Netflix : Vous devez absolument regarder les «Derry Girls»

48h, c’est le temps qu’il m’a fallu pour regarder les 6 épisodes de la première saison des Derry Girls, de Lisa McGee. 48h de boulot, 48h de parentalité, 48h de routine, 48h où j’ai grappillé chaque seconde possible pour déguster la série Netflix ainsi téléchargée.

Les yeux rivés aux sous-titres et le sourire collé aux lèvres, j’ai découvert l’univers subtilement grinçant et fondamentalement drôle de ces 5 adolescents d’Irlande du Nord – 4 filles et le cousin anglais de l’une d’entre elles. Un appel du Coeur, pour moi, l’Irlande restant le pays – géographiquement parlant – qui m’est le plus cher.

La série suit leur quotidien, entre leur école catholique réservée aux filles – à l’exception faite du cousin anglais; leur vie au sein de familles assez pauvres dont les maisons abritent souvent plusieurs générations, et leurs pérégrinations typiques d’adolescents. Avec pour fond le climat politico-social extrêmement tendu du début des années 90 en Irlande du Nord, 20 ans après le tristement célèbre «Bloody Sunday», et plusieurs années avant qu’un processus de paix apporte une tranquillité durable.

Je déteste rapprocher un univers de celui d’une autre série, d’un film ou même d’un roman, et je peinerais d’ailleurs à le faire. Mais cette série a le sarcasme haut et l’humour enlevé. L’accent est incroyable, les adolescents imparfaits et le personnage principal porte l’un des plus jolis prénoms qui soient. Mais on dira que je ne suis pas objective, n’est-ce pas?

-Lexie Swing-

La série à voir si… (Netflix mon amour)

Nous n’avons pas la télé, mais nous avons Netflix! Jusqu’ici, nous regardions tantôt ensemble, tantôt séparément (malgré tous mes efforts, le style liquoreux-bourratif lui reste en travers de la gorge), mais toujours le soir, pour peu que les enfants s’endorment avant nous (si si, l’inverse s’est déjà produit). J’ai fait un pas supplémentaire récemment en découvrant le téléchargement sur Netflix. Plus besoin d’espérer le calme – relatif – de la fin de soirée, je profite maintenant de mes 50 minutes de train quotidiennes pour me mettre à jour.

Loin de mon adolescence où le visionnage de mes séries préférées était un marathon hebdomadaire soumis aux aléas des programmations et des émissions spéciales, avec modification des doublages en cours de parcours et annulation de la série au 38e kilomètre, les séries s’avalent désormais par saison, et il est possible de défier la Coupe du Monde en binge-watchant une série entière un dimanche soir sans cligner des paupières.

Si vous n’avez plus rien à vous mettre sous les yeux, et errez, l’âme en peine de ces histoires télévisuelles inachevées, voici trois propositions qui m’ont tenue éveillée – et vu mon état de fatigue, ce n’est pas peu dire – ces dernières semaines.

Voici la série à voir si…

Vous aimez le sarcasme, le politiquement incorrect, les brunes fatales et Uma Thurman (un peu) : Imposters. Je suis en amour avec la fabuleuse Inbar Lavi, alias Maddie Jonson. Elle est le personnage central, mais pas unique, de cette série parfaitement irrévérencieuse, surprenante, haletante sans être inquiétante. L’histoire? Ezra Bloom, héritier d’une grosse entreprise familiale, est nouvellement marié à une jeune Belge. Un soir, alors qu’il est de retour du travail, il trouve la maison vide et une vidéo à visionner. Sa femme est partie, emportant une partie de sa fortune avec elle. Alors qu’il peine à faire le deuil de son histoire, un homme frappe à la porte. Ils ont quelque chose en commun : la même femme les a quittés. S’ensuit alors une course-poursuite pour retrouver Maddie Johnson, arnaqueuse de haut vol.

