Le tram de Genève en 1948

Tramway de Genève./ Photo Alain Gavillet

Tramway de Genève./ Photo Alain Gavillet

Tramway de Genève – 1948. La photo a été prise sur la place des Eaux-Vives. Elle correspondait à la ligne 6. Si l’on en croit l’auteur, la ligne 6 a été ouverte le 01-07-1890 de Chantepoulet à Vernier puis dès le 05-05-1941 de Veyrier à Vernier (les jours ouvrables) et de Chantepoulet à Vernier (les jours fériés), les trams ont ensuite été supprimés le 15 octobre 1959 et la ligne convertie en trolleybus.

À noter, la superbe publicité… sur le toit!

 

– Lexie Swing –

Parce qu’elle est épatante

Le week-end dernier, c’était le Grand Prix d’Italie, les championnats du monde de Yoseikan Budo. Qu’est-ce que c’est? Facile! Il s’agit d’un air martial, qui allie combat à mains nues (pieds-poings) et combat avec armes.

Ces Championnats du monde, ma meilleure amie y était. Pas pour porter les bouteilles, non. Elle par-ti-ci-pait, t’entends ça? Oui, je sais, je connais du beau monde.

Yoseikan Budo./ Photo Yoseikan Bordeaux

Yoseikan Budo./ Photo Yoseikan Bordeaux

Ce matin, la frontière passée, elle retrouve du réseau et m’annonce les résultats. « J’ai fini deuxième en pieds-poings ». J’en suis très contente, mais genre, c’est quoi le classement, je suis perdue. Impossible de savoir si cette deuxième place est un détail ou la seconde marche du podium. Je la pousse: « Mais, t’as réussi? C’est quoi ta place? » « Et bien, je suis deuxième ». C’est du sms qui sent le ton laconique. J’insiste (je suis journaliste, tant que j’ai pas le mot que je veux, je peux reposer la question de quinze façons différentes): « Mais est-ce que ça veut dire que t’es vice-championne du monde? » Elle me dit enfin: « Oui voilà, je suis vice-championne du monde ».

L’espace d’un instant, la terre a comme ralenti. Combien de fois dans une vie peut-on entendre de la part d’un proche: « je suis vice-champion du monde »?

S., c’est mon alter égo, mon reflet dans le miroir, le « match » parfait. Elle est aussi organisée que je suis bordélique, aussi réaliste que je suis perchée, aussi sportive que je suis fainéante. A nous deux, on est l’humain complet. Avec un égo un peu surdimensionné ;)

Lorsqu’elle m’a dit il y a un an qu’elle apprendrait un jour des techniques de combat à Miss Swing pour que personne ne puisse jamais l’agresser, j’ai souri. Quand je l’ai vue mettre à terre un bonhomme deux fois plus grand qu’elle, j’ai su qu’elle ne rigolait pas.

Quand elle est triste, je suis triste. Quand elle est heureuse, je chantonne avec elle. En réussissant l’exploit d’être vice-championne du monde, elle a réussi pour nous deux. Je suis donc un peu vice-championne du monde moi aussi.

Non, je plaisante ;)

Je suis très fière de toi!

 

-Lexie Swing-

Lexie a deux ans

Le côté légèrement penché c'est voulu... Si, si, c'est de l'art./ Photo DR Lexie Swing

Le côté légèrement penché c’est voulu… Si, si, c’est de l’art./ Photo DR Lexie Swing

Alerte Twitter dans mes courriels ce matin: vous avez créé le Twitter “Lexie Swing” il y a deux ans, bon anniversaire!

Deux ans, flash-back: je suis dans un appart-hôtel à Paris, dans une rue de Saint-Germain des prés. Je songe à toutes ces fois où je me tais, parce que j’estime que les autres n’ont pas besoin de mon opinion. Je me dis que ce serait bien, des fois, de pouvoir donner mon opinion. Avec mes mots, ces mots qui coulent comme de l’eau lorsque je saisis crayon ou clavier. Ces mots qui restent souvent bloqués, à la barrière de mes lèvres, après l’inspiration de trop et le “bof il est trop tard”.

J’ai le courage des anonymes.

Je créé ce blogue et le partage à quatre de mes proches. Trois mois plus tard, toute la famille est abonnée. L’année qui suit, je partage certains posts de Lexie sur ma page Facebook et accepte enfin qu’on me juge pour ce que je suis, et pour ce que je dis.

Et qu’est-ce que ça fait de bloguer?

