Le nouveau LOV de Montréal

Frites et ketchupIn LOV with, je suis LOV de… Il y a bien des jeux de mots que l’on pourrait faire avec le deuxième opus dans l’histoire d’un restaurant vegan très aimé à Montréal : le LOV.

L’original, comme les gens l’appellent, est situé dans le Vieux-Montréal. Suffisamment bas sur la rue McGill pour qu’il soit inaccessible aux travailleurs du centre-ville, comme moi. C’est donc avec beaucoup de ravissement que j’ai appris l’ouverture d’une deuxième succursale, à l’angle de De La Montagne et Sainte-Catherine.

Sans être complètement sous le charme de la deco intérieure – il y a un petit côté années 50-60 de certains items et motifs qui n’est pas à mon goût – je suis déjà accro aux plats proposés.

Pour moi qui suis veggie et qui adore les plats véganes pour la complexité des préparations et la nouveauté des associations, je suis servie avec le LOV.

J’ai testé le Grilled Cheese à la confiture camerise et aux courgettes. En accompagnement, nous avons fait le choix des frites et ketchup maisons (avec de la cannelle, incroyablement bon selon mon amoureux qui a eu honte quand j’ai demandé « mais y’a quoi dans votre sauce tomate ») (il paraît que le ketchup maison, ça ne se compare pas à de la vulgaire sauce tomate ). Un goûteux smoothie accompagnait le tout.

Gâteau veganePour les besoins de la cause uniquement nous avons succombé à la carte des desserts. Mon verdict positif est sans appel et la photo ci-dessus devrait parler d’elle-même.

Plusieurs personnes de mon entourage ont testé le LOV avec toujours la même réflexion : « on ne dirait pas que c’est un végane ». Parce que les plats sont originaux, les alliances recherchées et que les restaurateurs restent à l’écoute des clients en proposant notamment des options de fromage et d’oeufs bios.

La bonne bouffe, en parfaite harmonie et en belle compagnie.

Les prix du midi : entre 6 et 14 dollars pour une entrée, 11 dollars pour un burger et 14 dollars pour un plat de gnocchis.

Un plat sur la carte : la casserole des Indes, un plat mêlant aubergine au cari, pancakes de pois chiches et chutney d’abricots.

Bon à savoir : le LOV est aussi ouvert le soir, et pour le brunch la fin de semaine. Les ingrédients utilisés sont majoritairement locaux et/ou bios.

Et vous, votre avis sur le LOV?

-Lexie Swing-

Restaurant LOV, 1232 Rue de la Montagne, Montréal, QC H3G 1Z1. Autre succursale rue McGill. Réservations au (514) 287-1155 ou en ligne : http://www.lov.com/

Crédit photo : Lexie Swing

Un p’tit vélo dans la tête {Remorque Coaster XT/Stroll de Thule}

Remorque enfantLe Canada, la Rive-Sud, Saint-Bruno, ses enfants et ses vélos partout… Il n’en a pas fallu plus pour que je me mette moi aussi à rêver d’un monde que je parcourrai à dos de bicyclette après avoir durant tant d’années chevauché une selle de cheval. Le vélo de mes rêves offert par mon amoureux, il restait une autre inconnue pour résoudre l’équation : que faire des enfants ? Le chariot Coaster XT/Stroll de Thule est alors entré en scène.

Ladite remorque, affectueusement appelée la chariotte chez nous, venait de faire son apparition chez MEC, enseigne incontournable au Canada pour les sports d’extérieurs.

Thule, marque suédoise, avait passé haut la main la barrière des critiques et avis Internet. Réputés solides, confortables et bien pensés, les chariots Thule avaient tout pour plaire… sauf leur prix! 600 dollars pour une remorque une place lorsque j’avais besoin de deux. C’était encore plus que ce que je payais chaque semaine pour la garderie, ce qui n’était pas peu dire !

