Le coup de fil de la garderie

Vendredi après-midi. L’heure est à la détente, les courriels ont été mis à jour huit fois et les collègues ont pris d’assaut la machine à café sans que personne ne daigne regagner son poste après les trois minutes d’ordinaire small talk. Ça fait dix fois que j’entends qu’il fera -15 samedi – la chance d’avoir un bureau si près de la salle des repas – et personne ne semble être à court d’adjectifs pour qualifier cette température peu ordinaire alors même que chacun avait remisé son manteau après le 11 degrés du début de semaine.

De notre côté, la soirée s’annonce douce : la pâte à pizza est au frais, les légumes ne demandent qu’à être coupés et Netflix a récemment mis à jour sa banque de films. Tempête se gratte les oreilles depuis quelques jours et l’on s’interroge sur la pertinence de l’amener ou non chez le médecin samedi matin, mais rien que de très ordinaire finalement …

Il est 15h33 et le téléphone sonne. Je n’ai pas le temps de prendre l’appel mais c’est la garderie. Ce n’est jamais bon que la garderie appelle en après-midi. Ce n’est jamais bon que la garderie appelle tout court. Je rappelle mais le téléphone sonne occupé. Le numéro suivant, sur la liste des personnes à contacter, c’est celui du papa. J’enfile mon manteau et préviens que je pars. Je ne sais pas ce que c’est mais c’est forcément urgent. La garderie appelle rarement pour parler du temps, elle.

Dans l’escalator, le téléphone sonne de nouveau. Mr Swing a pris l’appel, il n’est pas inquiet, le pied de Miss Swing est seulement un peu enflé.
J’enrage un peu d’être partie si vite, pour un coup ou une foulure peut être, mais je n’ai guère le temps de m’interroger plus : le train démarre.

Quand j’arrive à la garderie, ma grande fille est debout, le pied droit nu. Elle claudique mais à peine. Le pied est gonflé, un peu dur, un peu bleu. Mais juste un peu.

Je la porte sur une chaise, l’habille, la laisse. Au signal, l’éducatrice de la cadette ouvre la porte du fauve, qui s’ébroue comme un petit cheval en courant pour ne pas mettre son manteau. Une Miss Swing sous le bras, une Tempête par la main – pas exactement le schéma habituel – nous rejoignons la voiture.

En attendant à la gare le train de l’amoureux, je me contorsionne depuis le siège avant en levant plus haut le pantalon de ma belle assise dans mon dos. Tandis que je la manipule, elle déclare soudain : « mon autre jambe pique maman ». Alors je soulève la jambe du pantalon. Dix tâches. Peut être plus. Je n’ose pas compter. Je bloque ma respiration. Déclare d’une voix que je veux enjouée qu’on va attendre Papa.

A la maison, on déshabille l’enfant et on compte les points. Un pour le pied enflé, deux pour l’hématome, cinq pour les tâches qui s’étendent de minute en minute. Dix sur dix pour l’angoisse.

Rapidement, la question des urgences n’est plus un « si » mais un « où ». La balance penche en faveur du Children’s. Neuf, dédié aux enfants, qualifié pour reconnaître les maladies purement infantiles, parmi les plus étranges. Je tremble beaucoup alors Papa se dévoue. En embrassant ma toute petite de 4 ans, je la regarde droit dans les yeux en m’imprégnant de la profondeur des siens. Je lui dis que tout va aller pour le mieux en faisant taire ma trouille qui me dit « et si tu te trompais? »

C’est la tempête dehors et ma cadette n’y est pour rien. Samedi sera bientôt là, la machine à café avait raison et le baromètre flirte déjà avec les -10. Coincé devant la pont Champlain, l’amoureux angoisse. A l’arrière, notre fille répond tout doucement, si doucement, qu’il se demande même parfois si elle répond vraiment.

Stationnement au Children’s, 20 dollars en moins sur le compte en banque – après une heure et demi, mais reste-t-on vraiment moins d’une heure et demi aux urgences ? Le sas, le premier guichet, le bracelet de l’hôpital – y compris pour le Loup – le deuxième guichet, le pré-triage. Rappel au pré triage, on l’envoie en zone jaune.

Ce sont les mots qui s’affichent de mon côté, sur le texto qu’il parvient à m’envoyer. Je suis déjà allée au Children’s, je suis toujours pognée dans la zone verte. Le jaune, c’est la chambre directe. Un monde jusqu’ici inconnu (sauf la fois où je me suis trompée dans la dose d’un médicament alors qu’elle était bébé). Aux urgences, ce soir-là, il est le seul papa « tout seul ».

De mon côté, je capote. Ces boutons, tous ces boutons. Une araignée ? Une colonie de fourmis? Les bibittes ont le don de me rendre dingue. Armée de l’aspirateur, et de javel, je passe au peigne fin la maison, et nettoie à fond sa chambre, sans succès.

Méningite, maladie de Lyme, l’interne égrène les possibilités et raye ses conclusions. Maladie de Schoenlein-Henoch. Ding ding ding, nous avons un gagnant.

