Douce France qui a perdu son insouciance

Il y a un mois, je publiais sur le site internet de mon travail un article volontairement sarcastique sur les choses à savoir avant de proposer un rendez-vous à une secrétaire. Au programme : mise en avant des petits détails maniaques et autodérision. Mes lectrices québécoises, adjointes et secrétaires en tête de peloton, ont adoré, argumentant que c’était « tout à fait elles », « que ça allait bien faire rire leur mari », qu’elles allaient envoyer cet article « à tous leurs contacts pour qu’ils sachent à quoi s’en tenir ».

Hier, nous avons repris l’article pour le publier sur l’un de nos sites français. Les termes qui sont le plus revenus dans les commentaires? « Affligeant », « misogyne », « idiot », j’en passe et des meilleurs. Je ne le prends pas personnellement car ce n’est pas la première fois que le phénomène se produit. Dès que nous publions un article qui nécessite un bon sens d’autodérision ou qui se veut humoristique, les Québécois applaudissent pendant que les Français crient au scandale.

French flag./ Photo Luc Legay

French flag./ Photo Luc Legay

Pourquoi? Lorsque j’ai soufflé ma colère sur mon Facebook privé, une amie parisienne m’a rappelé le cynisme latent, la mauvaise humeur palpable, les broyeurs de noir qu’elle côtoie au quotidien. Elle m’a surtout rappelé, avec toute l’honnêteté possible, qu’elle-même était comme ça.

Mais moins que le cynisme, que j’apprécie lorsqu’il est bien manié, je déplore les réflexions des bien-pensants. Sur Internet, ils sont partout. Avez-vous déjà regardé les commentaires d’articles de Rue89? La première moitié critique le travail du journaliste, quand les seconds se déchirent sur le fond. Ils se taclent les uns les autres, égratinant au passage l’auteur, revenant sans cesse argumenter, à n’importe quelle heure du jour et de la nuit, comme s’il n’y avait que cette vie désespérément virtuelle qui comptait.

Je suis partie aussi pour ça, parce que j’avais besoin d’une espèce de joie de vivre enveloppante, fusse-t-elle culturelle ou superficielle. Depuis que je suis ici, j’ai connu des hauts, des bas, des obstacles, mais je n’ai jamais connu la morosité. J’ai réussi chaque matin à croiser des visages souriants, et même le soir, même avec la fatigue qui pèse sur les épaules, j’ai vu des yeux qui brillaient, j’ai entendu des voix qui s’animaient, j’ai admiré de la politesse, j’ai intégré de la bonne humeur. Et ça m’a porté.

– Lexie Swing-

Hier, ils annonçaient 5 cm (neige inside).

J’ai toujours eu un faible pour la belle neige, celle qui peut tomber une nuit entière et tout recouvrir. Au réveil, on écarte les rideaux pour voir qu’une couverture polaire à tout recouvert.

Pas question de prendre le bus ce matin, je voulais marcher dans la poudreuse, sentir la neige craquer sous mes pas et m’entraver légèrement (largement aidée en ça par le chien qui marche sur mes talons).

Je vous en enverrai bien en France, vous qui désespérez sous la pluie battante. Un petit paquet rouge comme Noël avec un joli nœud et de la neige dedans, fraîche et douce, parfaite pour recouvrir la morosité…

Eleven./ Photo DR Lexie Swing

Eleven./ Photo DR Lexie Swing

Rue Draper./ Photo DR Lexie Swing

Rue Draper./ Photo DR Lexie Swing

-Lexie Swing-

She’ll be your Valentine

Be my Valentine./ Photo Craftivist Collective

Be my Valentine./ Photo Craftivist Collective

Veille de la Saint-Valentin. Les chocolatiers, les restaurateurs et surtout les boutiques de lingerie se frottent les mains. Cette fille a tout: le chocolat, le sac plein de lingerie fine et sûrement la réservation de 18 heures dans le resto de leur première fois. Assise à mes côtés dans le bus, elle trifouille la dentelle et la soie à travers le papier fuchsia qui dissimule son trésor.

