Comment sortir maintenant qu’il boit du lait frais?

À 12 mois, Miss Swing est passé au lait de vache. Ici, pas vraiment de débat lait de croissance vs lait de vache, le premier étant relativement anecdotique au Québec. Pour elle qui buvait du lait en poudre à température depuis sa naissance, c’est un gros changement!

Exit les dosettes de lait en poudre transportables partout, il a fallu chercher une autre idée. Parce que donner du lait en poudre à température ambiante nous avait simplifié la vie, nous n’avions jamais eu à penser « café équipé de micro-ondes » ou « chauffe-biberon qui se branche sur l’allume-cigare ».  Et au Québec, le lait en bouteille qui se conserve au sec est une denrée rare. Après deux heures d’intense réflexion, nous avons trouvé la parade et repris nos pérégrinations.

Parmi les solutions que nous avons préférées, il y a donc:

Baboo, de Natrel./

Baboo, de Natrel./

– le lait de croissance. À ma connaissance (qui ne demande qu’à être améliorée), il n’existe qu’un seul lait de croissance au Québec: Baboo de Natrel. Celui-ci présente un véritable avantage: il est vendu en petits carton de 250 ml. C’est notre allié parfait des voyages en voiture! Nous en avons toujours un pack à la maison pour les visites médicales, départs en vacances et autres voyages en avion. À tester!

– le lait frais en micro-pack. Les Québécois, jeunes et moins jeunes, sont de gros fans du lait frais à boire à même le pack. On trouve donc du lait demi-écrémé dans tous les coffee-shops des centre-villes en version mini-pack de 400 ml. Si vous avez un petit gourmand, il existe également du lait au chocolat et du lait à la vanille vendus dans le même format. Alors oui c’est du demi-écrémé, mais il faut bien compenser le muffin que vous venez de vous enfiler!

– le lait frais des cafés. Starbucks n’a pas de micro-packs, par contre il fait des latte! Et si votre champignon a peu de chances d’aimer le latte, il devrait bien supporter le lait 2% dont se servent ces cafés. Vous n’avez plus qu’à demander « un Americano, un muffin au chocolat dégoulinant et un biberon de lait » en poussant le récipient du petit vers le serveur. Vous verrez, ça les fait capoter! Et en plus, ils vous le chauffent à la machine à mousse :)

 

Et vous, comment faites-vous?

 

-Lexie Swing- (qui s’apprête à partir en week-end à l’île d’Orléans avec ses Baboo sous le bras)

L’horloge affolée de la maternité

En Inde./ Photo Philippe Put

En Inde./ Photo Philippe Put

“L’horloge tourne, je le sens dans mes tripes, ça ne semblait pas pour moi et je ne pense plus qu’à ça.” Voici, en substance, ce que j’ai lu, ce qu’on m’a dit. De l’autre côté de l’horloge, assises à même le mécanisme, ces filles qui ont “toujours su” qu’elles seraient mères.

Et moi, et nous?

Qu’en est-il des parents qui ont juste suivi le cheminement, le bon moment. Un bébé? Ok vas-y je t’attends dans la chambre (dans la buanderie, sous un porche, dans le jardin derrière le grand saule…). Est-ce que toutes les femmes ont senti un jour les aiguilles s’affoler au point de leur donner le vertige?

Parce qu’entre nous, pour moi c’était plutôt “Un bébé? Oui je pourrais, il sentirait bon, il serait beau, mais là c’est pas le moment tu vois”. Et puis quelques années plus tard: “Tiens il est joli ce bébé, il est beau, il sent bon… T’as quelque chose de prévu ce midi chéri?” ;)

Pourquoi chez certaines l’horloge devient-elle angoissante? Est-ce parce qu’elles sont célibataires? Pourtant je l’entends aussi de filles en couple. Est-ce parce que l’autre ne veut pas? Une amie m’a dit qu’elle n’en avait jamais discuté avec son conjoint, de peur “qu’il dise non”.

Je plaide en faveur de l’incertitude. Quand j’entends, quand je lis, je comprends que ce n’est pas toujours la vie ou le conjoint qui freine les ardeurs de parentalité, mais bien les gens eux-mêmes. Ils se triturent l’esprit à coup de “serais-je capable?”. Ils se font saigner les neurones au gré de leur “est-ce que c’est vraiment le moment?”.

