que l’on achète plus pour les illustrations que pour l’histoire. Ce sont des compagnons parfaits. Et enchanteurs.

L’histoire de la boutique aussi est belle. Karine l’a créée sur Etsy en 2013. L’an dernier, elle a remporté le prix Etsy Canada et l’une de ses veilleuses a même été choisie pour figurer (un quart de seconde seulement, selon ce qu’elle raconte avec humour) dans le film américain Southpaw (La rage au ventre, avec Jack Gyllenhaal). C’est la success story d’une vendeuse très simple, très sympathique, maman de trois enfants dont un petit dernier à peine plus âgé que la petite mandarine et qui m’a fait grâce d’un superbe sourire au marché des lutins.

La boutique Veille sur Toi sera présente au marché Nënë cette fin de semaine, et tous les jours sur Etsy.

-Lexie Swing-

Crêpanita et le Marché Saint-Jacques

Crêpanita est tenu par un couple de Bretons./ Photo DR Lexie Swing

Crêpanita est tenu par un couple de Bretons./ Photo DR Lexie Swing

Depuis quelque temps, nous n’avons plus de poêle à crêpes. Notre cuisinière électrique a été remplacée par une autre, induction cette fois-ci, avec les accessoires coûteux que l’on connaît. Au vu du prix des casseroles, nous avons donc fait l’impasse sur ladite poêle. Mais cela faisait plusieurs semaines que je me languissais d’en manger. En attendant l’investissement, je me suis abonnée au fil Instagram du restaurant breton-montréalais Crêpanita, histoire de saliver à défaut de dévorer.

Et puis hier, à la faveur d’un post, j’ai découvert que les propriétaires lançaient « L’Oiseau matinal », une formule à 10$ proposée les fins de semaines de 9h à 11h et qui comprend une crêpe sucrée, une boisson froide et une boisson chaude. Nous n’avions rien de prévu le lendemain matin, c’était encore un peu les vacances dans notre tête (nous rentrons d’une semaine aux USA), nous avons donc jugé le moment opportun (enfin j’ai jugé, et vu mon débordant enthousiasme n’admettant aucun refus, Mr Swing s’est incliné) pour tester la petite enseigne, tenue par un couple de Bretons, dont nous avions déjà plusieurs fois entendu parler.

Voici le menu tel qu’il était inscrit sur Instagram et Facebook :

– 1 crêpe beurre-sucre OU 1 crêpe sucre-citron OU 1 hermine (au sarrasin, caramel au beurre salé et pacanes torréfiées OU au froment, caramel au beurre salé et amandes effilées) – 1 boisson froide (jus d’orange ou de pamplemousse fraîchement pressé, limonade à l’eau de rose, jus d’hibiscus, jus de pomme) – 1 boisson chaude (thé, café, jus de pomme chaud à la cannelle, chocolat chaud).

Nous sommes arrivés à 9h30, nous étions les seuls et avons donc pu profiter pleinement de l’endroit, assis autour d’une jolie table en bois, tandis qu’Erwan le propriétaire expliquait à voix basse à son second les rudiments de – je pense – la confection du Kouign Amann (à en juger par le fait qu’ils touraient la pâte, mais je m’avance peut-être lol, c’est parce que je rêve désormais de tester le Kouign Amann, j’y ai vu un signe!!).

La miss au marché Saint Jacques./ Photo DR Lexie Swing

La miss au marché Saint Jacques./ Photo DR Lexie Swing

Nous avons choisi des crêpes (citron et sucre), mais n’avons pas résisté à l’envie de goûter une hermine (un petit gâteau en forme d’étoile filante – superbe… et impossible à photographier puisqu’il a été dévoré sitôt posé sur la table – non non, pas par l’enfant…) à la farine de sarrasin, caramel au beurre salé et pacanes). Les crêpes sont fines et goûteuses, les jus de fruits pressés servis dans de jolies bouteilles à l’ancienne et le café est bon. Je recommande, notamment si vous avez la chance de vous asseoir à la table du fond que Miss Swing a nettoyée en long, en large et en travers durant toute la fin du repas (c’est son plaisir du moment).

Je ne vous referais pas le topo sur tout ce que le resto propose de fameux, notamment la pâte à tartiner et le caramel au beurre salé maison mais vous pourrez en savoir plus en lisant l’article de ma copine Marie (et puis elle, elle a mis des photos des plats ;)).

Avant de rentrer, nous avons voulu voir le marché Saint-Jacques juste à côté, inconnu au bataillon pour nous. Et c’est une sacrée découverte! Le marché – intérieur – est très mignon. Petit mais bien achalandé. Nous avons testé le primeur (et les légumes et fruits goûtés ce midi y sont bons), ainsi que le saucissier allemand qui vend également du Milka (je trépignais) et le boulanger. J’y ai vu aussi un frigo de fromages estampillé « 3 pour 14 dollars ». Une affaire quand on voit le prix du fromage au Québec! Un peu plus loin, un café turc et une très jolie pâtisserie ferment la marche. Vous laisserez vous tenter?

-Lexie Swing-