Plus Fiona que Princesse au petit pois

Princess?/ Photo Martin Brigden

Princess?/ Photo Martin Brigden

En attendant Miss Swing, je craignais une chose : que ma fille soit une « fifille ». C’est à la fois ridicule et terriblement révélateur des choses futiles auxquelles on peut parfois s’accrocher concernant sa progéniture à venir. On voudrait leur éviter les gros nez, les oreilles décollées ou le poil aux pattes. On aimerait qu’ils aient la bosse des maths ou le goût des livres. Qu’ils fassent piano, tennis, deviennent chirurgien ou professeur.

Moi je craignais qu’elle devienne une Princesse au petit pois. Vous savez, cette princesse si sensible qu’elle était capable de sentir un petit pois à travers vingt matelas. Je l’imaginais plus adaptable que tatillonne. Et j’ai été servie.

Loin d’être une tête brûlée, elle est cependant d’une facilité déconcertante. Le jus d’orange pressé ? Avec ou sans la pulpe, pareil. La soupe? Moulinée ou en morceaux, à votre goût. Les mains sales ? Le jeu peut continuer. Un réveil en milieu de nuit pour aller de la maison des amis à la voiture, puis de la voiture à son petit lit ? A votre convenance.

Elle s’adapte à tout, encore inconsciente du pouvoir du chipotage. Plus ogresse que princesse, mais pour combien de temps?

Et vous, comment sont-ils?

-Lexie Swing-

Education : le principe de la balance

En équilibre./ Photo Michel Curi

En équilibre./ Photo Michel Curi

« Avant j’avais des principes, maintenant j’ai des enfants » est une phrase très populaire chez les parents. Ils écoutent en ricanant intérieurement des nullipares leur certifier que oui, eux, quand ils auront des enfants, ceux-ci dormiront dans leur lit epicétou. « Tu verras, susurrent-ils, la cerne basse au creux de la joue. Tu verras… »

Moi je veux rassurer les futurs parents : oui vous respecterez des principes, simplement vous ferez un choix. Certains vous apparaîtront moins importants que d’autres. Et oui, vous devrez prendre en compte dans cette équation parfaite une inconnue : le caractère de votre enfant. Un individu à part entière avec ses propres envies et ses propres peurs. Il sera peut-être super dépendant ou très autonome, il adorera la musique, ne s’endormira que dans vos bras… ou jamais ailleurs que dans son lit. Il tombera en amour pour un vieux lange beige, quand vous tenterez de lui refourguer sans cesse ce magnifique ours en peluche soigneusement choisi 8 mois avant sa naissance. Bref, il aura ses propres goûts, souvent différents des vôtres, et il faudra composer avec cela.

Pour nous, le seul principe qui a finalement vraiment compté – et compte toujours –  c’est celui de la balance. Nous oscillons toujours entre le besoin et l’apprentissage. « Tu as besoin de moi pour t’endormir  mais est-ce que je te rends vraiment service si je t’endors dans mes bras avant de te coucher? », « Le repas ira plus vite et tu mangeras plus si je te donne à manger moi-même mais comment apprendras-tu si je fais toujours pour toi? »… Bref, nous oscillons, nous jouons les funambules en gardant les pieds dans le présent et les yeux dans le futur. Nous avons fait par exemple le choix – et celui là était pour nous un principe très fort – de ne jamais, sauf grosse fièvre bien entendu, la faire dormir dans notre lit, quitte à rester longtemps la câliner penchés au dessus du berceau. On y gagné une fillette qui adoooore son lit, le réclame et s’y jette le soir avec un plaisir évident, n’hésitant pas à nous tourner le dos si nous faisons un peu trop durer le plaisir des bisous… Ses peluches la réclament, voyez-vous…

A quoi avons-nous renoncé? A rien de bien sérieux… A quelques brossages de dents, à des s’il te plaît et des mercis qui ne veulent pas toujours sortir, à un visage toujours parfaitement débarbouillé, à des repas entiers au resto sans crier, à tous ces endroits où l’on aimerait qu’elle reste assise sans bouger quand elle préfère rebondir sur ses deux pieds. On a accordé nos violons, elle et nous, et pour le moment, je crois qu’on s’en sort sans – trop de – fausses notes.