Vous aimez les femmes libres, les années 80, l’humour enlevé : GLOW (Gorgeous Ladies of Wrestling). GLOW, c’est la version romancée d’une histoire vraie. En 1986 – aka the year I was born – une fédération de catch entièrement féminine voit le jour. Une surprise, dans un milieu presqu’entièrement masculin et une époque encore frileuse quant à l’émancipation féminine. Les femmes recrutées pour le show sont majoritairement des actrices, des danseuses, des mannequins, ayant des vues sur le monde de la show-business. La série actuelle revient sur cette histoire, sur ce groupe de femmes, devenues des personnages fantastiques. La place de la femme des années 80, ses combats, son émancipation, intervient en filigrane de chaque épisode. Les combats sont magistraux. On y est plongé à plein corps, les poings serrés, étourdis malgré nous. À noter les multiples détails propres aux années 80 qui ponctuent la série, à commencer par les tenues (inénarrables), les musiques (éternelles), les bagnoles (et leur lot de nostalgie) mais aussi des détails plus ponctuels, comme le test de grossesse réalisé par l’une des protagonistes. Savoureux!

Vous aimez les séries policières et l’humour décalé : Brooklyn 99 (prononcez nine-nine). Il y a quelque chose dans cette série qui m’en rappelle une autre : Scrubs. L’univers (policier ici, médical dans Scrubs) n’est pas le même, mais l’identité propre de chaque personnage et l’humour parfois potache ont des similitudes, tout comme, d’ailleurs, le physique des deux personnages principaux. Brooklyn 99, c’est un commissariat de la police de NY. On y suit le quotidien d’une dizaine de personnes, tous pourvus de caractères très différenciés, telle une comédie de boulevard. Au fil des épisodes, les différences s’atténuent cependant, les personnages révélant leurs fragilités, leurs excentricités, et leur histoire. La bonne surprise de cette série, c’est qu’elle est relativement ancienne (à l’échelle d’une série, disons). Si vous l’aimez, sachez que 5 saisons ont déjà été tournées, et une 6e est en préparation.

Et de votre côté, des recommandations?

-Lexie Swing-

Orange is the new black, ma nouvelle série « so addictive »

Orange is the new black, vous connaissez? C’est la série à la mode sur Netflix, moins connue que le très bon House of Cards mais tout aussi additive. Piper Chapman est une jolie blonde, plutôt intellectuelle, qui atterrit dans une prison pour femmes pour avoir transporté un sac de billets contenant de l’argent de la drogue dix ans plus tôt. 15 mois enfermée avec d’autres criminelles. Ça sonnait comme un truc qui allait tourner en rond, un peu comme le hamster dans sa cage qui pédale en contemplant toujours la même grille. Force est de constater qu’il y a beaucoup plus de rebondissements que dans d’autres séries. Et que le hamster a beaucoup plus d’imagination et de sens de la répartie qu’un canard colvert à la fin de l’hiver (j’ai filé la métaphore si loin que je nous ai perdus non? Le canard colvert est un oiseau migrateur… qui voit du pays… surtout à la fin de l’hiver, alors qu’il revient de son périple en zones chaudes… ça y’est on a retrouvé la route regarde ;)).

Chacune son histoire./

Chacune son histoire./

La belle Piper, un peu trop propre sur elle et sensible au début de la série, vire rapidement acerbe, sarcastique et même légèrement dure… On aurait pas imaginé une midinette en robe de bal parfaitement manucurée jouant les prisonnières parfaites dans ce rôle très autocentré qu’est celui de Piper Chapman! Les scénaristes ont su la jouer finement pour donner une multitude de reliefs à ce personnage hyper attachant. Une vraie bonne copine… à qui on ne laisserait pas un couteau quand même ;)

A noter que les épisodes laissent entrevoir la vie et le caractère de nombreux autres personnages, dressant ainsi un tableau hyper complexe, fait de multiples saynettes. Ce genre de tableau que l’on ne finit jamais de découvrir. Vivement la saison 2!