Savannah et Washington sur le chemin

Savannah, GéorgieVous connaissez la Légende de Bagger Vance? Matt Damon en ex-prodige du golf ayant perdu son swing après avoir connu l’horreur de la première guerre. Et Will Smith, en héros discret, mi-ange, mi-Jiminy Cricket, qui lui murmure à l’oreille ce que son corps savait déjà mais que sa tête avait oublié. Des parcours de golfs magnifiques, de belles phrases  philosophiques et en toile de fond : Savannah, Géorgie. J’ai vu ce film plusieurs fois. Je ne pouvais pas ne pas m’arrêter à Savannah. Et vous savez quoi? J’y reviendrai.

Ces maisons victoriennes, ces rues chargées d’histoire, sa grande avenue qui me rappelle Grafton Street, à Dublin.

Savannah, GéorgieNous nous y sommes rendus le 1er janvier, convaincus que nous trouverions les boutiques fermées et la ville endormie, mais c’est une joyeuse agitation qui nous a accueillis. Les gens fêtaient ce premier matin de l’année, qui en brunchant, qui en s’offrant un sandwich café en terrasse. Car il faisait 20 degrés ce premier janvier là, à Savannah. De quoi commencer 2017 dans un autre monde.

La Maison Blanche, WashingtonEnsuite, on a filé vers Washington. C’était notre plan de match. Jour 1- Savannah, jour 2 – Washington. Deux visages de l’Amérique parmi les milliers qu’elle abrite. Mais si Washington est belle, elle est aussi pluvieuse et froide en cette saison. C’est donc transis de froid et trempés que nous nous sommes rendus jusqu’à la Maison Blanche. Elle est plus petite que j’imaginais, plus serrée entre les bâtiments. Et je ressens un pincement au cœur en songeant aux cartons qui doivent déjà joncher le sol, annonciateurs de la prochaine passation entre présidents.

Une balade serpente entre les édifices mais la pluie qui nous accable nous fait renoncer à l’emprunter. Alors nous l’ajoutons à la liste des visites qu’il faudra refaire, dans quelques années. Pour découvrir vraiment cette ville qui semble si paisible.

Et vous, y êtes-vous déjà allés?

-Lexie Swing-

Crédit photo : Lexie Swing

Rouler à travers les Etats du Sud (Etats-Unis)

imageVirginie, Caroline du Nord, Caroline du Sud, Géorgie, Floride. La suite du voyage s’est passée ainsi. Et alors que je n’avais de cesse de répéter à mon amoureux que « les paysages de la Caroline du Nord étaient somptueux » (j’avais revu The Longest Ride quelques jours avant, mais je crois que Scott Eastwood a illuminé le paysage) on a vu pas mal de moche (et pas Scott). Des baraques abandonnées, des vieux magasins à la devanture douteuse, des pubs pour les armes (enfants, armes roses pour femmes, gros calibres pour gros bras… On voit de tout!), des pubs pour Jésus. Jésus is everywhere. D’ailleurs nous l’avons bien vu lorsque nous avons déboulé dans un motel de Caroline du Sud. Lorsque j’ai vu le panneau pour le logement trônant sous la plus grande croix des environs, j’ai dit à Mr Swing qu’ils avaient profité de l’espace. Quand j’ai vu inscrit « Jésus est avec nous » sous la bannière du motel, j’ai compris qu’on était mal engagé. J’ai gardé mon enthousiasme, rangé la bible dans le tiroir de la commode et allumé le chauffage manuel. J’ai fait semblant de ne pas voir la brochure sur je ne sais quel saint et me suis raccrochée au petit déjeuner continental fièrement annoncé. En fait de déjeuner, nous avons eu droit à trois petits beignets et du mauvais café entreposés dans un coin de la réception. Le coup de grâce! Nous avons jeté les sacs dans la voiture et sommes partis sans demander notre reste au creux du matin.
Au Starbucks du coin, la journée a pris une autre tournure. Devant moi, une fille de ces filles dont les buns négligés paraissent toujours savamment travaillés. Ce genre de filles me fascine. Alors je l’observe, je la regarde se concentrer sur les tasses de Noël en rabais post-fêtes, complimenter la serveuse sur son joli tatouage, je m’imprègne un peu de sa bonne humeur. Et puis elle se retourne et m’invite à passer ma commande. Crédit restant sur sa carte Starbucks ou simple geste altruiste guidé par la Noël qui s’achève, la fille au bun m’a payé ce matin là les cafés, et est repartie en souriant après avoir échangé quelques mots sur Paris qu’on dit si belle, et Montréal où elle s’est rendue quelques fois.
La file des toilettes – Miss Swing veut toujours faire pipi à peine monté en voiture – est longue mais on me propose de passer devant, enfant pressée oblige. C’est un peu ça, les Etats du Sud que j’ai vus, un conservatisme qui m’effraie mêlé à une incroyable amabilité.
10h de route annoncées pour rejoindre Venice, 12h en réalité, au gré du trafic qui ne cesse jamais, même à une heure du matin, quand nous rejoignons enfin la côte qui borde le Golfe du Mexique.
Nous voilà donc en Floride, c’est la moitié du voyage. Il fait 25 degrés et les filles découvrent enfin la plage, la vraie, et les drôles de palmiers… Retour prévu samedi. Belle fin de semaine !

