Ils ont croisé mon chien…

Ivy en balade./ Photo S. Pants

Ivy en balade./ Photo S. Pants

Eleven est un chien peureux, ce n’est plus un secret pour personne, surtout pas dans mon quartier. À chaque nouvel écart, je me sens obligée de justifier son dédain de la main tendue par un habituel « he’s afraid of people », quartier anglophone oblige. Une façon de dire,  » ce n’est pas votre couleur de peau/ votre âge/ votre odeur qui l’indispose, il a juste la trouille de tout ce qui se meut sur deux jambes ». Mais malgré tout le bien fondé de cette déclaration, la rencontre avec mon chien donne systématiquement lieu à des échanges plutôt cocasses. Du genre…

« C’est parce que je suis noir et qu’il est blanc ? »

– Non il est universellement désagréable, il n’aime pas les blancs non plus.

– Il vous aime bien, vous.

– Oui mais je suis le blanc qui le nourrit.

 

 » Et il aime les enfants ? »

– Encore moins.

– On va s’entendre lui et moi alors.

 

 » Il n’aime que ceux de sa race en fait. »

– Non, il déteste toute la race des non-poilus plutôt.

 

 » Petit petit petit, cui cui cui »

– C’est un chien, pas un rouge-gorge.

– Vous ne pouvez pas en être sûre à 100%.

– C’est vrai, ça expliquerait certaines choses.

 

 » Mon ancien chien était exactement comme lui. »

– Ah, et ça s’est arrangé?

– Non, il m’a emmerdé à chaque sortie pendant 15 ans.

– …

 

« Je pense que j’ai plus peur que lui »

– C’est possible, mais pas certain.

– Vous croyez que s’il a peur et que moi j’ai peur, nos peurs s’annulent?

– Vous croyez au monde magique des Câlinours?

 

Life is more incredible than dreams.

 

– Lexie Swing-

 

Velouté de lentilles et croustille de bacon

Les lentilles, ça n'a jamais une couleur très appétissante.../ Photo DR Lexie Swing

Les lentilles, ça n’a jamais une couleur très appétissante…/ Photo DR Lexie Swing

Une recette simplissime (comme toujours ceci dit), dénichée sur le blog de Fourchette et Mascara (deux alliés de choix dans la vie, il faut le reconnaître), qui y met du Cantal pour faire plus léger.

La version sans Cantal donne donc : lentilles + bouillon + crème liquide + bacon.

Versez un verre plein de lentilles vertes du Puy (ou autre, mais ce sont les meilleures à mon goût, rien à voir avec le fait que mon grand-père chéri était de Haute-Loire, rien à voir, je proteste) dans une casserole, recouvrez d’eau et ajoutez un bouillon cube. Laissez mijoter. Rajoutez de l’eau tant que vos lentilles ne sont pas fondantes. Puis mixez avec de la crème liquide.

Placez sous le gril des morceaux fins de bacon (de la taille d’une chips donc). Laissez durcir.

Servez votre velouté délicatement réhaussé de sa croustille… et disposez-en quelques unes de plus sur la table pour les gourmands!

-Lexie Swing-

Conversation avec ma fille – 19 mois et des brouettes

Birthday cake./ Photo Lars Plougmann

Birthday cake./ Photo Lars Plougmann

Il est 19h. Nous sommes au restaurant. Miss Swing, avec la patience qui caractérise les délicieux petits personnages de cet âge, tente de dégommer les verres à eau armée du biberon en plastique dur de son poupon. Après plusieurs tentatives infructueuses, je l’invite à aller prendre l’air frais dehors. Façon polie de dire que je l’ai saisie sous le ventre en la transportant comme un sac à patates, manquant éborgner au passage une pauvre fille qui mangeait tranquillement – l’inconsciente! – sa salade en terrasse.

Miss Swing revenue sur ses deux pieds, elle s’est échappée en direction d’un arbre planté sous le trottoir. Dans un élan plein de courage, elle s’est élancée contre lui, l’attrapant à bras le tronc avec un bonheur évident. Puis elle s’est astreinte à en faire le tour, plusieurs fois, tâtonnant pour trouver la meilleure prise entre les grosses racines reposant sous ses pieds d’enfant.

