Et que vous soyez heureux…

imageJe pourrais vous souhaiter des voyages, des grossesses, de la richesse, mais ce serait croire qu’il n’y a qu’une seule façon d’être heureux. Et que ce qui me fait rêver moi vous fait rêver vous aussi. Cela voudrait dire que l’on se retrouverait tous en Patagonie un matin de mai et il n’en est pas question!

Chacun de vous souhaite des choses différentes. Peut être même que certains ne savent pas encore ce qui leur ferait du bien, ce qui leur apporterait la paix et la sérénité. A ceux-ci je souhaite de trouver les réponses.
Aux autres, à vous les copains, je souhaite du bonheur. En masse, dans tous les petits moments, et surtout les plus improbables. Je vous souhaite de rire vraiment, et de réussir à garder le sourire même dans le plus gris des quotidiens. Je vous souhaite de juguler le stress quotidien et de retrouver la sérénité.
N’oubliez jamais que nous sommes (plus ou moins) maîtres de la façon dont nous réagissons aux événements qui jalonnent notre vie, à défaut d’en contrôler le cours. Respirons un grand coup, 2017 n’attend que nous. Je vous souhaite une grande année!

À la nôtre!

-Lexie Swing-

Rouler à travers les Etats du Sud (Etats-Unis)

imageVirginie, Caroline du Nord, Caroline du Sud, Géorgie, Floride. La suite du voyage s’est passée ainsi. Et alors que je n’avais de cesse de répéter à mon amoureux que « les paysages de la Caroline du Nord étaient somptueux » (j’avais revu The Longest Ride quelques jours avant, mais je crois que Scott Eastwood a illuminé le paysage) on a vu pas mal de moche (et pas Scott). Des baraques abandonnées, des vieux magasins à la devanture douteuse, des pubs pour les armes (enfants, armes roses pour femmes, gros calibres pour gros bras… On voit de tout!), des pubs pour Jésus. Jésus is everywhere. D’ailleurs nous l’avons bien vu lorsque nous avons déboulé dans un motel de Caroline du Sud. Lorsque j’ai vu le panneau pour le logement trônant sous la plus grande croix des environs, j’ai dit à Mr Swing qu’ils avaient profité de l’espace. Quand j’ai vu inscrit « Jésus est avec nous » sous la bannière du motel, j’ai compris qu’on était mal engagé. J’ai gardé mon enthousiasme, rangé la bible dans le tiroir de la commode et allumé le chauffage manuel. J’ai fait semblant de ne pas voir la brochure sur je ne sais quel saint et me suis raccrochée au petit déjeuner continental fièrement annoncé. En fait de déjeuner, nous avons eu droit à trois petits beignets et du mauvais café entreposés dans un coin de la réception. Le coup de grâce! Nous avons jeté les sacs dans la voiture et sommes partis sans demander notre reste au creux du matin.
Au Starbucks du coin, la journée a pris une autre tournure. Devant moi, une fille de ces filles dont les buns négligés paraissent toujours savamment travaillés. Ce genre de filles me fascine. Alors je l’observe, je la regarde se concentrer sur les tasses de Noël en rabais post-fêtes, complimenter la serveuse sur son joli tatouage, je m’imprègne un peu de sa bonne humeur. Et puis elle se retourne et m’invite à passer ma commande. Crédit restant sur sa carte Starbucks ou simple geste altruiste guidé par la Noël qui s’achève, la fille au bun m’a payé ce matin là les cafés, et est repartie en souriant après avoir échangé quelques mots sur Paris qu’on dit si belle, et Montréal où elle s’est rendue quelques fois.
La file des toilettes – Miss Swing veut toujours faire pipi à peine monté en voiture – est longue mais on me propose de passer devant, enfant pressée oblige. C’est un peu ça, les Etats du Sud que j’ai vus, un conservatisme qui m’effraie mêlé à une incroyable amabilité.
10h de route annoncées pour rejoindre Venice, 12h en réalité, au gré du trafic qui ne cesse jamais, même à une heure du matin, quand nous rejoignons enfin la côte qui borde le Golfe du Mexique.
Nous voilà donc en Floride, c’est la moitié du voyage. Il fait 25 degrés et les filles découvrent enfin la plage, la vraie, et les drôles de palmiers… Retour prévu samedi. Belle fin de semaine !

