
Tout doit partir./ Photo David Goehring
Hier, au Canada, c’était le double D Day: fête du Canada et jour de déménagement. Moi ça va merci, j’ai choisi de garder mes meubles chez moi, mais ce n’est pas le cas de la moitié de Montréal qui a profité de ce que les baux courent généralement du 1er juillet au 30 juin pour prendre d’assaut les camionnettes, sortir sofa et table de cuisine dans la rue, empiler des sacs en vrac à l’arrière des voitures et partir pour leur nouveau logement en laissant leur vieux mobilier et quelques chaises sur le trottoir à l’attention du passant en quête d’un nouveau salon. A noter que le chaland est toujours en recherche de trésors à rapporter chez soi, la preuve, ma copine M. n’avait pas fini de sortir ses affaires sur le trottoir qu’un vieux l’a apostrophée pour savoir s’il pouvait se servir :)
La famille Swing, moins son plus petit membre, qui a préféré roupiller dans son siège auto, à l’abri des 30 degrés environnants, est donc allée prêter main forte à une déménageuse du mardi. Et comme c’est une institution, nous y avons croisé un autre ami, passé donner un coup de main avant un autre déménagement, tandis qu’un autre devait arriver un peu plus tard, avec le camion récupéré après avoir déménagé un cousin, dans l’après-midi.
Parce que le 1er juillet, c’est aussi le jour où il est plus cher de louer un camion, qu’une voiture pour aller à New-York, et où le carton se vend à prix d’or. Autant cumuler la main d’oeuvre et regrouper les dépenses, donc.
L’an prochain, nous tenterons sûrement notre chance à ce grand jeu du déménagement. En espérant y gagner un bel appartement, le nôtre, pour de vrai.
-Lexie Swing-








