J’ai le gène de la couche sale, c’est Pécresse qui l’a dit

J’avais entendu un entrefilet à la radio. J’avais lu les commentaires déchainés de mes ami(e)s sur Facebook et Twitter. J’ai attendu pour comprendre. Pas pour comprendre s’il y avait une vérité derrière ces propos. Non, ça, définitivement, non. Mais pour comprendre comment de tels propos pouvaient être tenus aujourd’hui.

"Les pères préfereront s'occuper de problèmes plus compliqués (que de changer des couches)"./ Photo ThepeachPeddler

« Les pères préfèreront s’occuper de problèmes plus compliqués (que de changer des couches) »./ Photo ThepeachPeddler

Vous avez deviné… Je parle de ces quelques mots, jetés avec indifférence dans la mare de l’égalité hommes-femmes, par l’ancienne ministre Valérie Pécresse. « Pensez-vous que le plus grand nombre sont les pères qui ont envie de changer des couches ? Si on veut rééquilibrer les responsabilités des pères et des mères dans l’éducation, il faut certes inciter les pères à prendre un congé, mais ils le prendront d’autant plus volontiers avec un enfant un peu plus âgé, et cela sera socialement mieux vécu par les entreprises de voir les pères s’impliquer dans des problèmes un peu plus compliqués », a déclaré Valérie Pécresse, sur le site du Journal des Femmes.

Pour rappel, Valérie Pécresse réagissait à l’annonce de la loi du 3 juillet 2013, proposée par la ministre Najat Vallaud-Belkacem, qui prévoit notamment de réserver 6 mois du congé parental de trois ans au second parent (le papa est bien entendu directement visé). Ça fout la famille dans la mouise (je traduis) parce que les papas n’aiment pas quand l’enfant ne sait pas encore faire les divisions à huit chiffres et conjuguer le verbe « absoudre » au passé simple. Je sais c’est moche, mais c’est une réalité: en dessous de 3 ans, l’enfant préfère Popi à Proust. Mais comme, si on suit l’idée diablement sexuée de V. Pécresse, l’homme préfère le magazine Auto Plus à Sartre, ils peuvent peut-être se rejoindre. Y’a pas mal d’images dans les deux.

Non, sans rire. Les couches de caca, ça ne fait rêver personne. Ni la maman, ni le papa. Le chien si, mais il préfère manger la sale que d’en remettre une propre, du coup c’est compliqué. Nous on compte: « une couche pour toi, une couche pour moi ». Des fois, on en fait deux de suite mais on prévient: « Si bébé se réveille cette nuit, c’est pour ta pomme ». On est sympa, mais faut pas nous conter du Prévert non plus. On a jamais vu un porte-plume se transformer en oiseau. Et contrairement à ce qu’on raconte à nos charmants bambins, non, la jolie princesse joufflue ne fait pas que des pétales de roses. Donc on partage, c’est ça l’égalité des sexes. Et ses neurones sont tout aussi qualifiés que les miens pour savoir qu’il faut sortir les-petites-ailettes-sous-les-cuisses-sinon-ta-couche-elle-fuit.

Emma Defaud, de mauvaisemère.fr, explique en quoi les propos de Valérie Pécresse sont une insulte pour elle, et pour les mères en général. J’en profiterais pour ajouter qu’ils sont une insulte pour nous tous, pères compris. Ces mères à qui l’ont dit sans cesse qu’elles ne sont bonnes qu’à changer des couches et à cuisiner des petits pots. Ces pères à qui l’on assène sans remords qu’ils n’ont pas les couilles, les gènes pardon, pour s’occuper d’un enfant en bas âge. Comme me l’a dit un ingénieur et super-papa rencontré il y a quelque temps: « L’âge, le métier, le sexe, tout ça est secondaire. A vrai dire, on a tous la même sale tête quand on est planté dans la cuisine, à 4h du matin, en train de faire chauffer le biberon du petit dernier. »

-Lexie Swing-

Parents : les dix choses que vous ne pensiez jamais faire

Il y a un fossé entre les non-parents et les parents. Pas d’incompréhension, parce que force est de constater que la plupart des non-parents font l’effort de comprendre, du moins tenter de concevoir, le quotidien des déjà-parents. Non il y a un fossé entre les « ça, je ne le ferai jamais » des pas-encore-parents, et les « tant pis » des parents-qui-n’ont-pas-fait-une-nuit-de-plus-de-six-heures-depuis-huit-ans.