– Lexie Swing –

Conversation avec ma fille – 19 mois et des brouettes

Birthday cake./ Photo Lars Plougmann

Birthday cake./ Photo Lars Plougmann

Il est 19h. Nous sommes au restaurant. Miss Swing, avec la patience qui caractérise les délicieux petits personnages de cet âge, tente de dégommer les verres à eau armée du biberon en plastique dur de son poupon. Après plusieurs tentatives infructueuses, je l’invite à aller prendre l’air frais dehors. Façon polie de dire que je l’ai saisie sous le ventre en la transportant comme un sac à patates, manquant éborgner au passage une pauvre fille qui mangeait tranquillement – l’inconsciente! – sa salade en terrasse.

Miss Swing revenue sur ses deux pieds, elle s’est échappée en direction d’un arbre planté sous le trottoir. Dans un élan plein de courage, elle s’est élancée contre lui, l’attrapant à bras le tronc avec un bonheur évident. Puis elle s’est astreinte à en faire le tour, plusieurs fois, tâtonnant pour trouver la meilleure prise entre les grosses racines reposant sous ses pieds d’enfant.

Je me suis dit qu’elle était grande – 19 mois toussa – et qu’elle pouvait comprendre que le biberon d’un poupon de plastique ne se projette pas à travers la salle d’un petit restaurant réputé gastronomique. Je me suis donc agenouillée à sa hauteur – merci Super Nanny –  pour lui exposer mon point de vue.

– Chérie, on est au restaurant, quand on est au restaurant, on est sage, on joue à des jeux tranquilles et on ne crie pas caca à tue-tête dans le restaurant. Est-ce que Maman fait la folle comme Miss Swing au restaurant ?

– Non ?

C’est bien ma chérie, t’aurais répondu oui, j’aurais fait la gueule.

– Alors ma chérie, on va retourner à l’intérieur, on va être sage et parler doucement. Maman t’as commandé des petits légumes – et tu pourras abondamment profiter des frites de tes grands-parents – et si tu ne fais pas de bêtises tu auras un dessert, d’accord chérie ?

– Miss Swing gâteau ?

– C’est ça chérie. Tu vas être sage ?

– Miss Swing gâteau ?

– Si tu es sage.

– Miss Swing gâteau ?

– Oui, Miss Swing gâteau!

Elle est repartie si vite en direction du restaurant que la fille aux yeux perdus dans sa salade verte n’a eu que le temps de pousser son pied avant que la miss le lui dégomme. On ne rigole pas avec le gâteau.

-Lexie Swing-

Ces histoires de tolérance

Caribou vous présente sa sélection de livres sur la tolérance./ Photo DR Lexie Swing

Caribou vous présente sa sélection de livres sur la tolérance./ Photo DR Lexie Swing

Quand la marraine de ma fille m’a demandé quel genre de bouquins j’avais envie que Miss Swing lise, elle connaissait déjà un peu la réponse. Parce que c’était tout à fait le style de livres qu’elle aurait eu envie de lire aux siens. Ce qu’on voulait, c’était des livres qui parlent de tolérance, de vies différentes, d’amours sans barrières. Elle en a choisi trois, on les a découvert ensemble, je n’aurais pu rêver mieux, moi qui avait envie d’ouvrir ma fille à des horizons différents. Les voici.

Cristelle et Crioline, de Muriel Douru

Cristelle est une princesse, une princesse grenouille désormais en âge de se marier. Ses parents lui demandent de choisir l’heureux élu. A cette annonce, les prétendants se pressent aux portes du château. Oui mais voilà, aucun crapaud ne trouve grâce à ses yeux. Où sont les papillons dans le ventre, les battements de coeur ? Cristelle se croit condamnée à épouser un mal aimé lorsqu’une jolie créature, aux yeux de velours, se retrouve devant elle. De part et d’autre, c’est le coup de foudre. Oui mais voilà… Crioline est une fille! Que va dire le roi?

