Balade au Mont-Saint-Hilaire

Sentiers./ Photo DR Lexie Swing

Sentiers./ Photo DR Lexie Swing

Un soleil radieux et une belle neige (oui oui, de la nei-geuh) nous ont donné l’enthousiasme nécessaire à un chouette dimanche. Après avoir barboté à la piscine, et fait quelques courses au petit magasin local-bio-gourmet de Monkland, nous avons déjeuné (ou dîné, en bons Québécois) et pris la route direction le Mont-Saint-Hilaire. Après quelques tours de quartier à admirer les belles maisons, nous avons enfin trouvé la bonne route, la rue de la montagne, pour nous présenter à l’entrée du Centre de la nature. 12$ (2 adultes – grominou ne marche pas donc elle ne compte pas :))  et une levée de portillon plus tard, nous avons investi l’accueil et ses toilettes pour un changement de couche et un équipement anti-moins-dix-degrés-un-23-mars : veste, jambières, tuque et combinaison.

La balade est ultra agréable avec ses petits sentiers bien aménagés et ses voies pour skis de fond. Nous avons piqué vers le lac, avant de suivre le sentier du ruisseau et de remonter vers le Pain de sucre. Nous avons rebroussé chemin au bout d’une quarantaine de minutes de peur de se retrouver avec un Mister Freeze dans le porte-bébé!

Un endroit à découvrir donc, et à reparcourir lorsque les beaux-jours-chauds auront enfin pointés leur nez!

Lac gelé au Mont-Saint-Hilaire./ Photo DR Lexie Swing

Lac gelé au Mont-Saint-Hilaire./ Photo DR Lexie Swing

-Lexie Swing-

La famille du vendredi: Isabelle au Luxembourg

Un vendredi sur deux, Lexie rencontre une famille, un couple, un voyageur en solo, des Français partis poursuivre leur vie loin de leurs contrées d’origine. Cette semaine, c’est Isabelle, du blogue Sous-douée en gestion familiale, qui s’invite dans la rubrique avec le quotidien de sa famille au Luxembourg.

Luxembourg./ Photo Tony B.

Luxembourg./ Photo Tony B.

Quel est ton p’tit nom?

Isa

De quel coin de France viens-tu?

Lorraine

Où es-tu parti(e) vivre ta vie?

Luxembourg

Mais surtout quand, comment et pourquoi?

Après ma dernière année d’étude à Berlin, j’ai travaillé en France où le contexte multiculturel et multilinguistique me manquait énormément, j’ai pensé que le Luxembourg offrait cette opportunité. J’y ai trouvé un travail et j’ai décidé de m’y installer.

Qui as-tu emmené dans ta valise?

Personne. Même pas un chat.

Où travailles-tu, avec quels horaires, tu déjeunes sur place? Je veux tout savoir de ton job!

Je travaille chez Mercedes-Benz Financial Services, horaires de bureau, une heure de pause que je passe souvent à l’extérieur pour un déjeuner express. Je ne travaille pas le mercredi ce qui me permet de consacrer du temps à mon fils et aller chercher ma fille à l’école.

Comment est la rue où tu vis?

Quartier résidentiel, un appartement qui fait face à d’autres appartement et jolies maisons contemporaines. Ça fait un peu Wisteria Lane me disent  les visiteurs. Il y a beaucoup d’aires de jeux et de parc dans la commune, nous en avons une à deux minutes, bien entretenue, avec des jeux sympathiques qui ravissent les enfants : tyrolienne, mini-mur d’escalade, toboggans à gogo …

Quelles sont les choses nouvelles pour toi au Luxembourg? 

Le fait que les Luxembourgeois parlent tous, au minimum, trois langues qui sont le luxembourgeois, le français et l’allemand. A l’école, les enfants apprennent à écrire en allemand et en 3ème année de primaire. ils passent au français ! Le fait qu’il y ait tellement d’étrangers me ravit, quand on se promène au parc avec les enfants, on entend l’anglais, l’allemand, l’espagnol, le chinois, l’italien … etc

Où vas-tu manger lorsque tu n’as pas le temps (ou l’envie) de faire le repas?

Ici, la note est parfois salée, mais nous avons de supers restaurants, d’excellents restaurants italiens et français. J’ai un faible pour la cuisine asiatique, j’adore les restaurants japonais. Avec les enfants, on cherche le coté pratique. On a beaucoup de choix, du coup on varie les plaisirs.