-Lexie Swing-

Au soleil des Adirondacks

Ce week-end incluait un jour férié au Canada : la fête de la Reine. Comme de nombreux Québécois, nous avons donc pris la route et traversé la frontière avec les USA. Direction : les Adirondacks. Mon père étant encore dans un état critique (rapport à la gastro qui a sévi chez nous!) nous ne sommes partis que vers 13h le samedi. Résultat : personne à la frontière! Du jamais vu!

Nous résidions à trente minutes de Lake Placid. Un bien joli coin avec de nombreuses balades et une végétation incroyable, à quelque 2h15 de Montréal.

./ Photo DR Lexie Swing

./ Photo DR Lexie Swing

./ Photo DR Lexie Swing

./ Photo DR Lexie Swing

./ Photo DR Lexie Swing

./ Photo DR Lexie Swing

./ Photo DR Lexie Swing

./ Photo DR Lexie Swing

./ Photo DR Lexie Swing

./ Photo DR Lexie Swing

./ Photo DR Lexie Swing

./ Photo DR Lexie Swing

./ Photo DR Lexie Swing

./ Photo DR Lexie Swing

 

Un lieu sympa : Lake Placid, avec ses restos, ses boutiques (dont des librairies) et ses lacs.

Un resto : le diner de Keene Valley, celui de la dernière photo. Du bio, du fait-maison, du sans-gluten à l’occasion, le tout façon « diner » typique, c’est-à-dire sans aucune prétention! Je n’ai pas l’adresse, mais vous ne pouvez pas le louper, il est sur la grand’rue.

-Lexie Swing-

New York, New York…

New York./ Photo Jerry Ferguson

New York./ Photo Jerry Ferguson

New York, concrete jungle where dreams are made of
There’s nothing you can’t do
Now you’re in New York
These streets will make you feel brand new
Big lights will inspire you
Hear it for New York, New York, New York

Voilà ce que je me chantonnais samedi dernier tandis que la voiture filait vers la Grosse Pomme. Je suis persuadée que la vie serait plus épatante si elle était vécue en musique, et l’occasion s’y prêtait parfaitement. Il n’y avait rien de potable à la radio et je m’étais déjà époumonée sur toutes les chansons de Goldman que je connaissais.

New York est une jungle certes, mais une jungle un peu anxiogène pour qui apprécie ces espaces où l’autre ne juge pas que tes pieds constituent un bout de trottoir appréciable pour y poser les siens. C’est aussi une ville définitivement bruyante, où les immeubles tutoient le soleil, couvrant d’ombre les plus larges avenues. Quant au New-Yorkais des zones touristiques, s’il semble avoir définitivement perdu son amabilité dans les secousses du métro, il n’a malheureusement rien perdu de sa gouaille, et t’en abreuve pour te refiler tout ce que sa ville a de meilleur à offrir: tickets de l’Empire State Building, bouteilles d’eau fraîche et photos souvenirs photoshoppées.