La nouvelle Coaster était peut être moins passe-partout. Elle n’avait pas non plus la possibilité de se travestir en poussette de jogging ou en traîneau de ski de fond. Mais elle était moins dispendieuse et pouvait aussi bien tenir lieu de remorque à vélo que de poussette.

Dans le magasin, nous avons mis dedans fille de trois ans et bébé de 10 mois et nous sommes repartis avec le lot. L’enfant, le bébé et la chariotte. L’histoire d’amour ne s’est jamais démentie depuis.

La remorque est bien équipée : voile de protection pour les moustiques, voile imperméable pour la pluie. Les deux se roulent de manière indépendantes si l’on ne souhaite pas les utiliser. Assises confortables (à ce qu’on m’a dit ;)), ceintures trois points et drapeau à glisser à l’arrière, suffisamment haut pour être aperçu au dessus des voitures en stationnement.

vélo enfant siègeLa roue avant se déplace afin de ne pas gêner lorsque le chariot est tracté par le vélo, et se remet facilement lorsque l’on veut repasser en mode poussette. L’arrière présente un espace de bonne taille pour ranger toute sorte d’affaires.

Nous pouvons la mettre ouverte dans le coffre de notre SUV, mais il est aussi facile de retirer les roues (elles se déclipsent) et de replier la remorque afin de gagner de la place.

A date, nous l’avons utilisée par tout temps, toute l’année, dès que nous sortions à pied ou en vélo quelque part. Nous avons commencé avec un adaptateur pour bébé (*à vendre*) en allant tranquillement à pied, puis nous avons pris la route lorsque Tempête s’est endurcie.

C’est l’un des investissements pour enfants le plus rentable que nous avons faits. La prochaine fois que l’on me demande ce qui est indispensable avec un enfant: exit le lit à barreaux, bye bye les pull-ups… Place à la chariotte!

-Lexie Swing-

Crédit photo : Lexie Swing

Le joli tipi de « Sur le fil »

tente wigwamUne cabane dans les arbres, une maisonnette dans le jardin, une cachette dans le sous-sol… Je pense que tous les enfants du monde rêvent d’un petit coin à eux. Pour ma part, j’ai fantasmé fort longtemps, petite fille, sur la perspective d’avoir une maison pour enfants. Je salivais devant les mini-demeures, rangées dans un recoin de la jardinerie, sans savoir qu’il s’agissait d’abri de jardin.

J’en ai un, maintenant, d’abri de jardin, et c’est pas pantoute cosy, entre les araignées pis la rare lumière du jour.

Reste que, après avoir hésité entre un coffre à jouets et un cheval à bascule, c’est finalement une cachette que nous avons choisie pour Tempête, pour l’anniversaire de sa première année (+ 10 mois, on est du genre indécis). 

Un tipi. Un merveilleux, somptueux tipi. 

Je l’ai vu s’afficher un jour sur le profil d’une amie. Un tipi fait main pour le petit garçon qui les rejoindra bientôt. Il était parfait! Un abri idéal, un élément déco adorable.

Alors j’ai contacté la créatrice, Valérie, pour connaître la démarche. J’ai donné mes préférences de coloris, elle m’a proposé des tissus. J’ai hésité parce que je voulais qu’ils soient bien coordonnés. Elle m’est venue en aide et m’a conseillée. Nous avons opté pour un coussin de sol, Valérie a sélectionné les motifs adaptés. Choix, approbation, paiement des tissus et du travail, et attente avec de belles images en tête.

tente wigwamMais aucune image n’était aussi jolie que le travail que j’ai eu sous les yeux le jour où B. et moi avons fait la route jusqu’à Mascouche. Il était là, dressé au milieu du salon. Avec ses plumes et son tapis motif écorce. Sa cabane, son refuge. Valérie y avait inclus une poche du même motif que les rabats et nous a offert un toutou tout doux, juste comme ça.

Ça a pris un instant pour le plier, un autre à peine pour le faire glisser dans l’auto. Maintenant il est là, dans sa chambre. Il trône fièrement, rempli de peluches et de coussins en tout genre. Les rabats sont souvent fermés. Tempête y tient des conciliabules secrets, avec sa sœur et ses toutous. Un monde s’invente là, entre 5 pieds et plusieurs morceaux de beaux tissus. 