On a aimé : cette histoire qui reprend la bonne vieille histoire de princesse loin des clichés habituels, et l’esthétisme des dessins de l’illustratrice, qui rend facétieuses et attachantes ces drôles de grenouilles aux longs cils.

Camille veut une nouvelle famille, de Yann Walcker

Camille est un hérisson qui en a ras le grillon de sa famille. Sa soeur lui met les nerfs en boule (c’est drôle pour un hérisson non?) et sa mère le câline de trop (c’est bien connu, les enfants sont toujours très reconnaissants). Il décide donc de se trouver une autre famille. En chemin, il rencontre des enfants, issus de familles toutes différentes : homoparentale, monoparentale, recomposée, avec enfants adoptés, etc. Un sacré voyage!

On a aimé : que l’auteur ne s’attache pas simplement à faire découvrir la famille homoparentale ou l’adoption, mais qu’il cherche à mettre sur le même plan toutes les familles qui sortent un tant soit peu du schéma traditionnel. Un régal qui devrait permettre aux enfants de comprendre que chaque famille se vaut, du moment qu’il y a un gros lot d’amour à partager.

Elmer, de David McKee

Elmer est un éléphant. Et un éléphant, comme chacun sait, ça trompe énormément (oui je suis en forme aujourd’hui). Elmer, qui n’assume pas du tout son pelage bariolé, décide de tromper son monde et de s’enduire d’un mélange de raisins et de terre pour donner à sa robe colorée une apparence plus commune. Mais voilà l’orage qui s’annonce, comment Elmer va-t-il faire ?

On a aimé : cette histoire que tout le monde connaît, et qui évoque la différence. La marraine de ma fille l’a acheté plus pour le clin d’oeil fait à notre propre enfance que pour le message qu’il véhiculait. Mais on a dû se rendre à l’évidence : c’est un vrai message de tolérance et d’acceptation de soi que David McKee proposait déjà en 1968, année de première sortie des aventures d’Elmer. Il méritait cette place dans cette liste.

Et vous, en connaissez vous d’autres ?

-Lexie Swing-

Peluche

Teddy Bear./ Photo Caroline

Teddy Bear./ Photo Caroline

« Le neeez », dit-elle en lui écrasant la proéminence noire qui le guide. Impassible jouet d’enfance, il est tout à la fois l’ami et la couverture, le doudou joyeux et le compagnon de jeu impétueux. Les yeux inexpressifs, plongés dans le sommeil de peluche inanimée, il se laisse martyriser.

« Le chhheveuu », fait-elle, postillonnant son apprentissage des mots sur le poil soyeux. La menotte est ferme, sûre d’elle, allant de ses cheveux aux siens, savamment peignés par le plat de la main qui s’agite au dessus des yeux.

« Iciii », ajoute-t-elle en attrapant l’oreille, imprononçable protubérance qui pend, nonchalante. La peluche résiste aux assauts, malgré l’évidente volonté de voir si le tout est bien accroché. « Iciii » crie-t-elle encore, la voix flirtant avec ces aigus insupportables que seuls les enfants de moins de 5 ans savent atteindre.

« Pied! », affirme-t-elle, refermant ses doigts sur la patte velue qu’elle tire vers elle. La jambe se détend, inerte et lourde, pesant sur le genou de la belle qui se débat désormais pour se dépêtrer de ce jouet trop grand.

« Bouuuchhhe », concède-t-elle finalement, enfonçant avec délectation son index droit à l’endroit précité. Mais la peluche ne veut plus jouer. La voilà qui s’anime, se redresse, s’ébroue, roule des yeux las devant la main qui cherche à atteindre son orifice buccal. Elle bâille, évite de justesse les doigts qui tâtonnent sur ses dents, se relève, puis s’affaisse, quelques pas plus loin, avec le soupir de ceux que la vie a rendu stoïque devant les adversités de 80 cm qui vous prennent pour une poupée.