1) On parle de soi à la troisième personne. “Le dernier billet de Lexie”, “Il faut que j’aille voir Lexie”… On se dédouble avec plaisir, au rythme des articles et des commentaires. Mais nous allons bien, merci.

2) On cache son identité. Une bonne moitié de mes lecteurs me connaissent “pour de vrai”, ils savent donc que je porte un nom long comme un jour sans pain. Pour les autres, Lexie, tiré d’un nom courant dans ma famille, est une bonne alternative. Un nom qui, sous certains aspects, me ressemble un peu plus.

3) On cache l’identité de ses proches. En deux ans, j’ai mis en tout et pour tout une photo de Miss Swing et aucune de Mister (il a l’âge de porter plainte). Internet étant ce qu’il est, je n’ai aucune envie d’exposer leurs visages aux yeux d’un pédophile psychopathe de Trugudu-sur-mer. Je vous rassure, ils sont très beaux, sinon j’aurais déjà déménagé.

4) On a des urgences intellectuelles. On voit passer une mariée très pomponnée, un bébé joufflu, une pétition pour sauver les baleines et hop, l’esprit se met en marche. La réflexion se fait frénétique, l’envie d’écrire impérieuse. Alors on note, sur un coin de table, une serviette, un carnet. Ou sur son iPhone, onglet Notes, directement délivré dans les courriels de Lexie.

5) On fait des moments difficiles des instants comiques. Quand vous vous retrouvez allongée sur un trottoir en train de tenter de rattraper Léo l’hélico sous une voiture, vous ne pestez plus, non. Vous vous dites: “Je tiens l’histoire du jour”. Voilà. C’est un remake du “scoop” en journalisme. Sauf que c’est vous qui avez mal.

6) On raconte des trucs improbables. Vos phrases commencent par “Y’a une fille qui racontait l’autre jour…”. Au début vos proches pensent que vous parlez de votre voisine de table à la cantine de midi, mais très vite ils comprennent que non, vous parlez d’une blogueuse, une fille qui vit probablement à 10000 km de là (ça arrive souvent quand vous immigrez :)) et que sa diatribe ne vous était pas adressée, mais a bien été “entendue” par quelques centaines de lecteurs, dont vous. C’est une copine donc.

Et vous, blogueurs, blogueuses, ça a changé quoi à votre vie?

 

-Lexie Swing-

 

PS: Il y a  deux ans, assise dans ma chambre d’appart-hôtel à choisir le nom de mon blogue, j’ignorais que quelques mois plus tard, je devrais choisir un autre nom: celui de ma fille. J’étais enceinte de 5 jours.

Muchachas 2, de Katherine Pancol

Muchachas 2./ Photo DR Lexie Swing

Muchachas 2./ Photo DR Lexie Swing

Hortense. Ce personnage si intrépide, cette fille si indépendante, qu’on déteste tout autant qu’elle nous fascine, est de retour dans le deuxième volet de Muchachas, de Katherine Pancol. On suit sa recherche acharnée de la pièce qui changera tout, on réprouve ce dédain pour Gary, son amoureux, si convaincue qu’ils forment un tout indissociable qu’elle pourrait le perdre. On s’éprend d’une virtuose violoniste au minois de souris, au même rythme que Gary, confus devant ses sentiments. On oublie les premières muchachas qu’on avait accompagnées, mais elles reviendront. La trame est là, le dénouement est proche. Où est le troisième ?

J’ai gardé la couverture bleue pour la photo, mais pour de vrai, je l’ai enlevée dès les premières lignes. Le livre s’est révélé authentique, tout nu, sans artifices. Notre tête-à-tête pouvait enfin commencer! Contrairement au précédent que j’avais emprunté, celui-là m’appartient bel et bien (c’est même un Ontarien), alors si mes copines montréalaises le veulent, il est dispo pour un empruntage massif et organisé :)

-Lexie Swing-

En laisse

Il regarde à droite, puis à gauche, hésitant. Il ose un peu mais dans son dos la laisse se tend. Une main impatiente le ramène, le rabroue. « Non pas par là, là c’est la route, tu ne comprends pas? » Non, il ne comprend pas. Il tire un peu plus sur la laisse. Au loin un ballon roule. Un ballon rouge. Il aimerait bien rattraper le ballon rouge qui danse devant ses yeux. Mais il ne peut pas. Elle ne veut pas.