Top 10:

– « Jamais je ne serai de ces parents qui sentent les fesses de leurs enfants ». Au début vous reniflez de loin. Vous êtes un loup. Vous humez l’air. Et puis le temps passant, et devenant pressant, vous devenez un chien renifleur de drogue: vous avez la tête dans le coltard et le nez dans le pantalon, à la recherche du « poop ». Vite trouvé, vite changé, vite recouché.

– « Jamais je lui donnerai de vin/de café/de cigarette avant ses dix-huit ans ». Proscrit, formellement interdit, durement sanctionné. Vous tenez à vos règles et tenez bon… à six mois vous lui faites goûtez votre doigt trempé dans le vin « pour rigoler », à huit mois vous le baptisez au champagne « parce que c’est la tradition », à deux ans vous lui faîtes gouter un sucre dans le café « parce que vous faisiez ça enfant », et à tout âge vous le laissez respirer votre cigarette « parce qu’il caille dehors ». Soyons honnête: pourquoi pas, mais la cigarette, ça reste un danger, même un peu, même de temps en temps, même une fois, c’est déjà trop. Je ne veux pas vous faire la morale mais puisque vous pensiez ne jamais le faire: continuez!

– « Jamais je ne dormirai avec mon enfant ». C’est un classique! On dit non non non, et puis la fatigue aidant, on ne dit plus rien. Attention! On ne dit pas « oui » pour autant. Juste, on ne dit pas non. Et subrepticement, l’enfant prend ça pour un oui (car l’enfant est fourbe). Et prend votre lit pour son lit. Réagissez: installez-vous dans le sien.

– « Jamais je ne lui donnerai mon petit doigt à téter ». Il ne faut pas. C’est la puéricultrice qui le dit. D’ailleurs c’est pas très propre. D’ailleurs il pourrait s’habituer. Et à 15 ans il pourrait ne pas arriver à s’en passer et, entre deux gorgées de Yop citron vous demander, « maman tu me prêtes 100 balles et ton petit doigt steplè? » Mais comme, à 1 an comme à 15, ça le fait taire, vous lui donnez quand même. D’ailleurs rapidement il préfère le sien, de petit doigt. Et puis il part de la maison…

"Jamais je ne déguiserai mon enfant juste pour me marrer"./ Photo K.B. Owen

« Jamais je ne déguiserai mon enfant juste pour me marrer »./ Photo K.B. Owen

– « Jamais je ne lui donnerai de petits noms ridicules ». Minou, chouchou, chouminou, mongroslapinrose… très peu pour vous. D’ailleurs les surnoms ce n’est pas votre truc. Votre cher(e) et tendre, vous l’appelez par son nom de baptême… ou vous ne l’appelez pas; quand on est que deux, « hep » ou « au fait » attire toujours l’attention de la bonne personne. Mais voilà, ce bébé joufflu, dodu, souriant et baveux… ça vous inspire des petits mots doux, de la poésie, du Ronsard dans le texte. Vous commencez par « oh mon joli Thomas », puis vous proposez « Tom », déviez vers « Tommy », faîtes un crochet par « Tominouche », pour finir par « Nouchnouch ». Nouchnouch a 15 ans, il a une copine (un copain), fait l’important devant la porte du frigo, propose « Yop fraise ou Yop Citron », vous lancez « Nouchnouch ne propose pas à ton ami du Yop, Mimine (ta soeur) l’a fini avant hier ». Nouchnouch vous fait la gueule, Mimine vous fait la gueule, vous vous en voulez, vous aviez promis… C’est pas grave, moi j’ai lu un jour: « Quand on aime un enfant, on lui donne mille noms ».

– « Jamais je n’applaudirai quand mon enfant rotera ». Mais en vrai si, vous le faîtes, parce que le monde extérieur trouve peut-être ça crade mais vous vous savez ce que ça signifie: et hop une tenue qu’il portera plus de deux heures d’affilée sans vomir dessus… youpi!

– « Jamais je ne prendrai mon enfant à témoin des défauts de son père/sa mère ». Ca c’est marrant. Un peu. Genre: « Mais Papa il a pas été très gentil, il a pas étendu la machine alors que Maman lui avait répété 18 fois en deux heures ». Réponse du père, s’adressant à l’enfant: « Mais maman elle casse les couilles, les pieds pardon mon chéri, de Papa, qui vient de faire 4 heures de repassage, culottes comprises, pendant que Madame prenait son bain ». Réponse de l’enfant: « C’est qui Madame? » Prendre l’enfant à témoin a ses limites. Surtout lorsqu’il se rend compte du jeu et avance son propre pion en tentant de retourner la partie à son avantage pour se resservir de la glace pendant que ses parents s’affrontent.

