Ma pilule est-elle de 3e ou 4e génération?

Depuis la plainte de Marion Larat, 25 ans et handicapée après un AVC potentiellement provoqué par la prise régulière de sa pilule Meliane, toutes les femmes se demandent « est-ce que moi aussi je courais les mêmes risques? » Et puis surtout, « quelles sont ces fameuses pilules? » S’ensuivent alors généralement des explications plus ou moins compliquées sur la présence de gestodène, de norgestimate ou de drospirénone. Et là, ça vous énerve… « Je t’ai demandé le temps qu’il fera demain, pas le pourquoi du comment de la formation de ces foutus nuages », ragez-vous…

Les pilules de 3e et 4e génération ne seront plus remboursées./ Photo Flikkesteph

Les pilules de 3e et 4e génération ne seront plus remboursées./ Photo Flikkesteph

Bref, Slate est sympa, Slate l’a fait, Slate a rédigé une petite liste, a priori non exhaustive, de ces fameuses pilules. Parmi les 3e génération, on retrouve Cycleane, Meliane, Melodia ou Varnoline, parmi les plus connues. Pour les 4e génération, Bélanette, Jasmine, Jasminelle et Yaz (la mienne… du moins la mienne avant bébé).

A ce stade, vous n’êtes pas peureuse, ni hypocondriaque, vous êtes pourvue d’une capacité de raisonnement tout à fait appréciable, mais vous avez quand même la très brève, quoique fulgurante, pensée… « Vais-je mourir? »

A priori non, en tout cas pas tout de suite là. Mais un petit check-up auprès de votre médecin peut être le bienvenu. Juste pour être sûr que votre super pilule dernier cri est adaptée à votre organisme…

Cookies delicioso

Il y en a qui les aiment croquants façon Hello de Lu… nous on les préfère fondants et juste sortis du four. Eux, ce sont les cookies. Ces biscuits de pique-nique/après-midi pluvieux/journée télé qui se préparent en un tour de main (disons un de robot et trois de main) et se dégustent dans la foulée. Pour moi (et pour beaucoup), le maître en la matière est Martha Stewart.

Croquants sur les côtés et moelleux au centre./ Photo DR Lexie Swing

Croquants sur les côtés et moelleux au centre./ Photo DR Lexie Swing

Comme je l’avais déjà évoqué précédemment, je possède sa « bible des tout petits gâteaux ». Comme référence cookie, j’ai pris sa recette aux pépites de chocolat, dont j’ai divisé les proportions. Pour une douzaine de cookies, prévoyez donc de la farine bien entendu, mais aussi du sucre roux, de la farine, un oeuf, du bicarbonate de soude, de l’extrait de vanille et le « petit goût » que vous souhaitez donner à vos cookies: chocolat blanc, au lait ou noir, pralinoise, noix de pécan, noisettes…

Préchauffez votre four à 180 degrés. Tamisez ensemble 160g de farine et deux pincées de bicarbonate de soude. Dans un autre saladier, battez ensemble 115g de beurre (salé c’est meilleur) à température ambiante et 100g de sucre roux (Martha Stewart compte 150g mais le sucre est beaucoup trop présent à mon goût, à l’image des pâtisseries américaines cependant!!). Lorsque le mélange est devenu crémeux, ajoutez quelques gouttes d’extrait de vanille et un oeuf. Lorsqu’ils sont incorporés, versez petit à petit le mélange farine-bicarbonate de soude, puis le chocolat/noix/pralinoise, etc.

Utilisez deux cuillères à soupe (ou une cuillère à soupe et vos doigts, moins classe mais plus efficace) pour former des boules suffisamment espacées sur une feuille de papier sulfurisé. Martha S. les laisse cuire une douzaine de minutes, mais 16 ont été nécessaires pour que les miens soient parfaits. Sortez les cookies lorsqu’ils sont encore légèrement mous sous le doigt et laissez-les refroidir avant de déguster.

Ca se conserve bien en théorie, en pratique on n’a jamais testé, ils ont généralement tous disparu une heure plus tard!

-Lexie Swing-

La Sardina… des appareils photos tendance rétro

Au détour d’un blog canadien, je tombe nez à nez avec un appareil photo tellement beau qu’on le dégainerait juste pour le plaisir de le montrer à la terre entière. Couleurs rétros, flash ajusté sur le côté, pellicule de 35 mm, les appareils photos de La Sardina ont un petit goût d’antan qui va très bien dans l’air du temps, entre le retour au commerce de proximité et les plaidoyers en faveur « des vraies valeurs ». Pour une centaine d’euros, on peut donc manier ce petit bijou de photographies à l’ancienne.

