Je déménage, tu déménages…

Tout doit partir./ Photo David Goehring

Tout doit partir./ Photo David Goehring

Hier, au Canada, c’était le double D Day: fête du Canada et jour de déménagement. Moi ça va merci, j’ai choisi de garder mes meubles chez moi, mais ce n’est pas le cas de la moitié de Montréal qui a profité de ce que les baux courent généralement du 1er juillet au 30 juin pour prendre d’assaut les camionnettes, sortir sofa et table de cuisine dans la rue, empiler des sacs en vrac à l’arrière des voitures et partir pour leur nouveau logement en laissant leur vieux mobilier et quelques chaises sur le trottoir à l’attention du passant en quête d’un nouveau salon. A noter que le chaland est toujours en recherche de trésors à rapporter chez soi, la preuve, ma copine M. n’avait pas fini de sortir ses affaires sur le trottoir qu’un vieux l’a apostrophée pour savoir s’il pouvait se servir :)

La famille Swing, moins son plus petit membre, qui a préféré roupiller dans son siège auto, à l’abri des 30 degrés environnants, est donc allée prêter main forte à une déménageuse du mardi. Et comme c’est une institution, nous y avons croisé un autre ami, passé donner un coup de main avant un autre déménagement, tandis qu’un autre devait arriver un peu plus tard, avec le camion récupéré après avoir déménagé un cousin, dans l’après-midi.

Parce que le 1er juillet, c’est aussi le jour où il est plus cher de louer un camion, qu’une voiture pour aller à New-York, et où le carton se vend à prix d’or. Autant cumuler la main d’oeuvre et regrouper les dépenses, donc.

L’an prochain, nous tenterons sûrement notre chance à ce grand jeu du déménagement. En espérant y gagner un bel appartement, le nôtre, pour de vrai.

-Lexie Swing-

Ta ta ta ta ta ta……… Tarantino in concert!

Tarantino in concert./ Photo Sorstu.ca

Rumer Willis et Johanna Jones se battent au milieu du public./ Photo Sorstu.ca

Dans la cinquième de salle de Montreal hier, nous avons été pris au jeu de « For the record : Tarantino in concert « . Je fais rarement des critiques de spectacle, pour les seules et bonnes raisons que je n’ai ni les mots pour le faire, ni l’intérêt puisque le spectacle est rarement rejoué ensuite dans la même ville, assez agaçant lorsqu’on lit un truc sympa « ça avait l’air d’être le fun j’y serai bien allé(e) »

Hier, c’était le fun, et vous pourrez même y aller!

« For the record: Tarantino in concert » redonne donc vie aux meilleures scènes des films de Tarantino : Inglorious Basterds, Réservoir Dogs, Pulp Fiction, Django Unchained, et les différents volumes de Kill Bill. Ils sont 9 sur scène (10 prévus initialement au programme), à jouer, chanter, danser aussi (mais rien d’élaboré).

Assis au 5e ou 6e rang, en fait le dernier du parterre, nous espérions avoir ainsi une bonne vue sur la scène sans pour autant risquer de voir s’écraser sur nous les gouttes de sueur des artistes. C’était sans compter le fait que les acteurs jouent sur scène mais aussi dans la salle. Mr Swing s’est fait broyé l’épaule lors d’un échange de tirs dans Réservoir Dogs, puis ma voisine de devant a craint de se faire piquer son sac par un acteur faussement armé (mais pleinement dans son rôle) tandis qu’une autre se retrouvait aux prises avec un type qui fouillait partout à ses pieds pour retrouver sa montre :) ils étaient parfois tellement près de moi que j’avais du mal à les regarder dans les yeux. Et c’est là aussi toute l’intensité du spectacle!

A noter que ce sont des acteurs de série télé et de Broadway qui font le show, par exemple Tracie Thoms, l’une des héroïnes de Cold Case, également vue dans Death Proof de Tarantino, Lindsey Pearce (troisième saison de Glee), ou la fille aînée de Bruce et Demi (intimement vôtre): Rumer Willis.

Tous chantent extrêmement bien, et leur jeu d’acteur est excellent. La pièce est en anglais, je n’ai pas compris tous les passages mais le show était suffisamment prenant pour que ce ne soit pas un problème. Courez vite voir!