Quelques examens plus tard et Schoenlein est désigné grand vainqueur. Entre temps, les membres inférieurs de Miss Swing ont viré au pourpre. Ça tombe bien, purpura rumathoide, c’est son deuxième nom, à cette maladie. Une réaction auto-immune du corps à la suite d’une maladie type otite, d’un vaccin, d’une prise d’antibiotiques.

A la maison, le cellulaire vibre au gré des amis prévenus qui s’inquiètent. A quelques rues de là, une amie maman me propose de poser Tempête. Une heure plus tard, elle me promet finalement de venir la garder à la maison si je décide de rejoindre le Children’s sur un coup de tête. Un soutien précieux, à cette heure et en ce lieu, quand la famille est à 6000 km de là et que l’angoisse nous étreint.

Un pipi dans le pot (et sur les doigts de Papa) et une prise de sang plus tard, Miss Swing s’est endormie. Il est plus de minuit. Ibuprofène sera son seul traitement, ainsi qu’une surveillance des reins et des selles pendant quelques mois.

Le lendemain, elle marche à peine. Quelques heures plus tard, elle claudique jusqu’au canapé, puis annonce après le dîner (de midi) son envie d’aller se promener. Elle aura gagné un chocolat chaud en tête à tête et un Rocky dont elle est ravie. Et son père toute ma fierté, pour être un roc aussi fort et avoir gardé le cap avec elle toute la nuit, même avec un début de grippe.

Je ne verrais plus jamais les vendredis soirs de la même façon…

Et vous, avez-vous passé un bon week end?

-Lexie Swing-

 

Credit photo : Lexie Swing

Le Grand Nord québécois, ça vous parle?

imageJe suis là, devant mon écran. Tour à tour je trépigne, je m’émeuts, je m’afflige, je note et j’interpelle ma collège : est-ce que tu savais que…?

Est ce que tu savais d’où venaient les premiers peuples qui se sont installés au Québec? Sais-tu à quoi ressemble la nature du secteur? As-tu entendu parler en détail de l’assimilation ? Ils ont tué leurs chiens. Oui, tous leurs chiens, ou presque. Alors que le chien était à la fois un moyen de transport et un membre de la communauté, de la famille, qui portait le nom d’une personne décédée récemment. Quelques tirs d’avion et il n’y avait plus rien que des cadavres… Est-ce que tu sais, aussi qu’on a déplacé plusieurs communautés ? Dont une tout au nord, tellement au nord que le nom était presque caché par le haut de l’écran. Un voyage en brise-glace, une séparation entre les familles, et hop, ils ont débarqué tout ce petit monde sur une plage déserte. Lost, mais en version polaire. Et par la grâce du seul gouvernement. En 1953, tu te rends compte? En 1953… C’était il y a un battement de cœur à peine.

Depuis quelques semaines, je suis un cours en ligne, un MOOC gratuit, sur le Grand Nord québécois. Ses origines, son histoire, etc. Proposé par l’Université Laval, il est l’un des mieux que j’ai pu suivre à date. De belles photos, des infographies, des vidéos, du multi-contenu interactif et des liens vers des articles ou vidéos supplémentaires, pour enrichir le cours et nos connaissances.

Chaque midi ou presque, je visionne, j’apprends, et je cherche à en savoir encore un peu plus. Aujourd’hui c’est le dernier jour où il est possible de vous inscrire pour le suivre. Vous venez?

https://www.ulaval.ca/les-etudes/mooc-formation-en-ligne-ouverte-a-tous/le-quebec-nordique-enjeux-espaces-et-cultures.html

-Lexie Swing-

PS en raison d’une grève du personnel de l’université, le module 4 n’est pas accessible et la formation durera donc un peu plus longtemps que prévu. De fait, il n’est pas impossible que des inscriptions soient encore possibles au cours de la semaine.

Lucie Boutons, couturière créatrice

bonnet; tuqueIl y a un an environ, je me (re)mettais à la couture armée de ma Brother toute neuve. A mes côtés, mes deux amies en congé de maternité. Ensemble, nous avons réalisé des bavoirs, des couvertures, des housses de chaise haute (pas moi hein)… Et quand la machine s’enrayait, quand le tissu partait de guingois, quand le résultat n’était pas celui escompté, mon amie Lucie-les-doigts-de-fée reprenait tranquillement l’ouvrage, aidait à remonter le fil d’une canette ou cousait dans son coin, son bébé tout neuf solidement arrimé à ses épaules par la grâce du porte-bébé.

Cette amie, c’est la créatrice de Lucie Boutons. Une couturière dont je copie les patrons dès qu’elle me fait cadeau d’une création. Une fille aux doigts magiques, qui en trois coups de ciseaux, les yeux fermés et sans patron te refait une garde-robe d’enfant quand tu peines à finir un bavoir correct. Une talentueuse Montréalaise dont l’instinct est aussi sûr que le doigté, et qui répond toujours présente pour me délivrer une tuque d’automne quand je n’en peux plus d’avoir mal aux oreilles.