Quand lui sortira-t-elle le grand jeu? Avant même le repas, comme au troisième rencard? En revenant de leur douce soirée, la porte à peine passée?

Attraperont-ils un chocolat au vol? Lui rappelera-t-il qu’il l’aime?

Ce sera leur dernière Saint-Valentin comme ça. L’an prochain ils seront trois. Ou peut-être même dès ce printemps, si j’en crois le rebondi de son ventre qui frémit dans la soie, sous le froufrou fuchsia.

Et sous les chocolats.

Que vous la fêtiez ou non, je vous souhaite une excellente Saint-Valentin, puisse-t-elle être douce comme la soie et gourmande comme du bon chocolat…

-Lexie Swing-

Pâte à sucre maison

Miss Swing a eu un an lundi. Je vous parlerai plus tard de la larme que j’ai failli verser en portant son gâteau d’anniversaire et de comment elle a manqué gober la bougie.

Après un premier essai quelque peu (très) désastreux, et une grosse remise en question parentale (« Sommes-nous vraiment des parents en dessous de tout? »), Mister Swing a joué les MacGyver et avec trois morceaux de pâte à sucre maison, il a créé la montgolfière parfaite pour notre petite voyageuse, notre Toulousaine néo-Montréalaise adorée.

Tadam.

La souris est dans la place./ Photo DR Lexie Swing

La souris est dans la place./ Photo DR Lexie Swing

J’ai eu un rôle déterminant dans cette création : j’ai mis la souris dans la nacelle. J’ai fait trois pas jusqu’au bac à jouets, j’ai pris la souris, je l’ai allongée sur le plateau et je lui ai collé de la pâte à sucre violette sous le nez. Paf. Chef-d’oeuvre.

Sans rire. La pâte à sucre nécessite une bonne dose de maîtrise et de patience mais avec beaucoup d’huile de coude et une bonne recette elle est facile à réaliser et bien meilleure marché que la pâte à sucre toute prête des commerces spécialisés. Tandis qu’on préparait l’anniversaire de Miss Swing, j’ai eu l’occasion de regarder des tas de recettes. Nous en avons essayé une première : un désastre! Une amie m’a même demandée si notre fille avait fait de la pâte à sel pour l’occasion!

La recette parfaite, nous l’avons trouvée dans ce tutoriel vidéo. Le grammage et le geste précis à avoir: tout y est! Vous n’avez plus qu’à!

-Lexie Swing

Orange is the new black, ma nouvelle série « so addictive »

Orange is the new black, vous connaissez? C’est la série à la mode sur Netflix, moins connue que le très bon House of Cards mais tout aussi additive. Piper Chapman est une jolie blonde, plutôt intellectuelle, qui atterrit dans une prison pour femmes pour avoir transporté un sac de billets contenant de l’argent de la drogue dix ans plus tôt. 15 mois enfermée avec d’autres criminelles. Ça sonnait comme un truc qui allait tourner en rond, un peu comme le hamster dans sa cage qui pédale en contemplant toujours la même grille. Force est de constater qu’il y a beaucoup plus de rebondissements que dans d’autres séries. Et que le hamster a beaucoup plus d’imagination et de sens de la répartie qu’un canard colvert à la fin de l’hiver (j’ai filé la métaphore si loin que je nous ai perdus non? Le canard colvert est un oiseau migrateur… qui voit du pays… surtout à la fin de l’hiver, alors qu’il revient de son périple en zones chaudes… ça y’est on a retrouvé la route regarde ;)).