Quel rythme ont tes enfants à l’école, quelles sont les différences avec la France?

Ma fille est en maternelle, classe tous les jours sauf le mardi et le jeudi après-midi. L’école n’est obligatoire qu’a partir de quatre ans, du coup par souci d’organisation, beaucoup de parents laissent les enfants en crèche jusqu’à cet âge. Les vacances scolaires sont décalées, vacances d’été du 15 juillet au 15 septembre.

Est-ce qu’il y a du bon fromage où tu vis? Et du bon vin?

Chez nous, il y a quasiment tout.

On est proche de la France, de la Belgique et de l’Allemagne, donc accès fromage, vin et bières à volonté… et en plus, comme il y a beaucoup d’étrangers, les supermarchés sont achalandés avec des produits de partout comme le sirop d’érable, marmite, membrillo, etc.

Tu pars où en vacances?

Arrivée au Luxembourg, j’ai rencontré et épousé… un Espagnol! Du coup vacances dans la péninsule ibérique. On part en convoi exceptionnel avec les loulous comme je raconte dans mon blog : voyage épique en avion avec deux bébés, deux poussettes, un maxi cosi, deux valises… Cet été, on tente la voiture, ça promet encore beaucoup d’aventures et de posts …

Et, last but not least, que fais-tu le vendredi?

Programme trés varié qui va de la soirée en amoureux au restaurant en famille, en passant par la visite aux copains ou la soirée tranquille, plus rare, on bouge pas mal!

-Lexie Swing-

Vie(rtuelle)

J’ai un groupe de copines, vous l’ai-je déjà dit? Ce sont des mamans, comme moi, des mères de bébés de 13 mois, comme moi. C’est un peu ce qui nous a réunies, en fait. Par quel heureux hasard? Par un forum. Sur internet, il n’y a pas de coïncidences, rien que du bon référencement.

On se connait depuis 21 mois environ: 13 mois + 8 de grossesse (moins un mois le temps de se trouver). On a une relation bizarre, intime et lointaine, tout à la fois. Une relation virtuelle. On connaît la date de nos règles respectives mais pas nos noms de famille. On se raconte par le menu nos repas du jour mais on ne connaît nos salons que sur des photos. On se soutient les jours de pluie, à toute heure et surtout la nuit, pendant les insomnies; mais aucune de nous ne sera là aux mariages des autres.

Pourquoi en parler tout à coup? Parce qu’il y a quelques semaines encore, nous étions 12. Et que désormais, nous ne sommes que 11. L’une de nous a fait sécession, en silence. Dans la vie virtuelle, nul besoin de claquer la porte, un désabonnement suffit. Je l’aimais beaucoup, et si elle passe par là, je voudrais lui dire encore que je regrette son départ. Elle dit qu’elle ne se reconnaissait plus dans les conversations, qu’elle ne se sentait pas intégrée.

Cinq amies./ Pub Diet Coke

Cinq amies./ Pub Diet Coke

Et là, ça m’a sauté aux yeux: était-ce vraiment si important, tout ça? Assez pour qu’elle prenne la peine de quitter notre groupe, quand elle aurait pu se contenter d’y naviguer en sous-marin, picorant dans les conversations et affichant quelques photos de son joli dernier-né? La vie virtuelle est-elle devenue la vie réelle? Et si demain je dois appeler mes 15 meilleures copines, seront-elles seulement mes bonnes amies de l’école, du lycée et de quelques boulots, ou compterais-je dans mes rangs ces mamans, forumeuses ou blogueuses, qui font mon quotidien à coup de notifications?

J’ai passé ces dernières années à dire des phrases qui commençaient par « oui mais dans la vraie vie… » Mais c’est la vraie vie, la vie physique et la vie virtuelle sont aujourd’hui solidement imbriquées. Et certains ont beau se dissimuler derrière des pseudonymes et de l’anonymat pour abuser des commentaires insultants et du cyber-harcèlement, tous nos actes virtuels ont un impact, exactement comme nos actes physiques. Si demain je traite de salope ma voisine dans la rue, elle sera blessée. Si je le fais sur son profil Facebook, elle le sera également, et peut-être même plus. Car d’une rue peu passante et d’une insulte lâchée dans le vent, on sera passé à un site monté comme Big Browser sur lequel mon insulte serait affichée au su et vu de tout le monde et livrée à la vindicte populaire.