Ma belle B. ne cesse de le répéter : elle a la plus belle tuque du monde. Une tuque avec un bouton bleu car le bleu, c’est sa couleur préféré, ainsi qu’elle se plaît à nous le seriner. Une tuque qui lui couvre les oreilles et rentre sous son capuchon. Tempête, pour sa part, a une tuque également mais aussi un incroyable bavoir, que Lucie lui a fait suffisamment longue pour protéger l’équivalent d’une tunique, ce qui n’est point trop grand quand on voit ce bébé s’empiffrer…

bonnet; tuqueLe 4 décembre, Lucie Boutons proposera ses créations au Marché des mamans créatives de Verdun. L’occasion de découvrir ses tuques Slouchy Beanie (ainsi que décrite par La Piqûre), ses bavoirs, ses guirlandes ou encore ses toutous tout doux…

Et si vous avez un petit creux, ma belle amie de Cap ou pas cap, la cuisinière de notre team, sera également présente avec ses pâtisseries.

Quant à moi, je serai probablement là-aussi, à décrocher Tempête du sapin…

Bon vendredi!

-Lexie Swing-

Crédit photo : Lexie Swing

4 choses à savoir sur les Français du Québec (ou sur moi seulement, à vous de voir)

Humilité. Pour moi, c’est le maître mot à connaître lorsqu’on immigre dans un autre pays, une autre culture. C’est le mot à garder en tête, lorsqu’on arrive au Québec, et que tout le monde parle comme nous, mais pas tout à fait. On est encore trop nombreux à arriver à Pierre-Elliott Trudeau avec notre Bescherelle et notre bon goût sous le bras, convaincus que l’on va sauver cette pauvre nation de sa vilaine orthographe et de son adoration pour les leggings.

./ Photo Mauricio Lima

./ Photo Mauricio Lima

Humilité donc. Nous sommes ici en terrain inconnu. La culture et l’histoire y sont bien différentes de la nôtre. Notre seul point commun, outre la francophonie, c’est que nous sommes des Occidentaux. Nous avons donc accès à des choses assez communes, un niveau de vie général relativement similaire, des études supérieures, principalement des métiers de service, etc. Mais notre géographie n’est pas la même, notre développement social non plus.

Cependant, quelle que soit notre volonté de rester humble, nous restons Français. Nous restons des étrangers, en fait. Nous avons grandi ailleurs, et nous aimons donc des choses différentes. Et ce qui passe pour de l’insolence ou de la condescendance parce qu’il est souvent mal présenté ou dit avec arrogance, n’est en fait que la résultante d’une enfance dans une autre culture. Démonstration.

L’anglais. Au Québec, de nombreux professionnels sont bilingues. Et beaucoup de gens utilisent des anglicismes, parfois sans le savoir. Tout comme en France. Sauf que souvent, ce ne sont pas les mêmes qu’en France. Par contre, on lutte pour maintenir le français. Dans les magasins, dans les services, dans les écoles, dans les conversations, sur les étiquetages, etc.   En France, notre niveau d’anglais est terriblement bas. À ce jour, les méthodes d’enseignement restent encore assez inadaptées au besoin réel de la réalité internationale et du marché du travail. Alors, pour nous, l’anglais c’est presque exotique! C’est l’étranger, l’aventure, les vacances. On est jaloux de constater que beaucoup de gens sont bilingues. Bien sûr, il nous aurait suffit d’aller plus à l’Ouest pour tenter l’immersion totale, mais tsé, mets pas la charrue avant les bœufs cocotte, on n’a pas dit qu’on voulait parler seulement en anglais, parce que le français reste notre langue d’amour. Ce qui nous amène au point deux.

Le français. Récemment, un guide m’a dit que les Français étaient une chance pour le Québec car ils permettaient un maintien de la langue. Je me suis sentie appréciée et importante. Après il a dit qu’il ferait quand même volontairement du mal aux vertueux de la grammaire française qui rabattent le caquet des Québécois à la moindre expression qu’ils jugent mal orthographiée. Un vidéo, écouter un film, une trampoline, à toutes les heures de la semaine… Tout ça n’existe pas en France. De notre côté, on dit une vidéo, regarder un film, un trampoline et le à (mais que vient faire d’ailleurs ce à que les Québécois n’utilisent pas pour autant à l’écrit?) n’a pas droit de cité dans ce cas. On corrige, mais c’est un réflexe. Vous feriez de même si vous veniez en France et que vous entendiez parler d’une vidéo alors que vous l’aviez masculinisé toute votre vie. Vous pensez avoir mal entendu. Puis vous riez. Vous demandez si c’est une joke/une blague. Et s’ensuit alors le débat habituel France/Québec sur l’utilisation des déterminants. La bonne nouvelle, c’est que rapidement on se met à reprendre les autres Français. On cédule, on dîne à midi et on est choqué qu’ils dinent le soir et on se mord la langue en entendant parler d’un job (en tout cas moi car une partie des Québécois l’utilisent aussi). On s’acculture en fait, et on fait de votre chez vous notre chez nous (pis on pille vos maisons, vos femmes et on abreuve nos sillons comme dit notre charmante chanson).

