Premier Liebster Award

Le Liebster Award, c’est cette nomination qui permet aux petits blogues de se faire connaître. C’est ainsi que Laura, Suissesse expatriée à Princeton, est venue jusqu’à moi! La règle : dire 11 choses sur soi, répondre aux 11 questions de Laura, proposer 11 questions à 5 nominés.

1) Notre première idée d’expatriation, c’était l’Australie. Les 24h d’avion nous ont refroidies.

2) Dans une autre vie, je jouais du saxophone.

3) Je crois fermement à l’égalité hommes-femmes et je déteste les lieux communs du type « Ces hommes, tous les mêmes » ou « Ah ben bien sûr, c’est une femme qui conduit, j’aurais dû m’en douter ». Je crois beaucoup plus à l’acquis qu’à l’inné en termes d’habileté à faire la vaisselle et de capacité à changer une roue.

4) J’adore conduire, surtout quand je suis seule.

5) J’ai deux chevaux, qui coulent des jours heureux et pas trop agités dans le Gers.

6) J’ai fait le CP et le CE1 en une seule année (chose que je résume généralement en « j’ai sauté une classe »). 

7) J’ai 8 ans d’études sups à mon actif, dans plusieurs domaines.

8) Je déteste la corrida, la fourrure, la chasse, la maltraitance animale quelle qu’elle soit.

9) Je n’ai jamais marché à 4 pattes, j’avançais à reculons, sur les fesses, en me poussant.

10) Je n’imagine pas prendre le nom de quelqu’un d’autre en me mariant. Avoir l’impression d’être une unité, s’appeler comme ses enfants, tout ça m’est égal, je ne vois pas mon nom comme interchangeable. Mister Swing et moi, on est deux personnes, avec nos identités propres. D’ailleurs, Miss Swing porte nos deux noms.

11) J’aime la musique que font les mots dans un texte bien écrit, il m’arrive alors de lire à voix haute, juste pour le plaisir. Comme je suis un peu mégalo, je fais ça pour certaines de mes nouvelles, aussi ;)

Hello you./ Photo Tifotter

Hello you./ Photo Tifotter

Allez, c’est pas fini… Il reste les 11 questions que m’a posées Laura!

1. Quelles sont tes origines? A 95% françaises, à 5% andalouses. Curieusement, ce sont ces 5% qui se voient le plus.

2. Ton plus beau voyage? (où?, quoi?, quand?, pourquoi? ) Les Maldives, un voyage avec mes parents et mon frangin, quand j’étais en première. Pour moi qui ne suis pas friande des journées à la plage, ça a été une révélation. Si le Paradis ressemble à ça, je signe sans problème (mais pas tout de suite quand même ;))!

3. Ton pays préféré?  L’Irlande et le Canada ont été mes coups de coeur.

4. Ta plus belle rencontre? Elle est petite, mince et Finlandaise. Elle se fait des sandwichs au jambon au petit déjeuner. Elle porte des chaussettes en laine et des cols roulés. Pendant plusieurs semaines, on partage une chambre exiguë dans la banlieue de Dublin, de l’Irish Stew et des lasagnes à l’italienne, des visites au musée, des pintes dans les pubs, des cours d’anglais. Un an plus tard, elle fait étape chez nous avec sa famille. 6 ans après, notre amitié est intacte, bercée par la distance et les « et comment c’est, toi, dans ton pays? »

5. Ton plat préféré? Le Pavé d’affinois fondu sur des biscottes.

6. Quel effet cela te fait-il d’avoir reçu un award pour ton blog? C’est inattendu et très sympa!

7. Que t’apporte l’écriture de ton blog? L’occasion de saouler d’autres gens que mes collègues avec les premières fois de ma fille, et d’embêter d’autres personnes que mes proches avec mon quotidien d’immigrante ;)

8. A qui est-il destiné? Malgré les apparences, ça n’a jamais été un blog pour donner des nouvelles à mes proches. Le but initial, c’était d’échanger avec d’autres parents, d’autres immigrants, d’autres amoureux des mots, d’autres fans de chiens…

9. Ton blog t’a-t-il permis de rencontrer de nouvelles personnes? Rencontrer en vrai non, mais il m’a permis de connaître d’autres blogs via les commentaires, blogs que je suis activement à présent.