– « Jamais je ne laisserai mon chien lécher le visage de mon enfant ». Au début on dit « non, au panier ». Ensuite on passe à « non, couche-toi là ». Puis « sur les pieds seulement ». Et puis, après deux ans, le chien débarbouille l’enfant, l’enfant mord le chien, ils dorment côte à côte dans le lit et on renonce en maugréant devant la réjouissante perspective d’une couette à dépoiler minutieusement.

– « Jamais je ne le laisserai regarder la télé avant d’aller à l’école ». Mais Dora, c’est bien Dora. Elle a un sac à dos. Elle l’initie aux langues, aux voyages, aux animaux. A m’attendre pendant que je me douche, déjeune, dors cinq petites minutes de plus. D’ailleurs, depuis il connait bien les plantes d’Amérique Latine. Et les prix du Téléachat.

– « Jamais je ne pleurerai devant mon enfant ». Jamais. Il aurait peur. Il croirait que son parent est faillible. Il m’aimerait moins. Ca le ferait pleurer. Il saurait que parfois on pleure. Même quand on est adulte. Il saurait que pleurer ça fait partie de la vie. Il saurait que c’est aussi une force, de savoir pleurer. Il comprendrait que je suis fort, comme parent. Et que s’il m’arrive parfois de pleurer devant lui c’est aussi parce que je l’aime. Terriblement.

-Lexie Swing-

Education fille/garçon: mixte ou genrée?

Je reçois régulièrement la newsletter du site Infobébés, un site plutôt bien fait et fourni sur la santé et l’éducation des enfants. L’autre jour, un test retient mon attention: « Donnez-vous la même éducation aux filles et aux garçons? »

Je n’ai qu’une fille, que j’éduque depuis… oulala, bien 4 mois… mais bon, on peut imaginer. Imaginons donc Miss Swing dans dix ans, grande soeur d’un petit Damoiseau Swing, sixantroismoisdeuxsemainestoutça. Seraient-ils éduqués de la même manière ? Dans mon idéal, oui. Si je raisonne trois minutes de plus, je sais déjà que non, parce que c’est utopique.

Soccer girl./ Photo Paul Falardeau

Une « soccer girl » (je retire ce que j’ai dit, c’est assez classe en fait, et au moins elles ne s’arrachent pas les oreilles)./ Photo Paul Falardeau

Je suis le genre de mère à taper du poing sur la table en râlant « je vais offrir à ma fille un ballon de foot pour Noël, comme ça, ça em**** (bêtera) les bien-pensant(e)s ». Mais est-ce vraiment ce que je veux pour elle, moi qui déteste le foot ? En typique habitante du Sud-Ouest, je chéris le rugby, mais est-ce pour autant un sport que je l’imagine pratiquer, alors qu’elle me reviendrait toute emmaselée ? Sauf que. Sauf que ce n’est pas non plus ce que je veux pour mon fils. Sauf que, pour l’un comme pour l’autre, j’accepterais le rugby, le foot, le hockey, la danse classique (je fais volontairement dans le cliché), la cuisine ou le tricot, si c’est une envie réelle et raisonnée.

Le risque, à être dans les clichés (« les petites filles aiment les poupées, les petits garçons aiment les outils »), ou à trop lutter contre (« Tiens chérie, cette Barbie fera un excellent marteau »), c’est d’oublier de faire ce qui est le mieux pour nos enfants: s’adapter à leur personnalité. Rassurer l’enfant anxieux, poser un cadre à l’enfant tête brûlée. Leur donner des limites, des responsabilités, et des libertés. Les pousser à se dépasser. Les laisser trébucher, et se relever, savoir se débrouiller seuls, sans nous, et leur tendre la main pour les remettre debout.

Finalement, le plus important à mes yeux, ce n’est pas ce qu’ils feront, mais qui ils seront. Qu’ils soient respectueux et tolérants, fiers de ce qu’ils sont. Et qu’ils aient le choix d’être qui ils veulent. Et puis qu’ils sachent tous, grands et (pas trop) petits, filles et garçons: cuisiner, repasser, faire le ménage, lire, calculer, écrire sans fautes d’orthographe, courir, sauter, faire du vélo, nager, monter à cheval, aimer, présenter des excuses, pardonner et profiter des petits instants comme des grands…

-Lexie Swing-

En balade avec bébé : vos essentiels

Depuis quelques jours, hier disons-le, le soleil semble revenu parmi les vivants. Au lieu des 12 degrés non-usuels en cette période, des 22, 23 voire 27 degrés pointent leur nez sur la carte des températures françaises. L’occasion de chausser baskets, lunettes et crème solaire et de partir faire un tour avec les monstres. Ca les défoule, avec un peu de bol vous réussissez à en perdre un quelques heures, et vous rentrerez tous le soir crottés mais contents. Pour les petits monstres qui ne daignent pas marcher (à 6 mois il paraît que c’est normal, moi je pense que c’est uniquement de l’entêtement ;-)) – les bébés comme on les appelle – il existe un attirail d’essentiel à avoir toujours sur soi. Testés et approuvés.