La bouffe. Déjà, on ne dit pas bouffe en France. Du moins, pas dans le langage normal ou soutenu. C’est moche et un peu péjoratif. Je me souviens très bien de la première fois où je l’ai vu écrit au centre Desjardins pour indiquer le niveau des restos. Mais on apprend vite, la preuve! La bouffe québécoise, quand on en parle, c’est souvent pour parler de poutine, de barbecue et de crème molle. Voire de guédilles de homard, qui ne sont pas québécoises d’ailleurs il me semble. De repas arrosés de sirop d’érable, de blé d’inde beurré et grillé… Bien sûr que c’est bien plus que ça, que la nouvelle génération de chefs est inventive et extraordinaire. Mais croyez-vous vraiment que la cuisine française, ce sont seulement des escargots et du foie gras? Que l’on cuisine tous un carré d’agneau le dimanche midi? J’aimerais tellement vous montrer que c’est plus que ça, vous faire goûter les petites rates de mon grand-père, la ficelle picarde, le gâteau au chocolat simplissime du goûter le dimanche. Fait que, c’est correct si vous ne mangez pas tous du pâté chinois. Parce que je ne mange pas de blanquette de veau non plus.

Les États-Unis. États-Unis, yeaaah. Les premières années, on va plus souvent dans le Maine, à Boston et NY que dans la région de Charlevoix. Pas toujours mais quand même, beaucoup d’entre nous. Quand on est en France, on entend finalement peu parler du Québec. Sauf pour dire que vous avez de la poutine pis des caribous (*information sélective*). Par contre, les États (en France on dit USA, ou States, mais avec l’accent français) ça nous fait briller des étoiles dans les yeux. Pas pour y vivre mais pour voyager. Alors sitôt rendu à Montréal, on droppe nos valises et on saute dans une voiture louée, trois copains trop serrés sur les sièges arrières, et on file comme le vent entre les bois bien verts des Adirondacks. A l’approche de la Grosse Pomme, on se colle New-York d’Alicia Keys à fond les enceintes et on s’époumone dans la descente en découvrant les gratte-ciel. Et puis assez vite, l’intérêt s’épuise. On découvre la Mauricie, la région de Charlevoix, on pousse jusqu’au Saguenay, on rêve devant les photos de la Gaspésie. Et puis le temps d’une journée, on prend les sacs à dos et on part dans les Adirondacks, juste pour le fun de passer la frontière.

Et encore tout ça, c’est ma réalité, peut-être la moitié de celle de mes amis et pas du tout encore celle d’autres copains. Le propos du départ, c’est que nous ne sommes pas nés exactement sous le même ciel. Si on le dit humblement, c’est quand même correct qu’on vive les choses différemment, non?

Et vous, comment vous voyez le Québec/Canada à travers vos yeux de Français?

-Lexie Swing-

{ Photos} Des vacances au Québec

Cette année, nous sommes partis en vacances au Québec. Une évidence? Pas forcément! Depuis notre arrivée, nous étions plutôt abonnés aux vacances en France (un classique) et aux Etats-Unis. Avec nos amis fraîchement débarqués de l’Hexagone, nous avons donc pris quelques jours pour visiter la belle Province. Les photos ont été prises par l’amoureux.

Après leur journée de visite à Québec, nous avons rejoint nos amis pour deux jours jours entre île d’Orléans (nous cherchions encore une carte SD) et chute Montmorency.

Pique-Nique sur l'Ile d'Orléans./ Photo DR Lexie Swing

Pique-Nique sur l’Ile d’Orléans./ Photo DR Lexie Swing

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Chute Montmorency./ Photo DR Lexie Swing

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Chute Montmorency et vue sur le pont de l’Ile d’Orléans./ Photo DR Lexie Swing

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Chute Montmorency./ Photo DR Lexie Swing

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Chute Montmorency./ Photo DR Lexie Swing

Après une traversée rapide du parc de la Jacques-Cartier, nous avons passé la nuit à Saguenay. Le lendemain, après s’être équipés de blousons imperméables au Parc National des Monts-Valin (la boutique est super, à découvrir!), nous avons fait une petite randonnée dans un cadre magnifique. L’heure de la sieste a été l’occasion de découvrir Sainte-Rose-du-Nord, et à la faveur d’un arrêt d’urgence sur un stationnement pour retrouver mon cellulaire perdu sous le siège, nos amis, partis en exploration de la ferme toute proche, ont découvert la splendide Ferme Cinq Etoiles avec tous ses animaux rescapés : ratons-laveurs, loups, lynx, daim, cerf du Canada, poules, lapins… Un passage de ferry plus tard, nous rejoignions Baie-Sainte-Catherine où nous avons passé la nuit.