Encore sur scène cet après-midi à 14h et ce soir à 19h, et lundi soir à 19h. Places: 54,50 dollars avec taxes.

– Lexie Swing –

C’est ma maison

Se méfier du racoon qui dort./ Photo Trevor Blake

Se méfier du racoon qui dort./ Photo Trevor Blake

C’est toujours la lune de miel. Les choses sont moins nouvelles mais le plaisir reste le même. Montréal est ma maison. Celle que j’ai choisie. J’aurais pu me tromper, mais il fallait s’y rendre pour en avoir le coeur net. Certains rêves sont faits pour devenir réalité.

Et à l’image de l’amour, il suffit parfois de s’en éloigner pour se rendre compte de son importance. Lorsque nous avons plongé dans le brouhaha de New-York et que les voisins du dessous ont poussé à fond les premières notes de la musique techno qui allait accompagner notre samedi soir (jusqu’à 4 heures du matin, petits joueurs), nous avons soupiré, les yeux grands ouverts et le moral à -200 en dessous du niveau de la mer, que l’on voulait « rentrer chez nous ». Et aussitôt, je me suis posée la question: c’est où chez nous? Cela semblait, comme ça, évident. Chez nous, c’était là d’où nous arrivions, tout droit au nord de la 87. Mais j’ai pensé un instant à ma belle-soeur, éveillée aussi (difficile de dormir sur autant de « db ») de l’autre côté du mur. Chez elle, c’est la France. Je me suis imaginée un instant en France. Et j’ai frissonné.

La France, c’est le pays de ma famille, mon pays de naissance. Mais c’est aussi un pays qui m’inquiète, dont je me moque volontiers, dans lequel certains commerçants ont l’amabilité d’une porte mal refermée: tu crois à une ouverture mais le battant menaçant qui claque au vent t’indique clairement de passer ton chemin. C’est un pays dont je suis fière de l’histoire et déçue des perspectives d’avenir, pour les jeunes, pour les femmes, pour les pauvres, pour les riches aussi, pour les LGBT et pour tous ceux dont la couleur de peau ne se situe pas entre blanc cireux et café avec un grand nuage de lait. Il fait partie de mon histoire, mais guère de mes perspectives d’avenir. Ou peut-être que si, et alors je retournerai m’enterrer dans ce Sud-Ouest chaleureux qui m’a si bien accueillie.

J’ai pensé aux sourires, au calme, aux gens qui pensent qu’un demi-centimètre entre eux et moi, dans le métro, ça ne suffit pas. J’ai pensé à cette fille, qui a traversé en courant la rue, il y a quelques jours, pour m’aider à sortir le carrosse de l’autobus. Et aux quatre femmes, cet hiver, qui l’ont saisi ensemble pour le soulever par dessus la congère de neige. J’ai pensé au parquet qui grince, au four XXL, à cette énorme bête qui dit être un raton-laveur et à qui on abandonne volontiers poubelle et balcon lorsqu’on l’aperçoit. J’ai pensé à la tarte au sucre, qui à elle seule mérite que je sois venue ici.

C’est ma maison. Montréal.

 

-Lexie Swing-

Une journée à l’île d’Orléans: nos adresses

Maisons sur l'ïle d'Orléans./ Photo Eric Couture

Maisons sur l’ïle d’Orléans./ Photo Eric Couture

Fin de semaine à Québec, petites rues piétonnes et bons restos. Dimanche matin, on quitte les touristes et les pots d’échappement pour retrouver la quiétude de l’île d’Orléans, à 20 minutes de là.

On enjambe le Saint-Laurent. Dans notre dos, les chutes de Montmorency éclaboussent joyeusement leurs environs, scintillantes sous le soleil du mois de mai. Et puis on pose la roue sur l’île d’Orléans, avec ses maisons typiques du bord de l’eau, terrasse circulaire et rocking-chair qui se balance au gré du vent. Le repos à l’état pur.

Un bon resto?

Oui, un pub! Au Mitan, la nourriture est correcte mais c’est surtout la bière qui fait la différence! J’ai opté pour une Soeur Marie Barbier, une blanche de froment, quand les autres ont choisi la Suzanne Marceau, une bière à l’érable. Cette petite micro-brasserie profite également d’une belle terrasse abritée.

