Un p’tit vélo dans la tête {Remorque Coaster XT/Stroll de Thule}

Remorque enfantLe Canada, la Rive-Sud, Saint-Bruno, ses enfants et ses vélos partout… Il n’en a pas fallu plus pour que je me mette moi aussi à rêver d’un monde que je parcourrai à dos de bicyclette après avoir durant tant d’années chevauché une selle de cheval. Le vélo de mes rêves offert par mon amoureux, il restait une autre inconnue pour résoudre l’équation : que faire des enfants ? Le chariot Coaster XT/Stroll de Thule est alors entré en scène.

Ladite remorque, affectueusement appelée la chariotte chez nous, venait de faire son apparition chez MEC, enseigne incontournable au Canada pour les sports d’extérieurs.

Thule, marque suédoise, avait passé haut la main la barrière des critiques et avis Internet. Réputés solides, confortables et bien pensés, les chariots Thule avaient tout pour plaire… sauf leur prix! 600 dollars pour une remorque une place lorsque j’avais besoin de deux. C’était encore plus que ce que je payais chaque semaine pour la garderie, ce qui n’était pas peu dire !

La nouvelle Coaster était peut être moins passe-partout. Elle n’avait pas non plus la possibilité de se travestir en poussette de jogging ou en traîneau de ski de fond. Mais elle était moins dispendieuse et pouvait aussi bien tenir lieu de remorque à vélo que de poussette.

Dans le magasin, nous avons mis dedans fille de trois ans et bébé de 10 mois et nous sommes repartis avec le lot. L’enfant, le bébé et la chariotte. L’histoire d’amour ne s’est jamais démentie depuis.

La remorque est bien équipée : voile de protection pour les moustiques, voile imperméable pour la pluie. Les deux se roulent de manière indépendantes si l’on ne souhaite pas les utiliser. Assises confortables (à ce qu’on m’a dit ;)), ceintures trois points et drapeau à glisser à l’arrière, suffisamment haut pour être aperçu au dessus des voitures en stationnement.

vélo enfant siègeLa roue avant se déplace afin de ne pas gêner lorsque le chariot est tracté par le vélo, et se remet facilement lorsque l’on veut repasser en mode poussette. L’arrière présente un espace de bonne taille pour ranger toute sorte d’affaires.

Nous pouvons la mettre ouverte dans le coffre de notre SUV, mais il est aussi facile de retirer les roues (elles se déclipsent) et de replier la remorque afin de gagner de la place.

A date, nous l’avons utilisée par tout temps, toute l’année, dès que nous sortions à pied ou en vélo quelque part. Nous avons commencé avec un adaptateur pour bébé (*à vendre*) en allant tranquillement à pied, puis nous avons pris la route lorsque Tempête s’est endurcie.

C’est l’un des investissements pour enfants le plus rentable que nous avons faits. La prochaine fois que l’on me demande ce qui est indispensable avec un enfant: exit le lit à barreaux, bye bye les pull-ups… Place à la chariotte!

-Lexie Swing-

Crédit photo : Lexie Swing

Le joli tipi de « Sur le fil »

tente wigwamUne cabane dans les arbres, une maisonnette dans le jardin, une cachette dans le sous-sol… Je pense que tous les enfants du monde rêvent d’un petit coin à eux. Pour ma part, j’ai fantasmé fort longtemps, petite fille, sur la perspective d’avoir une maison pour enfants. Je salivais devant les mini-demeures, rangées dans un recoin de la jardinerie, sans savoir qu’il s’agissait d’abri de jardin.

J’en ai un, maintenant, d’abri de jardin, et c’est pas pantoute cosy, entre les araignées pis la rare lumière du jour.

Reste que, après avoir hésité entre un coffre à jouets et un cheval à bascule, c’est finalement une cachette que nous avons choisie pour Tempête, pour l’anniversaire de sa première année (+ 10 mois, on est du genre indécis). 

Un tipi. Un merveilleux, somptueux tipi. 

Je l’ai vu s’afficher un jour sur le profil d’une amie. Un tipi fait main pour le petit garçon qui les rejoindra bientôt. Il était parfait! Un abri idéal, un élément déco adorable.