Y'a un ptit côté "P'tite maison dans la prairie"./ Photo lavantgardiste.com

Y’a un côté « P’tite maison dans la prairie »./ Photo lavantgardiste.com

Pour l’anecdote, les appareils photos La Sardina portent ce nom en référence à leur forme… qui rappelle une boîte de sardines. Ils s’inscrivent d’ailleurs dans une mouvance appelée « Lomographie » où les petites imperfections qu’engendraient l’utilisation des anciens appareils photos sont devenues le symbole d’un art nouveau. A l’origine de cette tendance, on retrouverait deux étudiants en marketing qui, en 1991, découvrirent sur le marché aux puces de Prague un Lomo compact automat.

Quant aux appareils photos La Sardina, on peut les découvrir ici ou encore ici.

-Lexie Swing-

Viol collectif, barbarie: la jeune Indienne a succombé à ses blessures

Samedi matin, au réveil, les chaînes d’info en continu affichaient une triste nouvelle: « La jeune Indienne victime d’un viol collectif est décédée ». On passera sur la hiérarchie de l’information (vacances au ski, censure du Conseil Constitutionnel sur la taxe à 75% pour les très hauts revenus, puis seulement l’Inde), et on remercie Le Monde pour avoir choisi de traiter l’info en priorité. Dans l’article en lien, la jeune femme de 23 ans est dans un état critique, dans celui que je vous écris, nous avons dégringolé d’une marche supplémentaire: elle est morte. Elle est morte et la rage de l’Inde monte, montrant au monde une réalité que beaucoup ignoraient.

Le crime a été perpetré à New Delhi, la capitale indienne.

Le crime a été perpetré à New Delhi, la capitale indienne./ Photo KlausNahr

Comme l’expliquait l’Express hier, l’étudiante de 23 ans a pris le bus à New Delhi après une soirée ciné – comme n’importe quelle étudiante – où elle s’est retrouvée aux prises avec six jeunes bourrés – comme ça peut arriver à n’importe quelle étudiante – qui l’ont violée au fond du bus sans que qui ce soit intervienne malgré le fait que le bus ait été contrôlé à plusieurs reprises par la police sur son trajet – comme ça ne devrait arriver à personne. Ajoutez à cela que ses intestins, son vagin, etc, ont été atteints de multiples lésions parce qu’entre autres sévices ils l’ont pénétrée avec une barre de fer rouillée et on est au comble de l’horreur. Spectateur désemparé, on est assailli de questions: pourquoi la police n’a rien fait? Pourquoi le chauffeur du bus n’a-t-il pas réagi? Qu’est-il advenu du petit ami de l’étudiante? Pourquoi une autre jeune femme indienne s’est-elle suicidée vendredi, arguant que la police avait refusé d’enregistrer sa plainte pour viol? Quel est le quotidien de ces femmes? Ont-elles peur tout le temps? Evitent-elles elles aussi les rues sombres la nuit pour ne pas faire de mauvaises rencontres? Est-ce que leurs taxis sont sûrs? Se font-elles raccompagnés par leurs amis le soir? A quel point ont-elles peur? Et est-ce que la famille de cette jeune femme pourra un jour se dire qu’elle n’est pas morte en vain?

-Lexie Swing-

Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, de Jonas Jonasson

Sur la couverture, un vieux monsieur en pyjama rose avec, dans sa poche, un gros pétard. Trouvé sur le coin d’une table de librairie, en même temps que Le goût des pépins de pommes, de Katarina Mazetti, « Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire » est un petit chef-d’oeuvre suédois, devenu quelques mois après sa sortie en mars 2011 un best-seller.

Un best-seller suédois paru en mars 2011./ Photo fnac

Un best-seller suédois paru en mars 2011./ Photo fnac

Allan Karlsson s’apprête à fêter ses 100 ans. Toute la maison de retraite est sur son 31 pour accueillir comme il se doit le roi de la fête… qui, pour l’occasion, préfère s’éclipser. Chaussé de ses éternelles pantoufles, il enjambe le rebord de la fenêtre, atterrit au milieu du parterre de fleurs et part au hasard pour échapper au courroux de « soeur Alice », son infirmière. La ville est petite et les journalistes en recherche de scoop. Rapidement, toute la région est sur les dents. Allan, lui, suit son bonhomme de chemin: de la gare routière à la maison de Jullius, du marchand de hot-dog à la maison d’un éléphant, le centenaire va de rencontres en aventures, poursuivi par de méchants trafiquants à qui il a « malencontreusement » volé de l’argent. Mais Allan Karlsson, qui a connu Truman, Franco, Staline ou encore Mao, en a vu d’autres…

Ce best-seller suédois est un petit bijou de fantaisie. Les aventures sont rocambolesques, les personnages extrêmement attachants et le XXe siècle quelque peu malmené mais on tourne les pages, avide de connaître ce qui arrive ensuite. Naviguant entre 2005, la deuxième guerre mondiale ou encore la guerre froide, on marche dans les pas d’Allan, épaté par ce vieux bonhomme qui picole autant qu’il déteste la politique et la religion.

