Touché, coulé, écroulé

Nounours est malade./

Nounours est malade./

La première année de garderie, niveau maladies vous êtes vernis. Votre tendre protégé revient – au choix – criblé de boutons, les oreilles rouge saignant, le nez cascadesque, le dos courbaturé, ou même tout à la fois. Mère Nature a parfois l’humour un peu lourd.

Mais il y a en réalité deux types d’enfants : le récepteur et le transmetteur de virus. Le premier a passé plus de temps dans son lit, son parent éploré lui épongeant le front, qu’à la garderie, et chaque fois qu’une épidémie se déclare vous réservez votre place en ligne chez le médecin. Il attrape tout, à se demander s’il n’y met pas du sien, traînant sa langue sur tous les jouets que contient sa pouponnière. Devant votre désarroi, le médecin vous a rappelé cette croyance ancienne : les enfants qui sont tout le temps malades ne le sont presque jamais adultes; et vous vous accrochez à cette illusion tel un capitaine cerné par une déferlante de pleurs et de morve gardant les yeux sur son phare.

Et puis il y a le deuxième modèle : l’enfant transmetteur. Ce bambin-là est d’une générosité sans égale. La maladie coule sur lui comme un canard bien emplumé. A peine remarquez-vous de temps en temps une petite éruption cutanée annonciatrice d’un virus à proximité. Il vous délivre alors, avec joie et bonne humeur, son cadeau secret: la grippe, la gastro ou tout autre charmant plaisir que compte la bible du médecin. Vous n’êtes pas malade, vous êtes mourant. Et quoi de plus charmant qu’une poupée qui dit non branchée sur 10 000 volts tentant de vider la cuisine tandis que ses parents – oui ses DEUX parents – peinent à garder les deux yeux symétriquement ouverts?

– Lexie Swing- (40 de fièvre)

Crise du non et le non en crise

Terrible two./ Photo Terry Johnston

Terrible two./ Photo Terry Johnston

Non. Comme n’importe quel parent je savais que ça allait se produire. C’est presque la première chose que l’on t’annonce, juste après « vous allez avoir un bébé ». Ils ajoutent alors : » il vous dira non tout le temps, à tout bout de champ, et ensuite il se roulera par terre pour exprimer son désaccord ».

On nous avait prévenu que ça pouvait arriver plus tôt. Les Américains parlent du « Terrible Two », et ça veut bien dire ce que ça veut dire : deux ans est un âge terrible. Oui mais avant ? Avant aussi.

Mon amie Jiji m’a juré, croix de bois croix fer que son fils, 19 mois, disait « oui ». Je ne l’ai pas crue, elle a dû m’envoyer une vidéo pour me le prouver. Car Miss Swing dit « non », pour tout. Y compris pour dire oui. Elle dit « non » pour se coucher, « non » pour le bain, « non » pour se changer, « non » pour manger, même quand c’est du chocolat et qu’elle fait des bonds sur les fesses pour tenter de me dérober la délicieuse friandise.

Mais le terrible two, c’est un peu (beaucoup) plus que le non. C’est l’expression du désaccord. Et si cette expression doit passer par du trépignage, poings et mâchoire serrés, accompagné d’un cri strident lancé après une inspiration digne du recordman d’apnée (vous voyez ces parents qui se bouchent nonchalamment les oreilles, tournant la tête sur le côté, lèvres pincées, dans l’attente du cri hulkéen, c’est moi), c’est une option tout à fait recevable.

Mais. Mais ce qu’on avait omis de nous dire, c’est que cela irait de pair avec une autre crise du non : le vôtre. « Non Miss Swing, n’approche pas de l’enceinte ». « Non, j’ai dit non ». « Noooooon ». Vous lui crieriez « vas-y chérie, poinçonne de ton petit index musclé la maudite enceinte si fragile que ton père a emballée avec dix kilos d’amour et de bulles pour lui faire traverser l’Atlantique, vas-y, vas-y, vas-y », elle n’irait pas plus vite. Si un jour elle fait de la compétition, je saurais quoi crier depuis le banc des parents.