Le porte-bébé

A moins d’une petite sortie dominicale sur les bords de Seine (tout à fait envisageable ceci dit, surtout quand on est Parisien), laissez votre poussette au garage et sortez votre porte-bébé. Echarpe, porte-bébé classique ou dits « ergonomiques » comme les Ergobaby ou les Boba Carrier, n’importe lequel peut convenir. Attention cependant, une longue balade nécessitera un portage dans le dos, surtout si c’est en montagne. Pourquoi ? C’est physique: quand on grimpe, le corps se penche vers l’avant, et si le bébé est alors attaché à votre ventre comme un bébé kangourou, vous risquez de trouver la pente vraiment raide. D’ailleurs le kangourou ne grimpe pas de montagnes. Si, si, c’est sûrement prouvé quelque part. On porte donc dans le dos, dès que bébé tient bien sa tête. Des techniques faciles de portage en écharpe existent, surtout si vous avez quatre bras (si, comme la plupart des humains, vous n’en avez que deux, votre conjoint pourra peut être vous servir à quelque chose).

Départ en balade./ Photo DR Lexie Swing

Départ en balade./ Photo DR Lexie Swing

La babynomade

Ce n’est pas un type de couverture, mais bien UNE couverture en particulier. La Babynomade de Redcastle, c’est la couverture qu’il faut avoir lorsqu’on est de sortie. Elle s’adapte au porte-bébé, au siège-auto et au cosy, elle est particulièrement chaude dans sa version polaire et facile à enfiler à bébé.

Le manteau en laine tricotée par une âme charitable

Accessoire bien pratique lorsque l’enfant devient plus facile à habiller – disons vers 3 mois – le manteau en laine avec capuche est particulièrement utile. La maille généralement lâche permet d’enfiler la veste par dessus un pyjama, ou un petit pull. Le petit cou tout plissé est bien au chaud, tout comme la nuque protégée par le pli de la capuche. Attention à bien choisir les boutons qui seront cousus sur le manteau, le bébé de trois mois et plus a une fâcheuse tendance à téter, mâchouiller et donc, potentiellement, avaler, tout ce qui lui tombe sur la bouche. On privilégiera donc les gros boutons. Si vous n’avez pas lu ce conseil à temps et que vous avez déjà fait le choix de petits-boutons-amusants-en-forme-de-Trotro (aux « sans-enfants » ou aux « possédent enfants de + de 15 ans », je rappelle que Trotro est un personnage de dessin animé en forme d’âne, communément appelé « l’âne Trotro »), optez pour le rouge, plus facile à retrouver ensuite dans une couche sale que le vert.

Le maxi-lange

Une maman très voyageuse avait recommandé il y a quelques années l’investissement dans un maxi-lange, peu utile pour servir de couche (quoique, les as de l’origami devraient même réussir à en faire un body), mais génial pour remplir tout un tas d’autres fonctions. En vrac, le maxi-lange peut faire office de: couverture d’emmaillotage, de couverture pour soirées d’été un peu fraîches, de pare-soleil, de couverture de jeu, de doudou… Un investissement sûr.

Le doseur de lait de voyage

Petites boites de couleur surmontées d’un bec pour verser le lait dans le biberon, ou dosettes tournantes pour trois biberons bien tassés… un accessoire bon marché et très bien pensé pour se simplifier la vie. Les parents qui n’ont pas choisi l’option « bébé-boit-à-température-ambiante » devront penser à investir dans un chauffe-bébé de voiture.

L’écran total

Crème solaire indice 50 spéciale bambin… Si vous devez avoir un seul accessoire, c’est celui là. Méfiez-vous du soleil qui tourne, des rayons qui tombent sur un petit pied nu, et de la chaleur. Evitez les sorties entre 10h et 16h si possible, et prévoyez un biberon d’eau dès les premières chaleurs, à proposer régulièrement à bébé, dès la naissance.

