Conseils pour un cadeau de naissance au top

J’adore les cadeaux. J’adore en faire surtout. Rien ne me plaît plus que de chercher le cadeau qui pourrait plaire. Même si des fois je me plante…

Parce que je me suis trompée, parce qu’on s’est aussi trompé pour moi, parce qu’on en rigole entre mamans mais qu’on ne sait pas toujours comment réagir face aux cadeaux surprenants, voici quelques conseils pour bien choisir son cadeau de naissance.

Cadeau de naissance./ Photo Maaco

Cadeau de naissance./ Photo Maaco

Le six mois, tu oublieras

Offrir un vêtement en six mois, c’est comme vouloir déjeuner dans une station-service de l’A7 en plein mois d’août : une mauvaise idée que 300 personnes ont eu avant vous. Dites-vous une chose : les futurs parents achètent avant la naissance des vêtements en un mois et trois mois. Donc le six mois, c’est la redécouverte, la taille qu’ils vont acheter quand l’enfant est arrivé. C’est aussi la taille à partir de laquelle bébé commence à mettre de vrais vêtements. Autant dire que si les parents sont aussi consuméristes que nous (que moi), l’armoire est déjà pleine de fringues coordonnées et amoureusement dénichées… La bonne idée : le vêtement en un an ou 18 mois. Sur le coup, ça paraît immense,  mais quand on le ressort quelques mois plus tard, on est ravi de découvrir ce cadeau qu’on avait oublié…

Le pratique et le pastel, tu adopteras

Si tu es une amie proche dont je commente toutes les créations couture, tu sais que j’aime le Liberty (oui-Aude-ce-clin-d’oeil-est-pour-toi). Mais comme je n’en porte pas, ou presque, et que j’en parle peu, il y a peu de chances que tu sois au courant. C’est pareil pour les autres. Si tu sais quel style les parents adorent, fais-toi plaisir, ce sera une jolie façon de montrer que les connais. Dans tous les autres cas, adopte des couleurs neutres, des petits jeans mignons et confortables, du bleu, du rose pâle (si tu es mon ami, évite le rose pâle quand même), du jaune clair. La bonne idée : ce genre de pantalon, avec des pieds, parfait pour les deux premiers mois.

Le doudou (toutou), tu éviteras

A la naissance de ton enfant, tout le monde dégaine son doudou assorti de la mention « j’espère que ce sera le mien qu’il choisira ». Ok, ça te fout pas la pression déjà. Sache-le, le doudou a généralement déjà été choisi par les parents. Et s’ils sont un peu retors, ils ne donneront QUE le leur à leur progéniture. Si tu es un très proche et que tu as choisi un doudou vraiment sympa, c’est une chouette idée. Si tu l’as ramassé dans un coin de magasin ou en cadeau avec la lessive, tu peux le garder. La bonne idée : faire inscrire le prénom de l’enfant dessus. A 15 ans, l’enfant trouvera ça cucul, mais à deux ans, ça fait fashion, en mode « Touche pas à ce doudou y’a mon prénom dessus, t’y fous encore ton pouce plein de bave et je t’écrase ma barquette à la fraise dans les cheveux ».

La déco, tu agrémenteras

Un petit tableau pop-art, des suspensions en carton, un sticker… la décoration c’est une chouette idée, surtout si vous avez déjà vu la chambre du nouveau-né et que vous accordez les couleurs. Attention à ne pas prendre quelque chose de trop imposant car il y a fort à parier que les parents ont déjà quasiment terminé la chambre.

La liste de naissance, tu consulteras

Certains parents font une liste de naissance. Dans un magasin précis, sur Internet, voire par courriel, juste pour donner des idées. Tu n’es pas obligé de suivre les propositions à la lettre, mais ça va te guider sur ce qu’il peut encore manquer au nouveau-né : une gigoteuse supplémentaire, une couverture miracle, une préparation pour faire des moulages des petits pieds de bébé… Tous ces trucs pas forcément indispensables mais que les parents auraient bien aimé avoir quand même.