Je me suis dit qu’elle était grande – 19 mois toussa – et qu’elle pouvait comprendre que le biberon d’un poupon de plastique ne se projette pas à travers la salle d’un petit restaurant réputé gastronomique. Je me suis donc agenouillée à sa hauteur – merci Super Nanny –  pour lui exposer mon point de vue.

– Chérie, on est au restaurant, quand on est au restaurant, on est sage, on joue à des jeux tranquilles et on ne crie pas caca à tue-tête dans le restaurant. Est-ce que Maman fait la folle comme Miss Swing au restaurant ?

– Non ?

C’est bien ma chérie, t’aurais répondu oui, j’aurais fait la gueule.

– Alors ma chérie, on va retourner à l’intérieur, on va être sage et parler doucement. Maman t’as commandé des petits légumes – et tu pourras abondamment profiter des frites de tes grands-parents – et si tu ne fais pas de bêtises tu auras un dessert, d’accord chérie ?

– Miss Swing gâteau ?

– C’est ça chérie. Tu vas être sage ?

– Miss Swing gâteau ?

– Si tu es sage.

– Miss Swing gâteau ?

– Oui, Miss Swing gâteau!

Elle est repartie si vite en direction du restaurant que la fille aux yeux perdus dans sa salade verte n’a eu que le temps de pousser son pied avant que la miss le lui dégomme. On ne rigole pas avec le gâteau.

-Lexie Swing-

Premières minutes de réveil

Juste avant./

Juste avant./

Le réveil sonne. Tu t’extirpes avec lenteur des bras lourds du sommeil. Parfois, si t’es comme moi, tu repousses l’heure pour 15 minutes de plus. Dans le noir, tu tâtonnes pour couper court à ce bruit insolent. La sonnerie des cellulaires n’a rien à envier à mon réveil Flik-Flak d’enfant. Tu éteins la répétition infernale, les yeux à peine ouverts. Et puis ?

Quand je pose la question à quelques copains, ils me répondent : « Et puis je me lève d’un bond tel Bambi surpris par le soleil levant » (version sportif), « Et puis je dévore quelques pages du dernier Alice Munro, prix Nobel de littérature » (version cultivé), « Et puis je lance France Inter, c’est la radio que je préfère » (version journaleux). C’t’une blague les gars ? Vous venez de vous extirper des mains délicatement manucurées du rêve d’Angelina Jolie et vous avez la vaillance d’un faon à l’orée du matin ?

Bon. Admettons. Moi quand le réveil sonne et que mon cerveau tourne à trois à l’heure (sa version rapide du demi-sommeil) pour calculer si je peux encore m’octroyer 15 minutes avec Johnny D., j’ai l’esprit aussi vif qu’une fougère sur le bord d’un lac. La première chose que je fais c’est donc… consulter mon cellulaire. WHAT??? Oui j’assume pleinement. À 6h du matin je suis une loque peu vêtue qui consulte ses messages. Et attention, on est pas dans un film, je ne vérifie pas fébrilement mes mails pros pour savoir si le chef bidultruc m’a promue responsable de je-ne-sais-trop-quoi (oui je viens de finir un bouquin qui parle d’une fille comme ça, comment avez-vous deviné?), je regarde Whatsapp. Et Facebook. Non pas Twitter, je me fous des infos, je ne veux pas savoir que la place des femmes a reculé de 132% dans la moitié des pays de l’hémisphère sud ou que mon ex-président a fait péter un bouton de chemisette dans des circonstances incertaines. Je veux savoir ce que font mes amis, même que certains m’envoient de doux messages, genre « j’ai testé ta recette, pis t’es une déesse de la cuisine rapide et simple » ou mieux : « J’ai lu ton dernier article et c’était carrément du Ronsard, t’es la meilleure écrivaine au monde, ever ».

Voilà. Un jour ton Nobel, ce sera moi.

Bon ok, ton Bridget Jones plutôt.

-Lexie Swing-

Instants

Preuve d'amour./ Photo Nicola Romagna

Preuve d’amour./ Photo Nicola Romagna

Je retiens ta main. « Non, restons encore un peu ». Nous avons du temps à tuer, nous pourrions rentrer, mais je veux rester là, face à toi. La table est bancale, le café minuscule ne durera pas. Tant pis, je le boirai froid. Pour prolonger le plaisir et projeter encore avec toi des milliers de choses. Ton regard se perd, tu souris. Derrière moi, il y a un « un jour, peut-être », une fillette tout juste née qui te sourit en babillant. Un jour, peut-être, nous aurons un autre enfant. Tes yeux croisent le mien, tu ris de notre connivence, saisis ma main, imagine notre future demeure, anticipe nos prochains voyages. « Restons encore ». Je renverse la tasse de café contre mes lèvres entrouvertes et les dernières gouttes s’étiolent le long de la porcelaine. L’heure sur nos cellulaires nous rappelle que le temps joue contre nous. Il faut partir, on nous attend.