Comment ça fonctionne? On prend contact avec Valérie, elle vous explique quels choix s’offrent à vous, quelle est la taille du tipi, de quelle façon il est possible de le personnaliser, etc. Vous vous accordez sur des choix de tissus, Valérie le confectionne et elle vous envoie des photos de votre tipi une fois créé! Ensuite, plusieurs possibilités : vous venez rencontrer Valérie directement chez elle à Mascouche et vous récupérez votre tipi, vous vous mettez d’accord avec la créatrice pour qu’elle vous le porte car vous habitez dans les environs, ou vous utilisez une livraison traditionnelle (UPS, …).

tente wigwamCombien ça coûte? Toutes les options sont possibles et le prix diffère en fonction des choix que vous faites. Notre tipi, tel que vous le voyez sur les photos, avec tapis de sol, nous a coûté 187 dollars tout compris.

Et si je ne veux pas de tipi? Allez quand même faire un tour sur la page Facebook de Sur le fil! Cette créatrice aux doigts de fée fait de multiples choses : toutou personnalisé,  couverture, bavoirs, courtepointe,  guirlande de fanions…, et elle est ouverte aux suggestions!

-Lexie Swing-

Crédit photo : Lexie Swing

Enfants : les p’tites boutiques de la Rive-Sud

On est bien chanceux sur la Rive-Sud : la Montérégie regorge de belles adresses de boutiques pour enfants indépendantes. Certaines ont les verres Pat’Patrouille dernier cri, d’autres s’orientent plutôt vers l’écolo et le bio, quand des troisièmes ont à cœur de faire découvrir les créateurs québécois, du genre que l’on trouve sur Etsy. Petite liste non exhaustive. Lire la suite

Petit guide à l’usage de nos proches français

On s’en va bientôt visiter la France, son pain, son chocolat, son vin, son aligot, ses viennoiseries (j’ai faim, ça se voit non?) et son soleil (j’espère!). Avec moi j’emmène mes enfants (deux, un petit modèle, un grand modèle). Deux enfants qui ont grandi loin de la France. Avec tout ce que ça comporte comme avantages et inconvénients lorsqu’ils se retrouvent en Mère Patrie. Il se peut qu’il y ait des quiproquos. À ce titre, je vous propose donc à vous, mes amis et famille de France, un guide rapide et non exhaustif qui nous sauvera à tous bien des malentendus.

– La première fois qu’elles vont vous voir, elles vont crier et avoir la trouille. C’est que vous étiez derrière un écran d’ordinateur et maintenant vous êtes faits de chair et d’os. Laissez-leur un peu de temps pour s’habituer.

– Elles vont probablement confondre vos noms (mais rassurez-vous, la petite appelle aussi son père «Maman»).

– Elles ont l’accent du pays où elles vivent, surtout la grande. Elle dit «lô» pour là, elle dit «ça se peut-tu?», elle dit (souvent) «bas» pour «chaussette». Je sais que c’est tentant de la corriger mais sachez-le, ça ne va pas me plaire. Ça ne va pas lui plaire à elle non plus (elle a quatre ans et elle pense qu’elle a raison sur tout, imaginez quand elle a VRAIMENT raison). Et surtout, surtout, rire en criant «lô, t’entends elle dit lô!», ça ne fait rire que vous. Surtout pas moi. Regardez-moi bien, est-ce que je ris?