Tes enfants, tu interrogeras

Enfin tu les interrogeras du regard s’ils ont moins de 18 mois… Quels jouets leur ont particulièrement plu? De quoi vous êtes-vous vraiment servi? Si vous avez remisé dès la première utilisation votre chauffe-biberon-USB-solaire, inutile de refaire le même achat!

Les parents, tu récompenseras

Ils sont contents, ils sont parents, mais ils n’ont pas envie de n’être QUE des parents. Surtout la mère. Alors n’hésite pas : une fleur, un bon roman (pas le Guide du super parent, un vrai roman), un bouteille à partager, ce sont de petites attentions qui prendront tout leur sens devant le sourire de tes amis ravis.

Ton coeur, tu mettras

Peu importe ce que vous achetez si vous avez mis du coeur à l’ouvrage. Le même doudou que celui de votre fille; le jouet que vous adoriez, enfant; le T-shirt que votre amie portait lorsqu’elle était ado; le bonnet aux couleurs de ce pays que vous avez visité ensemble… Vous vous êtes donné du mal, vous avez mis un peu de vous dans ce cadeau, vous n’êtes pas entré dans ce magasin en errant sans savoir quoi prendre, vous avez choisi ce qui reflétait le mieux vos amis parents à vos yeux. N’hésitez pas à mettre un petite carte pour expliquer votre choix, même si vos amis finissent par échanger le cadeau, ils garderont la délicate attention en mémoire…

-Lexie Swing-

Sleeping – la bande de Morphée

Sleeping. C’est le mot que j’ai tapé l’autre jour dans Flikr. Je cherchais des photos libres de droit pour ma job. Je cherchais précisément une fille qui dort. Je suis tombée sur des tas de gens (et pas que…) qui dormaient, et j’ai trouvé ça beau. Voici la bande de Morphée.

Chienne de vie, par Billfromesm

Chiennedevie

Belle de nuit, par Rachel Calamusa

Belledenuit

Arthur, par Clarissa de Wet

Arthur

Haut les mains, Robert Freiberger

Haut les mains

Sous une mauvaise étoile, par Franco Folini

Mauvaiseétoile

La vie de couple, par Andrew Roberts

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Entre soeurs, Sami Keinänen

Sleeping babies

-Lexie Swing-

Pédiatre : notre première visite au Canada

Miss Swing ayant fêté ses 9 mois dimanche dernier, il était temps de faire un coucou au pédiatre pour la visite de routine. Direction le club Tiny Tots, sur Décarie, où nous avons rendez-vous. GPS de l’iPhone en main, nous faisons le tour du quartier avant de nous garer… devant un centre commercial (Tadam!). Oui la clinique est située tout au fond, en haut, après Winners, Homesense et autres boutiques du genre. A mes amis canadiens je précise que trouver une clinique dans un tel endroit est assez dépaysant pour un Français!

Teddy bear doctor./ Photo Christiaan Triebert

Teddy bear doctor./ Photo Christiaan Triebert

On grimpe donc jusqu’au 3e étage, où une porte vitrée nous dévoile un hall propre, un large comptoir et une fresque où deux personnages en blouse blanche sont dessinés. On s’enregistre, on paye (il s’agit d’une clinique privée, on règle donc une cotisation à l’année de 40 dollars, les visites elles-mêmes sont prises en charge par la Ramq) et on patiente. On patiente dix minutes montre en main avant qu’une demoiselle nous ouvre la porte de la salle 2. Elle est l’assistante de la pédiatre et elle va faire le premier check-up. Matricule, taille, poids, elle remplit la fiche de Mlle Swing, pose quelques questions d’usage, la pèse, la mesure, avant de nous demander si on a des questions précises à poser au docteur. Ma parole, à croire qu’elle potasse ses réponses dans la pièce à côté!