Recommençons.

Je suis en retard. Tu es à l’heure. Je suis à pied. Tu grimpes en voiture. « Je te dépose ». On dirait que nous serions des inconnus. On dirait que je ne me serais pas assise mille fois là, à côté de toi. A 21, 22, 25, 28 ans, heureuse, déprimée, déboussolée, amoureuse, agacée, enceinte, accouchant, t’étreignant, débattant et rêvant. On n’est plus des inconnus. Dans la voiture qui me conduit au métro, nous rions de la vie que nous menons, des projets que nous faisons, de la route que nous prenons, de ces instants à deux que nous retenons, ravis de se retrouver assis là, côte-à-côte, comme la toute première fois.

-Lexie Swing-

Ces histoires de tolérance

Caribou vous présente sa sélection de livres sur la tolérance./ Photo DR Lexie Swing

Caribou vous présente sa sélection de livres sur la tolérance./ Photo DR Lexie Swing

Quand la marraine de ma fille m’a demandé quel genre de bouquins j’avais envie que Miss Swing lise, elle connaissait déjà un peu la réponse. Parce que c’était tout à fait le style de livres qu’elle aurait eu envie de lire aux siens. Ce qu’on voulait, c’était des livres qui parlent de tolérance, de vies différentes, d’amours sans barrières. Elle en a choisi trois, on les a découvert ensemble, je n’aurais pu rêver mieux, moi qui avait envie d’ouvrir ma fille à des horizons différents. Les voici.

Cristelle et Crioline, de Muriel Douru

Cristelle est une princesse, une princesse grenouille désormais en âge de se marier. Ses parents lui demandent de choisir l’heureux élu. A cette annonce, les prétendants se pressent aux portes du château. Oui mais voilà, aucun crapaud ne trouve grâce à ses yeux. Où sont les papillons dans le ventre, les battements de coeur ? Cristelle se croit condamnée à épouser un mal aimé lorsqu’une jolie créature, aux yeux de velours, se retrouve devant elle. De part et d’autre, c’est le coup de foudre. Oui mais voilà… Crioline est une fille! Que va dire le roi?

On a aimé : cette histoire qui reprend la bonne vieille histoire de princesse loin des clichés habituels, et l’esthétisme des dessins de l’illustratrice, qui rend facétieuses et attachantes ces drôles de grenouilles aux longs cils.

Camille veut une nouvelle famille, de Yann Walcker

Camille est un hérisson qui en a ras le grillon de sa famille. Sa soeur lui met les nerfs en boule (c’est drôle pour un hérisson non?) et sa mère le câline de trop (c’est bien connu, les enfants sont toujours très reconnaissants). Il décide donc de se trouver une autre famille. En chemin, il rencontre des enfants, issus de familles toutes différentes : homoparentale, monoparentale, recomposée, avec enfants adoptés, etc. Un sacré voyage!

On a aimé : que l’auteur ne s’attache pas simplement à faire découvrir la famille homoparentale ou l’adoption, mais qu’il cherche à mettre sur le même plan toutes les familles qui sortent un tant soit peu du schéma traditionnel. Un régal qui devrait permettre aux enfants de comprendre que chaque famille se vaut, du moment qu’il y a un gros lot d’amour à partager.

Elmer, de David McKee

Elmer est un éléphant. Et un éléphant, comme chacun sait, ça trompe énormément (oui je suis en forme aujourd’hui). Elmer, qui n’assume pas du tout son pelage bariolé, décide de tromper son monde et de s’enduire d’un mélange de raisins et de terre pour donner à sa robe colorée une apparence plus commune. Mais voilà l’orage qui s’annonce, comment Elmer va-t-il faire ?

On a aimé : cette histoire que tout le monde connaît, et qui évoque la différence. La marraine de ma fille l’a acheté plus pour le clin d’oeil fait à notre propre enfance que pour le message qu’il véhiculait. Mais on a dû se rendre à l’évidence : c’est un vrai message de tolérance et d’acceptation de soi que David McKee proposait déjà en 1968, année de première sortie des aventures d’Elmer. Il méritait cette place dans cette liste.