– La liste des mots qu’elles utilisent et qui ne sont pas les mêmes qu’en France est fort longue. Parmi ceux que vous avez le plus de chances d’entendre, vous noterez «abrier» (couvrir, avec une couverture par exemple), «la doudou» (la couverture), «le toutou» (le doudou), «yogourt» (yaourt), «chandail» (t-shirt), «tuque» (bonnet), «espadrilles» (baskets), «glissade» (toboggan), «suce» (la sucette, que la petite appelle «sussa»), «mitaines» (moufles), «cami» (débardeur), «kleenex» (mouchoir), «collation» (goûter, valable aussi le matin à 10h), «gars» (garçon), «allo» (coucou) (très courant, elle n’a pas été polluée par une certaine star de la téléréalité, rassure-toi), «s’enfarger» (se prendre les pieds dans quelque chose, comme dans «j’m’a enfargé dans la queue du chien, papa!»), «tu me niaises-tu?» (tu te moques de moi?). Un poupon est un bébé, un jeune enfant. Une poupée type nouveau-né est un bébé (je sais, je t’ai perdu).

– Elles sont en t-shirts par 15 degrés. Rappellez-vous que chez nous il faisait -15° il y a trois mois. Par 30 degrés de plus, toi aussi t’afficherais ton plus beau marcel.

– Elles mangent à 18h. Ça n’oblige personne à dîner à cette heure-là mais ça veut dire que dès 17h30 elles vont vous tanner sévère pour passer à table.

– «Tabarnak» est un très vilain mot. Je sais que ça peut paraître drôle comme ça, mais ne me donne pas l’envie d’apprendre «Putain de bordel de merde» à tes enfants, si tu vois ce que je veux dire.

– Au Québec, on dit les mots en anglais comme ils se prononcent… en anglais. Même si c’est une phrase en français. Si tu appelles «Spiderman», «Spidèremane», ne t’étonne pas qu’elles ne connaissent pas.

– «Les amis», ce sont les autres enfants. «Allez, va jouer avec les amis au parc» ne signifie pas qu’elles ont sympathisé avec tout le quartier mais juste qu’il y a un petit groupe d’enfants à l’air avenant apparemment du même âge. Au Québec, on est amical par essence et méfiant par exception.

– L’école commence à 5 ans. Elle n’est ni retardée ni déscolarisée. Elle va encore à la garderie puisqu’elle n’a pas l’âge requis pour commencer la maternelle.

– Le pain au chocolat est appelé chocolatine. Elle ne te «niaise» pas pour déclencher une bataille nord-sud pour qui a le bon terme.

Avec ça, nous devrions être au point pour passer de bonnes vacances! Quelqu’un peut me passer la crème solaire?

-Lexie Swing-

Le Bullet Journal : ce bordel organisé

Je suis une as du rangement en pile : pile de «à trier», pile de «à ranger», pile de «c’est quoi déjà ce truc? Oh je vérifierai plus tard». Je connais également le rangement en montagne – quand je vide la panière de linge propre sur le lit pour y trouver une paire de chaussettes (minuscules, forcément) pour la petite dernière, et le rangement en tourelle : les bottes d’hiver à nettoyer, les bottes de pluie dernier cri et les baskets font des merveilles sur le tapis de l’entrée.

J’aime beaucoup lorsque quelqu’un justifie son bordel avec un «mais je sais où se trouve chaque chose», parce que ce n’est pas du tout mon cas. Multi-quotidiennement, je retourne la maison à l’affût de la chose manquante. Recherche qui commence désormais par un habituel : «Chérie, tu n’as pas vu le trucmuche de maman?». Miss Swing n’a pas son pareil pour se souvenir des endroits incongrus où je pose mes affaires.

Reste que, quand j’ai découvert le principe du Bullet Journal au détour d’un article de ma Qatari préférée, j’ai eu cette même petite excitation que lorsque je copiais le cahier super-propre-parfaitement-tenu de mes copines de classe. Écriture ronde, titres soulignés, points importants mis en exergue par un encadré avantageux ou une couleur attrayante. Mes propres notes, raturées à la va-vite sur une feuille partiellement froissée, faisaient triste mine à côté.