Je n’ai pas détesté New York. J’ai aimé le sud de Manhattan: Soho et le Greenwich Village, le Financial District, Nolita et même Chinatown. J’ai été étonnée devant Central Park et ses arbres touffus, qui chatouillent le nez des grands immeubles, juste derrière. J’ai suffoqué dans Times Square, Times Square et ses écrans géants. Times Square et ses hordes de touristes. Times Square et ses vendeurs à la sauvette, qui vous prennent par le cou en réclamant une photo, s’énervent lorsque vous voulez vous dégager, pour aussitôt vous réclamer de l’argent à peine l’objectif refermé. Je n’ai pas détesté New York, mais son ambiance oui.

Il y a sûrement des tas de rêves réalisables à New-York, mais les miens se heurtent aux façades vitrées et aux sourires fermés. J’irais chercher le plaisir ailleurs, et puis je reviendrai à New-York, pour la voir autrement, oublier les touristes, arpenter les ruelles, côtoyer les costumes de Wall Street et les hipsters de Soho, découvrir les marques locales et les endroits insolites. Finalement, ce week-end, c’était du défrichage: j’ai joué à la touriste, peut-on commencer les choses sérieuses à présent?

 

Et vous, votre New-York?

 

-Lexie Swing-

 

Journée américaine… place aux cupcakes

Ma nièce affectionnant le chocolat et le rose, j’ai pris une petite heure hier pour confectionner des cupcakes. C’était une journée à l’heure américaine après tout… Comme prévu, je m’étais réveillée à 2, 4 puis 6 heures, je n’étais donc plus entièrement moi-même lorsqu’il a fallu préparer les petits gâteaux ronds.

Le résultat a donné… ça:

Cupcakes au chocolat

Cupcakes au chocolat./ Photo DR Lexie Swing

A ceux qui les trouveraient moches, je précise qu’ils étaient les premiers… Loin de moi l’idée de réaliser ces petits diables sucrés tous les week-ends, j’ai une nette préférence pour les gâteaux au chocolat plantureux et pleins de beurre qui suintent le cacao par tous les pores (post recette en préparation).

Je me suis inspirée de la recette de Confessions d’une gourmande, à la lettre… jusqu’à ce que mes yeux fatigués confondent « farine » et « sucre »… 120 g de sucre pour six cupcakes, ça frôle le coma diabétique… j’ai aussitôt rajouté du chocolat, puis du beurre salé, puis un oeuf. Et au final j’ai eu 12 cupcakes (du moins 6 cupcakes et 6 « cakes only »… comme une bonne moitié des « femmes et demi » je n’ai pas le droit aux oeufs non cuits présents dans la décoration, « la faute à » la toxoplasmose).

Au final j’ai donc mélangé 120g de beurre salé et 200g de chocolat noir, préalablement passée ensemble au micro-ondes. Dans un second saladier, j’ai battu 3 oeufs et… 120 g de sucre (même pour 12 gâteaux, je pense que 100g suffisent amplement). Et dans un troisième, 120 g de farine, et 1/2 cuillère à café de bicarbonate de soude, tamisés ensemble. Versez le mélange oeufs-sucre dans le beurre-chocolat, puis incorporez ce nouveau mélange à la farine-bicarbonate. Glissez dans des moules à muffins et enfournez pour 22 minutes à 180° (four préalablement chauffé).

Pour le topping, le site Confessions d’une gourmande conseille un blanc d’oeuf pour 200-250g de sucre glace, je suis montée jusqu’à 240g car je trouve que sinon, l’ensemble ne se tient pas. Battez blanc d’oeuf et sucre glace ensemble puis glissez la préparation dans une poche à décoration, ou dans un sac congélation dont vous couperez ensuite un angle (pas trop grande la coupure). Dessinez un topping en partant du bord du gâteau pour monter vers le milieu et finir en pointe. Si comme moi vous n’êtes pas fan de colorant alimentaire, saupoudrez le tout de perles de sucre multicolores (ma nièce adore). Laissez prendre ensuite au réfrigérateur.