Les amitiés virtuelles ne sont pas moins réelles. Mais tant que l’on n’en maîtrisera pas mieux les codes, ces amitiés-là resteront plus difficiles à gérer. A nous d’apprendre à communiquer, à nous de nous demander « Vais-je vexer quelqu’un? », à nous, surtout, de ne pas oublier qu’il existe aussi une autre vie, physique, faite de contacts, de mélodies et de sourires. Une vie où l’on peut moins tricher, une vie où l’anonymat n’a pas droit de cité. Une vie où la vie(rtuelle) a une vraie place, mais pas TOUTE la place.

-Lexie Swing-

La deuxième vie des chaussettes H&M

Eleven./ Photo DR Lexie Swing

Eleven./ Photo DR Lexie Swing

Eleven (très cher) ne résistant pas à l’envie, comme nombre d’entre nous, de se lécher les coussinets sur lesquels une gentille dame (moi) a appliqué une crème pour les hydrater après une folle promenade dans la slush et le sel des trottoirs, il a adopté un accessoire tendance: la chaussette H&M imitation dentelle.

Eleven./ Photo DR Lexie Swing

Eleven./ Photo DR Lexie Swing

-Lexie Swing-

Liebster award: tout, vous saurez tout!

Le Liebster Award, c’est ce jeu inter-blogues où un blogueur pose des questions persos à d’autres blogueurs. La vraie règle, c’est: je dis 11 choses sur moi, je réponds aux 11 questions posées par des blogueurs, et j’en pose 11 autres à des blogueurs.

J’ai été taguée deux fois ces deux dernières semaines (merci beaucoup à Max, Sophie et Sydney, et à Hélène B. de Fabuleuses au foyer), je vais donc répondre à leurs 11 questions respectives directement (22 en tout, accrochés vos ceintures!).

Les questions de Max, Sophie, et surtout de Sydney ;)):

1) Combien de pays as-tu visité ?

Une dizaine peut-être, proches de la France comme les Pays-Bas ou l’Irlande, ou plus lointain comme les USA ou les Maldives (je sais, vous baver).

2) Quel a été ton premier voyage et pourquoi avoir choisi cette destination?

Mon premier vrai voyage en tant qu’adulte, c’était un road-trip au Danemark avec ma mère. Je venais d’avoir mon bac. Nous avions une tente dans la voiture et un budget serré parce que j’avais voulu payer ma part. Je voulais tellement économiser mon argent qu’on a dormi dans la voiture, sur le parking d’une zone industrielle en Allemagne. On se gelait et un néon grésillait juste devant nous! On a eu la chance de découvrir les campings fabuleux du Danemark, sauvages et ultra-propres.

3) Quel serait le voyage de tes rêves et pourquoi?

La Patagonie. Je ne connais qu’en photos bien sûr, et ça me semble féérique, sauvage, fabuleux. Je pense que c’est tellement beau et mystique que quand on revient d’un voyage comme ça, on est plus tout à fait le même.

Pascua River, Patagonia./ Photo Peakwater

Pascua River, Patagonia./ Photo Peakwater

4) Quel type d’hébergement privilégies-tu en vacances (hôtel, chez l’habitant, tente…)?

Les bed and breakfast, ou Couette et Café au Québec. On est chez l’habitant, donc on rencontre des gens, et en même temps, si je n’ai pas envie de parler ou de passer la soirée avec mes hôtes, rien ne m’y oblige. C’est un concept qui me va parfaitement!

5) Quelle est ta meilleure expérience de voyage?

Sans surprise: les Maldives. On a atteint notre îlot après 30 minutes d’hydravion, on a été accueillis comme des VIP, et on a passé une semaine allongés, soit dans un lit immense bercés par le bruit des vagues, soit sur une plage de sable fin, bercés par le bruit des vagues, soit en faisant la planche dans l’eau, bercés par… bref, vous avez compris!

6) As-tu un objet fétiche que ne dois tu pas oublier pour un voyage?

Nope, j’ai jamais été une fétichiste et j’oublie régulièrement guides de voyage et jeux de cartes.

7) Es tu plutôt sac à dos ou grosse valise?

On a investi avant le Canada dans un gros sac Eastpack, le genre qui roule mais qui a plein de poches.

8) Avoir un/des enfant(s) as-t-il changé ta façon de voyager? Comment?

On essaye de partir dans la nuit pour qu’elle dorme dans la voiture, on fait plus de pauses, on profite aussi de choses différentes et on reste plus longtemps au même endroit. Mais fondamentalement, on n’a pas changé grand chose; elle adore bouger, visiter, elle s’émerveille facilement et elle adore le restaurant!