Moi je suis une fille sage. Parfois. Ok rarement. Mais quand on m’a demandé si c’était vraiment le bon moment alors que j’étais enceinte (oui les gens aiment bien te demander si c’est vraiment le bon moment alors que tu es DEJA enceinte, comme si tu pouvais dire “mmmh tu crois? T’as raison ça fitte pas avec ma job actuelle, allez dégage le marmot, j’suis pressée là”).

Ok, circonvolutions. Quand on m’a posé cette question j’ai répondu invariablement: “Il n’y a jamais de bons moments” (avec un ton laconique, ça en impose).

Il y a de vrais mauvais moments. Genre une période de chômage, des études tout juste reprises, une maladie. Là c’est chaud, mais ça peut marcher quand même (il peut s’en passer des choses en 9 mois). Mais il n’existe aucun moment parfait, même le pack CDI-hypothèque-grands-parents à la retraite est sujet à changement sans préavis.

Le seul truc vraiment indispensable pour avoir un baby, c’est l’envie. Ça ne fait pas tout, mais c’est un moteur. Avec l’envie réelle d’avoir un enfant on dépasse beaucoup: les grossesses compliquées, les nuits blanches, les soirées qu’on doit décommander.

Je connais mille nullipares qui assurent “qu’ils ne sont pas prêts à renoncer aux soirées beuverie pour avoir un enfant”, mais pas un parent qui regrette d’avoir eu son enfant “parce qu’il ne peut plus boire en soirée”.

Vous savez pourquoi? Hein? Vous savez? L’amour? Le bonheur? La joie d’être parent?

Non, les nounous ça existe, c’est tout.

 

-Lexie Swing-

 

Les uns les autres

"Marcel learning to eat"./ Photo Phyllis Buchanan

« Marcel learning to eat »./ Photo Phyllis Buchanan

Avec mon groupe de copines mamans, les filles de février, on aime bien comparer. C’est maaaal. Mais on aime bien comparer quand même. Ainsi, l’air de rien, on note que Y. a marché à 10 mois, que JJ fait des phrases avec l’intonation mais sans les mots, que Loulou est capable de passer sous la barrière de protection de l’escalier… Il y a celles qui dorment depuis la naissance, celles qui ne sont jamais malades, ceux qui mangent de tout, et ceux qui mangent tout seuls. Alors c’est vrai, parfois, on s’apitoie, on voit faire les autres et on se dit qu’on est bien loin de ça.

Mais finalement, souvent aussi, c’est positif. Car de loin, ils se tirent vers le haut. Y. a inspiré Miss Swing pour manger à la cuillère, qui a elle-même donné le feu vert à Loulou pour boire seule son biberon, et ainsi de suite. Comment savoir de quoi ils sont capables? Qui peut nous dire si un enfant de 15 mois est capable de piquer à la fourchette ou d’apprendre à se laver les mains?

Alors on regarde les autres, on pose des questions, on suit le mouvement. On dit des choses comme « non sérieux il sait mimer Frère Jacques? Il faut que je lui apprenne! » Tous les enfants n’apprennent pas au même rythme mais ils s’inspirent les uns les autres, ils sont des moteurs. A nous de leur laisser le temps, certes, à nous aussi de leur laisser la possibilité de montrer qu’ils sont capables.

Et oui, à 15 mois, ça passe inévitablement par des haricots sur le chien, des chaussettes mal mises, des cheveux mal coiffés et une bouche mal essuyée. En même temps ça se voit que vous n’avez jamais essayé de faire toutes ces choses avec des mains de 5 centimètres.

 

-Lexie Swing-

Le Spa-Coiffure Au Premier sur Monkland

Au Premier./

Au Premier./

Le sac était noir, la grande carte était noire, la petite était blanche et elle scintillait. Dedans il y avait des tas de dollars et une foule de possibilités. Massages, manucure, coiffure, j’en passe et des meilleurs. Pour mon anniversaire, Mister Swing m’avait ramené la clé du pays des merveilles: des dollars à dépenser au Spa-Coiffure Au Premier sur l’avenue Monkland.

Pour moi, pas de tergiversations inutiles, je ne vis que pour les massages pieds-jambes-dos-nuque, suédois ou californien, appelez-les comme vous voulez. Je réserve. On me prévient que ce sera avec “B.” (son p’tit nom), qu’elle est “excellente” et que je vais “beaucoup l’aimer”.

Je suis un vrai coeur d’artichaut, ça ne va pas être difficile.