Les cupcakes, c’est physiquement sympa, et idéal pour une fête d’enfants je trouve. Gustativement parlant, j’ai toujours trouvé ça assez décevant cependant. Attention, la recette de Confessions d’une gourmande a très bon goût et vous devriez appréciez en accompagnement d’un thé ou d’un café. Mais pour un dessert ou un vrai goûter, je préfère un gâteau parfois moins joli mais avec un goût plus travaillé, des mélanges d’épices et de chocolat par exemple, de caramel au beurre salé et de pommes également, avec des jeux de texture… A ce jeu là, le macaron, adversaire direct du cupcake, a une longueur d’avance à mes yeux.

Pour l’histoire, le cupcake existe depuis le XIXe siècle, mais était très à la mode dans les 50’s surtout. Appelé aussi « fairy cake » (gâteau des fées), ce gâteau des ménagères a été appelé « cupcakes » car les mesures de sa recette se faisaient en « cup », unité anglosaxonne assez répandue en cuisine. La recette traditionnelle prônait ainsi « une tasse de beurre, deux tasses de sucre, trois tasses de farine et quatre œufs ».

 

-Lexie Swing-

Elections américaines: and the winner is…

Tandis que ma fille écoute Melody Gardot, je décortique les derniers articles parus sur les élections américaines. A l’heure où j’écris ces lignes, les premiers bureaux de vote, ceux de la côte est, ont ouvert leurs portes. Et sur le twitter français, les posts s’affolent pour publier en temps réel l’avancée des élections. D’où vient cet engouement pour des élections qui se déroulent à l’autre bout du monde, dans un pays qu’on a tôt fait de décrier (pour les armes, l’avortement, parfois la religion et j’en passe) en temps normal? Il y a fort à parier qu’il s’agit moins de l’enjeu que cela peut représenter pour nous Français (« l’avenir d’une puissance mondiale particulièrement influente ») que du caractère purement charismatique de l’élection.

Observez donc cette vidéo, celle du deuxième débat.

Observez ces échanges de regard, ce jeu des corps. Pour les analystes tant américains que français, celui-ci a conclu à un retour gagnant du président sortant Barack Obama après un premier débat où ce dernier s’était fait malmener par le candidat républicain.

Dans le deuxième, la dynamique change. Les deux candidats ont été plusieurs fois comparés « à des boxeurs sur un ring ». J’y vois plutôt deux félins, des mâles tigres par exemple, avant l’ultime combat.

Cet ultime combat ce joue aujourd’hui, cette nuit pour nous. Le premier village à avoir voté est Dixville Notch, un hameau du New Hampshire (au nord-est des USA) où a été symboliquement lancée l’élection cette nuit. Surprise: Obama et Romney y sont apparus en parfaite égalité. Bon, si le maire assure que le cas se produit pour la toute première fois, le fait qu’ils ne soient que dix à voter rassure quelque peu.

Vous pensiez suivre l’élection? Vous me raconterez alors! Si ma fille sera certainement debout (le fait que je sois allongée l’incite, elle, à se lever, ça doit être physique, c’est pour contrebalancer…. ou alors c’est de l’esprit de contradiction, ce qui laisse augurer le meilleur pour la suite ;)), moi je dormirai. Comme Le Monde nous a rédigé un petit listing des horaires, je sais désormais que les premiers résultats vraiment sûrs (même si la plupart des Etats-clés auront déjà voté) seront connus à partir de 4 heures du matin heure française. Je mettrai donc mon réveil à 4 heures pétantes. Et oui, c’est aussi ça le chômage, on peut se lever avec le coq et se rendormir à l’heure où les lêve-tôt poussent la porte de leurs bureaux.

Et n’oubliez pas, vote for

Barack Obama

Barack Obama./ Photo DR art_es_anna

-Lexie Swing –