Equipés de jumelles pour enfant dénichés par mon amie à la boutiqye./ Photo DR Lexie Swing

Equipés de jumelles pour enfant dénichés par mon amie à la boutique./ Photo DR Lexie Swing

Parc National des Monts-Valins./ Photo DR Lexie Swing

Parc National des Monts-Valins./ Photo DR Lexie Swing

Parc National des Monts-Valins./ Photo DR Lexie Swing

Parc National des Monts-Valins./ Photo DR Lexie Swing

Parc National des Monts-Valins./ Photo DR Lexie Swing

Parc National des Monts-Valins./ Photo DR Lexie Swing

Sur la route de Tadoussac./ Photo DR Lexie Swing

Sur la route de Tadoussac./ Photo DR Lexie Swing

Parc National des Monts-Valins./ Photo DR Lexie Swing

Sainte-Rose-du-Nord./ Photo DR Lexie Swing

Depuis le ferry./ Photo DR Lexie Swing

Depuis le ferry./ Photo DR Lexie Swing

Après une superbe nuit au Gite de la Chute et un incroyable petit déjeuner, nous avons rejoint l’embarcadère AML pour l’incontournable croisière aux baleines. Jeunes enfants obligent, nous avions opté pour le grand bateau. Des grilled-cheese et une soupe de la Bête à lunch sur le domaine Sagnah, que nous avons digérés sur l’itinéraire découverte avoisinant avant de s’arrêter à l’incroyable Baie des Rochers.

Gite de la Chute./ Photo DR Lexie Swing

Gite de la Chute./ Photo DR Lexie Swing

Gite de la Chute./ Photo DR Lexie Swing

Gite de la Chute./ Photo DR Lexie Swing

Croisière aux baleines avec AML./ Photo Dr Lexie Swing

Croisière aux baleines avec AML./ Photo Dr Lexie Swing

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./ Photo Dr Lexie Swing

./ Photo Dr Lexie Swing

Baie des rochers./ Photo Dr Lexie Swing

Baie des rochers./ Photo Dr Lexie Swing

Baie des rochers./ Photo Dr Lexie Swing

Baie des rochers./ Photo Dr Lexie Swing

Baie des rochers./ Photo Dr Lexie Swing

Baie des rochers./ Photo Dr Lexie Swing

Baie des rochers./ Photo Dr Lexie Swing

Baie des rochers./ Photo Dr Lexie Swing

Pour notre avant dernier jour, nous avons pris notre temps : plage près de notre maison de Saint-Irénée, spa privé et visite de Baie-Saint-Paul. Quelques heures dans la région de Charlevoix qui nous ont convaincus de revenir très vite…

Région de Charlevoix./ Photo DR Lexie Swing

Région de Charlevoix./ Photo DR Lexie Swing

Baie Saint-Paul./ Photo DR Lexie Swing

Baie Saint-Paul./ Photo DR Lexie Swing

Région de Charlevoix./ Photo DR Lexie Swing

Région de Charlevoix./ Photo DR Lexie Swing

Région de Charlevoix./ Photo DR Lexie Swing

Région de Charlevoix./ Photo DR Lexie Swing

Région de Charlevoix./ Photo DR Lexie Swing

Région de Charlevoix./ Photo DR Lexie Swing

Et vous, de belles vacances?

-Lexie Swing-

Un tour de Montréal une bière à la main

À l'Amère à Boire./ Photo Montreal Craft Beer Tours

À l’Amère à Boire./ Photo Montreal Craft Beer Tours

Avec 6 en fait, et principalement dans le quartier Latin. C’est ce que mon père, féru de bières, et moi, toujours prête à picoler à 13h un samedi, avons fait il y a quelques semaines, pour célébrer son anniversaire.

Pour ce faire nous avons rejoint l’organisation des Montreal Craft Beer Tours ou Visite des brasseries artisanales de Montréal, que je lorgnais depuis mon arrivée au pays de l’érable. Notre point de rencontre, le pub Le Saint-Bock, sur Saint-Denis.

Au menu, une famille québécoise, un guide diplômé en philo et en fin goût pour la bière et des tas de bonnes choses. La première étape a été l’occasion de découvrir deux bières artisanales et de les accompagner d’une poutine savoureuse avec sauce à la bière.

Après un arrêt devant la fresque dédiée au poète Borduas, et un autre au coeur de la Grande Bibliothèque pour évoquer la Révolution tranquille, nous avons repris la route pour étancher notre soif un peu plus haut sur Saint-Denis, à l’Amère à Boire.

Le gravlax de boeuf y accompagnait une Hefeweizen, puis le fromage s’est trouvé à l’honneur en compagnie d’une bière dont le secret et la levure ont été importés directement de la belle République Tchèque.

La suite de la balade permet de digérer ce petit plat de résistance. Place des Arts, le festival Juste pour Rire bat son plein et le soleil est écrasant. Et si on se faisait une petite bière? Ce n’est pas une, mais bien deux bières que l’on nous propose alors au Bénélux : une IPA et une Imperial Stout. Le (gros) plus, c’est l’accompagnement : des pistoles de chocolat Valrhona. Les Français apprécieront… J’ai ainsi pu saisir la saveur (me rouler par terre) du chocolat «blond». J’ai dû être suffisamment convaincante (me rouler par terre, encore) dans mon appréciation de ladite pistole car les autres convives m’ont laissé le dernier morceau.

Je n’attendais rien de particulier de ce tour, à part l’espoir que mon père, buveur de bières averti, apprécie. Non seulement ce fut un carton plein de ce côté mais j’ai moi aussi apprécié chacune des bières proposées, les explications et les histoires. Je n’aime rien tant que les anecdotes et mélanger Histoire, bières, poutine et chocolat blond restera pour moi une expérience mémorable.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site du Montreal Craft Beer Tour.