Pub Le Mitan, 3885 Chemin Royal, Sainte-Famille, Île d’Orléans, Québec, Canada, G0A 3P0

Une activité sympa?

Faire du vélo! Si l’on a déploré les pistes cyclables inexistantes et les automobilistes un peu trop chevronnés, on a quand même pu largement profiter du petit tour en bicyclette, entre bord du Saint-Laurent et routes de campagne. Vue panoramique, resto casse-croûte, tout y est, vous n’avez plus qu’à profiter!

Ecolo-cyclo, 517 Chemin Royal, Saint-Pierre-de-Île d’Orléans, QC, G0A 4E0.

Téléphone: +1 418.828.0370

 

-Lexie Swing-

 

Québec : nos adresses

La neige était encore présente début avril à Québec./ Photo DR Lexie Swing

La neige était encore présente début avril à Québec./ Photo DR Lexie Swing

La fin de semaine dernière, nous avons filé à Québec pour la deuxième fois en un mois. A chaque fois que je retrouve cette jolie ville historique, j’ai l’impression de l’aimer un peu plus. En même temps, on était partis de très bas, notre première rencontre s’étant déroulée sous la pluie et terminée dans un motel!

Un bon logement?

Via Hotwire, nous avons pu bénéficier de tarifs très abordables et réserver ainsi une chambre à l’hôtel Victoria, à dix pas de la grande rue piétonne. Tapis rouge, piscine intérieure et porteur de valises en soutien, nous n’avons manqué de rien!

Hôtel Manoir Victoria, Côte du Palais, à Québec.

Un bon resto?

Bernard Cazes, Gersois d’origine, Québécois depuis 40 ans, a ouvert un restaurant appelé le Mistral Gagnant. C’est un ami d’ami, proche du propriétaire du restaurant le Papillon, à Montaut-les-Créneaux dans le Gers. Il parle d’ailleurs de la France comme s’il en était parti hier mais reconnaît qu’il aurait du mal à rentrer à présent…

Au menu pour nous, linguini au pistou et poulet au chèvre, sorbets en dessert et excellent vin pour accompagner le tout. Pour Miss Swing, le chef a eu la gentillesse de servir de délicieux légumes, redécoupés par le jeune serveur qui les jugeait « trop compliqués à manger pour une petite comme ça ». En dessert, elle a eu droit à une orange finement découpée, qu’elle a dévoré en entier avant de s’attaquer au sorbet fruits rouges de sa grand-mère!

Le restaurant est situé sur le Vieux-Port de Québec, n’oubliez pas de retirer de l’argent en haute-ville si vous voulez payer en cash car il n’existe pas de banque sur le port et la montée est rude!

Le Mistral Gagnant, 160 rue Saint-Paul à Québec

Un bon plan?

J’aime beaucoup la librairie Pantoute, une librairie indépendante qui a pignon sur rue dans la haute-ville. L’espace est aéré, les propriétaires gentils et le magasin regorge de bouquins en tout genre. A noter que j’ai même déniché quelques exemplaires de livres de l’école des loisirs! Un doux retour en enfance…

Librairie Pantoute, 1100 Rue Saint-Jean à Québec

 

Et vous? Resto, dodo, cadeaux, quels sont vos bonnes adresses à Québec?

A venir: notre petit tour sur l’île d’Orléans

 

-Lexie Swing-

 

 

Le Spa-Coiffure Au Premier sur Monkland

Au Premier./

Au Premier./

Le sac était noir, la grande carte était noire, la petite était blanche et elle scintillait. Dedans il y avait des tas de dollars et une foule de possibilités. Massages, manucure, coiffure, j’en passe et des meilleurs. Pour mon anniversaire, Mister Swing m’avait ramené la clé du pays des merveilles: des dollars à dépenser au Spa-Coiffure Au Premier sur l’avenue Monkland.

Pour moi, pas de tergiversations inutiles, je ne vis que pour les massages pieds-jambes-dos-nuque, suédois ou californien, appelez-les comme vous voulez. Je réserve. On me prévient que ce sera avec “B.” (son p’tit nom), qu’elle est “excellente” et que je vais “beaucoup l’aimer”.

Je suis un vrai coeur d’artichaut, ça ne va pas être difficile.