Et vous, en connaissez vous d’autres ?

-Lexie Swing-

Peluche

Teddy Bear./ Photo Caroline

Teddy Bear./ Photo Caroline

« Le neeez », dit-elle en lui écrasant la proéminence noire qui le guide. Impassible jouet d’enfance, il est tout à la fois l’ami et la couverture, le doudou joyeux et le compagnon de jeu impétueux. Les yeux inexpressifs, plongés dans le sommeil de peluche inanimée, il se laisse martyriser.

« Le chhheveuu », fait-elle, postillonnant son apprentissage des mots sur le poil soyeux. La menotte est ferme, sûre d’elle, allant de ses cheveux aux siens, savamment peignés par le plat de la main qui s’agite au dessus des yeux.

« Iciii », ajoute-t-elle en attrapant l’oreille, imprononçable protubérance qui pend, nonchalante. La peluche résiste aux assauts, malgré l’évidente volonté de voir si le tout est bien accroché. « Iciii » crie-t-elle encore, la voix flirtant avec ces aigus insupportables que seuls les enfants de moins de 5 ans savent atteindre.

« Pied! », affirme-t-elle, refermant ses doigts sur la patte velue qu’elle tire vers elle. La jambe se détend, inerte et lourde, pesant sur le genou de la belle qui se débat désormais pour se dépêtrer de ce jouet trop grand.

« Bouuuchhhe », concède-t-elle finalement, enfonçant avec délectation son index droit à l’endroit précité. Mais la peluche ne veut plus jouer. La voilà qui s’anime, se redresse, s’ébroue, roule des yeux las devant la main qui cherche à atteindre son orifice buccal. Elle bâille, évite de justesse les doigts qui tâtonnent sur ses dents, se relève, puis s’affaisse, quelques pas plus loin, avec le soupir de ceux que la vie a rendu stoïque devant les adversités de 80 cm qui vous prennent pour une poupée.

« Leven Dodo? », demande-t-elle, joignant le geste à la parole en s’allongeant devant le chien ronflant qui a repris sa sieste bienheureuse, inconscient du poupon de plastique qui s’apprête à chevaucher son dos.

-Lexie Swing-

Courge spaghetti carbonara

Courge déjà bien entamée./ Photo DR Lexie Swing

Courge déjà bien entamée./ Photo DR Lexie Swing

La courge spaghetti, c’est ce légume superbe qui fait à la fois plat et récipient. Le résultat est goûteux et la recette simplissime. Un peu de sauce tomate? Mélangez-la à à la chair tendre et le tour est joué. Quelques légumes déjà découpés? Ils se dégusteront à merveille dans le creux de cette drôle de courge. Moi j’ai choisi, en bonne gourmande, de la déguster à la carbonara.

Pour deux personnes, choisissez une courge spaghetti de taille respectable, deux tranches de jambon ou 50g de lardons, de la crème et du fromage à gratiner.

Préchauffez votre four à 350°F ou 180°C, puis découpez votre courge dans le sens de la longueur. Placez les deux moitiés chair vers le haut dans votre four chaud et laissez cuire 20 minutes. Retournez les chairs vers le bas, laissez cuire de 20 à 40 minutes supplémentaires. Elles sont cuites lorsque la chair est tendre.

Sortez-les et détachez la chair des parois à l’aide d’une fourchette à laquelle vous ferez effectuer de petits cercles. Ajoutez la crème liquide et vos morceaux de jambon ou de lardons (préalablement revenus à la poêle), recouvrez de fromage râpé et faites gratiner au four.

A déguster à même la carapace :)

-Lexie Swing-

Bonnet blanc

De l'universalité du porte-bébé./ Photo  Peter Halling Hilborg

De l’universalité du porte-bébé./ Photo Peter Halling Hilborg

Un mouvement dans mon dos. Je me retourne. Miss Swing, penchée hors de son porte-bébé, a saisi le bras d’un petit garçon, cavalier temporaire de sa propre mère. La peau pâle de ma fille se mélange harmonieusement au teint chocolat du bébé d’à-côté. Réveillée par le soubresaut dans son dos, ma voisine d’autobus tourne la tête. Derrière nous, la danse maladroite a repris, nous déséquilibrant. Fou-rire. Attendez, je me décale. Non, non ne bougez pas, je vais tenter de me tourner. Ils ne lâchent pas. Vous arrivez à les atteindre ? Aucune chance, mon coude a l’articulation trop résistante. Monsieur, vous ne voudriez pas… ?