Alors j’ai contacté la créatrice, Valérie, pour connaître la démarche. J’ai donné mes préférences de coloris, elle m’a proposé des tissus. J’ai hésité parce que je voulais qu’ils soient bien coordonnés. Elle m’est venue en aide et m’a conseillée. Nous avons opté pour un coussin de sol, Valérie a sélectionné les motifs adaptés. Choix, approbation, paiement des tissus et du travail, et attente avec de belles images en tête.

tente wigwamMais aucune image n’était aussi jolie que le travail que j’ai eu sous les yeux le jour où B. et moi avons fait la route jusqu’à Mascouche. Il était là, dressé au milieu du salon. Avec ses plumes et son tapis motif écorce. Sa cabane, son refuge. Valérie y avait inclus une poche du même motif que les rabats et nous a offert un toutou tout doux, juste comme ça.

Ça a pris un instant pour le plier, un autre à peine pour le faire glisser dans l’auto. Maintenant il est là, dans sa chambre. Il trône fièrement, rempli de peluches et de coussins en tout genre. Les rabats sont souvent fermés. Tempête y tient des conciliabules secrets, avec sa sœur et ses toutous. Un monde s’invente là, entre 5 pieds et plusieurs morceaux de beaux tissus. 

Comment ça fonctionne? On prend contact avec Valérie, elle vous explique quels choix s’offrent à vous, quelle est la taille du tipi, de quelle façon il est possible de le personnaliser, etc. Vous vous accordez sur des choix de tissus, Valérie le confectionne et elle vous envoie des photos de votre tipi une fois créé! Ensuite, plusieurs possibilités : vous venez rencontrer Valérie directement chez elle à Mascouche et vous récupérez votre tipi, vous vous mettez d’accord avec la créatrice pour qu’elle vous le porte car vous habitez dans les environs, ou vous utilisez une livraison traditionnelle (UPS, …).

tente wigwamCombien ça coûte? Toutes les options sont possibles et le prix diffère en fonction des choix que vous faites. Notre tipi, tel que vous le voyez sur les photos, avec tapis de sol, nous a coûté 187 dollars tout compris.

Et si je ne veux pas de tipi? Allez quand même faire un tour sur la page Facebook de Sur le fil! Cette créatrice aux doigts de fée fait de multiples choses : toutou personnalisé,  couverture, bavoirs, courtepointe,  guirlande de fanions…, et elle est ouverte aux suggestions!

-Lexie Swing-

Crédit photo : Lexie Swing

Organisation : bon ok j’avoue tout

L'heure du bain./ Photo Allan Foster

L’heure du bain./ Photo Allan Foster

Lorsque s’est profilée la perspective d’un retour au boulot pour Mr Swing, j’ai eu peur. Genre, vraiment. Quelle tournure allait prendre la routine du soir, déjà difficile avec un parent à la maison? Comment gérer les repas? Et puis le ménage? J’ai lorgné du côté d’une aide-ménagère mais me suis résolue à économiser encore mes dollars quelques années, en attendant de cesser d’hypothéquer mes reins à chaque traite de la garderie. J’ai pris une grande inspiration et puis… on s’est lancé dans la bataille.

Et puis finalement? Et bien, on ne s’en est pas si mal sortis! J’ai le goût de me rouler en p’tite boule certains soirs devant l’implacable retour quotidien de la routine avec son lot de ménage – repas – bain – dents – pyjama – pipi – histoire du soir – dernier bisou – dix-neuf millième dernier bisou – pipi le retour… Mais dans l’ensemble, on gère.

J’ai dans mes brouillons un papier où je rédige au fur et à mesure mes meilleurs plans, histoire de partager avec vous mes astuces de fille-la-moins-organisée-du-monde. Mais en attendant de me la jouer Bree Van de Kamp alors que je suis plutôt Lynette Scavo, voici mes pires secrets et vraies astuces.

1. La semaine des petits pots

Tempête mange sans PLV, alors nous préparons encore ses repas pour la garderie. Souvent, on gère : légumes congelés et poignée de riz réduits en purée, ratatouille du souper mélangée à quelques graines de couscous… On a toujours une idée. Des idées donc, mais pas toujours l’envie. Les semaines où l’on se relaie pour la routine parce que l’on travaille alternativement jusqu’à 20h ou celles où le bébé ponctue ses poussées dentaires d’insomnies, on se la joue petits pots. Petits pots BIOS – sentez ici le relent de culpabilité parentale habilement camouflé. On les achète par 7 en alternant les goûts. On y écrase un peu de viande ou de poisson (j’ai horreur des petits pots avec déjà des protéines dedans je trouve que ça sent la pâtée pour animaux) et yahou radada, c’est parti le bon petit plat. Et oui, on s’est déjà fait toute une semaine de même.