Elle nous demande de garder Miss Swing en l’état (c’est-à-dire en couche). Les minutes sont longues (une urgence peut-être, une pause pipi qui a mal tourné, que sais-je…), le gnome tout nu en profite pour jeter son jean par dessus sa tête et lécher ses chaussures. Finalement, la voilà. Une jeune doctoresse, le sourire aux lèvres, commence par répondre aux quelques questions que l’on a soumises à son assistante avant d’ausculter le bébé. Hurlements de rigueur, l’auscultation est le talon d’Achille de Miss Swing, traumatisée par les médecins depuis un vaccin un peu trop rude au 2e mois.

On nous a prévenu : au Canada les visites, c’est deux minutes chrono! Alors on se tient prêt à dégager le plancher, notre fillette en couches sous le bras. Mais la pédiatre prend son temps, vérifie les réflexes de Miss Swing, son maintien assis et debout, ses quenottes. Nous demande comment elle mange, boit, dort, joue, parle. Détaille les aliments qu’elle peut manger, les choses qu’on peut lui apprendre. Vérifie ses vaccins français et précise ceux qu’il nous faudra faire pour rattraper le calendrier vaccinal canadien. Et puis, la traditionnelle interrogation de fin de visite tombe, celle durant laquelle notre pédiatre précédente avait déjà rangé le carnet de santé et annoncé le montant de son chèque : « Vous avez des questions? » Elle est là, elle attend, elle sourit à la petite qui fait la moue (elle lui a regardé les yeux et les oreilles, elle est un poil rancunière). On est pris de court, habitués à ne rien demander. Alors elle finit par nous laisser, nous donnant rendez-vous dans trois mois.

D’ici là, on aura rendu visite au CLSC, pour bénéficier de la gratuité des vaccins de Miss Swing. On vous racontera…

-Lexie Swing-

Doigts de fée

Ils tournent, ils virevoltent. Indifférents aux secousses du bus, ils créent un monde doux et chaud. Je suis fascinée par ce jeu de symétrie, obnubilée par cette danse dont je ne maîtrise même pas le premier pas. Il y a de tout dans un bus. Des bibliophiles, des mélomanes, des bavards, des couples qui se chicanent, des ados qui rigolent, des bébés qui gazouillent. Et puis il y a cette chorégraphie sous mes yeux. Un arrêt brusque et la fille de devant échappe de peu à une blessure certaine. Mais ils reprennent leur vol, imperturbables.

Une, deux, puis deux et une. Ça monte, ça descend, ça virevolte. A l’envers, à l’endroit. L’autobus tressaute au gré d’une route bardée de trous et les faux pas s’amoncellent. Patiemment, ils prennent du recul et recommencent leur nage synchronisée.

Et moi, de l’autre côté de l’allée, les yeux rivés sur ces doigts qui s’agitent, je me demande combien de trajets il faudra pour que cette écharpe en laine rouge vif soit terminée avant que l’hiver ne s’en mêle.

-Lexie Swing (pour qui l’art du tricot reste un mystère)-

Au fond du bus

Quand j’étais ado, le fond du bus, ces fameux cinq sièges arrimés ensemble, étaient toujours occupés par les rebelles, les hype, les populaires. Le bus – ou plutôt le car- était la traduction quasi parfaite de la pyramide de popularité que l’on retrouve dans le secondaire américain : la reine, le roi et leurs trois meilleurs amis très cools eux aussi. Juste devant, assises de travers, dévorant des yeux leur généralement blonde souveraine : les copines (entendez par là « faire valoir ») de la reine. Puis les autres, les sympas, les blagueurs, le groupe populaire mais pas trop. Et les esseulés, tout devant, qui noyaient leur solitude en ingérant un monologue maintes fois subi au sujet des victoires napoléoniennes avec le prof  d’histoire.  De tout temps, cette place a également été celle, encore moins enviable, des gromisseurs (comme on dit dans notre famille).
Au fond du bus, il se passait des trucs louches, des langues collées, des chewing-gum salivement échangés, des soutiens-gorge déboutonnés et de l’herbe savamment roulée. Enfin c’est ce qu’on dit…