« Non » est un mot qui la rend sourde. Et pour peu que vous finissiez par le lui lancer en plein visage, en lui attrapant la main, elle vous regarderait d’un air totalement innocent, qui selon moi signifie quelque chose comme « plaît-il chère mère? »

Finalement, je crois que le « oui » et le « non » sont un éternel équilibre. Elle a 18 mois. Elle dit « non », attend que l’on dise « oui ». Elle aura 18 ans. Ce sera notre tour de dire « non ». Elle dira « si, si, si, allez, dis oui ». Mais non.

-Lexie Swing-

PS Oui l’enceinte a été mise hors d’état de nuire. Rest in…

Ces choses qui disparaissent

Mes précieux./ Photo Adrigu

Mes précieux./ Photo Adrigu

Mon cellulaire. Mes lunettes de soleil. Mes clés. Mon cellulaire. Mon bouquin du moment. Un papier important. Je perds systématiquement quelque chose. Et surtout mon cellulaire. C’est un problème carrément incurable, malgré toutes les tentatives de Mister Swing pour en finir avec ce défaut un poil agaçant. « Mais tu ne cherches même pas », s’énerve-t-il. On dirait ma mère.

Je dois reconnaître qu’après avoir soulevé un bout de coussin, je suis fatiguée de chercher. Et comme le problème ressurgit une bonne dizaine de fois par jour, je suis rapidement épuisée. Je m’assois donc au milieu du salon en criant « Chériiii, tu n’as pas vu mon cellulaire/mes clés/mon soutien-gorge ». Non, ce n’est pas une blague, à ce jour, mon précieux cache-poitrine est toujours aux abonnés absents, disparu dans un monde parallèle fait de faste et de paillettes. Bref, je perds beaucoup de choses.

Mais depuis quelque temps, les pertes se sont intensifiées. Je ne retrouvais plus mes escarpins le matin, encore moins mes pantoufles le soir. Je cherchais vainement mon gel douche, qui réapparaissait derrière les toilettes. Mister Swing a même égaré l’intégralité de ses chaussettes, que l’on a retrouvées en paires dépareillées, endormies du sommeil du juste dans le tiroir des pantalons. J’ai accusé mon arrière-grand-père, comme toujours, comme pour la clé USB qui a disparu à Dublin, le livre d’histoire perdu dans la salle de bain, et peut-être même mon soutien-gorge.

Et puis je l’ai vue. 78 cm et des pieds nus qui chuchotent sur le parquet du salon. Dans ses mains, ma paire de ballerines se faisaient la belle encore une fois, destination les coussins du sofa.

Si ma fille s’y met aussi, je suis bonne pour l’asile.

-Lexie Swing-

 

Humour de nounou

Miss Couettes./ Photo Andy Eick

Miss Couettes./ Photo Andy Eick

J’arrive à la garderie. Devant ma moue, la nounou prend un fou rire. Dans une tentative désespérée pour dompter la crinière de Miss Swing, elle lui a planté une couette de chaque côté du crâne. Je suis persuadée qu’à ce stade, elle capte une cinquantaine de chaînes.

– A quel personnage elle te fait penser ?, me demande la nounou.

Je suis joueuse : – Fifi Brindacier ? Sailor Moon ? Couette-couette des Razmokets?

– Quoi ? C’est qui ça ? Non. A Niko!

– A Niko ?

– A Niko le petit Renne!

Et puis j’entends au loin l’autre nounou qui appelle « petit renne, il est où mon petit renne? » Et ma Miss Swing de se précipiter dans la cour, avec une joie… parabolique. VDM. (Vengeance de mère).