9) Et sinon, à part les voyages, quels sont tes hobbies?

Ecrire, tout le temps.

10) Quel équipement photo emmènes-tu toujours avec toi?

On vient de changer notre vieux réflex pour un Nikon 3200 (rouge!) et on a un petit CanonPowerShot compact qui fait aussi des vidéos.

11) Quel plat local goûté lors de tes voyages recommanderait le plus ?

Euh… la Guinness?

Pfiou, que de réflexions, j’en ai mal aux méninges! On continue? Voici les questions d’Hélène B.

1) Ton jeu de société préféré ?

Le Time’s Up! Avec ma belle-soeur on est imbattables (et on triche honteusement ;))

2) Ton meilleur souvenir d’enfance ?

On est au Pilat (forêts, montagnes, cailloux, etc), près de Saint-Etienne, et on déjeune au refuge avec mes grands-parents: pommes de terre et cervelas au feu de bois, hum… Autre âge, autre souvenir: je suis à Paris, avec A., on a une dizaine d’années, ses parents m’ont invitée. Je détestais Paris, je la découvre sous un tout autre jour, au rythme des pas de son père, qui y a grandi et la connaît comme sa poche. A ses yeux, Paris est belle, alors sur elle mon regard change.

3) La dernière fois que tu as trop mangé, c’était quoi ?

De la raclette, ça fait deux mois et je ne peux plus regarder de la viande des Grisons (qui n’est toujours pas un animal, malgré mon insistance) sans avoir des hauts-le-coeur.

4) Tu te vois comment dans 20 ans ?

J’ai presque 48 ans, et j’ai un peu les boules parce que la cinquantaine approche :) Ma fille a 20 ans, elle suit les études qui lui plaisent et qu’elle a choisies (allez… disons… Yale! Soyons modestes!). Son frère ou sa soeur (j’ai pas une boule de cristal non plus) glande sur les bancs du Cegep ou finit son secondaire. Mister Swing et moi partons pour Seattle, où nous avons une résidence secondaire (c’est notre troisième résidence, avec l’appartement à Miami ;)).

5) La chanson que tu connais par coeur ?

Ca f’zait un, deux, trois, Pretty Mama, 4, 5, 6, I miss you, 7,8,9… de Frédéricks, Goldman et Jones.

6) Quand tu vas à la boulangerie, tu prends quoi ?

Du pain aux noix et aux raisins (le temps qu’on arrive à la maison, nous avons tout mangé, et la petite n’en a pas eu au motif que les noix c’est risqué :) le pain décuple notre égoïsme!)

7) Le dernier film que tu as vu au cinéma ?

La vie secrète (ou rêvée, selon qu’on le voit en France ou en Québec) de Walter Mitty, un film avec Ben Stiller. On est loin des personnages à l’humour grossier qu’il se plaît à jouer d’habitude et les paysages du film sont superbes sur grand écran.

La vie Secrète de Walter Mitty

La vie Secrète de Walter Mitty

8) La personne la plus célèbre que tu as rencontrée ?

Dieudonné, à l’aéroport de Malé (CQFD), et Stéphane Rousseau, à la sortie d’un théâtre à Paris. Je ne sais pas si on peut le voir comme une célébrité, mais j’ai aussi interviewé François Hollande, lorsqu’il était candidat. Enfin, pour ceux qui aiment le jazz, j’ai rencontré un paquet de jazzmen et women célèbres lorsque je couvrais Jazz in Marciac, et ce sont de loin les artistes les plus sympas.

9) La première chose que tu fais au réveil ?

Je repousse mon réveil de dix minutes.

10) Quand et à quelle occasion as-tu envoyé pour la dernière fois une lettre par la poste ?

Pour l’anniversaire de ma nièce, en janvier. Lorsqu’on vit loin, on est beaucoup plus susceptibles d’envoyer des colis et des lettres par la poste.

Et voilà! Je fais l’impasse sur les questions à poser, mais niveau interview, vous pouvez me retrouver tous les 15 jours dans le cadre de la Famille du Vendredi.