-Lexie Swing-

Stérilisation des biberons : incontournable ou effet de mode?

La stérilisation des biberons, c’est l’une des questions incontournables que l’on se pose pendant la grossesse. Sauf si l’on souhaite allaiter. J’ai d’ailleurs lu, une fois, le témoignage d’une fille qui disait « j’ai choisi l’allaitement parce que les nichons, c’est pratique, ça s’emmène partout, et ça ne se stérilise pas ». Soit.

En tant que « biberonnants », nous nous sommes donc demandés si nous allions stériliser les biberons de Miss Swing, et si oui, par quels moyens, et à quelle fréquence. Mais pour cela, il fallait d’abord savoir pourquoi on stérilise. Selon un pédiatre cité par Pédiablog, la stérilisation jusqu’à 4 mois environ permettrait de laisser la flore intestinale du nourrisson se développer progressivement, « aidant son organisme à être moins sensible aux bactéries pathogènes ».

Jardin de biberons./ Photo DR Lexie Swing

Jardin de biberons./ Photo DR Lexie Swing

Pourtant, selon un article de Graine de curieux, reprenant l’avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire, la stérilisation à domicile pour un enfant en bonne santé ne serait pas nécessaire. « Après utilisation, le biberon est vidé de son éventuel contenu résiduel, rincé à l’eau froide et lavé en lave-vaisselle en utilisant un cycle spécifique complet (haute température à 65°C au minimum et séchage impératif). Les bagues, les capuchons et les tétines en silicone peuvent également être mis au lave-vaisselle. Les tétines en caoutchouc ne peuvent pas être mises au lave-vaisselle ; elles sont rincées et nettoyées minutieusement avec un écouvillon propre en les retournant. En l’absence de lave-vaisselle, après utilisation, le biberon et les annexes sont rincés à l’eau froide et nettoyés par immersion dans de l’eau additionnée de produit détergent (liquide vaisselle) avec un écouvillon propre, puis rincés. Le biberon et ses annexes doivent être mis à sécher. L’utilisation du torchon est proscrite. D’une façon générale, à domicile, il n’y a pas lieu de stériliser les biberons. Il n’y a donc pas lieu d’utiliser les procédés chimiques dits de stérilisation, ni les dispositifs à micro-ondes, ni les « stérilisateurs » du commerce. Les caractéristiques techniques de ces derniers ne leur permettent pas, au sens de la normalisation européenne (CEN) ou française (AFNOR), d’être qualifiés de procédés de stérilisation. »

Devant tous ces bons conseils, nous avons choisi de stériliser nos biberons après leur achat, puis à chaque fois que nous les laissions sales plus d’une heure. Après chaque sortie, ou à chaque moment de flemme, hop stérilisation. Comme nous stérilisons peu, nous avons opté pour l’option sans frais « faire bouillir dans une casserole ». 20 minutes pour les biberons, 10 minutes pour les tétines. Elle va avoir 4 mois et nous ne stérilisons aujourd’hui qu’à de rares occasions: nouvelles tétines ou station prolongée du biberon dans un endroit pas très propre, par exemple le vide-poches de la voiture.

Pourquoi si peu? Parce qu’une stérilisation quotidienne serait, chez nous, vaine, Miss Swing vivant avec un chien, et parfois deux (comme cette semaine), à la campagne où les gens traînent sur leurs chaussures boue, herbe et autre poussière. Les seules bactéries contre lesquelles nous souhaitions lutter étaient donc celles susceptibles de se développer dans le lait stagnant, d’où un lavage à l’eau chaude et au produit vaisselle quasi immédiat. Pour laver au mieux: investissez dans l’incontournable goupillon surmonté du mini-goupillon spécial tétines, et laissez sécher sur un arbre à biberons (ou un jardin à biberons comme chez nous).

Et chez vous? Stérilisation or not stérilisation?

-Lexie Swing-

Vestiaire neutre, fausse bonne idée?

L’autre jour, un article de Courrier International m’a interpellé. Un lycée suédois, après approbation du conseil des élèves de l’établissement, s’apprête à mettre à disposition de ses élèves un vestiaire neutre. La présidente du conseil des élèves explique ainsi que «  »C’est pour les élèves qui ne souhaitent s’identifier ni comme hommes, ni comme femmes ».

La Suède envisage des vestiaires "sans genre"./ Photo Alex G.

La Suède envisage des vestiaires « sans genre »./ Photo Alex G.