-Lexie Swing-

5 jours sans enfant (et sans chien)

Couple./ Photo Aimee Custis

Couple./ Photo Aimee Custis

Miss Swing ayant pris ses quartiers dans une autre région du Québec, ses pauvres parents (nous) se sont retrouvés esseulés. Nous avons tourné, l’oeil vitreux et l’âme en peine, quelques minutes dans l’appartement vide. Désoeuvrés devant tant de temps à ne consacrer désormais qu’à nos petites personnes. Ensuite ? Ensuite ce fut la débandade! Nous avons sorti calepin et stylo, et rédigé un programme tout-terrain : lundi – tennis, mardi – ciné, mercredi – pizza-télé, jeudi – resto. Aucune course, aucun lunch, nous avons mangé sur le pouce, traîné sur notre canapé, lézardé dans notre lit, faisant des grasses mat’ jusqu’à 7h (boulot oblige) et dormant sur nos deux oreilles. Nous avons redécouvert avec plaisir une autre vie d’adulte, intense et pleine parce que temporaire. Et c’était bon, bon comme des vacances, bon comme une parenthèse, bon comme un couple qui se fait face dans un resto chic un jeudi soir et qui rit, qui partage et débat, sans crainte et sans gêne, puisqu’il a déjà tout, et qu’il peut enfin profiter…

Et vous, des petites vacances sans les enfants ?

 

-Lexie Swing-

 

À deux…

La main de son père, le visage de sa mère./  Photo Alex Barth

La main de son père, le visage de sa mère./ Photo Alex Barth

Tu donnes les pâtes, je m’occupe du yaourt; je donne le bain, tu l’attends avec sa serviette… Toute notre histoire de parents n’a été qu’un pas de deux pour s’occuper au mieux de Miss Swing. On avait pensé les choses ainsi : on l’a fait à deux, on s’en occupe à deux. La danse a commencé dès les premières nuits, à coup de “c’est ton tour”.

Curieusement, à 3h du matin, ce n’est jamais le concerné qui se lève d’un bond en s’exclamant “bouge pas, c’est à moi”, mais bien toujours l’autre qui est contraint de le pousser violemment hors du lit pour booster sa motivation! Les biberons ont été un allié de taille, car malgré toute la bonne volonté du monde, Mr Swing n’aurait jamais pu donner le sein à ma place, même si je me rappelle avec bonheur de l’aventure de ma copine C., si fatiguée une nuit, que son conjoint l’a assise dans le lit avant de maintenir le petit affamé contre son sein. Si ça, ce n’est pas une belle équipe!

Car c’est ce qu’on est, une équipe. On se relaie, on s’épaule, on se questionne : “tu ferais quoi, toi”. Pas une rougeur dont le traitement ne soit une décision à deux, pas une tenue qui n’ait été brandie sous le nez de l’autre “ça ira bien ça aujourd’hui non?”

On est des alliés, incroyablement chanceux d’avoir toujours été deux, du tout premier jour de sa vie, parce que les pères pouvaient rester à la maternité, à ses premières semaines, comme Mr Swing suivait des cours depuis la maison, à notre arrivée ici, puisque nous avons repris le travail quasiment en même temps.

Il n’y a pas une seule bonne façon, il y a des mères qui reprennent le travail tôt, et des pères qui travaillent trop; il y a des parents au foyer, qui passent volontiers le relais une fois l’autre rentré; il y a des familles monoparentales, où l’on ne peut compter que sur soi, même les soirs où ça ne va pas.

Il y a de multiples façons, mais il y a une seule conception : si l’on décide d’être deux, alors on est vraiment deux. On est pas un et demi : l’un qui s’enfile tous les soirs l’infernal bain-repas-brossage-de-dents-une histoire-et-au-lit tandis que l’autre fait du zapping sur ses 48 chaînes. On est deux, pour pouvoir dire : “là, tel que tu me vois, je suis comme court-circuité de l’intérieur, alors je vais dormir 30 minutes et je te passe la main”. Et on passe la main, sans arrière pensée, sans “y arrivera-t-il”, sans “elle va oublier de lui mettre son bavoir”… On était deux à savoir le concevoir, on devrait être deux à savoir l’élever.