« Leven Dodo? », demande-t-elle, joignant le geste à la parole en s’allongeant devant le chien ronflant qui a repris sa sieste bienheureuse, inconscient du poupon de plastique qui s’apprête à chevaucher son dos.

-Lexie Swing-

Bonnet blanc

De l'universalité du porte-bébé./ Photo  Peter Halling Hilborg

De l’universalité du porte-bébé./ Photo Peter Halling Hilborg

Un mouvement dans mon dos. Je me retourne. Miss Swing, penchée hors de son porte-bébé, a saisi le bras d’un petit garçon, cavalier temporaire de sa propre mère. La peau pâle de ma fille se mélange harmonieusement au teint chocolat du bébé d’à-côté. Réveillée par le soubresaut dans son dos, ma voisine d’autobus tourne la tête. Derrière nous, la danse maladroite a repris, nous déséquilibrant. Fou-rire. Attendez, je me décale. Non, non ne bougez pas, je vais tenter de me tourner. Ils ne lâchent pas. Vous arrivez à les atteindre ? Aucune chance, mon coude a l’articulation trop résistante. Monsieur, vous ne voudriez pas… ?

Réaction. Intervention. Chocolats blanc et noir se séparent. Je propose un siège à ma consoeur d’infortune. Elle décline l’invitation. Avec un bébé dans le dos… J’approuve vigoureusement. Nous rions de la situation. L’autobus bondé, notre équilibre précaire, nos bébés qui talonnent, emportés par l’ivresse de l’engin qui redémarre. Etrangères aux yeux du monde, unies de fait par deux mains qui s’agrippent et deux vies en miroir.

– Lexie Swing-

Parce que tu m’épates

La petite Sophie à 19 mois./ Photo Jen Spenningsby

La petite Sophie à 19 mois./ Photo Jen Spenningsby

Chaque jour nous assistons, incrédules, à la façon dont tu ordonnes ton petit monde. Si tu parles déjà bien pour tes 19 mois, tu comprends encore mieux, et presque tout. Chaque jour, tu nous laisses pantelants d’admiration. D’ailleurs récemment…

– Ton père t’a descendue de ta chaise haute avant de glisser à ton oreille : « Va chercher le livre avec Elmer, et attends moi sur le canapé ». Tu n’avais lu l’histoire d’Elmer qu’une seule fois, mais qu’importe, tu l’as sortie triomphalement de ta pile de livres avant de te hisser avec force efforts sur le canapé trop haut.

– Tu nous a dit que tu avais « fini » tandis que tu étais dans le bain. Lorsque ton père est arrivé, tu avais rangé tous tes jouets, et tu désignais ta serviette.

– Ce matin, tu es partie dans la chambre parentale, et puis tu es revenue, désolée : « Papa dodo »…

– Tu as regardé l’image, puis le puzzle, puis l’image, puis le puzzle, puis en deux temps, trois mouvements, tu as assemblé le puzzle, posé triomphalement l’image dessus avant de passer au suivant.

– « Passe moi le cochon » demande ta marraine en désignant ton nouveau jeu. Tu n’as jamais vu de cochon. Qu’importe, tu cours vers la table, soulève les animaux un à un, et puis voilà, finalement, si, tu sais : tu empoignes la pièce de bois rose et la ramène ravie.

– Nous partons en balade. Tu es impatiente. D’ailleurs tu as déjà tes chaussures et ton chapeau. Tu nous vois nous activer et hop tu passes à l’action, saisissant les chaussures de chacun avant de les lui poser devant les pieds, sans jamais te tromper. « Nan chérie, je ne veux pas celles-là, je vais prendre mes baskets », je te dis. Aussitôt dit, aussitôt fait, tu remportes les ballerines, les échangent contre mes baskets, que tu tentes ensuite désespérément de m’enfiler sur les pieds tandis que je finis la vaisselle.