2. Les cheveux? Bien attachés on y verra que du feu

Quand Miss Swing était plus petite, on s’escrimait à lui laver les cheveux au moins un jour sur deux. Mais elle les porte longs, elle gigote quand on les sèche, ils lui collent au visage durant le souper… Et puis maintenant, elles sont deux! J’ai découvert il y a quelques mois ce truc formidable : les cheveux de Miss Swing sont presque toujours propres! C’est merveilleux, il y a bien longtemps que je ne connais plus ça de mon côté (merci puberté) mais les siens sont une vraie pub pour shampooing. Alors à moins qu’elle ait jouée à l’autruche dans la cour sablonneuse de la garderie, les cheveux chez nous c’est souvent « mmmh ça fait un moment qu’on les a pas lavés non? Dis chéri, c’était quand? Y’a quatre jours non? Ok ça tiendra bien un jour de plus. »

3. Les bains à deux

Dans le bain, l’enfant peut se relaxer, prendre du temps pour lui… Sauf que, chez nous, le bain c’est 20 minutes avant le souper. Alors, pour plus de productivité, on y va par deux. Comme j’ai deux enfants, c’est vite bouclé. Il est bien sûr impératif de rester à proximité (les deux mains dans l’eau, en fait) de Tempête qui pense que la baignoire est un endroit idéal pour apprendre à se mettre debout. Mais dans l’ensemble, à quelques hurlements près (Tempête adoooore les cheveux de sa soeur, ce sont des lianes parfaites pour cette mini-Tarzan toujours motivée par une ascension rapide), le bain est bouclé en 20 minutes, couche et pyjamas compris.

4. La sécheuse est mon amie

Je sors de temps en temps la table à repasser… pour mes projets couture. Elle n’a jamais vu la couleur d’une chemise – le fabricant lui avait promis pourtant! – et encore moins d’un chandail ou d’un pantalon. Chez nous, on met à la sécheuse ce qui est capable de supporter la chaleur, et on secoue bien en sortant. Même les chemises y passent (elles sont fabriquées pour ça, on les a prises avec la mention «sécheuse» alors on ne se prive pas). Bon, régulièrement, elles gagnent le droit d’y refaire un tour, juste parce qu’on s’est endormis avant la fin du cycle et qu’une chemise qui a passé la nuit dans la sécheuse est difficilement portable en l’état (sauf le vendredi, ça peut faire une improvisation honorable de casual friday).

5. Des chaussettes deux jours de suite

Un bébé ça tâche tout plusieurs fois par jour. Ce qui survit généralement à la bave et aux tâches de purée, ce sont les chaussettes. Alors, chez nous, on les ressort deux jours de suite, souvent parce qu’on ne met plus la main sur une paire dans la sécheuse (c’est tellement petit!), et au besoin, on se la joue color block et on désunit la paire.

Des trucs du genre, j’en ai plein dans ma besace de bordélique assumée. Ça ne m’empêche pas de passer furieusement l’aspi dès la porte franchie ou de préparer les soupers la veille pour le lendemain. Mais ça fait du bien! Personne ne meurt d’un drap chiffonné (sauf ma mère en fait) ou d’une purée de magasin. Mais tout le monde gagne, par contre, à grappiller des minutes précieuses pour les consacrer à une demi-heure de running ou à la fin de ce fabuleux-bouquin-il-me-reste-83-pages-à-peine-et-après-j’éteins.

Et vous, c’est quoi vos astuces de parent pressé?

-Lexie Swing-

Possible interdiction des concours de mini-miss en France

Jeudi. 8h04 heure locale (comment ça j’étais en retard?), je tourne une nouvelle page de mon journal tout en faisant un pas de côté pour esquiver le rétroviseur du bus qui tente de me mettre une baffe. Je vais trébucher lorsque j’aperçois un article titré (en substance) : « France: les concours de mini-miss interdits« .

Wow.

Aux USA, les mini-miss ont leur propre télé réalité./ Photo Szapucki

Aux USA, les mini-miss ont leur propre télé réalité./ Photo Szapucki

Je pense à toutes ces princesses qui vont devoir replier leur jupon et ranger leurs couronnes. Je songe à toutes ces Belle au bois dormant qui vont devenir un peu plus Rebelle. Je me rappelle ce procès civil à Auch, lorsque la mairie, recevant les foudres du Planning familial local, avait refusé de prêter sa salle municipal à un concours de mini-miss. Je me dis « on est capable finalement ».

Capable de conjurer les mauvais sorts, de se battre pour des causes évidentes, de faire un pied de nez aux coutumes américaines qui s’abattent sur nous comme une chape de plomb dont on peine à se défaire.

Au Sénat – et avec tout mon respect – j’ai envie de dire… Bien joué les gars!

-Lexie Swing-