10. Avais-tu déjà tenu un blog avant celui-ci? (si oui, donne le lien!) Nope, pas le moindre!

11. Ta citation/ton proverbe préféré pour conclure? Ado – comme tous les ados sûrement – j’étais friande de citations. Avec l’âge, je me suis lassée de résumer la vie à coups de mots choisis (choisis par d’autres, en plus). Alors je dirais : « Ce n’est pas parce que l’homme a soif d’amour qu’il doit se jeter sur la première gourde » (Desproges).

Et les nominés sont :

Cap ou pas Cap

Mademoiselle Mummy

Sixtine et Victoire

MyChuchotis

Louloute et Chaperon Rouge

Mes questions :

1) Quel est le plat que tu demandes toujours à tes parents de te préparer, qui te rappelle ton enfance?

2) Le nom de ton animal familier, réel ou imaginé?

3) La matière que tu préférais à l’école?

4) Le blogue que tu suis le plus, et pourquoi?

5) Le prénom que tu rêvais de donner à ton enfant, mais le Papa a fait une tête genre « c’est un vrai prénom ou tu me fais une blague? »

6) La toute première chose que tu as acheté pour ton bébé quand tu as su que tu étais enceinte?

7) Que fais-tu comme job dans la (vraie) vie?

8) Quelle est la ville qui te fait rêver, où tu aimerais vivre? Pourquoi?

9) 22h, tout le monde est couché, enfant(s) et amoureux compris, que fais-tu?

10) Quelle est ta routine du samedi, plutôt courses à l’épicerie, visite à la famille ou grande sortie au parc?

11) Quelle série me recommandes-tu de télécharger pour les longues soirées d’hiver?

Merci les filles ;)

À 10 mois…

Fly, baby,fly! Henry, 10 mois./Photo Erkillian5

Fly, baby,fly! Henry, 10 mois./Photo Erkillian5

Il y en a qui marchent, il y en a qui s’assoient tout juste, il y en a qui chantent et d’autres qui tapent des mains. Miss Swing a dix mois aujourd’hui. Elle…

– s’assoit seule, quelle que soit la position initiale, même si ça nécessite de passer par un grand écart facial!

– se met sur le ventre pour jouer dans le bain, puis fait des bonds tout autour de la baignoire, comme un dauphin

– boit son biberon seule (depuis deux mois), et d’une seule main s’il vous plaît!

– fait le tour du salon à reculons, sur les fesses ou le ventre, en soufflant, râlant, criant… bref, en exprimant son mécontentement. Ca ne peut plus durer, elle voudrait savoir marcher!

– se lève sur les genoux, épicétout

– tape des objets sur d’autres objets, des objets sur le rebord de la baignoire, des objets sur le parquet, des objets sur nous aussi, parfois (on est loin du toc toc, sur nous ça fait plutôt Aieaieaiearrêteçatoutdesuite).

– a rejoint le groupe Etoile de mer à la piscine du coin

– a de l’humour : prenez un Golden Retriever et des faux bois de renne qui s’agite dans tous les sens, et vous obtenez un fou-rire!

Joyeux moisiversaire my Baby Swing!

-Lexie Swing-

Pédiatre : notre première visite au Canada

Miss Swing ayant fêté ses 9 mois dimanche dernier, il était temps de faire un coucou au pédiatre pour la visite de routine. Direction le club Tiny Tots, sur Décarie, où nous avons rendez-vous. GPS de l’iPhone en main, nous faisons le tour du quartier avant de nous garer… devant un centre commercial (Tadam!). Oui la clinique est située tout au fond, en haut, après Winners, Homesense et autres boutiques du genre. A mes amis canadiens je précise que trouver une clinique dans un tel endroit est assez dépaysant pour un Français!

Teddy bear doctor./ Photo Christiaan Triebert

Teddy bear doctor./ Photo Christiaan Triebert

On grimpe donc jusqu’au 3e étage, où une porte vitrée nous dévoile un hall propre, un large comptoir et une fresque où deux personnages en blouse blanche sont dessinés. On s’enregistre, on paye (il s’agit d’une clinique privée, on règle donc une cotisation à l’année de 40 dollars, les visites elles-mêmes sont prises en charge par la Ramq) et on patiente. On patiente dix minutes montre en main avant qu’une demoiselle nous ouvre la porte de la salle 2. Elle est l’assistante de la pédiatre et elle va faire le premier check-up. Matricule, taille, poids, elle remplit la fiche de Mlle Swing, pose quelques questions d’usage, la pèse, la mesure, avant de nous demander si on a des questions précises à poser au docteur. Ma parole, à croire qu’elle potasse ses réponses dans la pièce à côté!