Chaque jour qui passe apporte son lot de découvertes et de stupéfaction. Et vous, comprennent-ils tout?

-Lexie Swing-

J’ai vu ton nom

Fillette./ Photo Courtney Carmody

Fillette./ Photo Courtney Carmody

C’était dans un flot de commentaires, une fille était taggée, une fille blonde, une ado tout juste sortie des rondeurs de l’enfance. J’ai cliqué sur son profil, lu un commentaire sur sa photo, un commentaire qui la nommait, qui te nommait. Elle porte ton prénom. Ou tu portes le sien, puisqu’elle a la primeur des années. Chaque fois que je le vois sur un message, dans un livre, que je l’entends dans un film ou dans une chanson, je m’imagine un peu de toi. Tu es tour à tour une héroïne, une journaliste new-yorkaise, la serveuse d’un bar perdu, une musicienne enviée, une jeune fille d’un blond presque blanc qui sourit de toutes ses dents à l’objectif. Tu es mille personnages. 

Et chaque fois que je vois ton nom, et que tu revêts, dans mon imagination débordante, les chaussures d’une autre, j’applaudis ce choix que nous avons fait de te donner un prénom qui résonne comme un rire à mes rires à mes oreilles, rond et scintillant, doux, et jamais anodin. 

– Lexie Swing –

En morceaux…

Jeu de patience./ Photo Joachim Schlosser

Jeu de patience./ Photo Joachim Schlosser

Miss Swing est une huuuuge fan des puzzles. À bientôt 19 mois, elle peut rester une petite heure, à imbriquer et renverser ses puzzles à empiècements. Mais voilà, son doigté est de plus en plus rapide et il n’est pas rare de lui présenter un nouveau puzzle et de voir la demoiselle le remplir en deux temps trois mouvements, avant de repartir chercher d’autres jouets plus attractifs. Nous avons donc commencé par trouver de nouveaux tableaux à pièces, avant de se rendre à l’évidence : il lui fallait du plus complexe. Voici notre cheminement puzzléen pour toddler amoureux des morceaux.

Les tout-premiers

Ils sont en formes d’animaux, de personnages, de voitures… On a commencé avec les animaux de la jungle, de plusieurs natures différentes, avant de passer à des empiècements un poil plus compliqué : les instruments de musique. Guitare et violon se ressemblent, tout comme trompette et euphonium, tandis que piano et batterie ont des tailles plutôt imposantes et de multiples coins. Le petit plus, c’est la petite musique qui correspond à l’instrument que le tableau joue chaque fois qu’une pièce est mise. C’est charmant et instructif. C’est chiant aussi, alors après quelques jours nous avons retiré les piles!

Sound Puzzle de Melissa et Doug

Sound Puzzle de Melissa et Doug

 

 

 

 

 

 

 

Les tâtonnements

Il existe des encastrements à plusieurs morceaux. Grâce à la marraine de Miss Swing, nous avons pu passer directement à un petit bijou de Djeco, le puzzle en relief. Avec, une nouvelle fois, des animaux de la jungle, les dix doigts de notre fée apprennent plus ou moins patiemment à faire glisser l’encoche de la pièce pour accrocher les deux morceaux ensemble. C’est la partie d’apprentissage la plus compliquée pour elle à ce stade. Elle maîtrise à merveille les deux morceaux du toucan, et séduit tranquillement le crocodile. Mais le tigre à 4 morceaux demande encore l’intervention parentale pour le moment. À noter que les puzzles peuvent se monter à plat ou debouts.