-Lexie Swing-

Road-trip en famille

imageVendredi nous avons pris la route, direction la Floride! 23h30 de route pour atteindre Venice, près du Golfe du Mexique, où vit mon frère.

On a pensé à l’avion mais rapidement la perspective du road-trip s’est profilée. On a toujours aimé ça, nous, prendre la route. Mais avec deux jeunes enfants? Au premier arrêt, à la pharmacie de notre ville, Miss Swing a demandé si on était arrivé. J’ai dégluti. Lire la suite →

Et puis changer de job

workJe n’avais plus le goût d’écrire. C’est parti comme ça, un soir d’été. J’avais quelques chapitres de mon projet de roman de côté, des piges à terminer, des articles de blogue commencés… Et j’ai perdu le fil, l’inspiration. L’ombre a envahi d’autres sphères, teintée de noir chacune de mes heures, rendant les levers difficiles, les matinées brumeuses, les après-midi ennuyeuses et les soirées interminables.

La fille qui vivait en apnée, c’était moi.

Ça m’a pris des mois de tâtonnement pour définir ce que je voulais vraiment faire dans la vie, de ma vie. J’avais fait 8 ans et quelques errements d’études pour sortir par la porte de service? J’avais l’impression de prendre la fuite et la tangente avec. Mais c’est finalement par la grande porte que je suis sortie, la tête haute, le souffle court mais le coeur déterminé.

Il m’a suffi de fermer ce chapitre-là de ma vie pour retrouver la lumière. Ce fut aussi instantané que déconcertant. Le poids est tombé de mes épaules sans bruit et il a disparu.

Ce que je fais désormais n’a rien à voir avec ce que je faisais, ce que j’avais créé pour moi comme vie professionnelle. C’est un monde étranger où tout est à réinventer.

3 ans, c’était assez pour une première fois, pour une première expérience, pour un premier souffle. Il était temps que je le reprenne, mon souffle, et que je saisisse un nouveau tremplin. A quelques jours de Noël, alors que la fête bat déjà son plein, c’est le coeur trépidant que j’ai franchi lundi matin les portes de mon nouveau bureau.

Etait-ce assez, 3 ans? Je trouvais que mon expérience avait acquis l’étape de la maturité, de l’âge adulte. Mes compétences étaient transférables alors j’ai joué mon joker pour rejoindre un métier nouveau et une vie différente. Je suis née dans un monde où tout cela ne faisait pas partie du domaine des possibles. Passer du journalisme à la communication était déjà en soi considéré comme une traîtrise absolue. Mais le Canada n’est pas la France. Et j’ignore s’il existe encore un rêve américain, mais il existe peut-être bien encore un rêve canadien, où il est encore permis de croire que le diplôme ne fait pas la vie professionnelle et que les compétences accumulées valorisent un bon CV.

On devrait tous avoir la chance de casser la routine et de changer de perspective, de rêver un peu grand et de briser le moule. De s’octroyer le droit de croire que l’on est un peu plus qu’un ingénieur, qu’un communicant, qu’un prof, qu’un avocat. Qu’on est un professionnel, avec son gros bagage et sa capacité d’apprentissage. Qu’on ne deviendra pas chirurgien demain, mais qu’on peut au moins essayer.

Un jour, dans six mois, un an, je vous raconterai. Je vous dirai la description de poste qui matchait à 99% avec la liste du poste idéal que j’avais griffonné sur une page blanche. Je vous dirai le coup de poker et l’atout abattu pour décrocher cet emploi qui ne m’attendait pas. Je vous confierai les mois d’incertitude et les multiples phases de la reconstruction. Je vous conterai mon coeur qui bat et mon esprit qui rigole nerveusement lorsque je suis une conversation en franglais, et mon impression de vivre enfin pour de vrai une job québécoise.