Elle nous demande de garder Miss Swing en l’état (c’est-à-dire en couche). Les minutes sont longues (une urgence peut-être, une pause pipi qui a mal tourné, que sais-je…), le gnome tout nu en profite pour jeter son jean par dessus sa tête et lécher ses chaussures. Finalement, la voilà. Une jeune doctoresse, le sourire aux lèvres, commence par répondre aux quelques questions que l’on a soumises à son assistante avant d’ausculter le bébé. Hurlements de rigueur, l’auscultation est le talon d’Achille de Miss Swing, traumatisée par les médecins depuis un vaccin un peu trop rude au 2e mois.

On nous a prévenu : au Canada les visites, c’est deux minutes chrono! Alors on se tient prêt à dégager le plancher, notre fillette en couches sous le bras. Mais la pédiatre prend son temps, vérifie les réflexes de Miss Swing, son maintien assis et debout, ses quenottes. Nous demande comment elle mange, boit, dort, joue, parle. Détaille les aliments qu’elle peut manger, les choses qu’on peut lui apprendre. Vérifie ses vaccins français et précise ceux qu’il nous faudra faire pour rattraper le calendrier vaccinal canadien. Et puis, la traditionnelle interrogation de fin de visite tombe, celle durant laquelle notre pédiatre précédente avait déjà rangé le carnet de santé et annoncé le montant de son chèque : « Vous avez des questions? » Elle est là, elle attend, elle sourit à la petite qui fait la moue (elle lui a regardé les yeux et les oreilles, elle est un poil rancunière). On est pris de court, habitués à ne rien demander. Alors elle finit par nous laisser, nous donnant rendez-vous dans trois mois.

D’ici là, on aura rendu visite au CLSC, pour bénéficier de la gratuité des vaccins de Miss Swing. On vous racontera…

-Lexie Swing-

Faire-parts Facebook : ode à mes amis parents

Toutes les semaines environ, j’apprends par Facebook un bébé à venir, une naissance de plus. J’enregistre les prénoms, je note les dates d’anniversaire, je commente les bouilles rosies par l’effort, étourdies de fatigue. Au milieu des partages d’articles politiques, entre les photos de guerre, jouxtant presque les blagues salaces, des bébés s’épanouissent.

Facebook, c’est un peu mon carnet rose, mon incubateur de bonnes nouvelles et de petits pieds tout juste nés. C’est ma surprise du matin, quand j’ignorais qu’une amie était enceinte, qu’un copain allait être papa. Je me shoote à cette déferlante, à ce bonheur, à ces changements, à ces prénoms qui m’interpellent, à ces ressemblances que je ne devine jamais parce que je suis nulle à ce jeu là.

Le compte est bon./ Photo Lauren Nelson

Le compte est bon./ Photo Lauren Nelson

Facebook, c’est aussi mes clics frénétiques, quand j’attends qu’une copine accouche. Quand je la sais partie à la maternité pour le jour J, le grand évènement qui va changer sa vie. Je compte les heures, j’imagine les efforts. Je me rappelle. Combien d’heures pour un col complètement dilaté? Combien de minutes de poussées? Combien de milliers de secondes à savourer, à découvrir, à rencontrer, seuls?
Combien de temps avant que je connaisse le prénom? La taille, le poids, le nombre de cheveux, le bon compte d’orteils?

De près ou de loin, à chacun de vos bébés, je me réjouis. Je souris devant les enfants de mes amis du collège ou du lycée, applaudis à deux mains les nourrissons de mes proches. Je m’étonne, de ces vies qui changent, de ces copains de beuverie qui changent des couches à 4 heures du matin, de ces copines de nuits blanches qui passent désormais les leurs à caresser un front grand comme ma paume.

Je voulais vous dire : je suis fière de vous.

 

-Lexie Swing-

Pourquoi je ne fais jamais de psycho-tests

Sur les sites féminins, après psycho, sexo et vie de couple, il y a souvent la rubrique « Testez-vous ». Et en matière de tests, on ne fait pas toujours dans la dentelle : « Quelle mère Noël êtes-vous? », « Savez-vous profiter de votre dimanche soir? », « Le kitesurf est-il fait pour vous? ». Sans parler de l’inénarrable « Quelle est votre part d’homosexualité? », le genre de trucs sur lequel tu ne cliques pas puisque, lorsque tu es homosexuel, tu n’as pas attendu le test pour le savoir, et lorsque tu es hétérosexuel, tu ne cliques SURTOUT PAS, on sait jamais si ça te révélait un truc!