J’ai essayé d’imaginer, et je n’ai pas compris. Il s’agit, à l’origine, d’une demande de l’association HBQT (homosexuels, bisexuels, queer et transgenre) du lycée. Un besoin donc sans doute. Ces jeunes ne se sentent-ils à l’aise qu’avec des gens qui partagent leurs préférences sexuelles? En quoi celles-ci peuvent-elle déterminer avec qui on peut, ou non, se changer? Et est-ce que cela ne revient pas à « parquer » tous ensemble des jeunes, non pas parce qu’ils se ressemblent entre eux, mais parce qu’ils sont différents des autres? Ne devrait-on pas, au contraire, tout faire pour faciliter leur (ré)intégration?

De tout temps, des jeunes se sont sentis gênés de se changer devant d’autres. Parce qu’ils avaient trop de poids, ou pas assez de seins, des boutons et de trop grands pieds. La vraie gêne, à mes yeux, est là, et elle est directement liée à l’adolescence, à la difficulté de se faire une place dans la société et à affronter le regard des autres sur soi. Qu’on soit homo comme hétéro. Lorsque l’on a 15 ans et des cuisses un peu trop rondes, on a envie de les cacher, quels que soient les personnes avec qui l’on partage le vestiaire.

Et vous, qu’en pensez-vous?

-Lexie Swing-

Lait infantile bio: notre expérience

A l’aube de la maternité, après s’être posé les questions « berceau ou cododo? », « cosy ou siège-auto? », on se demande invariablement « allaitement maternel ou artificiel? »

Parfois, pour des raisons de santé par exemple, le choix n’est pas possible. D’autres fois, il s’agit seulement d’une question d’envie, de temps, de moments. Et lorsque l’on a fait le choix de l’allaitement artificiel se pose alors une dernière question: « quel lait? »

Vrac de biberons./ Photo Fred_V

Vrac de biberons./ Photo Fred_V

Après avoir comparé des avis, lu les compositions des boîtes, demandé leurs usages aux copains, on n’est parfois guère plus avancé. On nous avait dit d’attendre le séjour à la maternité, pour acheter le même lait que celui donné après la naissance. Mais nous sommes têtus. Et nous lorgnions avidement sur le lait Hipp de notre supermarché, bio et au même prix que les autres laits infantiles plus courants, comme Gallia ou Guigoz. Soucieux de faire au mieux, nous avons tout de même posé la question à la puéricultrice venue faire la visite de sortie de la maternité de Miss Swing: « Pas besoin d’y aller progressivement, vous enchaînez avec le lait que vous avez choisi. Pour moi, tous les laits infantiles se valent. Il faudra patienter quelques semaines pour voir si ce lait lui convient bien. »

Aussitôt dit, aussitôt fait. Le stock de petits biberons de la maternité épuisé, nous enchaînons sur le Hipp. Aucune réticence de la part du bébé, aucune grimace, elle encaisse le changement. A la visite du premier mois, j’évoque quelques régurgitations. Aussitôt on me répond: « Si ce n’est pas abondant, qu’elle grossit et que ça ne semble pas douloureux, il n’y a aucun problème. Les rejets, c’est normal. En poids comparé, c’est comme si vous, vous absorbiez chaque jour une dizaine de litres d’eau. Vous auriez sûrement quelques petits rejets. » On décide de conserver notre lait (qui, quoique relativement épais dans sa composition, n’est pas un lait épaissi au même titre que les laits dits de confort). Deux mois plus tard, elle grossit tranquillement, est très éveillée et a des selles quotidiennes. La pédiatre, après avoir reconnu les visibles bienfaits de ce lait qu’elle ne connaissait que de nom, nous a dit que la bonne digestion de Miss Swing venait notamment des probiotiques qu’il contenait. Des éléments compris dans d’autres laits, y compris non bio. A rechercher donc!

Les laits bios, contrairement aux autres laits infantiles, ne contiennent pas de taurine. Par contre, nombre d’entre eux contiennent de l’huile de palme bio. Il semblerait que le « Prémilait bio » n’en contienne pas.

Nous n’avons testé qu’un seul lait infantile bio pour le moment. Mais une internaute a fait ici un rapide récapitulatif. Des nombreux avis que l’on a pu lire, le lait Holle semble le plus apprécié. Mais il présente le défaut, à mes yeux, de ne se trouver qu’en magasin bio ou sur commande.

Et vous, un lait infantile à recommander?

-Lexie Swing-

La valse branlante des nouveaux pères

On parle encore d’eux comme d’une espèce en construction, à mi-chemin entre le bébé courgette et la couche avec repère de fuite urinaire. Testé mais pas encore approuvé. Doit encore faire ses preuves.