-Lexie Swing-

 

{Photos} Escapade à Villeray – Montréal

Mardi, entrevue avec une nouvelle propriétaire d’un café tout neuf. Pour cela, direction Villeray, à une bonne demi-heure en métro de ma job et l’occasion d’avancer un peu dans mon bouquin du moment. A peine descendue du métro, je ploie sous les assauts du soleil, la main en visière parce que j’ai – as usual – oublié mes lunettes.

Ma première étape, à cinq minutes de la station Jarry, c’est donc le café Perko, un nouveau (bien)venu créé par une ex-avocate reconvertie en heureuse entrepreneure. Mamans, étudiants, travailleurs autonomes, gens du quartier, le monde se côtoie avec facilité dans ce petit café.

Le café Perko./ Photo Lexie Swing

Le café Perko./ Photo Lexie Swing

J’ai repris la route en direction de la station Jean-Talon, non loin du marché du même nom. Villeray, c’est ce quartier voisin de Rosemont  et pas trop loin du Plateau Mont-Royal. C’est le même genre, en moins cher et moins chic, mais en plein développement.

./ Photo DR Lexie Swing

./ Photo DR Lexie Swing

C’est un quartier situé au nord-est de Montréal. Jusqu’en 1905 il s’agissait d’un village à part entière qui a ensuite été annexé à la ville de Montréal.

./ Photo DR Lexie Swing

./ Photo DR Lexie Swing

Je marchais sur l’avenue de Chateaubriand et j’ai tourné rue Dufour, attirée par quelques jardinets prometteurs. Mais finalement, c’est en hauteur que mon regard s’est accroché.

./ Photo DR Lexie Swing

./ Photo DR Lexie Swing

Comme à Rosemont, le quartier Villeray se caractérise notamment par des triplex, des escaliers extérieurs et ces fameuses ruelles où les enfants jouent. J’ai lu que les escaliers avaient été construits à l’extérieur lorsque la population est allée grandissante et qu’il a fallu créer plus de logements sans perdre sur la surface habitable.

./ Photo DR Lexie Swing

./ Photo DR Lexie Swing

Je trouve jolis et typiques les triplex à escaliers mais j’ai toujours une préférence pour les « joliment refaits » avec belles briquettes et escaliers modernes. De la poudre aux yeux peut-être, si je vois avec quelle facilité un revêtement extérieur bien choisi donne un coup de peps à un logement (oui je suis fascinée par les bâtisses :))

./ Photo Dr Lexie Swing

./ Photo Dr Lexie Swing

Avenue de Chateaubriand j’ai aussi croisé un drôle de portail. C’est toute la richesse de ces quartiers là, ces rencontres improbables.

./ Photo DR Lexie Swing

./ Photo DR Lexie Swing

Fut un temps, sur Lajeunesse, où filles et garçons étaient séparés. Même bâtiment mais deux portes d’entrée. Aujourd’hui, c’est un centre pour la jeunesse, justement.

./ Photo DR Lexie Swing

./ Photo DR Lexie Swing

A l’approche de la rue Jean-Talon, j’ai vu un édifice religieux au discours inspirant. En ces temps, voir tous ces symboles affichés ensemble a quelque chose d’émouvant. La photo n’est pas belle mais je me devais d’immortaliser quand même le moment.

Vous connaissez Villeray? On repart en balade bientôt?

-Lexie Swing-

Bonne fête de la Saint-Jean!

 

Balloune aux couleurs de la fête./ Photo DR Lexie Swing

Balloune aux couleurs de la fête./ Photo DR Lexie Swing

La Saint-Jean, ou Saint-Jean-Baptiste, est la fête des Québécois. Si j’en crois Wikipedia, c’était initialement une fête religieuse célébrant la naissance de Saint Jean le Baptiste, récupérée depuis 1834 comme fête des Canadiens Français. C’est un jour férié pour nous.

Tempête qui bronze d'un seul pied./ Photo DR Lexie Swing

Tempête qui bronze d’un seul pied./ Photo DR Lexie Swing

Chaque année, ma ville organise son lot de festivités gratuites autour du lac de Saint-Bruno : ballons, jeux gonflables (au moins 5 ou 6 cette année), carrousel de poneys (mais pas pour nous), animaux de la ferme dont des lapins que les animateurs permettaient de caresser, canoé, maquillage, démonstrations sportives, concerts de l’école… C’est festif, les files ne sont pas longues pour accéder aux jeux et la limonade est bonne. Que demander de plus? Ah oui, un enfant accompagnant, histoire que Miss Swing ne nous fasse pas faire la file 40 fois pour finalement renoncer à monter dans les jeux! L’an prochain avec Tempête peut-être?

Les jolis lapins./ Photo DR Lexie Swing

Les jolis lapins./ Photo DR Lexie Swing

Et vous, votre Saint-Jean?