Hésitation./ Photo Paul Papadimitriou

Hésitation./ Photo Paul Papadimitriou

Alors, vous je ne sais pas (et j’aimerais bien savoir), mais moi je ne fais jamais ces tests parce que :

– Que ce soit mes parents, mon chum, belle-maman, ma fille ou le chien, personne ne rentre jamais dans ces foutus choix multiples. Quand on me demande « que faîtes-vous pour punir votre enfant lorsqu’il a fait une bêtise? » et qu’on me propose 1) Vous le mettez au coin, 2) Vous le privez de dessert, 3) Vous ne faîtes rien, j’hésite… je priverais bien Miss Swing de ses gâteaux Baby Mum Mum chaque fois qu’elle fracasse ses cubes en bois sur le parquet mais comment dire… elle s’en fout, pour elle le lait ou le baby Mum Mum, c’est pareil, sauf que le deuxième s’écrase mieux sur le tissu du canapé. Donc je ne fais rien, et le test me répond: « Vous êtes une mère laxiste ».

– Quand j’arrive à la 29e question, le site bugue. Vous pouvez en être sûr. Jamais je ne parviens à atteindre la dernière et ultime question, celle qui va me permettre de savoir qui je suis vraiment. Non, le site bugue et je dois tout recommencer. Tout depuis le début. Et comme ça m’a déjà pris une demi heure sur ma pause lunch je laisse tomber. Je saurais « quelle star (me) ressemble » une autre fois.

– Justement, quand je veux savoir quelle star me ressemble, je suis appâtée par Angélina et autre Kate (Moss ou Winslet). Alors je clique, je dis oui aux baleines, non aux fourrures, non à la faim (et pas fin) dans le monde, oui aux films d’auteur, et là le test me révèle qui je suis vraiment. Attention. Tadam. Je suis…. Isabelle Huppert. Genre le site a mis une seule Française dans les résultats, pour faire patriote et c’est tombé sur moi. Et puis ils m’auraient pas mis Marion Cotillard. Alors je me dis que Lexie Swing, c’est bien aussi, je vais me proposer pour le prochain test.

– Le résumé est toujours chiant comme la pluie. Tu réponds à des questions drôles, joliment tournées, et on te sort un résultat pseudo psychologique, qui t’explique en trois lignes pourquoi tu es une timide pathologique (mais pas trop – le test atténue toujours la dure réalité) avec le jargon qui va bien.

– Je connais déjà la réponse. Les sites de tests ne proposent pas une psychanalyse complète (enfin si, mais moyennant la modique somme de 1000 euros éventuellement), seulement des analyses superficielles. Je sais déjà que je vois le verre à moitié plein, que j’ai la fibre consumériste, que je préfère les romans aux livres historiques et que je crois en l’amitié homme-femme. Je n’ai pas eu besoin de dix questions à choix multiples pour le savoir. Je n’ai qu’à me regarder dans la glace.

Et vous, accro aux psycho-tests ou non?

-Lexie Swing-

Abonnée à la 4ème place

Je vous parlais il y a quelques semaines d’un concours de nouvelles. J’ai omis de vous dire que j’ai fait partie, ensuite, des 7 finalistes désignés par la rédaction d’Aufeminin.com (avec les sélections par les votes des électeurs Facebook, nous étions donc 14). Hier a eu lieu la remise des prix, à laquelle je n’étais pas puisque je n’ai pas gagné.

En même temps, ce n’est pas un mal, j’aurais été bien en peine d’y être dans tous les cas.

Peut être qu’ils auraient mis un écran et qu’ils m’auraient skyper à travers l’Atlantique.

Ou que mes parents auraient pris le train cet après-midi pour Paris.

Mais bon, je n’ai pas eu besoin d’y réfléchir puisque je ne fais pas partie des trois gagnantes. (Aparté : allez lire la première nouvelle, je l’avais désignée comme étant la meilleure à mes yeux et j’ai eu du flair, elle est juste parfaite).

C’est d’ailleurs une habitude. Et puisque là où vous vous dites tous “ooooh” en me prenant en pitié, je vous arrête. Je participe à des concours de nouvelles depuis l’adolescence et je n’ai jamais gagné (oooh). Par contre je fais toujours partie des finalistes. Toujours. Il y a eu parfois 30 sélectionnés, parfois 10, parfois 5. Sur 300, 400, voire plus de candidats. Et je fais toujours partie de la sélection. Si j’étais dans Top Chef, je gagnerais les épreuves du public mais jamais celles des chefs.