Le matin du jour J., un dimanche, à l’heure où certains se trémoussent sur les bancs de l’église, j’enfile le gros peignoir en polaire chocolat que l’on m’a confié, et chausse mes pantoufles spéciales. La démarche traînante, drapée dans la nonchalance de circonstance, j’atteins le petit salon d’attente. Une bouilloire, une grosse fontaine d’inspiration bouddhiste, et du thé à profusion. Me voici parée pour le massage.

“B.” se présente. En bonne ennedidgienne (habitante d’NDG, mon quartier), elle commence sa phrase en anglais pour la finir en français, puis, devant mon “oui bonjour je suis votre rendez-vous du brunch”, elle embraye définitivement en français dans le texte.

« B. » me demande où j’ai mal et me propose un massage adapté à ma situation, c’est-à-dire celle d’une croûlante de 28 ans au dos enrayé et aux jambes perclues de mauvaise circulation. Côté pile, côté face, malgré la suggestion de l’hôtesse d’accueil, j’ai gardé le bas. Mon talon flirte avec ma queue de cheval et mes vertèbres jouent la sarabande. Mais bientôt “B.” dialogue avec mes omoplates tandis que je m’endors.

Une heure plus tard, j’ouvre les yeux, à la faveur du bandeau qu’elle me retire. Au dessus de ma tête, les faibles lumières scintillent, et dans mon corps détendu, c’est comme si je naissais à nouveau. “B.” me laisse me rhabiller, puis prend de grandes images pour m’expliquer où c’est coincé et ce que je peux faire pour améliorer les choses. Une séance thérapeutique jusqu’au bout des ongles.

Retour au vestiaire. Je note au passage la marque du thé et réenfile mes jeans-boots et perfecto. Mon dos est plus agile, ma démarche plus souple. Après tous ces efforts, j’irais bien dévorer quelques chocolatines…

 

-Lexie Swing-

Spa Coiffure Au Premier, 5487 avenue Monkland à Montréal. Environ 98$ avec taxes le massage thérapeutique personnalisé d’une heure.

 

 

Honte: les revers de parent

Angry baby./ Photo Andy Matthews

Angry baby./ Photo Andy Matthews

“Miss, you have a lovely grass in your hair…” La vendeuse saisit ma mèche et dénoue les feuilles mortes qui s’y agrippent. Je trouve un miroir et découvre avec horreur que je n’ai pas une “lovely grass”, mais des dizaines, et que ça n’a rien de “lovely”. Comment en suis-je arrivée là? Facile: je suis parent!

Flash-Back. Il est 16h49, j’arrive essoufflée devant le bus 103. Il est bondé mais le chauffeur refuse que je reste à l’avant avec ma poussette. Me voyant incapable de bouger, il s’arrête à l’arrêt suivant, sort de son fauteuil, avance dans l’allée et lance un retentissant “Allez on se pousse, la dame doit passer avec son carrosse, restez pas au milieu”. 108 personnes me dévisagent et s’écrasent les pieds pour que je puisse passer. Super.

Je suis enfin assise avec Miss Swing à mes côtés, coincée entre deux sièges pour plus de “sécurité”. Le chaton sort ses griffes et se débat comme un beau diable pour s’extirper de cette place exiguë en poussant des feulements stridents. Allez plus que deux minutes avant mon arrêt…

Deux minutes et deux arrêts plus tard, le bus s’est encore rempli. La foule est compact et respire avec peine. Impossible de sortir la poussette sans tuer deux ou trois personnes. Il faudrait littéralement leur “passer sur le corps” et mon mètre 60 vient de rougir devant le grand monsieur en forme d’armoire Louis XV.

Lorsque je peux enfin descendre, nous sommes arrivés au métro… à 4 stations de chez moi. Qu’importe, c’est l’occasion rêvée de se balader dans le Monkland village et de profiter de l’accalmie, si rare en ce printemps pluvieux.

Je m’arrête au Starbucks, pour partager une brioche entre mère et fille. Ce rendez-vous en tête-à-tête tourne rapidement au moment entre mère et serpillère, Miss Swing s’étant prise d’affection pour le carrelage boueux du café après avoir généreusement dispersé sa brioche sur le fauteuil club où elle était juchée.

Entre les menaces et le compromis, je choisis le compromis. Après 10 minutes supplémentaires et quelques miettes sur le manteau du voisin, notre équipage repart, direction la boutique de livres et jouets de la rue. J’ai repéré un joli hélicoptère Tututbolid parfaitement adapté aux menottes et vélléités d’exploration quatrepattiennes de la demoiselle.