Les Bullet Journal sont un véritable orgasme ophtalmique : de jolies courbes, des traits bien droits, des pleins et des déliés, de belles calligraphies, des dégradés de couleurs… J’ai su aussi, tout de suite, que ce n’était pas pour moi. J’ai l’expérience de l’âge (31 longues années) et je me connais parfaitement : avec moi le Bullet Journal allait se transformer en un cahier de brouillon, malmené par la pluie et les tasses de café que je ne manquerais pas de poser sur lui.

J’ai commenté en disant «trop beau mais jamais chez moi, ah ah» et j’ai acheté un cahier le lendemain matin. Appelez-moi versatile. J’ai pris ma plus belle plume, mon crayon de papier, j’ai tiré la langue et je me suis appliquée comme jamais. «Journal» j’ai écrit. Le L cognait un peu à droite parce que j’avais mal calculé – as usual – mais l’ensemble était correct. J’ai repassé le tout au feutre et me suis lancée dans l’idée saugrenue de faire des dessins autour de mon titre.

De la part de la fille qui ne sait faire que de la peinture au numéro – quels beaux chevaux j’ai réalisés alors – l’initiative était mal engagé. Après quelques fleurs aux courbes callipyges, et un soleil surprenant, j’ai abandonné l’affaire avec la promesse – à voix haute, sinon elle ne compte pas – d’y revenir plus tard. Demain peut-être (ça fera 8 mois).


Je suis passée à l’index, à la table des matières, puis j’ai numéroté les premières pages. J’ai voulu faire un premier calendrier, mes lignes n’étaient pas droites, je suis donc passée aux choses sérieuses : j’ai affiché Pinterest et pris un modèle pour faire ma page Octobre, mois qui s’en venait.

Ensuite j’ai minutieusement écrit les chiffres de 1 à 30, j’ai coincé le 31 où j’ai pu (j’avais oublié, forcément)… Et puis j’ai écrit «liste d’octobre» sur la page suivante. J’ai reporté le nom de mes pages dans la table des matières. Je me suis ouvert une bière, on m’a appelé, j’ai dit à Journal «je reviens Journal», et je suis revenue. En avril donc.

Ce que j’ai vraiment fait

J’ai vite laissé tomber les calendriers annuels et les présentations en déliés. Je reste une incurable maladroite-aux-deux-mains-gauches et tenter de copier les talentueuses dessinatrices de Pinterest était pire que mieux. À la place, j’ai fait des pages de listes, des pages de projet, des pages de choses dont j’ai besoin souvent : taille de vêtements, tour de tête, identifiants pour la bibliothèque.

J’ai fait des pages de souhait, tracé (merci l’amoureux) un carré pour inscrire les plantes à planter dans le potager, inscrit des choses à faire pour des voyages à venir.

J’ai aussi inscrit des recettes que nous faisons souvent, et que nous sommes lassés de chercher sans cesse sur Internet.

Ce que je vous conseille

D’adopter Journal. Pas le mien hein, mais le vôtre. Allez dans la papeterie que vous aimez bien, faites fi des recommandations, choisissez le modèle qui vous correspond, avec une couverture plaisante, rassurante. Couverture souple, avec ou sans anneaux, lignes, petits carrés, whatever. Regardez quelques modèles, pour avoir une idée du principe, et ne prenez que ce qui vous intéresse. Vous vous trompez? On s’en fout! Vous pourrez toujours coller autre chose par-dessus.

Je ne sais pas si le Bullet Journal m’a permis d’être mieux organisée (en même temps, je partais de très bas, je creusais encore même), mais il a eu deux avantages considérables : il m’a aidé à synthétiser certaines idées, et il m’a permis de détenir tout au même endroit. Listes de choses à faire avant de partir en vacances, dimensions diverses et variées, idées cadeaux, plan du potager, j’en passe et des meilleurs. D’aucuns diront que c’est dangereux, pas de backup, rien.