Il y a quelques années encore, ça m’affectait beaucoup. J’annonçais, ravie, ma pré-sélection, avant de devoir affronter le cuisant échec quelques semaines plus tard. Au début, on vous dit “C’est pas grave, tu débutes”, mais au bout de trois ou quatre expériences du genre, vos proches gardent le silence. D’autant qu’ils apprécient, eux, vos histoires et votre plume.

Je suis abonnée à la 4ème place (ou à la 5e, 6e, 7e…), elle n’est pas très confortable mais j’ai fini par l’arranger. Je suis adossée au podium, assise contre la marche la plus haute. J’y ai installé un petit coussin en tissu liberty, un gros mug de café chaud, mes livres préférés et mon Macbook pour tout noter. C’est de cette place que je tape mon roman, le premier. Il n’aura pas de jury à convaincre, juste un ou deux éditeurs et surtout des tas, des tas de lecteurs.

A tous ceux qui, comme moi, ont pris un abonnement près du sol, félicitations! Choyez cette place si près des étoiles, et n’oubliez pas que si trois personnes vous narguent, des centaines d’autres vous envient.

-Lexie Swing-

PS Merci à la talentueuse Ginie (dont j’envie les milliers de followers, faut qu’elle me donne son secret), également finaliste et qui vient de me dire « On se disait justement avec Chut! Maman bavarde que c’est toi qui aurait du être 3e ».

A ces personnes…

A ces personnes qui m’ont tendu la main, juste comme ça, et pour des petits riens. Pour une pièce ramassée, pour une porte grande ouverte, pour un sac soulevé dans le métro bondé. Pour une nouvelle relue, un article corrigé et des conseils sensés. Pour un canapé offert une nuit de tourmente, pour un café épongé et, avec le sourire, remplacé. Pour un petit cadeau supplémentaire dans un colis, quelques mots griffonnés juste pour être gentil.

C'est le 100e, on est sur les rails./ Photo Antonin Remond

C’est le 100e post, on est sur les rails./ Photo Antonin Remond

Pour cette fille qui, voyant mon désarroi, fit la police et une place me dégagea. Pour son « les enfants on se tasse, on laisse passer la dame », même si ça faisait pas 50 ans, la somme de nos deux âmes. Pour ce refuge, au milieu du bus bondé, auquel, grâce à elle, nous avons accédé.

A ces personnes qui donnent sans arrières pensées. Qui distribuent sourires et coups de mains, sans jamais les compter. Un grand, très grand merci. Vous faîtes de mon quotidien un chemin juste un peu plus facile.

-Lexie Swing-

PS C’était le centième!!!

Parle à mon dos

Les gens parlent à mon dos. Toute la journée, je les vois qui gigotent, rigolent bêtement, s’adonnent à des mimiques compliquées et à des « bababa » pleins d’éloquence. Quelqu’un qui m’ignorait superbement se met tout à coup à me sourire et à bêtifier, mais quand je croise son regard j’aperçois que celui-ci se perd par-delà mon épaule.

Moi, je ne les regarde pas. Je baisse la tête en souriant. Je m’abîme dans mes pensées. Je les laisse parler à mon dos. Je leur laisse un peu de ce plaisir, un peu de ces jolis moments, un peu de ses sourires.

Et puis je sors du bus et dans la vitre qui se referme j’aperçois des petits pieds qui se balancent contre mes hanches et une mèche de cheveux rebelle qui brave le vent d’automne. Et mon dos qui roucoule.

"Y'a quelqu'un qui te suit"./ Photo Eric Kilby

« Y’a quelqu’un qui te suit »./ Photo Eric Kilby

-Lexie Swing-

PS Ce soir, le chauffeur m’a gratifiée d’un « Tu sais que quelqu’un te suit? »

;-)

Concours de nouvelles d’aufeminin.com

« Je suis des yeux l’avion dans le ciel. C’est maintenant que tout commence. » Voilà le thème que j’ai choisi, parmi les trois proposés, pour participer au concours de nouvelles d’aufeminin.com qui se termine le 8 septembre.

Pour lire ma nouvelle, intitulée « Et tout recommencera », et voter pour moi, il vous suffit de cliquer ici.

Merci!

-Lexie Swing-