Je vous avouerai si j’ai fait le bon choix, si la lumière a demeuré ou si elle continue à vaciller, au gré de mes incertitudes.

Je peux cependant vous ouvrir un peu du recul que j’ai pris : on ne vit bien qu’en avançant, qu’en prenant des risques. Si les minutes à s’interroger sur le bien fondé de son cheminement professionnel prennent le pas sur le temps passé à apprécier son travail quotidien, alors le moment est venu de se demander, vraiment : je veux faire quoi, demain?

-Lexie Swing-, back in the game

 

Ce chien qu’elle aime d’amour

chien et enfantIl vient me chercher, embêté. Me tourne autour, jetant des œillades à sa gamelle assaillie. Elle tente de lui insérer les croquettes une à une, en soulevant une babine. Il ne sait pas comment éviter les dix petits doigts qui grouillent dans sa nourriture. Alors je chasse Tempête, l’intéresse à un autre jouet, mais elle revient toujours, et il ne dit plus rien. Il lui doit beaucoup ceci dit. Elle est celle qui n’oublie jamais une caresse, celle qui lui donne à manger matin et soir, empoignant sa gamelle et tirant, du haut de ses 15 mois, le paquet de croquettes du fond du placard. Elle est aussi celle qui l’escalade pour atteindre les coussins du canapé alors qu’il est assoupi devant. Celle qui lui écarquille la paupière et soulève les oreilles lorsqu’il ne se méfie pas.

Je le croyais indifférent. Il avait toujours été indifférent. Je me souviens du jour où nous avons ramené Miss Swing à la maison et que nous avons posé tout excités le cosy au milieu du salon.

Il ne lui a pas accordé un regard. Il ne l’a jamais fait, lui faisant payer, je le crois désormais, sa présence, alors qu’il avait eu jusqu’ici la place royale de l’enfant unique. Je croyais qu’il n’aimait pas les enfants, et puis il a rencontré Tempête. Tempête l’intrépide qui a fait de sa fourrure un coussin confortable, qui a appris à son contact comment caresser doucement et nourrir à la main, même s’il y a laissé quelques poils…

Elle lui a redonné vie, quelque part, lui qui semblait toujours s’ennuyer dans sa tranquille existence. Elle lui a donné chaud. Ils sont souvent tous les trois, avec Miss Swing,  affalés par terre. Nous passons l’aspirateur trois fois par jour tant l’un d’eux – je ne nommerai personne – perd ses poils. Mais Tempête m’a rappelé pourquoi c’était lui, pourquoi je l’aimais tant. Car au-delà du gros chien tannant maladroit comme dans un jeu de quilles, insortable et couineur, il est ce chien exceptionnel de gentillesse, qui se laisse attraper les dents et tirer les oreilles, qui sert de banc et de poney, qui jette des coups d’œil suppliants lors qu’il se retrouve agrippé sans jamais chercher à se dégager.

J’ai fait l’addition de ses qualités récemment et pris la mesure de sa présence. Je ne l’aurais jamais échangé contre un autre, amoureux des grands espaces mais qu’il m’aurait fallu surveiller à l’intérieur comme le lait sur le feu. Ces deux-là sont heureux, le reste attendra.

-Lexie Swing-

L’affaire du chandail pingouin : la marque Coq-en-pâte

coq-en-pâteÀ la naissance de Tempête, mon amie Céline a envoyé de France deux cadeaux : un pour la nouvelle-née, et un pour la nouvelle grande soeur. Dans le colis de B., un chandail taille 4 ans, représentant un pingouin de face (et un pingouin de dos dans le dos). C’est peu dire que Miss Swing a eu le coup de foudre.