Mais tsé, je suis née avant la dernière pluie. C’était le printemps, il neigeait et l’on croyait que les véhicules urbains de 2020 se téléporteraient. Fait que, lâche moi la page blanche pis attache ta tuque, le futur n’attend pas. Mais si tu me permets, moi je vais rester là, sur ma table en bois, avec mon café trop chaud et mon BIC bleu. Je vais me demander encore une fois si je plante des tomates cerises ou des Cœurs-de-bœuf, je vais griffonner, raturer. Je vais préparer la page que je collerai par-dessus parce que c’est rendu trop moche et puis je vais laisser mon regard se perdre par la fenêtre et accompagner les oiseaux. («s’ozio, s’ozio, r’gad s’ozio» qu’elle dit)…

-Lexie Swing-

L’affaire du chandail pingouin : la marque Coq-en-pâte

coq-en-pâteÀ la naissance de Tempête, mon amie Céline a envoyé de France deux cadeaux : un pour la nouvelle-née, et un pour la nouvelle grande soeur. Dans le colis de B., un chandail taille 4 ans, représentant un pingouin de face (et un pingouin de dos dans le dos). C’est peu dire que Miss Swing a eu le coup de foudre.

Ce t-shirt, c’est un Coq-en-pâte, un chandail (au Québec on dit chandail, rappelez-vous) en coton biologique. La marque se décrit comme une jeune maison d’édition d’accessoires de mode pour enfants, qui place l’éthique au coeur de tout processus de création.« Nos choix d’éditions se portent sur des artistes qui se retrouvent dans nos engagements et ont, au travers de leurs créations, un message poétique, ludique et éducatif à transmettre au plus grand nombre. » L’idée est de transmettre le respect des espèces animales qu’il arbore sur ses vêtements à l’enfant qui les porte.

t-shirts biologiquesEt ils ne proposent pas que des t-shirts! Sur le site, j’ai découvert des sacs à dos, des valisettes, des sets de plage et surtout de supers serviettes de table qui s’attachent autour du cou comme un bavoir mais sont très larges avec de superbes imprimés! De quoi convaincre tous les toddlers qui refusent de se protéger en mangeant parce que «moi plus bébé».

Il y a le même pingouin que le chandail de Miss Swing, si le Père Noël lit ce message non subliminal. Et une nouvelle collectionadorable intitulée La forêt sauvage .

Mais c’est bien connu: l’initiative est belle, les animaux, toussa, mais bon ce genre de trucs on sait ce que c’est, deux lavages et à la poubelle le beau chandail.

Queneni. Pas pantoute. Absolument pas, en bon français. C’est bien la raison pour laquelle je vous en parle, 15 mois après la réception du t-shirt.

Miss Swing le porte… une fois par semaine, au minimum, dépendamment du temps que je mets pour le laver. Dès qu’elle le retrouve dans sa commode, elle le réenfile. Bras nus l’été, sur un chandail manches longues l’hiver ou avec un gros pull (la garderie est surchauffée, beaucoup d’enfants sont en t-shirts sous leurs habits d’hiver). 65 lavages au minimum, et l’autre jour, pris dans un drap, le t-shirt pingouin a terminé sa course dans la sécheuse. J’étais catastrophée en le sortant de là, croisant les doigts pour qu’il soit toujours en vente sur le site et calculant le temps qu’il me faudrait pour en avoir un nouveau avant que Miss Swing ne se rende compte que j’avais bousillé son Précieux.

Bon sang, le chandail est comme neuf. Pas une égratignure. Ce chandail avec un flocage devant-derrière géant est passé dans le sèche-linge et en est ressorti sans une égratignure.

Juste pour ça, l’affaire du chandail pingouin méritait d’être divulguée. Car bio, écolo, respectueux, et résistant-à-65-lavages-et-un-passage-dans-la-sécheuse, que pourrais-je bien demander de plus?

Merci Céline :)

Pour découvrir la marque c’est ici : Coq-en-pâte

-Lexie Swing-

Lucie Boutons, couturière créatrice

bonnet; tuqueIl y a un an environ, je me (re)mettais à la couture armée de ma Brother toute neuve. A mes côtés, mes deux amies en congé de maternité. Ensemble, nous avons réalisé des bavoirs, des couvertures, des housses de chaise haute (pas moi hein)… Et quand la machine s’enrayait, quand le tissu partait de guingois, quand le résultat n’était pas celui escompté, mon amie Lucie-les-doigts-de-fée reprenait tranquillement l’ouvrage, aidait à remonter le fil d’une canette ou cousait dans son coin, son bébé tout neuf solidement arrimé à ses épaules par la grâce du porte-bébé.