Inside bus./ Photo Daniil Vasiliev

Inside bus./ Photo Daniil Vasiliev

Dix (15) ans après, le fond du bus a pris quelques rides. La reine a enquillé 70 balais dans le cornet, elle discute tricots et nappes à carreaux avec sa voisine de droite. Chaque soir, elle prend le bus au même arrêt que moi. Me précédant de quelques pas – âge oblige – elle salue sa cour en entrant. Ce bus, c’est l’extension de sa maison, de son quartier. Assise au fond, avec son habituelle copine, elle refait le monde telle qu’il aurait pu être (si les jeunes n’étaient pas si impolis, s’il ne pleuvait pas aujourd’hui, si la courge poivrée n’avait pas augmenté…). Non loin d’elle, à l’autre extrémité de cette rangée symbolique, il y a Monsieur. Un drôle de bonhomme, la petite cinquantaine, le rire gras mais le coeur léger. A ses côtés, deux femmes à peine plus jeunes que lui. Royal, il trône toujours entre elles deux. Jamais sur la droite, jamais sur la gauche, toujours la place centrale, en vieux roi à peine ébranlé.

Le fond du bus a bien changé mais il reste un domaine réservé, où les critiques sont légion et les rires trop forcés. Il s’agit d’être bien vu, du fond du bus…

-Lexie Swing-

Bébé : le savoir à toute allure

C’est une drôle de chose que le savoir… Miss Swing aura 9 mois dimanche et en moins d’une année, elle a appris plus de choses que moi en cinq ans.

Elle a appris à s’asseoir, à manger. Elle a appris à dire non, à sourire. Elle a appris à dire bye-bye, à se déplacer en rampant, à mettre en route ses jouets électroniques, à reconnaître nos voix, à caresser son chien, à faire des câlins, à mettre une balle dans un circuit, à enlever un capitaine de bateau d’un pot en plastique à peine plus grand, à faire du toboggan. Elle a appris son nom, aussi.

Il découvre le monde./ Photo Aurimas Mikalauskas

Il découvre le monde./ Photo Aurimas Mikalauskas

D’ici deux ans, elle aura appris couramment une langue. Et probablement quelques mots d’une autre, garderie trilingue oblige. Moi depuis 15 ans que je l’apprends, je baragouine à peine l’espagnol.

Hier, elle rampait à plat ventre, aujourd’hui elle met les genoux sous elle, à deux doigts du quatre pattes. Moi il m’a fallu trois cours pour maîtriser les rudiments du Pilates.

Quand je commence une nouvelle chose, quand je dois affronter de nouveaux défis, je pense toujours à elle et à sa formidable capacité à apprendre. J’essaye de me dire « aujourd’hui tu ne sais pas, mais demain tu maîtriseras ». Et même si ça ne m’empêche pas de me morfondre, de me plaindre et de me lamenter, ça marche! Je bloque sur de nouveaux logiciels, je me heurte à des tournures de langue et puis quelques jours ou semaines plus tard, je n’y prête plus attention, je les ai intégrés, vaincus. Preuve qu’apprendre, on sait faire à tout âge. On a juste tendance à l’oublier, parfois. Alors que nous aussi, on a su marcher en un an (bon ok 16 mois pour moi ;)) et parler en à peine plus…

Quand je galère vraiment, quand la concurrence me semble trop rude et les obstacles insurmontables, il m’arrive même de penser: « Je m’en fous, moi aussi je suis arrivée première une fois, ce sera peut être la seule fois, mais quelle victoire quand même! » On a gagné la vie :)

Joli samedi!

-Lexie Swing-

La famille du vendredi – Marianne au Brésil

Un vendredi sur deux, Lexie rencontre une famille, un couple, un voyageur en solo, des Français partis poursuivre leur vie loin de leurs contrées d’origine. Cette semaine, c’est Marianne, du blogue Mamagalo qui inaugure la rubrique avec le quotidien de sa famille à Curibita, au Brésil.

Quel est ton p’tit nom? Marianne, mais sur mon blog c’est Mamagalo.

De quel coin de France viens-tu? Toulouse! La ville rose, la ville de Nougaro, de la saucisse et de la violette!