Ce t-shirt, c’est un Coq-en-pâte, un chandail (au Québec on dit chandail, rappelez-vous) en coton biologique. La marque se décrit comme une jeune maison d’édition d’accessoires de mode pour enfants, qui place l’éthique au coeur de tout processus de création.« Nos choix d’éditions se portent sur des artistes qui se retrouvent dans nos engagements et ont, au travers de leurs créations, un message poétique, ludique et éducatif à transmettre au plus grand nombre. » L’idée est de transmettre le respect des espèces animales qu’il arbore sur ses vêtements à l’enfant qui les porte.

t-shirts biologiquesEt ils ne proposent pas que des t-shirts! Sur le site, j’ai découvert des sacs à dos, des valisettes, des sets de plage et surtout de supers serviettes de table qui s’attachent autour du cou comme un bavoir mais sont très larges avec de superbes imprimés! De quoi convaincre tous les toddlers qui refusent de se protéger en mangeant parce que «moi plus bébé».

Il y a le même pingouin que le chandail de Miss Swing, si le Père Noël lit ce message non subliminal. Et une nouvelle collectionadorable intitulée La forêt sauvage .

Mais c’est bien connu: l’initiative est belle, les animaux, toussa, mais bon ce genre de trucs on sait ce que c’est, deux lavages et à la poubelle le beau chandail.

Queneni. Pas pantoute. Absolument pas, en bon français. C’est bien la raison pour laquelle je vous en parle, 15 mois après la réception du t-shirt.

Miss Swing le porte… une fois par semaine, au minimum, dépendamment du temps que je mets pour le laver. Dès qu’elle le retrouve dans sa commode, elle le réenfile. Bras nus l’été, sur un chandail manches longues l’hiver ou avec un gros pull (la garderie est surchauffée, beaucoup d’enfants sont en t-shirts sous leurs habits d’hiver). 65 lavages au minimum, et l’autre jour, pris dans un drap, le t-shirt pingouin a terminé sa course dans la sécheuse. J’étais catastrophée en le sortant de là, croisant les doigts pour qu’il soit toujours en vente sur le site et calculant le temps qu’il me faudrait pour en avoir un nouveau avant que Miss Swing ne se rende compte que j’avais bousillé son Précieux.

Bon sang, le chandail est comme neuf. Pas une égratignure. Ce chandail avec un flocage devant-derrière géant est passé dans le sèche-linge et en est ressorti sans une égratignure.

Juste pour ça, l’affaire du chandail pingouin méritait d’être divulguée. Car bio, écolo, respectueux, et résistant-à-65-lavages-et-un-passage-dans-la-sécheuse, que pourrais-je bien demander de plus?

Merci Céline :)

Pour découvrir la marque c’est ici : Coq-en-pâte

-Lexie Swing-

Tes petites origines

origine enfantC’est l’heure de jouer et Tempête danse. Tempête danse tout le temps. Un air improvisé à la guitare, une chanson bafouillée par sa grande sœur, une musique de fond à la radio, et voilà son bassin qui s’anime, ses hanches comme muent d’un besoin irrépressible de se balancer.

Ça me fait rire, ce sens du rythme. Hier j’ai pensé à une amie congolaise qui m’assurait avec un dédain rieur que dans son pays, la danse était dans les gènes.

As-tu un ancêtre congolais Tempête? Je lui ai demandé ce qu’elle en pensait, en la faisant danser encore. Elle s’est contentée de rire en tournoyant sur elle-même.

J’ai pensé à ses origines. Je ne m’étais jamais représenté ses origines. Les miennes oui. Celle de son papa aussi. Mais elle?

Elle. Elles d’ailleurs. Sont altiligériennes (de la Haute-Loire) et ligériennes (de la Loire). Elles sont aussi, comme beaucoup de Français, métissées. D’Andalousie. D’Italie. Elles ont des ancêtres espagnols partis puis revenus d’Algérie.

Elles sont tout ça. Et bien plus encore, certainement.

De qui ont-elle pris leurs traits de caractère ? Comment se sont façonnés leurs visages? Comment diable se peut-il qu’un enfant ressemble tellement à son arrière-grande-tante ou au petit cousin d’une autre branche ?