Retour dans la rue, je déballe. Elle couine. Le carton ne veut pas céder. Elle hulule. L’hélicoptère est encore arrimé par de solides attaches en plastique. Elle vagit comme au premier jour, lorsque, pas encore tout à fait sortie du ventre de sa mère (moi), elle choisit de tester la pleine capacité de ses poumons de bébé tout neuf.

Je prends le parti de lui donner le jouet avec les attaches et le carton, après avoir désespérément limer mes caries sur le plastique dur. Elle est ravie, appuie sur tous les boutons, et gigote dans sa poussette au rythme des chansons de Leo le p’tit hélico.

Je veux le saisir une dernière fois pour tenter de glisser les liens en plastique dans les roues, et les éloigner ainsi des yeux grand ouverts de la miss qui se rapprochent dangereusement. Mais c’était compter sans miss autonomie 2014, mademoiselle “si-tu-tentes-ne-serait-ce-qu’une-seconde-de-me-reprendre-cette-cuillère-avec-laquelle-je-barbouille-le-chien-d’épinards-depuis-dix-minutes-je-la-jette-derrière-la-cuisinière-et-tu-pourras-jamais-la-rattraper”.

Miss Swing s’adapte à toutes les situations, le derrière de la cuisinière s’est ainsi transformé en dessous de voiture garée. « Fille brune, 1m60, aux oreilles fumantes et aux dents abîmées, a été repérée allongée sur la voie publique, les cheveux dans les feuilles mortes du caniveau, tentant d’attraper un objet non identifié ».

On vous offre un petit shampooing avec ça?

-Lexie Swing-

 

L’effet papillon de la politesse

Help me./ Photo Vdtainfo

Help me./ Photo Vdtainfo

« Dis merci à la dame ». La politesse, c’est l’une des valeurs principales qu’on voudrait tous transmettre. Mais remercier, ça ne se fait pas du bout des lèvres, les yeux baissés et le sourire fermé. Ça prend un échange de regards, un sourire franc, une voix qui porte. « Dis merci à la dame, souris lui, et regarde la suffisamment longtemps pour voir si elle a souri en retour ». Voilà ce que je voudrais vraiment enseigner à ma fille.

Le partage de générosité, ce sont ces petites réactions en chaîne qui font que, parce que quelqu’un te laisse traverser à 10h, tu cèderas avec plaisir ta place dans le métro à 10h30. Au passage, tu auras avalé une bonne dose d’optimiste et de bonne humeur.

Hier soir dans le bus, dix personnes ont accepté de se pousser pour laisser circuler ma poussette. Deux l’ont saisie pour la glisser à la place sé-cu-ri-taire que réclamait le chauffeur. Une dame s’est levée pour laisser sa place à un vieux monsieur. Vieux monsieur qu’une jeune fille et moi avons rattrapé par les deux mains alors que le démarrage du bus le projetait contre la foule congestionnée. Il s’est assis en expirant difficilement, nous gratifiant au passage d’un chaleureux « Thank you very, very much ». A la descente du bus, il est sorti dans les premiers, soudainement revigoré, et a tenu la porte du fond ouverte pour l’ensemble des passagers qui sortaient (terminus).

CQFD. C’est l’effet papillon du coup de main.

Il y a quelques années, quand j’étais  encore jeune et frivole sur les bancs de Science Po (non, pas Paris ;)) j’ai assisté à un cours, de communication je crois, qui évoquait une étude sur ce phénomène. Un monsieur demandait de l’aide à des passants sous prétexte qu’il était perdu, puis il les remerciait à plusieurs reprises, leur disant au passage qu’ils étaient « vraiment des gens biens ». Ainsi portés aux nues, les passants repartaient, le cœur léger, et apercevaient… une dame qui laissait tomber un billet de son sac.

Lorsque l’étude initiale avait été réalisée, on laissait juste tomber le billet du sac, il n’y avait pas de passant perdu. 50% des gens environ ramassaient le billet et interpellaient sa propriétaire pour le lui rendre. Après l’intervention du passant, ce chiffre montait à 80%.