Où es-tu partie vivre ta vie? Au Brésil. A Curitiba, la ville la plus européenne du Brésil.

Mais surtout quand, comment et pourquoiiiii? Mon mari et moi sommes profs, nous avions donc un grand choix d’écoles françaises dans le monde. Le Brésil nous faisait envie : c’est un continent à lui tout seul. Il est immense et très varié. Et puis, on avait dans un coin de la tête, des musiques de samba, des paillettes, des bikinis et des tongs… Mais le Brésil, ce n’est pas que ça. On est partis il y a un peu plus de 2 ans et il ne nous reste que cette année encore. Nous avions très envie de partir depuis longtemps, guidés par notre goût des voyages et surtout des découvertes de nouvelles cultures et de gens qui vivent autrement. Nous voulions faire voir à nos enfants comme la vie peut être riche ailleurs, aussi.

Qui as-tu emmené dans ta valise? Mes 3 hommes : mon chéri et mes enfants de 6 et 9 ans.

Où travailles-tu, avec quels horaires, tu déjeunes sur place? Je veux tout savoir de ton job! Je travaille dans une petite école française, située au sein d’une grande école brésilienne. Je commence à 8h25 et termine à 15 h15, avec une heure seulement pour manger : c’est un peu la course, mais, comme cela, je peux bien profiter de mes loulous en fin d’après-midi. Je mange à la cantine des profs brésiliens, avec au menu : salade, riz et feijão (haricots marron), tous les midis (il y a d’autres choix en plus, quand même!)!

Comment est la rue où tu vis? Nous vivons dans une très grande ville (3 millions d’habitants), ce qui implique beaucoup d’immeubles et de béton. Notre quartier reste cependant assez arboré et agréable, avec des petits commerces en bas de la rue : on est plutôt bien installé, bien que la vie en appartement ne nous réjouisse pas particulièrement!

La famille de Marianne./

La famille de Marianne./

Où vas-tu manger lorsque tu n’as pas le temps (ou l’envie) de faire le repas? Souvent, dans un resto japonais, car il y en a en grand nombre à Curitiba, la ville accueillant beaucoup d’immigrants du pays du soleil levant. On en a même découvert un, récemment, qui propose tout un tas de sushis et makis qui sont présentés sur une sorte de tapis roulant : ça plaît beaucoup aux enfants!

Quel rythme ont tes enfants à l’école? Le même que le mien! Nous avons peu de petites vacances, mais deux grandes périodes de un mois et demi en juillet- août et la même chose en décembre-janvier…ça nous a permis de faire de beaux voyages à travers l’Amérique du Sud.

Est-ce qu’il y a du bon fromage où tu vis? Et du bon vin? Le fromage est quasiment et tristement inexistant ici, à l’exception du parmesan…les papis et mamies glissent quelques cabécous dans les valises quand ils viennent nous voir! Le vin brésilien est affreux! On trouve, par contre, du bon vin venant d’Argentine ou du Chili : nos repas entre copains ne se font donc pas qu’au soda ou à l’eau!!

Tu pars où en vacances? Nous voyageons bien sûr beaucoup au  Brésil, qui a tant de choses à offrir : de la nature la plus profonde (Amazonie, Pantanal), aux coins plus urbains (Rio, Brasilia), en passant par les lieux chargés d’histoire (Minas Gerais, Salvador). Mais nous profitons aussi de la proximité d’autres pays : nous sommes allés au Guatemala, un pays encore peu touristique, qui nous a pourtant ébloui. Et nous avons prévu, au mois de janvier, d’aller traîner nos valises en Argentine, en Patagonie, la région des glaciers, des animaux du froid et de la ville la plus australe du monde : Ushuaia.

Et, last but not least, que fais-tu le vendredi? Le vendredi, tout est permis : soirée télé-cocooning-pantoufle-pizza avec mon chéri, soirée apéro dinatoire improvisée avec les copains, soirée belote, les filles contre les garçons ou soirée on lâche les watts- caipirinha-musique…on décompresse et on savoure le week-end qui débute!