Le magazine Parents y consacre quatre pages dans son édition de février. Outre le rôle de plus en plus important que joue ces pères, la journaliste Gaëlle Guernalec-Levy en profite pour souligner toute la difficulté qu’ils ont à tenir cette place. Question de volonté? Même pas. Question plutôt d’organisation, de vision de la société, de timing. Les nouveaux papas ont, disons-le clairement, le cul entre deux chaises, voire trois. Oui c’est un peu le Koh-Lanta de la chaise musicale. Après s’être fait rabrouer depuis une trentaine d’années parce qu’ils ne jouaient pas, ou qu’à moitié, leur rôle de père, ils doivent désormais se débattre entre des patrons peu disposés à leur laisser du temps pour éduquer leurs enfants et des épouses volontiers critiques mais finalement très réticentes à leur accorder du crédit dans ce rôle. Parce que le « si tu n’es pas sage, je le dis à Papa » est encore beaucoup plus utilisé que le « tu aimes bien cette robe? Tu iras voir avec Papa samedi si elle existe dans ta taille ». Parce que les hommes ne connaissent jamais, c’est bien connu il paraît, la taille de vêtements de leurs enfants ou le numéro de téléphone de la nounou. Parce qu’il y a encore beaucoup de mères qui préfèrent accoucher seules pendant que le papa attend dans la salle à côté, « parce que tout ça, c’est avant tout une affaire de femmes » assurent-elle.

Jeune père américain et son bébé./ Photo Tobyotter

Jeune père américain et son bébé./ Photo Tobyotter

A la lecture de l’article, j’ai réalisé que ces nouveaux pères se trouvaient sur le même parcours de cross-country que les femmes d’aujourd’hui, qui se battent encore pour qu’on leur accorde autant de crédit en tant que mère, qu’en tant que salariée ou chef d’entreprise. Est-ce parce qu’on en a bavé, et qu’on en bave encore, qu’on refuse de leur faciliter la tâche? N’empêche qu’assurer que les hommes ne savent pas changer une couche, donner un bain ou préparer un biberon sans l’intervention quasi militaire de sa compagne, c’est largement, largement, aussi sexiste et injuste que de klaxonner la voiture de devant en proclamant « femmes au volant, mort au tournant ».

-Lexie Swing-

Noël: l’attirail de la petite ménagère

Comme l’a fait remarqué récemment un blog du site Le Monde, le sujet du sexisme dans les catalogues de Noël revient, tout comme le sapin, chaque année. Outils pour les garçons, cuisinière et aspirateur pour les filles, les pages sont comme une ritournelle incessante qui nous renvoie à la figure que l’égalité hommes-femmes n’est pas tout à fait acquise.

Quels jouets sous le sapin?

Quels jouets sous le sapin?/ Photo Hades2k

Le blog mentionne notamment le travail de Rachel Duriez qui a fait de la modification des pages les plus sexistes son cheval de bataille. Après avoir réalisé un tumblr « Fais comme maman » (plateforme de microblogage) mettant en avant les exemples les plus flagrants, elle a patiemment contacté les magasins de jouets. Sans effet généralement.

Pêle-mêle dans son tumblr on retrouve donc les pages « Tout faire comme maman, c’est vraiment marrant » de chez KingJouet, le fer et la planche à repasser chez Cdiscount ou Auchan, les cuisinières, le chariot de ménage… bref la parfaite panoplie de la bonne à tout faire. Ah… et en avançant sur les pages, je viens également de découvrir une machine à laver, j’avais jamais vu ça encore… je suis bluffée.

Ce n’est pas le but de son tumblr, mais le sexisme existe également pour les jouets garçon dans la version « fais comme papa ». Lorsqu’on est une fille justement, les pages garçons paraissent toujours plus fun, c’est un peu l’inconnu: conduire une voiture, utiliser des outils, jouez avec des superhéros en gros muscles et petit slip, c’est un autre monde. Dans les faits, les petits garçons sont donc cantonnés au rôle d’homme à tout faire, cambouis sur les biscotos et rots en fond de gorge. Tout un programme!

 

-Lexie Swing-

Sexe du bébé: la surprise au bout des 9 mois?

Je voulais savoir le sexe de mon bébé. C’était impétueux et irrésistible comme envie. Ca m’a pris à 7 semaines de grossesse et ne m’a pas lâché depuis. J’interprétais tous les signes, faisais vriller les horoscopes chinois sur la Toile, calculais en fonction des lignes, me levais le matin en glapissant « c’est un garçon, j’ai rêvé que c’était un garçon », et tapais des demandes pleines de sens sur Google du type « instinct-sexe du bébé- vrai ou faux ».