-Lexie Swing-

Se souvenir

Premiers pas./ Photo Vincent Huang

Premiers pas./ Photo Vincent Huang

Hier, je trépignais parce qu’elle refusait de marcher, aujourd’hui je m’extasie quand je la vois traverser la pièce en cavalant sur ses deux jambes. Mais demain, j’aurais oublié. On oublie toujours. On choisit un autre cheval de bataille. L’alphabet. L’écriture. Dessiner un bonhomme patate. Il y a toujours de nouvelles choses à apprendre. Mais on oublie toutes celles qu’ils ont déjà apprises.

Dans mes instants (rares) de pleine conscience, je me rappelais qu’elle n’avait marché à 4 pattes que le jour de ses dix mois, après s’être vaillamment affalée sur le ventre à chaque fois que j’essayais de faire tenir ensemble ses quatre membres (appelez moi Mr Bean). Un jour elle ne savait pas, et le lendemain, elle marchait à quatre pattes comme si elle était sortie de mon ventre ainsi! Il va sans dire que l’apprentissage de la marche demande un peu plus d’entraînement – on a oublié ce jeu d’équilibriste qui consiste à avancer d’un pied sur l’autre sans tomber – mais en deux semaines elle traverse désormais l’appartement sans problème, tant qu’il n’y a pas chaussures, jouets ou chien vautré au milieu de son chemin.

Un jour, elle courra, et ses premiers pas chancelants se perdront dans ma mémoire. Un jour, elle suivra un cours d’anatomie, et j’oublierai qu’elle savait montrer le nez, la bouche, mais hésitait sur les yeux, avant de m’arracher les cils. Un jour, elle récitera la table des 9, et le « un, deux, trois, quatre » qu’on récitait ensemble, et puis le « cinq » qu’elle ne trouvait jamais ne seront plus qu’une drôle d’histoire écrite sur son carnet.

Alors à chaque hésitation, à chaque pas manqué, j’essaye de me souvenir de toute la pente qu’elle a déjà gravi. Sur le dos, sur le ventre, à quatre pattes, sur ses deux pieds, en riant, en pleurant, en balbutiant, en prononçant ses premiers mots, en fredonnant ses premières chansons.

Ce qui me fait penser à cette citation : « On passe 18 mois à espérer qu’ils parlent, et les années suivantes à prier pour qu’ils se taisent »

 

-Lexie Swing-

Pas de une

"Reese" marche./ Photo Donnie Ray Jones

« Reese » marche./ Photo Donnie Ray Jones

Alors que les solides militaires français se préparaient fièrement pour leur valse à deux temps; dimanche soir, Miss Swing a saisi sa chance et exécuté une course parfaite de mes bras à ceux de son père. Grisée par l’incroyable liberté que lui offrait ses deux pieds – pas faute d’avoir tenté de la convaincre pourtant, décidément les gamins n’écoutent jamais rien – elle a fait demi-tour et est repartie dans l’autre sens, pour se jeter dans les bras de sa mère (moi). Et puis elle est repartie, et ainsi de suite. Une vraie marathonienne cette petite. Je m’étais levée avec Franklin la tortue, je me couche avec Forrest Gump.

Elle aura donc marché à 17 mois et 3 jours. Marché pour de vrai je veux dire, parce que se dandiner au bout de mon doigt elle sait faire depuis un paquet de temps! Trois mois qu’elle attrape la première main qui se présente pour faire quelques pas. J’ai essayé de lui donner la sienne, l’autre, sans succès. Elle n’est pas dupe. Sa nounou lui a tendu la main d’un autre petit garçon, le concept a été prometteur jusqu’à ce que celui-ci se propose de mener la danse. En bonne débutante, elle lui a marché sur les pieds, avant de s’effondrer devant. Même “Bébé” n’aurait pas fait mieux.