Tarte au citron meringuée (meringue italienne)

La tarte au citron meringuée, c’est la recette phare chez les Swing. Avec le fondant de Nathalie, c’est un peu le dessert qu’on ressort à toutes les occasions. Incroyablement chic, délicieusement équilibrée entre l’acidité du citron et la douceur de la meringue italienne.

C’est aussi la toute première recette réalisée ici, outre-Atlantique. Il a fallu fouiner pour dénicher les ingrédients indispensables à la réussite d’une bonne tarte au citron meringuée, mais la voilà…

Comme toute bonne recette, celle-ci est un mélange, un tâtonnement. Elle se compose donc d’une pâte sablée, façon Trish Deseine, d’un appareil au citron tiré (et légèrement modifié au fil des ans) de cette recette, et d’une meringue italienne.

Tarte au citron meringuée./ Photo DR Lexie Swing

Tarte au citron meringuée./ Photo DR Lexie Swing

La pâte sablée (farine, deux oeufs, sucre glace et une demi plaquette de beurre)

Trish, c’est un peu mon Dieu en terme de pâtisserie, surtout depuis qu’elle a publié un livre avec plein de caramel dégoulinant sur la couverture… Sa pâte sablée est un modèle du genre! Préchauffez votre four à 180°.

Mélangez 75g de sucre glace, deux jaunes d’oeufs (réservez les blancs pour la meringue)  et 125g de beurre froid et souple, coupé en cube. Utilisez un robot ou vos petites mains.

Versez en pluie 200g de farine tamisée et mélangez le tout une nouvelle fois. Formez une boule. Emballez-la de film alimentaire et réservez-la au frais une demi-heure.

Abaissez votre pâte dans le diamètre voulue sur une feuille de papier cuisson (parchemin), plutôt épaisse si vous le pouvez (elle n’en sera que plus moelleuse). Placez-la dans votre moule. Piquez. Enfournez pour 10 minutes.

L’appareil au citron

Ici nous aimons les tartes bien citronnées mais sans zestes. Si vous avez les mêmes goûts, prévoyez 3 citrons jaunes non traités (2 plus des zestes selon la recette originale), 120g de sucre en poudre (180 selon la recette), 2 oeufs + 2 jaunes (réservez les blancs pour la meringue) et 20 cl de crème fraîche (Liberté en fait une excellente ici au Québec).

Battez les oeufs, ajoutez le sucre, puis la crème fraîche. Versez le jus des trois citrons.

Répartissez votre appareil sur votre pâte cuite à blanc.

Enfournez, toujours à 180°, pour 30 minutes.

Après cuisson, laissez refroidir au moins 20 minutes.

La meringue italienne

Pour faire une meringue italienne, il faut un thermomètre de cuisine. Si vous avez omis d’en acheter un et que vous êtes déjà à cette étape, privilégiez une meringue française, en battant vos 4 blancs avec une pincée de sel et 100g de sucre glace environ.

Mais si vous avez l’instrument magique, dégainez-le et c’est parti!

Pesez vos blancs, ajoutez le double de leur poids en sucre, et la moitié en eau. Pour des blancs de 120g, pesez 240g de sucre semoule et 60g d’eau.

Mélangez le sucre et l’eau dans une casserole et placez-les sur un feu moyen. Près de vous, vos 4 blancs prêts à être sauvagement battus, et à qui vous avez ajouté une pincée de sel.

Commencez à mesurer votre mélange eau-sucre. La température idéale se situe entre 116 et 125°C. A 113°, commencez à battre vos blancs à grande vitesse. Dès qu’ils ont bien monté, ralentissez un peu la vitesse du batteur et versez votre sirop de sucre en éclaboussant au minimum les parois de votre bol.

Battez encore une minute et dès que vos blancs sont brillants et bien fermes, arrêtez tout.

Savourez le résultat… on les dévalerait tout schuss, le vent dans les cheveux, le soleil dans les yeux…

Retour au jaune (soleil) de notre tarte : attrapez la poche à douille/votre sac congélation percé au bout, remplissez la (le) de blancs d’oeufs et dessinez de jolies rosaces sur l’ensemble de votre tarte.