-Lexie Swing-

Un petit tour avec moi dans le Vieux-Montréal

Pour mon travail, je pointe parfois le nez hors de mon bureau et parcourt la ville. Ma destination la plus fréquente reste à ce jour le palais de justice et ses environs. J’ai décidé de vous emmener avec moi. Vous êtes prêts? Tenez-moi bien la main et méfiez-vous, j’ai tendance à marcher sur la route…

Il est 11h45, je reviens du boulevard Saint-Laurent, angle Rue Notre-Dame Est. Je passe non loin du palais de justice dont je connais bien la façade. Un gars me croise, il dit à son chum que les menottes qu’il portait aux poignets lui ont fait mal. Des types en costume les dépassent, la robe d’avocat de l’un d’eux glissée sous un bras.

Devant le palais de justice de Montréal./ Photo DR Lexie Swing

Devant le palais de justice de Montréal./ Photo DR Lexie Swing

Je repasse devant le Starbucks dont j’aime la façade. J’y suis entrée il y a une demi-heure pour reprendre quelques notes coincées dans ma mémoire et que je craignais d’oublier.

Le joli Starbucks./ Photo DR Lexie Swing

Le joli Starbucks./ Photo DR Lexie Swing

Je remonte Saint-Laurent vers le nord. Je m’arrête un instant devant un café. Des articles en devanture annoncent que c’est un incontournable, bien connu des juristes. Je glisse le nez à l’intérieur et les odeurs de sandwichs chauds me happent alors qu’il est l’heure de luncher.

Le café des avocats./ Photo DR Lexie Swing

Bistro Mon plaisir, le café des avocats./ Photo DR Lexie Swing

A l’angle de la Rue Saint-Jacques, je fais face aux gens qui s’apprêtent à traverser et à l’horloge du journal La Presse. Il est 11h54.

L'horloge du journal La presse./ Photo DR Lexie Swing

L’horloge du journal La presse./ Photo DR Lexie Swing

Pour les journalistes montréalais, La Presse est une belle place. Lorsque j’étais encore en France, l’un des chefs de la rédaction était venu témoigner de leur fonctionnement. Le web y tenait une place importante, il avait la primauté sur l’actualité, le journal papier jouant le rôle de suiveur. En France, la tendance a longtemps été inversée, le web se ramassant les clopinettes et les textes trop longs pour le print. Ce n’est que de trop longues années après, pour certains journaux en tout cas, que l’on a pris conscience que le web nécessitait des investissements importants et des techniques de rédaction particulières.

Les bureaux de La Presse./ Photo DR Lexie Swing

Les bureaux de La Presse./ Photo DR Lexie Swing

Ensuite j’ai croisé un poulet sur un mur, un coq pardon mais j’aime bien le mot poulet, et j’ai eu la chanson une poule sur un mur pendant une partie du trajet.

Stationnement sur Saint-Jacques./ Photo DR Lexie Swing

Stationnement sur Saint-Jacques./ Photo DR Lexie Swing

J’aime toujours me retrouver dans le Vieux-Montréal à cause des bâtiments qui me rappellent l’Europe. Ce n’est pas de la nostalgie, c’est simplement que j’aime les vieilles pierres qui semblent abriter sous leur surface effritée une histoire.

Rue Saint-Jacques./ Photo DR Lexie Swing

Rue Saint-Jacques./ Photo DR Lexie Swing

De l’autre côté de la rue, derrière le coq, il y avait ce bâtiment plus petit, attirant, unique et qui abritait des cours de yoga et un restaurant. J’aurais eu le goût de m’asseoir sur la terrasse et de regarder le flot des voitures qui passaient.

Resto et yoga./ Photo DR Lexie Swing

Resto et yoga./ Photo DR Lexie Swing

J’ai traversé au milieu de la route comme une poule abandonnée parce que j’avais vu le soleil apparaître au dessus des immeubles et que je voulais le photographier. Bien sûr, une fois que mon mètre 20 et moi nous sommes retrouvés sous le bâtiment, je n’ai plus rien vu, mais comme j’aimais la façade et son arbre devant, j’ai sorti l’appareil.

Belles façades./ Photo DR Lexie Swing

Belles façades./ Photo DR Lexie Swing

Quelques dizaines de mètres plus loin, les cloches sonnaient et les touristes affluaient devant la Basilique Notre-Dame. Je n’ai pas d’attirance particulière pour l’intérieur des bâtiments religieux alors je suis restée à distance, tentant d’embrasser du regard et de l’objectif toute la Place d’Armes. Je n’ai pas réussi.

Basilique Notre-Dame./ Photo DR Lexie Swing

Basilique Notre-Dame./ Photo DR Lexie Swing

A côté de moi il y avait le musée de la Banque de Montréal et des employés qui sortaient pour le lunch. Dans leur dos, le drapeau du mouvement LGBT était en berne.

Musée de la Banque de Montréal./ Photo DR Lexie Swing

Musée de la Banque de Montréal./ Photo DR Lexie Swing

Je suis descendue sur la rue Saint François-Xavier puis j’ai traversé Saint-Antoine Ouest, à l’endroit où le Vieux cède la place à la modernité. Je me suis arrêtée au milieu du passage pour prendre la photo.