Cette amie, c’est la créatrice de Lucie Boutons. Une couturière dont je copie les patrons dès qu’elle me fait cadeau d’une création. Une fille aux doigts magiques, qui en trois coups de ciseaux, les yeux fermés et sans patron te refait une garde-robe d’enfant quand tu peines à finir un bavoir correct. Une talentueuse Montréalaise dont l’instinct est aussi sûr que le doigté, et qui répond toujours présente pour me délivrer une tuque d’automne quand je n’en peux plus d’avoir mal aux oreilles.

Ma belle B. ne cesse de le répéter : elle a la plus belle tuque du monde. Une tuque avec un bouton bleu car le bleu, c’est sa couleur préféré, ainsi qu’elle se plaît à nous le seriner. Une tuque qui lui couvre les oreilles et rentre sous son capuchon. Tempête, pour sa part, a une tuque également mais aussi un incroyable bavoir, que Lucie lui a fait suffisamment longue pour protéger l’équivalent d’une tunique, ce qui n’est point trop grand quand on voit ce bébé s’empiffrer…

bonnet; tuqueLe 4 décembre, Lucie Boutons proposera ses créations au Marché des mamans créatives de Verdun. L’occasion de découvrir ses tuques Slouchy Beanie (ainsi que décrite par La Piqûre), ses bavoirs, ses guirlandes ou encore ses toutous tout doux…

Et si vous avez un petit creux, ma belle amie de Cap ou pas cap, la cuisinière de notre team, sera également présente avec ses pâtisseries.

Quant à moi, je serai probablement là-aussi, à décrocher Tempête du sapin…

Bon vendredi!

-Lexie Swing-

Crédit photo : Lexie Swing

Besoin d’un livre? Rendez-vous chez Alire {Rive-Sud}

Libraie indépendanteLes librairies indépendantes ont ce je-ne-sais-quoi de mystérieux, de fascinant. En plein Longueuil, installée entre le métro et le début du Vieux-Longueuil, la librairie Alire a ceci de surprenant qu’elle s’est installée en plein cœur du Centre Longueuil. Un centre commercial donc. Pas si courant pour une librairie indépendante mais elle jouit ainsi d’un espace de bonne taille… et de la grande diversité de titres qui va de pair!

Créée par des passionnés du genre, la librairie Alire offre tous les styles, avec un joli espace dédié aux enfants. La dernière fois que je m’y suis rendue, j’avais une liste éclectique : bio d’un musicien, roman de poche publié il y a deux ans et collection de livres pour enfants québécoise.

La liste était longue et mon temps restreint, d’autant que je tenais par la main un petit rat de bibliothèque touche-à-tout. Alors j’ai aussitôt interrogé l’une des libraires présentes. Aux titres que je donnais, elle répondait par l’auteur. Si j’avais eu plus de temps, je lui aurais proposé un quizz, juste pour constater encore un peu plus sa passion pour les livres et sa phénoménale mémoire.

Alors si vous avez un livre à acheter, oubliez les grandes enseignes et pensez aux librairies indépendantes. Vous êtes de la Rive-Sud mais vous n’habitez pas Longueuil? Ça tombe bien, moi non plus. Mon conseil : lorsque vous allez bruncher le dimanche, de l’autre côté des ponts, faites un petit crochet. Jacques-Cartier, qui-était-un-homme-avant-d’être-un-pont, ainsi que le répète désormais Miss Swing, n’est qu’à quelques kilomètres de là. Et sinon, vous pouvez toujours commander en ligne.

-Lexie Swing-

 

Crédit Photo : The Lonely Pixel