Vous pouvez aussi dessinez des coeurs.

Ou les nénuphars de Monet si vous êtes vraiment douée.

Vous pourrez déguster votre tarte telle quelle ou préalablement dorée quelques minutes sous le grill du four (surtout si vous devez la transportez, les blancs se tiendront mieux).

Alors, verdict ?

-Lexie Swing-

Faisant fi de l’âge

Grand-père et petite-fille./ Photo Dirty S.

Grand-père et petite-fille./ Photo Dirty S.

Bus 51 Ouest, direction Notre-Dame-de-Grâce (NDG). 50 minutes que je suis assise. Ca aurait dû faire 20, mais j’ai commencé par prendre le bus dans le mauvais sens.

Debouts à mes côtés, deux hommes. Un jeune et un vieux. Un just-twelve et un over-sixty. A un virage, le vieux tombe sur le jeune. Extrait.

– Pardon, sorry, je suis tombé à cause de l’autobus. (un silence) Tu comprends le francais? (ndla : à NDG, la majorité est anglophone).

– Oui, je parle les deux langues, répond fièrement le gamin. Le français et l’anglais!

– Mmmmh je sens une petite hésitation quand tu parles en français. D’où viens-tu?

– Je suis né ici… mais mes parents sont de Bulgarie. Avec maman, je parle français et bulgare. Avec papa, je parle anglais et bulgare.

– C’est où la Bulgarie?

– En Europe (le gamin cherche dans ses souvenirs de vacances). Vers la mer Noire. A côté de la Roumanie.

– Mes grands-parents étaient roumains, souligne le vieux.

– Alors on presque voisins! s’exclame le jeune, tout content.

(Le vieux doit sourire, je le sens dans mon dos)

-Lexie Swing-

Guenon… avec deux « u » ou un seul?

Ce matin, vers 8 heures, je me suis retrouvée à taper Guenon dans Google. J’ai tapé avec un « u » puis avec deux, et force est de constater que mon ami le moteur de recherche était aussi peu réveillé que moi puisque un « u » ou deux, ça lui allait, il voulait bien me donner l’info que je voulais, à savoir : « quelle est la conne de Française qui me fait honte à l’autre bout de la planète? »

Jeu de peau./ Photo Roberto Ferrari

Jeu de peau./ Photo Roberto Ferrari

Conne. Oui, là, je suis polie. Filez moi deux mules et une casquette de charretier et vous verrez comment j’étais polie, avant.

Il y avait deux infos françaises dans les journaux montréalais ce matin. La première, c’était sur l’expulsion de la famille Rom. La seconde, sur le FN qui portait plainte contre Christine Taubira. Là, déjà, ça vous pose une actualité.

A côté des mots FN et Taubira, il y avait bébé guenon, qui s’écrit donc avec un seul « u ».

Je ne vais pas vous raconter cette histoire que vous connaissez déjà. Sur ce montage photo, sur la réponse de Taubira, sur le renvoi de l’auteure du montage, ou sur la réplique du FN. Non, je vais vous dire ce que j’ai trouvé comme commentaires aux articles qui relataient les faits.

« Ce montage, c’est surtout méchant pour le bébé guenon. »

Voilà, aujourd’hui la France est tellement ancrée dans le mépris, la différence, la critique et le repli sur soi que la seule réponse qui vient aux esprits des mignons internautes bien au chaud le cul dans leur canapé, c’est de blaguer sur la guenon. Personne pour s’étonner, personne pour monter au front, personne pour dire combien c’est honteux, combien c’est petit.

Combien c’est raciste.

J’aimerais que ces internautes là, ces facétieux commentateurs, ces trous-du-cul bien lotis, prononcent juste une fois, juste pour voir, le mot nègre à voix haute, dans un métro bondé par exemple. Avec le sourire, avec les vannes qui vont bien, avec l’aplomb qu’ils ont, assis derrière leur laptop, en parfaits anonymes.

-Lexie Swing-