Rue Saint-Antoine Ouest./ Photo DR Lexie Swing

Rue Saint-Antoine Ouest./ Photo DR Lexie Swing

J’étais bien sûre allée trop loin, perdue dans mes pérégrinations alors j’ai fait demi-tour. Remontant Saint-Antoine, j’ai débouché à l’angle de la rue Saint-Urbain. Dans mon dos, la Côte Place d’Armes affichait sa pente, caractéristique du Vieux-Montréal. J’ai regardé un instant l’eau couler dans la fontaine et j’ai tourné les talons. Le métro se dressait devant moi.

Côte Place d'Armes./ Photo DR Lexie Swing

Côte Place d’Armes./ Photo DR Lexie Swing

Avez-vous apprécié la balade? On repart bientôt?

-Lexie Swing-

Québec, on-dit et découvertes

Erable et Audi./ Photo Clément Belleudy

Erable et Audi./ Photo Clément Belleudy

Moi, Française, mi Haute-Loiraise mi-Andalouse (ok j’ai fait un léger raccourci au niveau de mes origines mais je trouve le mélange exotique), il y a des choses que je ne connaissais pas sur le Québec. Je précise ma provenance pour justifier mon inculture. Génisse française élevée aux grains bios (merci maman), j’ai débarqué avec très peu de certitudes, zéro doute (je suis 100% free doubt comme animal, la fée Inconscience s’est penchée sur mon berceau à la naissance et elle a dégommé ses copines Raison et Réflexion) et les yeux grands ouverts. Voici ce que j’ai noté, en deux ans et bientôt huit mois de présence sur le sol québécois.

1) Le souterrain n’est jamais le chemin le plus court. La première des on-ne-les-compte-plus fois où Papa est venu à Montréal, il avait hâte de découvrir lesdits souterrains de la zone commerciale du centre-ville, ceux-là même mentionnés dans les guides comme des « jonctions souterraines entre deux zones commerciales fortement achalandées ». Ça goûte un peu l’aventure à dire comme ça. En fait non, pas du tout. Ce sont juste des magasins de chaînes écrasés les uns contre les autres. Je travaille à proximité de la fameuse zone et, si ceux-ci peuvent se révéler fort pratiques en cas de cyclone, ils sont définitivement une perte de temps. Quand il faut 10 minutes pour faire Peel – magasin Gap (notez mes priorités), il en faut 20 par les souterrains, avec nausées en cadeau pour avoir dû traverser la foule compacte de travailleurs qui zonent dans les centres commerciaux à l’heure du lunch. Résultat, après deux ans et demi, il me faudrait la menace d’une attaque nucléaire pour que je préfère l’agression des néons aux pots d’échappement qui éructent sur la rue Sainte-Catherine.

2) Il y a mieux que Starbucks. L’Amérique du Nord, c’est Starbucks. Si. Ne mentez pas. C’est la première chose que mes chums de France instagramment quand ils arrivent à NY ou Montréal. Un copain m’a déjà dit que j’étais la plus chanceuse du monde parce que j’ai deux Starbucks à moins de 100 mètres du bureau. La plus chanceuse du monde! Halte là. J’aime les Americano de Starbucks, et pour ceux qui aiment, il paraît que le latte est bon. Est bon. On a pas dit qu’il était à se cogner le pompon sur le trottoir non plus! Des cafés-thé-gourmandisescochonneset/ouvegan, il y en a partout dans Montréal. Plonge le nez dans ton guide, tu verras, ils parlent pas de Starbucks.

3) Les hommes ne vous regardent pas comme si vos yeux criaient braguette. Passer le long d’un chantier, doubler le camion d’un routier, être le seul passager d’un wagon dont l’hormone principale n’est pas la testostérone… Ces expériences autrefois pénibles voire risquées sont devenus des moments comme les autres. Une récente étude montre cependant que le nombre de femmes quotidiennement importunées, dans le métro par exemple, est notable. Mais cela fera bientôt 3 ans, vacances en France mises à part – les bonnes habitudes ne disparaissent pas pendant votre absence – que personne ne s’est permis de fracasser ma bulle personnelle à coups de « t’es charmante » et du tout aussi réconfortant « t’es bonne ».

4) On peut patiner à l’arena gratuitement. Je patine très mal. Lorsque je suis sur la glace j’ai la grâce d’une girafe à qui on aurait chaussé des patins trop petits, à ceci près que j’ai la taille de Simplet.  Lorsque notre ami S. a eu la gentillesse d’apprendre à Miss Swing à patiner, nous avons découvert l’arena de notre ville. Ouverte le soir, gratuite. Il n’y avait pas de patins à louer et il a fallu se mettre à la recherche du responsable pour dégoter un casque. Ce principe d’une patinoire intérieure en libre service sur laquelle s’ébattent les familles soirs et week-ends c’est juste… awesome.

5) Un café après le dessert, vous êtes sûre ? Exit le « petit noir » en fin de repas, le café classique se déguste pendant le repas. Servi façon brunch, avant même le plat, il est glissé dans une énorme tasse et « refillé » (re-rempli) jusqu’à ce que mort s’ensuive. Et il est pas mal dégueulasse (selon mon goût à moi). Thanks lord, on est à Montréal, et la ville regorge de petits cafés à l’européenne (je me répète) – au hasard, des Italiens, et il est tout à fait possible de déguster un très bon café, en entrée, comme en dessert !

-Lexie Swing-, découvre la vie.