Puzzle Tunga and co de Djeco

Puzzle Tunga and co de Djeco

 

 

 

 

 

 

 

 

Les vrais morceaux

J’ai acheté rapidement des animaux qui avaient tout de vrais puzzles. Problème : ils sont relativement plats. Miss Swing, à peine sortie de l’encastrement, s’est donc échinée à pousser les morceaux l’un vers l’autre avant de s’avouer vaincue et de me les jeter à la figure. La manipulation du jeu précédent contribue à lui faire comprendre le principe du puzzle en carton : elle est à présent capable de faire glisser le morceau et de l’accrocher à l’autre s’il est posé au-dessus. Attraper le morceau de carton elle-même reste encore trop compliqué, sauf si c’est pour le jeter par terre bien entendu…

Primo puzzle de Djeco

Primo puzzle de Djeco

 

 

 

 

 

 

 

 

Le puzzle des grands

Je me pâme devant ce joli puzzle en attendant que le moment soit venu de l’acheter pour y jouer. Je trouve les images des chiens très amusantes et j’ai hâte que l’on puisse assembler ensemble ces mini-puzzles « pour de vrai ». Pour les avoir vu en magasin, ils sont la digne continuité des précédents. Estampillés 2 ans et +,  ils sont toutefois un poil (de chien) plus compliqués et nécessitent que l’enfant commence à appréhender l’idée d’un dessin à reconstruire. Mais on y viendra! Comme les autres puzzles, ils se présentent sous des formes de plus en plus évoluées : de 4 à 9 morceaux. Rendez-vous dans quelques mois…

Primo puzzle chiens de Djeco

Primo puzzle chiens de Djeco

 

 

 

 

 

 

 

 

 

– Lexie Swing-

Mon ado fume du pot

Je peux t'appeler Samuel?./ Photo Meral Crifasi

Je peux t’appeler Samuel?./ Photo Meral Crifasi

Mon ado fume du pot. Je suis certaine de gagner un bon référencement avec ça. Mais ce n’est pas le but.

Il y a quelques matins de ça, les ados québécois (ainsi que leurs petits frères et soeurs, ne chipotons pas) ont fait leur rentrée.  À grands renforts d’uniformes (mon quartier en est friand) et de mines renfrognés, ils ont repris le chemin de l’école tandis que le journal Métro décryptait leur « eux » profonds avec un portrait type digne d’une enquête de police en règle. Et le portrait de l’ado québécois, c’est un type qui s’appelle Samuel. Salut Samuel. Rien d’inquiétant à s’appeler Samuel me direz-vous. Non. Sauf que Samuel n’a rien d’un enfant sage. Démonstration. Selon Métro, Samuel :

– a 16 ans (rien que l’âge est une menace pour tout parent bien informé)

– boit de l’alcool

– mange mal

– est en surpoids

– a déjà eu des relations sexuelles

– et fume du pot donc…

Super. Déjà quand t’es parent d’un schtroumph de moins de cinq ans t’as moyennement envie de le voir grandir, ses petits bras qui te serrent le matin sont bien trop doux pour les laisser filer si vite. Mais quand, en plus, on t’apprend que ton ado va devenir… ça! Ça donne follement envie. Merci Métro. Vous pensiez être à l’abri parce que vous avez une fille. Ne bougez pas, on vous gâte! L’édition de l’année dernière a fait le profil de la coquine.

Elle s’appelle Audrey, elle a 16 ans, elle a déjà consommé alcool et drogue (cannabis, en majorité, on est pas dans Breaking Bad non plus), elle a déjà eu des relations sexuelles (vous commencez à flipper hein? Moi aussi), et… attention tenez-vous bien… elle envoie plus de 4000 sms par mois. 4000. Actionnaire chez Fido, c’est un métier à temps plein.

Parlons-en du métier ceci dit. C’est une donnée tout à fait nouvelle pour moi française. Audrey, comme Samuel, et comme 50% de leurs petits camarades, occupe un emploi occasionnel. Pas mal à 16 ans non? Et cela lui a servi à payer… une voiture d’occasion!

Finalement, pas de doute… mon ado dépote!

 

-Lexie Swing-

 

PS Si Métro pouvait arrêter d’écrire « Prendre des leçons de conduite avec PAPA ».

Et ta mère!