Mais Miss Swing n’est que la dernière descendante d’une longue lignée de canards boiteux. Son grand-père a lui même l’honorable record d’avoir marché “à presque 17 mois”, sa cousine a également attendu ses 17 mois, son père ses 16 mois, quant à son oncle il a attendu la veille de ses 18 mois, la veille tout pile, pour daigner mettre un pied devant l’autre. Ceci dit, l’attente n’a guère été fructueuse, il a toujours eu un équilibre précaire. Il n’y a que moi (et sa tante, mais quel bébé digne de ce nom marche à 12 mois? D., ça sent la tricherie à plein nez) qui relève quelque peu le niveau. Mes premiers pas datent de mes 15 mois et demi (j’étais jeune et belle à ce moment là, mais j’avais quand même un monosourcil. Ça ne m’empêchait guère de marcher vous remarquerez. De voir peut-être, mais de marcher non). Je pensais avoir marché « à presque 16 mois » mais le temps filant, ma mère déclare désormais que non, il s’agissait bien de 15 mois et demi, elle s’en souvient quand même, d’ailleurs elle passe son temps à me le dire, et je fais toujours semblant de ne pas le retenir. Les enfants ont toujours tort, c’est bien connu.

D’ailleurs Miss Swing avait tort, mais elle ne le reconnaîtra pas, comme tous les enfants. Depuis qu’elle a commencé à marcher, elle court partout. On la pose sur ses deux jambes et elle démarre tel le lapin Energyzer. Ce soir, les piles ont lâché, et son nez a rencontré le gravier. Plus de mal que de peur : le nez rouge, elle est repartie comme si de rien n’était. Quand je pense qu’elle manquait de confiance en elle…

Et vous, à quel âge avez-vous marché? Et les fiérots, arrêtez de mentir, marcher avant un an est une légende, vous irez pas me faire prendre des poneys pour des licornes.

-Lexie Swing-

 

Ma fille 2.0

Génération tablette./ Photo Richard Leeming

Génération tablette./ Photo Richard Leeming

Comme toute bonne famille d’immigrants, on skype ou facetime régulièrement nos familles, au point qu’ils sont devenus des verbes communs. Mais plus que les nôtres encore, c’est la bouille de Miss Swing qui s’affiche régulièrement sur les vidéos longue distance. Et il suffit de la voir agiter sa menotte face à l’iPad pour deviner qu’elle maîtrise parfaitement le concept.

De quoi sont faits les fils du cerveau d’un enfant de 17 mois pour savoir que c’est bien Mamie qui lui parle sur la drôle de tablette? Que sait-elle des outils technologiques, des ondes et du vaste monde? Soupçonne-t-elle un peu de magie derrière l’écran?

Hier, pour la première fois, Miss Swing et ses cousins de 3 ans ont eu une « conversation », ils ont dit « gros dodo », elle a répondu « dodo? », et puis les adultes ont parlé de la sieste alors ils ont dit « au r’voir » et la miss a répondu « byebye » en agitant la main. Ils l’appellent par son prénom, elle applaudit lorsqu’elle les voit. Ils n’ont pas la relation traditionnelle des cousins, mais ils ont quelque chose de différent.

Qui reconnaîtra-t-elle lorsque nos pas en visite nous mèneront jusque chez ses cousins, pour de prochaines vacances? Entendra-t-elle leur rire? Percevra-t-elle leurs mimiques de la même façon?

En attendant, elle skype, avec l’aisance de ces tout-petits nés en pleine gloire du web 2.0. Elle zappe sur l’iPad et l’iPhone, s’énerve lorsqu’elle se retrouve face à un appareil ancienne génération non-tactile, et sait revenir au menu principal. Plus étonnant encore : apercevant un jour sa tante sur l’écran, elle a arraché un écouteur à son père avant d’y coller son oreille et de dire « allo? ». Une drôle de génération en marche!

-Lexie Swing-