Faire preuve d’altruisme et en être remercié, c’est le meilleur moyen d’avoir envie de recommencer. Le sourire de la vieille dame qui traine sur le passage piéton légitime les minutes perdues avant d’arriver au travail. Les remerciements de la maman lourdement chargée font oublier le mal de dos qui s’est pointé après les 60 marches grimpées en soulevant un carrosse taille XXL. Les mimiques d’un enfant qui profite d’une place assise rendent nos propres pieds légers, même après dix stations debout.

Les sourires de remerciement m’accompagnent au moins dix minutes, un échange de politesse amusée peut me faire la demi-journée. Aider les autres ça commence par tenir une porte et rendre un sourire. Pas si compliqué, si?

-Lexie Swing-

PS: Oui il y a 20% de connards!

Objectif du week-end: trouver des lunettes de soleil pour bébé

Babiators./

Babiators./

Je suis une acharnée anti-soleil. Je l’aime beaucoup et je dois avouer qu’en ce moment j’irais bien courir les terrasses en sa compagnie, s’il daignait seulement se montrer. Mais je le crains autant qu’il me manque.

J’ai lu trop de grains de beauté qui viraient, de vilaines maladies qui commencent par un “C”. J’ai vu trop de peaux abîmées et prématurément ridées. Alors je protège. Je mets des chapeaux et des lunettes XXL. Je mets de la crème anti-UV toute l’année, même quand les vaches du ciel pissent de trop.

Avec Miss Swing c’est pareil. Je ficelle sur sa tête des chapeaux qu’elle arrache, j’utilise des coupons de réductions pour acheter des casquettes et mon maxi-lange pour protéger sa peau fragile pendant les siestes en poussette. Je lui mets de la crème 50 aussi. Partout. Même là où la peau n’est pas exposée, parce qu’on est jamais à l’abri d’une bretelle qui s’évade ou d’un pantalon qui glisse.

Quand je l’ai vu plisser les yeux début avril, j’ai su que le moment était venu. Et que ça n’allait pas être facile. Parce que Miss Swing déteste la contrainte d’un chapeau, d’une crème à étaler ou d’un élastique de lunettes accroché derrière sa tête.

Dimanche, nous avons fait un tour chez Rose ou Bleu avec des lunettes de soleil comme objectif. Première tentative: des solaires spécial bébé, avec un gros élastique pour seule monture. A peine arnachée, la voilà qui se débat comme si sa vie en dépendait, pour finalement s’arracher l’objet du délit, et quelques cils en prime.

Et puis nous repérons des Babiators: des lunettes pour enfants en forme de lunettes d’aviateur. Taille 0-3 ans, noires avec des branches à damier. Elles paraissent grandes mais on les lui enfile “juste pour rigoler”. Alors on rigole, parce qu’on est de vilains parents, et puis on arrête. Parce qu’elle les a toujours sur le nez. Et qu’elle attend. Au bout de vingt secondes, une éternité, elle les retire pour mieux les regarder. Les voilà adoptées!

Pas d’élastique pour les faire tenir, on étouffe un soupir. Joie de savoir les lunettes bientôt cassées. De l’argent jeté par les fenêtres? Pas vraiment! Sur le côté de la boîte, une mention spéciale attire mon regard (traduction libre): “ Babiators, les seules lunettes pour enfant garanties en cas de perte ou de casse”.

L’objet parfait pour notre bébé au poing agacé? “La garantie perte, c’est parfait pour sa mère surtout”, ai-je entendu Mister Swing se moquer au téléphone.

Je me vengerai.

 

-Lexie Swing-

 

Montréal, la nuit

Les nombreuses visites franco-touristiques dont nous avons été la cible récemment (avec bonheur ceci dit) ont eu raison de mon assiduité. Pourtant, du bon se prépare: lunettes babiators pour baby, où se fournir en lait quand son toddler ne boit plus de lait en poudre, un résumé de notre virée au restaurant japonais le Kyo Bar, un nouveau travail herculéen d’immigration… la recherche d’un travail (justement), et quelques gourmandises à venir!

En attendant, voici une photo de Montréal, vue du belvédère du Mont-Royal, à une heure du matin. La ville aux pieds de A., notre ami et parrain de Miss Swing, 30 ans et quelques heures (happy birthday, again…).

Montréal, vue du Mont-Royal./ Photo DR Lexie Swing

Montréal, vue du Mont-Royal./ Photo DR Lexie Swing

N’hésitez pas à cliquer pour voir l’originale… bien meilleure que ce que le blog permet d’afficher.

 

-Lexie Swing-