Le matin du jour J., un dimanche, à l’heure où certains se trémoussent sur les bancs de l’église, j’enfile le gros peignoir en polaire chocolat que l’on m’a confié, et chausse mes pantoufles spéciales. La démarche traînante, drapée dans la nonchalance de circonstance, j’atteins le petit salon d’attente. Une bouilloire, une grosse fontaine d’inspiration bouddhiste, et du thé à profusion. Me voici parée pour le massage.

“B.” se présente. En bonne ennedidgienne (habitante d’NDG, mon quartier), elle commence sa phrase en anglais pour la finir en français, puis, devant mon “oui bonjour je suis votre rendez-vous du brunch”, elle embraye définitivement en français dans le texte.

« B. » me demande où j’ai mal et me propose un massage adapté à ma situation, c’est-à-dire celle d’une croûlante de 28 ans au dos enrayé et aux jambes perclues de mauvaise circulation. Côté pile, côté face, malgré la suggestion de l’hôtesse d’accueil, j’ai gardé le bas. Mon talon flirte avec ma queue de cheval et mes vertèbres jouent la sarabande. Mais bientôt “B.” dialogue avec mes omoplates tandis que je m’endors.

Une heure plus tard, j’ouvre les yeux, à la faveur du bandeau qu’elle me retire. Au dessus de ma tête, les faibles lumières scintillent, et dans mon corps détendu, c’est comme si je naissais à nouveau. “B.” me laisse me rhabiller, puis prend de grandes images pour m’expliquer où c’est coincé et ce que je peux faire pour améliorer les choses. Une séance thérapeutique jusqu’au bout des ongles.

Retour au vestiaire. Je note au passage la marque du thé et réenfile mes jeans-boots et perfecto. Mon dos est plus agile, ma démarche plus souple. Après tous ces efforts, j’irais bien dévorer quelques chocolatines…

 

-Lexie Swing-

Spa Coiffure Au Premier, 5487 avenue Monkland à Montréal. Environ 98$ avec taxes le massage thérapeutique personnalisé d’une heure.

 

 

Montréal, la nuit

Les nombreuses visites franco-touristiques dont nous avons été la cible récemment (avec bonheur ceci dit) ont eu raison de mon assiduité. Pourtant, du bon se prépare: lunettes babiators pour baby, où se fournir en lait quand son toddler ne boit plus de lait en poudre, un résumé de notre virée au restaurant japonais le Kyo Bar, un nouveau travail herculéen d’immigration… la recherche d’un travail (justement), et quelques gourmandises à venir!

En attendant, voici une photo de Montréal, vue du belvédère du Mont-Royal, à une heure du matin. La ville aux pieds de A., notre ami et parrain de Miss Swing, 30 ans et quelques heures (happy birthday, again…).

Montréal, vue du Mont-Royal./ Photo DR Lexie Swing

Montréal, vue du Mont-Royal./ Photo DR Lexie Swing

N’hésitez pas à cliquer pour voir l’originale… bien meilleure que ce que le blog permet d’afficher.

 

-Lexie Swing-

Québec: échange de permis français

Carte de permis québécois./

Carte de permis québécois./

Nous avons notre précieux! C’est un simple papier, que j’ai indélicatement plié en trois pour le glisser dans la pochette de mon permis français. D’ici 10 jours au maximum, je devrais recevoir la précieuse carte en plastique qui me permet de conduire ici, au Québec.

Pour rappel, vous pouvez conduire six mois au Québec après avoir validé votre résidence permanente. Et vous avez un an pour changer votre permis. Au delà, vous repassez l’examen.

J’ai testé pour vous: prendre le rendez-vous à l’aube de la fin du 6e mois, se tromper d’endroit, ne pas pouvoir se rendre à la bonne adresse, et devoir reprendre un autre rendez-vous. Or sachez que pour avoir ledit RDV, c’est environ 40 jours de délai. J’ai donc abusé des transports en commun durant un mois, faute de pouvoir continuer à utiliser mon permis français.