De qui Tempête tire-t-elle son sens du rythme? De qui son père a-t-il hérité son goût pour la musique ? Et son père avant lui?

J’aimerais une longue vue pour observer le passé par la petite lucarne. Voir cette aïeule qui esquissait quelque pas de danse dans sa cuisine au moment du souper.

Sait-on jamais. Peut être était elle Congolaise…

 

-Lexie Swing-

 

Crédit photo : Dilan K

Une mauvaise journée…

enfantUne mauvaise journée est une journée qui commence par un réveil trop brusque. Réveil en fanfare aux sons des pleurs de faim du bébé, réveil en trombe pressé par l’aiguille qui tourne trop vite… Il y a mille choses qui peuvent annoncer une mauvaise journée. La preuve par 15.
1- Le verre de lait est jaune.
2- La couette ne recouvrait pas nos deux pieds au réveil.
3- Le lait au chocolat était trop chaud.
4- Le lait au chocolat était trop froid.
5- Il n’y avait plus de lait au chocolat.
6- Il y avait un truc très suspect – une noix – dans le muffin.
7- La couture des chaussettes ne se mettait pas bien droite sur le bout du pied.
8- La culotte avec les chevaux dessus était au sale.
9- Il n’y avait plus de dentifrice à la fraise.
10- Il faisait trop froid pour mettre le chandail pingouin.
11- Un bobo de la circonférence d’un cheveu de nouveau né a fait son apparition sur notre pied droit et cela fait aussi mal que le jour où Hugo a fait mine de nous pousser du petit doigt de la main gauche à la récréation.
12- Le lait au chocolat a fait une tâche sur le pyjama.
13- Le pied ne rentre pas dans la mauvaise chaussure alors que ça semblait beaucoup mieux de les porter comme ça.
14- Il y avait une feuille d’érable sur le chemin mais le bébé l’a eu en premier et l’a déchirée.
15- La peluche est restée sur le banc de l’entrée, à la maison.

Il y a tant de choses qui peuvent te gâcher une journée, quand tu vas avoir 4 ans…

-Lexie Swing-

Lucie Boutons, couturière créatrice

bonnet; tuqueIl y a un an environ, je me (re)mettais à la couture armée de ma Brother toute neuve. A mes côtés, mes deux amies en congé de maternité. Ensemble, nous avons réalisé des bavoirs, des couvertures, des housses de chaise haute (pas moi hein)… Et quand la machine s’enrayait, quand le tissu partait de guingois, quand le résultat n’était pas celui escompté, mon amie Lucie-les-doigts-de-fée reprenait tranquillement l’ouvrage, aidait à remonter le fil d’une canette ou cousait dans son coin, son bébé tout neuf solidement arrimé à ses épaules par la grâce du porte-bébé.

Cette amie, c’est la créatrice de Lucie Boutons. Une couturière dont je copie les patrons dès qu’elle me fait cadeau d’une création. Une fille aux doigts magiques, qui en trois coups de ciseaux, les yeux fermés et sans patron te refait une garde-robe d’enfant quand tu peines à finir un bavoir correct. Une talentueuse Montréalaise dont l’instinct est aussi sûr que le doigté, et qui répond toujours présente pour me délivrer une tuque d’automne quand je n’en peux plus d’avoir mal aux oreilles.

Ma belle B. ne cesse de le répéter : elle a la plus belle tuque du monde. Une tuque avec un bouton bleu car le bleu, c’est sa couleur préféré, ainsi qu’elle se plaît à nous le seriner. Une tuque qui lui couvre les oreilles et rentre sous son capuchon. Tempête, pour sa part, a une tuque également mais aussi un incroyable bavoir, que Lucie lui a fait suffisamment longue pour protéger l’équivalent d’une tunique, ce qui n’est point trop grand quand on voit ce bébé s’empiffrer…

bonnet; tuqueLe 4 décembre, Lucie Boutons proposera ses créations au Marché des mamans créatives de Verdun. L’occasion de découvrir ses tuques Slouchy Beanie (ainsi que décrite par La Piqûre), ses bavoirs, ses guirlandes ou encore ses toutous tout doux…

Et si vous avez un petit creux, ma belle amie de Cap ou pas cap, la cuisinière de notre team, sera également présente avec ses pâtisseries.