-Lexie Swing-

Tout ce que tu sais déjà

Il y a quelques mois encore, tu souriais en nous écoutant. Les pédiatres étaient formels: « Elle comprend déjà tout, vous savez ». Mais à part ton regard aux cils sans fin bien planté dans le mien, je n’étais pas sûre de ce que tu comprenais, ou pas. Maintenant tu as 13 mois. Et je sais que tu sais. Du moins je sais ce que tu sais. Et chaque jour, ça me laisse sans voix. Parce que tu es haute comme deux pommes qui auraient poussé à la fin de l’automne et que tu suces ton pouce à tout bout de champ, ce qui te fait perdre un peu de crédibilité. Mais à 13 mois tout ça (et seulement ça), tu sais déjà:

Kappa, îles Tonga./ Photo Kristopher Radder

Kappa, îles Tonga./ Photo Kristopher Radder

– Allumer la lumière

– Ouvrir et fermer les portes

– Jouer à coucou, caché avec un sens du spectacle digne de Monsieur Loyal

– Dire mon prénom, alors qu’il est très long

– Enfiler ton T-shirt, et tendre tes bras quand je te le demande

– Mettre les formes dans les trous qui correspondent

– Y mettre aussi des formes qui ne correspondent pas mais qui, en poussant bien, rentrent quand même

– Traverser la maison en couche pour venir prendre ton bain quand je t’appelle

– Manger seule (et finir par te gratter la tête avec la cuillère pleine de céréales)

– Participer aux chansons à mimer de la garderie, au grand étonnement de tes nounous

– Ne pas râler quand on te réveille au milieu de la nuit parce que la couche a débordé. Prendre une peluche pour te bercer, tendre les bras pour le body à réenfiler, et sans un pleur te recoucher

– Te rouler par terre avec les grosses larmes qui conviennent parce que j’ai quitté la pièce pour ranger un manteau

– Te coincer le bras dans ta chaise haute parce que tu as voulu caresser la tête du chien

– Chantonner

-Lire, beaucoup. Et tirer les languettes, appuyer sur les boutons qui font du bruit, sortir la souris verte du chapeau parce qu’il paraît qu’elle a trop chaud. Et la mettre dans ta bouche.

-Bercer poupées et peluches, tout contre ton coeur, la tête dans leurs rares poils ou leurs cheveux.

– Ranger les chaussures par paires

Le temps que je finisse cette liste tu auras fait de nouvelles choses et je devrais tout recommencer. 13 mois, et tout un monde devant toi.

-Lexie Swing-

La blague du muffin (vous l’aurez voulu)

Fut un temps, je vivais en Irlande, où j’ai découvert moult séries dont… Mon oncle Charlie (Two men and a half). Charlie est redevenu poussière et Jake a bien grandi mais voici néanmoins la blague qui me fait rire avant même que je commence à la raconter (oui le mot prout me fait rire aussi), parfaite à introduire après quelques nuits blanches ou une soirée martini pas jolie jolie.

-Lexie Swing-

Au boulot, le parent est facilement identifiable…

Dad and son./ Photo  Richard Leeming

Dad and son./ Photo Richard Leeming

Vous arrivez dans un nouveau travail et vous vous demandez (saine curiosité de la pause de 10h30) qui a des enfants dans vos collègues. Trop timide pour demander? Pas grave: l’observation suffit. Au boulot, un parent se repère à:

– son goûter. Exit les chocolatines trop grasses et les mélanges de graines santé, le parent a un vrai goûter: des Prince de Lu goût vanille-chocolat. Ce que vous ignorez: ses gamins détestent les Prince de Lu, mais ça lui donne une excuse.

– sa rengaine. Il fredonne sans cesse des trucs agaçants comme « Ce rêve bleu », susurré par Aladin à l’oreille de Jasmine, ou « Mignon, mignon », de René la Taupe, qui vous donne une furieuse envie de planter vos dents dans sa main.

– son sac. Vous y apercevez des trucs improbables, réminiscences d’un week-end au parc agité: poney Fisher Price, verre à bec encore plein d’eau, paquet de lingettes vides et barre de céréales écrasée constituent la majeure partie du trésor.

– ses maux de ventre. Il arrive barbouillé le lundi matin. Week-end arrosé? Pas du tout! Indigestion aux crêpes à l’érable et lait frais qui a tourné.

– ses nausées. Nouveau week-end arrosé? Toujours pas! Plutôt une gastro-enterite que ses mômes se refilent comme un ballon de rugby sur la ligne des 22.