Chacune son histoire./

Chacune son histoire./

La belle Piper, un peu trop propre sur elle et sensible au début de la série, vire rapidement acerbe, sarcastique et même légèrement dure… On aurait pas imaginé une midinette en robe de bal parfaitement manucurée jouant les prisonnières parfaites dans ce rôle très autocentré qu’est celui de Piper Chapman! Les scénaristes ont su la jouer finement pour donner une multitude de reliefs à ce personnage hyper attachant. Une vraie bonne copine… à qui on ne laisserait pas un couteau quand même ;)

A noter que les épisodes laissent entrevoir la vie et le caractère de nombreux autres personnages, dressant ainsi un tableau hyper complexe, fait de multiples saynettes. Ce genre de tableau que l’on ne finit jamais de découvrir. Vivement la saison 2!

La famille du vendredi : Jennyfer au Portugal

Un vendredi sur deux, Lexie rencontre une famille, un couple, un voyageur en solo, des Français partis poursuivre leur vie loin de leurs contrées d’origine. Cette semaine, c’est Jennyfer, du blogue A la (re)découverte du Portugal, qui s’invite dans la rubrique avec le quotidien de sa famille… à Torres Vedras, au Portugal.

Torres Vedras./ Photo DR Jennyfer Coville

Torres Vedras./ Photo DR Jennyfer Coville

Quel est ton p’tit nom?
Sur la blogosphère, c’est Jenzinha

De quel coin de France viens-tu?
Je suis née à Auch, dans le fin fond du sud ouest de la France, et ai grandi à Angers à partir de 8 ans, où je suis restée jusqu’à mes 22 ans.

Où es-tu parti(e) vivre ta vie?
Je suis pour l’instant au Portugal, à Torres Vedras.

Mais surtout quand, comment et pourquoi?
Je suis ici depuis juillet 2013. L’explication fait remonter à un peu plus loin ! J’ai quitté la France officiellement en 2011 (ça fait exactement 3 ans aujourd’hui), pour un contrat d’un an au Brésil. Avec mon mari (qui n’était que mon conjoint à l’époque), nous voulions de toute façon partir de France mais visions l’Australie. Puis quand une opportunité de travail intéressant s’est présentée à moi au Brésil, le choix a été vite fait. Sur place et avant la fin de mon contrat, j’ai réussi à avoir un contrat local dans une autre entreprise toute nouvelle, et après un court retour en France pour récupérer les visas et se marier, nous sommes retournés au Brésil en juillet 2012. Le contrat en question ne s’est pas passé comme prévu, ce qui nous a contraints à revenir bredouilles en France en janvier 2013. Initialement pleins de bonne volonté pour essayer de faire notre vie en France, nous nous sommes finalement rendus compte que nous ne POUVIONS pas (et ne voulions pas) rester pour l’instant, que nous avions encore soif de découverte immédiate, et nous étions alors prêts à partir n’importe où dans le monde. Nous sommes partis un mois en Australie voir comment ça se passait là bas côté taf (mais il aurait fallu qu’on reste plus longtemps pour ça!!), et au retour d’Australie, la première opportunité qui s’est offerte à nous a été un contrat au Portugal pour mon mari. Bon bah, direction Portugal alors !

Qui as-tu emmené dans ta valise?
Mon mari ! Ou plutôt, pour le Portugal, c’est lui qui m’a emmenée dans sa valise puisque cette fois-ci, c’est lui qui bosse et moi qui suis !

Où travailles-tu, avec quels horaires, tu déjeunes sur place? Je veux tout savoir de ton job!
A vrai dire, je cherche un emploi dans mon secteur là, en laboratoire pharmaceutique. Mais en dehors de mes candidatures, je consacre beaucoup de temps à mes blogs, que je prends très au sérieux et considère comme un métier à part entière. Je « bosse » donc de la maison, avec les horaires que je veux (3h/jour environ, entre le blog sur le Portugal et un autre dédié à la santé et à la beauté). Du coup, je mange chez moi, mon mari me rejoint quasiment tous les midis, vu que son taf n’est qu’à 10 minutes de la maison.