Il renonce et repart en zigzagant dans l’herbe, écrasant au passage quelques fleurs de pissenlit. Il est indifférent, arc-bouté au bout de la laisse, tendu de tout son être pour échapper au baudrier. Il lutte, tire vers l’avant. Incroyable la force que dégage ce si petit corps. Elle a relevé la tête pour observer une fillette qui se roule dans l’herbe et voilà qu’il lui échappe! Libéré du joug de la laisse, il galope dans les herbes folles. Elle hurle son nom mais il ne l’entend pas. Ivre de sensation, il ne quitte pas des yeux le ballon rouge qui rebondit sur le terrain de basket en contrebas.

Elle hurle aux gens de l’aider mais ils ne savent que faire. L’attraper au vol? Saisir la laisse? L’hésitation les paralyse et ils assistent impuissants à la cavalcade. Et puis le ballon s’arrête de tournoyer et la course s’arrête enfin. Il s’en empare. Il le dorlote, le presse contre lui. C’est un beau ballon rouge. Ce n’est qu’un petit garçon de deux ans. Un petit garçon qui voulait juste un ballon rouge. Et la chaleur d’une main contre la sienne, et non d’un baudrier froid entre ses maigres omoplates. Et encore moins d’une laisse, avec sa mère accrochée au bout.

Depuis quand les enfants sont-ils des chiens en laisse? D’où vient cette mode ridicule, ces sacs-à-dos-choupi-mignons avec une laisse au bout? Est-ce si dur d’apprendre à ses enfants à regarder avant de traverser? A ne pas lâcher la main? A écouter ses parents?

Essayez un « au pied », et vous verrez.

En laisse./

En laisse./

 

-Lexie Swing-

Une journée à l’île d’Orléans: nos adresses

Maisons sur l'ïle d'Orléans./ Photo Eric Couture

Maisons sur l’ïle d’Orléans./ Photo Eric Couture

Fin de semaine à Québec, petites rues piétonnes et bons restos. Dimanche matin, on quitte les touristes et les pots d’échappement pour retrouver la quiétude de l’île d’Orléans, à 20 minutes de là.

On enjambe le Saint-Laurent. Dans notre dos, les chutes de Montmorency éclaboussent joyeusement leurs environs, scintillantes sous le soleil du mois de mai. Et puis on pose la roue sur l’île d’Orléans, avec ses maisons typiques du bord de l’eau, terrasse circulaire et rocking-chair qui se balance au gré du vent. Le repos à l’état pur.

Un bon resto?

Oui, un pub! Au Mitan, la nourriture est correcte mais c’est surtout la bière qui fait la différence! J’ai opté pour une Soeur Marie Barbier, une blanche de froment, quand les autres ont choisi la Suzanne Marceau, une bière à l’érable. Cette petite micro-brasserie profite également d’une belle terrasse abritée.

Pub Le Mitan, 3885 Chemin Royal, Sainte-Famille, Île d’Orléans, Québec, Canada, G0A 3P0

Une activité sympa?

Faire du vélo! Si l’on a déploré les pistes cyclables inexistantes et les automobilistes un peu trop chevronnés, on a quand même pu largement profiter du petit tour en bicyclette, entre bord du Saint-Laurent et routes de campagne. Vue panoramique, resto casse-croûte, tout y est, vous n’avez plus qu’à profiter!

Ecolo-cyclo, 517 Chemin Royal, Saint-Pierre-de-Île d’Orléans, QC, G0A 4E0.

Téléphone: +1 418.828.0370

 

-Lexie Swing-

 

Les Gardiennes

Nounou./ Photo Aaron Rothman

Nounou./ Photo Aaron Rothman

Ici, on les appelle Gardiennes. Elles protègent le joyau de la couronne, garde l’oeil sur ses envies d’émancipation. Chez nous, on les appelle plutôt nounous. Deux appelations mais un but commun: éduquer nos enfants.

Peut-être que certains vont pousser les hauts cris, rappeler à grands renforts d’arguments qu’éduquer les enfants est le rôle des parents. Un rôle premier, oui, mais un rôle exclusif, non. Car mes gardiennes ne se contentent pas de hocher la tête devant les prouesses de ma progéniture du fond de leur canapé. Elles la guident aussi, lui tenant la main fermement pour lui faire faire ses premiers pas dans la vie.

Je suis convaincue que certains parents choisissent des nounous peu impliquées car ils se sentiraient, sinon, dépossédés de leur autorité parentale. Ils ne supportent pas qu’elles les câlinent de trop, encore moins qu’elles les grondent. Ils sont les seuls détenteurs de l’autorité devant mère Nature, et puis-qui-c’est-qui-l’a-porté-pendant-9-mois-tu-veux-te-battre-la-nounou?