La bonne adresse, c’est 855 rue Henri-Bourrassa Ouest, à Montréal. Ne croyez pas, comme moi, que n’importe quel bureau de la SAAQ fait l’affaire. A cette adresse, où vous trouverez un grand parking (mais seulement une gare de train proche, et pas de métro), vous devrez d’abord faire la queue pour obtenir un ticket. Puis rendez-vous dans un grande salle où les chiffres défilent (et où ce n’est jamais le vôtre bien entendu!). L’agent vérifie vos papiers. Vous avez donc besoin:

– De votre confirmation de résidence permanente

– De votre carte de résident, si vous l’avez

– De votre permis français

– D’une preuve de domicile, type facture d’Hydroquébec

L’agent vérifie le tout, vous fait lire et signer divers papiers. Vous demande de déclarer si vous n’avez pas: de problèmes de vue, de diabète, d’alcoolisme, etc. Je n’avais rien à déclarer, je ne sais pas ce qu’il est advenu des gens qui l’ont fait (mais il paraît qu’on ne les a jamais revus ;) ).

Quelques minutes d’attente supplémentaires et c’est le moment de la photo. L’agent a à peine le temps de dire « Regardez l’appareil s’il-vous-plaît » qu’il vous shoote. J’ai peur du résultat!

Vous payez chaque année à votre anniversaire. La première fois, vous payez donc en fonction du temps qu’il vous reste jusqu’à votre prochaine fête. Pour ma part, c’est ce mois-ci, j’ai donc déboursé un peu plus de 100$. Pour Mr Swing, qui sera un peu plus vieux dans six mois, c’était environ 65$.

La carte est à renouveler dans quatre ans, je vais m’entraîner pour la photo!

 

-Lexie Swing-

 

6 heures de moins (bonheur inside)

A vol d'oiseau (un gros oiseau)./ Photo Juanedc

A vol d’oiseau (un gros oiseau)./ Photo Juanedc

Ici, au Canada, c’est comme en France, mais avec 6 heures de moins (là je vous sens impressionnés par la révélation ;))

C’est rien le jet-lag. Un truc qu’on prend en considération au retour des vacances, quand bébé se la joue diva sans ses douze heures de sommeil ou quand on va en Océanie. C’est banal quoi.

Mais ça ne cesse de m’enchanter. Je trouve des tas de bonnes choses à ces six heures de moins. Par exemple…

– Lorsque je me couche, mes amis se lèvent. Je m’endors en imaginant les autres s’activer, se plonger dans leur boulot et les cris des enfants, et j’apprécie encore plus d’être dans mon lit, comme lorsqu’on est malade les jours d’école ou que l’on fait la sieste en plein été tandis que les enfants s’époumonent dehors.

– Lorsqu’en Europe le dimanche se termine, il fait encore jour chez moi. Je lance des « bonne soirée » tout en me demandant ce que je vais bien pouvoir faire de mon après-midi.

– Il y a toujours une copine avec qui discuter en pleine insomnie. Elle est en train de prendre son petit-déjeuner, elle vient d’arriver au boulot, elle gave sa petite dernière… bref elle est toute prête à entendre mes jérémiades à base de “je fais l’étoile dans le lit, mon oreiller est moelleux, ma couette douce mais je n’arrive pas à dormiiiir”.

– J’ai 6h de rab pour fêter les anniversaires. Hier, je commençais invariablement mes textos d’anniversaire par “je suis en retard certes mais j’aurais le privilège d’être la dernière à te le souhaiter, être le premier c’est tellement quétaine”, aujourd’hui je dis plutôt, “hé hé tu sais que c’est encore ton anniversaire au Canada? Et même qu’on dit Bonne fêêêête ici… t’es dépaysé hein? Quoi, tu dors?”

– J’ai gagné 6h de vie. Pas question que je reparte, j’aurais peur de tomber en poussières d’un coup comme une momie qu’on déroule.

– J’écris des courriels et des textos le soir, et quand je me lève le matin j’ai des tas de messages. Des doux, des réacs, des partages d’articles, des petits mots gentils et des photos. Mon fil Facebook est plein de nouvelles, mon cellulaire s’est autosabordé à Whatsapper tout seul toute la nuit et ma boite à courriels m’annonce 10 nouveaux messages. Je me lève en forme, déjà connectée mais légère comme quelqu’un qui se sent porter par les paroles d’autrui. Géographiquement loin, mais tellement proches.

-Lexie Swing-