Réaction. Intervention. Chocolats blanc et noir se séparent. Je propose un siège à ma consoeur d’infortune. Elle décline l’invitation. Avec un bébé dans le dos… J’approuve vigoureusement. Nous rions de la situation. L’autobus bondé, notre équilibre précaire, nos bébés qui talonnent, emportés par l’ivresse de l’engin qui redémarre. Etrangères aux yeux du monde, unies de fait par deux mains qui s’agrippent et deux vies en miroir.

– Lexie Swing-

Cinq livres sinon rien!

Bibliothèque mobile à Richmond, Canada, 1959./ Archives nationales

Bibliothèque mobile à Richmond, Canada, 1959./ Archives nationales

Il y a un petit truc qui passe sur Facebook (l’un des nombreux): citer dix livres qui vous ont marqué, plu, que vous avez détestés, qui ont changé votre vie. Camus, Zola et leurs confrères n’ont jamais eu autant de succès, Marc Levy et Valérie Trierweiler pourront aller se rhabiller, même s’ils sont en rupture de stock partout. On se demande bien pourquoi hein… Ça m’a donné l’idée d’un petit « tag » sur le thème, parce que je sais que mes copines sont souvent de grandes lectrices. Alors…

1) Le livre qui a marqué mon enfance : Le nounours de Tom, l’histoire d’un ours infortuné qui tombe dans un pot de chambre. Des dessins et une histoire à croquer, il dort chez mes parents, tout prêt à être lu par ma jolie Miss Swing à Noël.

2) La collection que j’ai dévorée : Le club des 5, à 7 ans, puis le Clan des 7, Alice, la Bande de la Croix-Rousse (vous vous souvenez du titre?), l’ensemble de l’oeuvre de la Comtesse de Ségur… le tout décollé, rafistolé, issu de l’époque où mes parents étaient eux-même enfants, avec des petites dédicaces sur la page de garde adressées à ma mère qui dévorait les bouquins comme d’autres le Nutella.

3) Le bouquin que j’ai offert plusieurs fois : L’éducation d’une fée, de Didier Van Cauwelaert. Je ne lis jamais aucun bouquin de cet auteur, qui s’est spécialisé dans le dialogue avec les morts et le paranormal, mais ce petit roman n’a rien à voir. Il est léger, drôle, vecteur d’espoir. Il parle de la vie, de ses aléas, professionnels, familiaux ou amoureux. Il est facile et rapide à lire, et en même temps abouti, pour ne pas frustrer les gros lecteurs.

4) Le classique que j’ai apprécié : Les classiques, on y a tous eu droit, lycée oblige. La liste était longue et les descriptions de texte le samedi matin douloureuses. Si certains classiques sont pour moi imbitables (Marcel, si tu me lis), d’autres ont trouvé leur place dans mon imaginaire. Si je devais n’en citer qu’un, ce serait Le rouge et le noir, de Stendhal, ou l’histoire d’amour interdite entre Julien Sorel et Madame de Renal.

5) Mon petit dernier que j’ai tant aimé : Je lis plus ou moins selon les périodes, mais la période où je reviens de la bibliothèque est souvent assez intense. et j’enchaîne les livres vite et tard. Pour autant, ce n’est pas la bibliothèque mais bien mon amie M. qui m’a remis un jour Un été avec Louise, de Laura Moriarty, me confiant que « j’allais adoré ». Je l’ai dévoré. Ce livre raconte l’histoire de Cora, une dame du Kansas, chargée d’être le chaperon de Louise Brooks, future star du cinéma muet, alors tout juste sortie de l’adolescence et lâchée dans les rues de NY. Il faut dire que Cora a une bonne raison de se rendre dans la Grosse Pomme… Ce livre mêle histoire et Histoire, évoquant, au détour des aventures et des rebondissements, les années 20 aux Etats-Unis, entre ségrégation, prohibition et autres interdictions.

Et vous, amoureuses et amoureux des livres, lecteurs du dimanche ou passionnés au quotidien, quels sont les cinq livres qui vous ont marqués?

-Lexie Swing-