8 heures. C’est le nombre d’heures que Miss Swing passe chaque jour à la garderie. Impossible pour nous de recruter un simple garde-fou qui allait juste veiller à ce que notre bambine ne se blesse pas. Il nous fallait plus que ça. Il nous fallait une seconde main, un relais, une deuxième maman.

Et puis Gabi et Lili sont arrivées dans notre vie. Avec leurs rires et leur accent roumain. Avec leurs chansons et leurs créations artistiques à chaque fête du calendrier. Avec leur envie féroce d’apprendre toujours plus à notre fille, de l’aider à s’autonomiser, à manger seule, à marcher, à mimer, à chanter, à jouer avec les autres, et à jouer seule aussi. Et puis avec leur fermeté, leur « Non, on ne met pas son doigt dans son nez » et « Sors ton pouce de ta bouche, on ne te comprend pas », et même leur « si tu tapes encore, tu vas au coin ».

Elles sont notre reflet, notre soutien. On leur confie notre fille les yeux fermés, chaque matin, et on repart le pas léger, certains qu’elle est au mieux, qu’elle est choyée, qu’elle est aimée. Je le sens et j’en suis convaincue. Elles m’ont convaincue, chaque soir  où elles me l’ont tendue en me disant « Tu sais, je l’aime tellement »…

 

-Lexie Swing-

C’est mercredi,  jour de la photo ancienne… John, né en 1923 (à moins que ce ne soit son père, né au siècle d’avant, l’auteur a un doute) , a beau porter des culottes bouffantes, il était un toddler comme les autres: affreusement têtu et sourd à toutes formes de négation du type « NOOOOON John, ne touche pas ce vase Louix XV ». Quant aux couches, j’espère pour sa pauvre nourrice qu’elles étaient absorbantes car ce devait être un sacré embarras de défaire cette combinaison là!

 

1924 : il n'y a pas d'époque pour désobéir!

John B. Queern Jr. (1923-2005)./ Photo Dave Pape

 

-Lexie Swing-

1924 : il n’y a pas d’époque pour désobéir!

Québec : nos adresses

La neige était encore présente début avril à Québec./ Photo DR Lexie Swing

La neige était encore présente début avril à Québec./ Photo DR Lexie Swing

La fin de semaine dernière, nous avons filé à Québec pour la deuxième fois en un mois. A chaque fois que je retrouve cette jolie ville historique, j’ai l’impression de l’aimer un peu plus. En même temps, on était partis de très bas, notre première rencontre s’étant déroulée sous la pluie et terminée dans un motel!

Un bon logement?

Via Hotwire, nous avons pu bénéficier de tarifs très abordables et réserver ainsi une chambre à l’hôtel Victoria, à dix pas de la grande rue piétonne. Tapis rouge, piscine intérieure et porteur de valises en soutien, nous n’avons manqué de rien!

Hôtel Manoir Victoria, Côte du Palais, à Québec.

Un bon resto?

Bernard Cazes, Gersois d’origine, Québécois depuis 40 ans, a ouvert un restaurant appelé le Mistral Gagnant. C’est un ami d’ami, proche du propriétaire du restaurant le Papillon, à Montaut-les-Créneaux dans le Gers. Il parle d’ailleurs de la France comme s’il en était parti hier mais reconnaît qu’il aurait du mal à rentrer à présent…

Au menu pour nous, linguini au pistou et poulet au chèvre, sorbets en dessert et excellent vin pour accompagner le tout. Pour Miss Swing, le chef a eu la gentillesse de servir de délicieux légumes, redécoupés par le jeune serveur qui les jugeait « trop compliqués à manger pour une petite comme ça ». En dessert, elle a eu droit à une orange finement découpée, qu’elle a dévoré en entier avant de s’attaquer au sorbet fruits rouges de sa grand-mère!

Le restaurant est situé sur le Vieux-Port de Québec, n’oubliez pas de retirer de l’argent en haute-ville si vous voulez payer en cash car il n’existe pas de banque sur le port et la montée est rude!

Le Mistral Gagnant, 160 rue Saint-Paul à Québec

Un bon plan?

J’aime beaucoup la librairie Pantoute, une librairie indépendante qui a pignon sur rue dans la haute-ville. L’espace est aéré, les propriétaires gentils et le magasin regorge de bouquins en tout genre. A noter que j’ai même déniché quelques exemplaires de livres de l’école des loisirs! Un doux retour en enfance…

Librairie Pantoute, 1100 Rue Saint-Jean à Québec

 

Et vous? Resto, dodo, cadeaux, quels sont vos bonnes adresses à Québec?

A venir: notre petit tour sur l’île d’Orléans

 

-Lexie Swing-