Comment est la rue où tu vis? Ta maison ou ton appartement?
Il s’agit d’un condominium, pas vraiment d’une rue. De ma fenêtre, j’ai vue sur les autres immeubles du condo et un parc de jeu d’un côté, et de l’autre côté, sur le jardin du condo et une forêt d’eucalyptus. J’habite dans un appartement complètement meublé, avec une grande terrasse ensoleillée. J’y passe pas mal de temps pour l’instant, mais je suis en bonne compagnie, avec une adorable petite chienne que j’ai adoptée ici (il y a énormément de chiens qui sont abandonnés ici).

Quelles sont les choses complètement nouvelles pour toi?
– La façon de gérer les ronds-points… Je n’ai d’ailleurs toujours pas compris comment il faut les prendre, je crois que chacun a ses propres règles, ce qui fait que les ronds-points sont les endroits où il y a beaucoup d’accidents !
– Les cafés sont aussi, voire plus, difficiles à avaler que les shooters d’alcool !
– Rien de trop dépaysant sinon, le Portugal, c’est l’Europe ! Il y avait bien plus de trucs stupéfiants au Brésil.

Où vas-tu manger lorsque tu n’as pas le temps (ou l’envie) de faire le repas?
On va chercher McDo au shopping mall d’à côté :-)

Est-ce qu’il y a du bon fromage où tu vis? Et du bon vin?
Je ne suis pas une grande amatrice de fromage, mais mon mari oui. Le fromage est moins varié qu’en France, mais il y en a des très bons ! Et côté vins, il y a du bon comme du pas bon du tout. un vin typiquement portugais est le Vinho Verde. C’est un vin très jeune, légèrement pétillant.

Tu pars où en vacances?
Depuis qu’on est ici, on a fait Ibiza et Formentera (les 2 plus petites îles des Baléares), Séville, l’Andalousie en entier, Londres, et on a pas mal bougé à l’intérieur du Portugal lui-même. Ce week-end, nous partons à la découverte de l’archipel de Madère, un groupe d’îles portugaises au large du Maroc.

Et, last but not least, que fais-tu le vendredi?
En journée : je fais le bilan des stats de mes blogs, et j’analyse ce qui a plu et moins plu, je prépare les articles de la semaine suivante (au moins les sujets). Je révise mes cours de la semaine (j’ai repris des cours via une université en ligne, très répandu aux States, et tout nouveau en France!), je fais mes cours de langue comme tous les jours, mes candidatures, et s’il me reste du temps, je me penche sur la rédaction de mon livre (sur le thème de l’expatriation, avec le cas très particulier de l’expatriation au Brésil).

Jennyfer et son mari./ Photo DR Jennyfer Coville

Jennyfer et son mari./ Photo DR Jennyfer Coville

Si vous voulez raconter votre vie au bout du monde (oui la Suisse peut être aussi le bout du monde), contactez-moi à lexie.swing@gmail.com.

-Lexie Swing-

Tarte figues-chèvre

C’est une tuerie. Un truc à la fois délicieux et classe. Il fait hyper chic en entrée, et en plus il est bon… Je vous dévoile cette recette ultra simple? C’est parti!

J’ai voulu faire la pâte brisée de Ricardo, j’ai regardé tourner mon robot dans la farine sans que rien ne prenne. Heureusement, la pâte brisée ce n’est pas trop capricieux comme truc. J’ai donc rajouté un jaune d’oeuf, puis beaucoup d’eau, jusqu’à ce que ça veuille bien former une boule. Et c’était parfait! Si vous voulez réaliser votre pâte brisée, il existe des tas de recettes sur Internet, vous n’avez qu’à piocher! Mes conseils : utilisez un bon beurre et mettez au moins un jaune d’oeuf.

Sinon achetez-en une toute prête.