Soyons clairs: les seules qui ont deviné le sexe de mon bébé avant l’échographe ont été une fille qui calculait en fonction des pleines lunes et lunes noires (mais il paraît que ça marche avec les vaches, alors pourquoi pas avec moi ;)) et ma belle-soeur. Et pour cette dernière, je suis presque sûre que c’était par esprit de contradiction quant aux opinions du reste de la famille.

Aujourd’hui, dans la moitié des cas, il est possible de connaître le sexe, du moins son estimation, dès 12 semaines d’aménorrhée (SA). L’obstétricien observe alors la forme du « turbercule génital ». En fonction de son inclinaison, il pourra vous dire si c’est plutôt une fille (bourgeon presque parallèle au dos de l’enfant, angle inférieur à 10%), ou un garçon (angle de 30% environ par rapport au dos). Mais pour que cela soit réalisable, il faut que les clichés soient bons. Et la chose se révèle donc plutôt corsée quand vous avez un bébé qui prend votre utérus pour une piscine olympique en plein championnat… Autant l’avouer de suite: nous n’avons rien su à l’écho des 12 SA.

Echographie

Echographie./ Photo DR -Jérôme-

Quand vous loupez ce rendez-vous avec la « vérité », vous pouvez éventuellement vous rattraper sur l’écho de contrôle des 17-18 SA. A ce moment, le sexe commence à se dessiner et l’estimation est plus précise. Cependant, seule une partie des obstétriciens réalisent cette échographie. Si vous êtes suivis par une sage-femme, vous devrez attendre la prochaine échographie : 22 SA. Ce fut notre cas.

Lorsqu’arrive cette deuxième écho obligatoire (12 SA, 22 SA et 32 SA sont les trois rendez-vous originellement prévus), l’obstétricien vous demandera si vous souhaitez connaître le sexe de votre enfant. A ce moment là, vous hurlez « OUIII ». Détrompez-vous, certains disent non. Certaines disent oui mais le conjoint dit non, ça arrive aussi (ou l’inverse, je suis pas sexiste). Sont-ils fous? Je vais vous surprendre mais… je ne crois pas! Et malgré le désir ardent qui me pousse à vouloir connaître le sexe depuis la 7e semaine de grossesse, je les comprends même. Dans mon entourage, ils sont quelques-uns à avoir attendu la naissance. Plusieurs cas alors:

– Il y a ceux qui avaient déjà une fille et un garçon, et attendaient un troisième enfant. Ils avaient déjà « le choix du roi (et de la reine) », n’avaient pas de préférence pour ce troisième bout d’chou et connaissaient par coeur les différentes étapes de la grossesse. D’où l’envie d’avoir une petite surprise dans ce parcours bien rodé.

-Même finalité pour la seconde catégorie: les grossesses après une procréation médicalement assistée (FIV, etc…) Et là, une réponse unanime: « C’était déjà tellement médicalisé et organisé qu’on voulait se réserver une part de surprise ».

– La troisième catégorie englobe tous les autres, puisqu’on est pas forcé d’entrer dans une case. Que ce soit le premier ou le vingtième, une grossesse rapide ou un parcours compliqué, il y a des gens qui adorent les surprises. J’ai posé la question à une quinzaine de couples et aucun n’a jamais regretté d’avoir attendu la naissance pour découvrir le sexe de celui (celle) qu’ils ont souvent appelé durant la grossesse « le kinder » en référance à l’oeuf Kinder surprise.

Alors pourquoi demander le sexe à 22 SA si c’est si bien d’attendre jusqu’à la naissance? Parce que, si certains préfèrent avoir la surprise, d’autres aiment bien les étapes. Pour nous, c’était essentiel. On ne souhaitait pas se fendre d’une déco sexuée, on est plus combinaisons que robes et petits pantalons mais c’était important pour créer un lien avec notre bébé, tout comme le fait de lui choisir un nom. Je ne regrette pas un seul instant et depuis que je sais, enfin, le sexe, je suis beaucoup plus sereine. J’ai arrêté d’imaginer sans cesse la prochaine écho, à compter les jours et à regarder des sites Internet délirants.

Et croyez-moi, voir « un trait » là où l’on pensait voir « quelque chose dépasser », c’est une sacrée surprise… Bienvenue ma fille!

-Lexie Swing-