– son humour. C’est un Belge, un Français et un Anglais narcoleptique qui discutent dans un bar. Le Belge aperçoit une femme unijambiste… STOP, vous avez perdu le parent! Il rit à l’humour simple, audacieux, facile à analyser après 15 nuits de trois heures. La blague du muffin ou toute remarque à base des mots prout et caca pourra déclencher son hilarité.

– ses mouchoirs. Il a des paquets partout: dans les poches du manteau, dans la doublure de la veste, roulés en boule au fond du sac. Des mouchoirs en tissus, des mouchoirs en papier, des mouchoirs propres… ou pas toujours! Il les dégaine en toutes occasions, pour secourir un nez qui coule ou faire un bandage de fortune à une poupée blessée.

– son sourire béat. Malgré des cernes jusqu’aux épaules et des habits d’une propreté parfois douteuses (eu égard aux régurgitations, et autres « tiens ‘gade Papa » accompagnés d’une tartine de Nutella vicieuse), le parent est heureux. Il porte collé sur son visage un sourire niais, dopé aux photos de bébés mignons et autres vidéos de premiers pas. A toute heure de la journée, il fait résonner dans l’open-space le rire cristallin de son dernier né qu’il vient de filmer. Il rit de bon coeur, même après l’avoir visionnée dix fois. Et vous, dans votre coin, nullipare averti, vous vous surprenez à soupirer d’aise. Le bonheur, c’est contagieux!

-Lexie Swing-

Le sixième des douze travaux: trouver un médecin de famille

Au Québec, ne pas avoir de médecin de famille signifie bien souvent faire la queue plusieurs heures dans une clinique sans rendez-vous. A ce propos j’ai d’ailleurs expérimenté par deux fois celle de Westmount: café proche et wifi inside m’ont permis de travailler en attendant mon tour!

Mais bon, les visites sont souvent expéditives et le suivi inexistant. Autant dire que tenter d’obtenir un médecin de famille est l’une des premières démarches à faire. Si l’on veut éviter de se faire le bottin médical entier, les CSSS possèdent des listes des médecins qui prennent encore des patients. Car il s’agit d’une autre réalité québécoise: les médecins de famille sont peu nombreux et saturés.

Jouer au docteur./ Photo James Willcox

Jouer au docteur./ Photo James Willcox

Notre première bataille était de trouver un pédiatre référent pour Miss Swing. Faire la file pour une bronchite d’adulte, ok. Faire les visites mensuelles au petit bonheur la chance, pas question. Les bébés nés ici trouvent parfois des médecins de famille par le biais des maternités, mais notre Toulousaine n’y avait, bien sûr, pas accès.

Ce qui a marché pour nous? Le bouche-à-oreille. A la garderie, un papa québécois avec qui je discute de temps en temps a été une source d’info précieuse. Il m’a ainsi recommandé Tiny Tots, une clinique pédiatrique située sur Décarie. Un service payant (40$ de cotisation et 10$ par visite ensuite), mais des RDV rapides et des urgences le dimanche. Nous avons rapidement eu un rendez-vous, avec l’un des nombreux pédiatres de la clinique.

Comme il fallait rattraper le calendrier de vaccination, nous avons cherché à avoir RDV au CLSC où ceux-ci se font gratuitement, mais pas de disponibilités avant un mois. Qu’à cela ne tienne, notre clinique possède également un service de vaccination, payant également (une vingtaine de dollars pour les rappels habituellement faits à 6 mois). Quelques jours après, nos rappels de vaccins étaient à jour!

Depuis, nous avons également déniché un médecin de famille dans la clinique Forcemedic à Montréal-Ouest. Ce n’est pas mentionné mais il est évident que montrer sa frimousse de temps à autre permet de garder sa place dans le fichier (éliminer les patients qui ne viennent plus ou pas, c’est ainsi que les cliniques font le ménage et libèrent des place pour les gens sur liste d’attente). «On n’aurait jamais dû te dire ça», s’est moqué Mister Swing…

Si vous cherchez un médecin de famille, sachez qu’il existe un guichet d’accès dans chaque CSSS d’arrondissement, pour se mettre sur la liste d’attente d’un médecin près de chez soi. Mais surtout, n’hésitez pas à poser la question autour de vous, à vos collègues, au pédiatre, aux autres parents… 300 000 Québécois sont encore sur liste d’attente, mais suivant votre région ou vos arrondissements, vous pourriez trouver la perle rare. Et en attendant, pas de panique, les cliniques sans rendez-vous sont faciles d’accès et ouvertes presque tous les jours.

-Lexie Swing-