Quant à moi, je serai probablement là-aussi, à décrocher Tempête du sapin…

Bon vendredi!

-Lexie Swing-

Crédit photo : Lexie Swing

T’es-tu féministe?

féminismeA l’heure où j’écris ces lignes, Clinton est encore dans la course contre Trump, et ce même s’il a pas mal de grands électeurs d’avance. Les commentaires de Trump (actuels ou passés), la mobilisation des Islandaises pour un salaire plus juste, celle des Polonaises pour le maintien du droit à l’IVG… Partout les femmes font entendre leurs voix, pour faire valoir leurs droits.

Ces valeurs qu’elles défendent sont celles du féminisme. Preuve que les combats des femmes sont ceux du féminisme.

Ce n’est pas un gros mot, d’être féministe. Notre génération le dit encore du bout des lèvres, quand elle embrasse pourtant à bras ouverts le concept tout entier. Car qui, aujourd’hui, dans les femmes de 20-30-40 ans, ne souhaitent pas avoir le droit de travailler. Qui pense, en tant que femme, que son travail ne mérite pas un salaire juste? Et qui, en tant qu’homme, pense d’ailleurs qu’une personne mérite de moins gagner, avec pour seule justification le sexe dont elle est affublée? Quelle femme peut prétendre ne pas souhaiter le respect? Quelle femme ne voudrait pas vivre dans la paix? Quel homme ne souhaiterait pas voir sa compagne vivre en sérénité, en sécurité? Quel homme ne souhaiterait pas voir sa compagne gagner un salaire suffisant, pour que la conjugaison de leurs deux salaires leur permettent de vivre décemment?

Le féminisme n’est ni poilu, ni hargneux. Il n’a pas pour mission de détruire les hommes, de les réduire à l’esclavage le nez écrasé par le talon du bottillon. Le féminisme, c’est l’égalité. Et peut-être qu’en effet le terme mériterait d’être dépoussiéré, être appelé égalitarisme. Mais peut-être aussi que le temps n’est pas venu, que les écarts sont encore trop grands et le fossé trop large.

Rien est acquis. Les différences sont omniprésentes, les absences de respect encore trop flagrantes. Tant que vous aurez peur à la nuit tombée, tant que vous aurez l’impression d’être déconsidérée, tant que les écarts de salaires joueront avec le feu sur la grande échelle, tant que vous vous sentirez prisonnière, tant que vous n’aurez pas le choix, suffisamment de choix, tant que l’on vous reléguera au rang d’éternelles secondes…

Alors il faudra se battre. Même un tout petit peu. Se lever pour dire que l’on est pas d’accord. Cesser de sourire d’un air las aux patrons qui nous appellent «  mon petit ». Refuser qu’il y ait des choses inaccessibles aux femmes aux seuls prétextes que la tradition en a fait « des domaines d’homme ».

Il faudra, aussi, admettre que l’on est ni mieux, ni moins bien. Mais qu’on les vaut, les hommes. Que l’on est aussi fortes, aussi capables, aussi raisonnées, aussi ambitieuses, aussi tendres. Aussi libres. Ne pas chercher des excuses quand il n’y a pour argument qu’une coutume orale malmenée à force d’avoir été répétée. Une coutume qui voudrait que l’on soit les deuxièmes, la rature, la copie mal traduite.

Alors que nous sommes en réalité, plus qu’un chapitre, un bouquin entier. Différent, à part. Deux ouvrages, entourés de milliers d’autres, qui se tiennent serrés dans la grande bibliothèque.

-Lexie Swing-

 

PS À l’heure où je termine ces lignes, les choses sont comme mal engagées pour Clinton!