Tarte chèvre-figues./ Photo DR Lexie Swing

Tarte chèvre-figues./ Photo DR Lexie Swing

Pour vos courses, prévoyez 400g de fromage de chèvre type bûche, 750g de figues fraiches (ou 500g de figues sèches), du beurre, de la ciboulette, de la crème liquide.

Si vous utilisez des figues sèches, mettez-les à tremper la veille dans un bol d’eau.

Préchauffez votre four à 400°F ou 200°C, étalez votre pâte dans un moule à tarte et piquez-la.

Coupez vos figues en deux et faites-les revenir dans 30g de beurre.

Déposez vos rondelles de fromage de chèvre sur votre fond de tarte. Ici j’ai utilisé un rondin de chèvre qui a vraiment un goût proche de la buchette. La buchette de chèvre coûte une petite fortune au Canada, genre 8$.

Saupoudrez votre chèvre de deux cuillères à soupe de farine.

Intercalez vos figues, intérieur vers le haut.

Poivrez. Recouvrez de 20 cl de crème liquide (ajustez la quantité pour que votre chèvre soit recouvert).

Parsemez ensuite de 4 cuillères à soupe de ciboulette fraîche que vous aurez préalablement ciselée.

Enfournez pour une demi-heure (au moins).

Vous n’avez même pas vu le temps passé, avouez?

Ce n’est pas vraiment une tarte de saison… nous nous sommes lancés hier parce que des figues du Mexique avaient atterri à l’épicerie. L’initiative n’était pas judicieuse car les figues manquaient cruellement de goût. Mais cette recette étant un classique chez nous, je me devais de vous la faire partager! A faire avec des figues fraîches bien sucrées ou des figues sèches de qualité!

-Lexie Swing-

Mon enfant est un clubber

Le sens du rythme./ Photo Yohann Legrand

Le sens du rythme./ Photo Yohann Legrand

Nous emmenons Miss Swing avec nous partout: au resto, faire les courses ou en party avec des amis. L’envie de faire d’elle un bébé tout-terrain conjuguée à l’absence de grands-parents à Montréal susceptibles de baby-sitter la marmotte ont joué dans notre décision!

A presque un an, Miss Swing est donc une clubbeuse assumée ;) A deux mois, elle fêtait l’anniversaire de son parrain en dormant à poings fermés dans sa chambre à coucher. A presque un an, elle est régulièrement de sortie, accompagnée de son incontournable lit parapluie. 14 kilos à eux deux, autant dire que nous sortons légers! (La baby-sitter pèserait beaucoup plus!)

Avec l’âge, l’attrait du lit parapluie recule, remplacé par une attirance non négligeable pour les tables de salon couvertes de feuilletés à la saucisse, de bâtonnets de carottes et de humus à tartiner. Ça croustille, ça croque, c’est parfait en masque pour le visage ou en tâche sur le pantalon de maman…

La musique incite au déhanchement (avez-vous déjà remarqué cet incroyable sens du rythme qu’ont les bébés?), la bouffe les pousse à la débauche. Qui n’a pas tenté d’arrêter un enfant qui se carapatait avec 12 feuilletés à la saucisse roulés dans une serviette en papier grasse? Quel parent n’a pas un jour reconsidéré sa vision du souper parfait pour déclarer que deux mini-carottes et un bol de chips constituait un menu acceptable?

En soirée, les enfants sont de véritables piliers de bar. Ils boulottent les mini-sandwichs, sucent les glaçons et sirotent plus de jus de pomme que leur estomac ne peut en contenir. En bons fêtards, ils vomiront ensuite l’intégralité de leur  «repas» dans leur lit-parapluie, dans la salle de bain, sur le canapé. Et aussi dans votre décolleté. Avec le ralenti, comme dans les films, le jet inévitable, et les bouts de carotte dans votre soutien-gorge.

Et en plus, l’enfant n’a aucune volonté. Samedi prochain, il recommencera…

Je vous laisse, j’ai un soutien-gorge à laver!

-Lexie Swing-