– Lexie Swing –

Un patate’zotto pour les fêtes

Gratin, purée, pommes dauphines… on ne manque pas d’idées pour cuisiner la pomme de terre, pourtant on finit toujours par reproduire les mêmes recettes. Parce qu’elle est aussi un accompagnement idéal pour les fêtes, voici une préparation aussi étonnante que simple pour égayer chapon, dinde et autres filets de poissons.

Le patate’zotto est conçu sur le principe du risotto. Réalisée par plusieurs blogueuses, comme Cléa ou Anne, en 2007, après un atelier commun autour de la pomme de terre, cette technique permet d’obtenir des pommes de terre fondantes et goûteuses, pour une recette qui sied aussi bien à un repas en tête-à-tête qu’à une grande réunion de famille.

Un patate'zotto en accompagnement... d'un confit de canard./ Photo DR Lexie Swing

Un patate’zotto en accompagnement… d’un confit de canard./ Photo DR Lexie Swing

Pour deux personnes, comptez 3 grosses pommes de terre (Agatha ici), du bouillon de légumes et deux gros champignons de Paris. Faites bouillir 250 ml d’eau, à verser ensuite sur un cube de bouillon de légumes. Puis réservez.

Coupez en dés les pommes de terre et les champignons, épluchés et lavés. Faites chauffer une cuillère à soupe d’huile d’olive dans un wok, versez-y pommes de terre et champignons. Faites-les saisir entre trois et cinq minutes à feu vif, puis ajoutez-y une louche de bouillon. Dès qu’il est absorbé par la préparation, versez une nouvelle louche, en répétant ce geste jusqu’à ce que la totalité du bouillon soit absorbée. Environ 20 minutes sont nécessaires pour obtenir des pommes de terre bien fondantes. Assaisonnez de sel et poivre et servez aussitôt. Selon Cléa et Anne, il est possible d’ajouter du potimarron, de la cannelle ou encore des chataignes. Plutôt classe non?

-Lexie Swing-

Noël: l’attirail de la petite ménagère

Comme l’a fait remarqué récemment un blog du site Le Monde, le sujet du sexisme dans les catalogues de Noël revient, tout comme le sapin, chaque année. Outils pour les garçons, cuisinière et aspirateur pour les filles, les pages sont comme une ritournelle incessante qui nous renvoie à la figure que l’égalité hommes-femmes n’est pas tout à fait acquise.

Quels jouets sous le sapin?

Quels jouets sous le sapin?/ Photo Hades2k

Le blog mentionne notamment le travail de Rachel Duriez qui a fait de la modification des pages les plus sexistes son cheval de bataille. Après avoir réalisé un tumblr « Fais comme maman » (plateforme de microblogage) mettant en avant les exemples les plus flagrants, elle a patiemment contacté les magasins de jouets. Sans effet généralement.

Pêle-mêle dans son tumblr on retrouve donc les pages « Tout faire comme maman, c’est vraiment marrant » de chez KingJouet, le fer et la planche à repasser chez Cdiscount ou Auchan, les cuisinières, le chariot de ménage… bref la parfaite panoplie de la bonne à tout faire. Ah… et en avançant sur les pages, je viens également de découvrir une machine à laver, j’avais jamais vu ça encore… je suis bluffée.

Ce n’est pas le but de son tumblr, mais le sexisme existe également pour les jouets garçon dans la version « fais comme papa ». Lorsqu’on est une fille justement, les pages garçons paraissent toujours plus fun, c’est un peu l’inconnu: conduire une voiture, utiliser des outils, jouez avec des superhéros en gros muscles et petit slip, c’est un autre monde. Dans les faits, les petits garçons sont donc cantonnés au rôle d’homme à tout faire, cambouis sur les biscotos et rots en fond de gorge. Tout un programme!

 

-Lexie Swing-

Pour ou contre l’allaitement

« Pour ou contre l’allaitement »… la question revient souvent sur les forums de grossesse, sacralisant ce qui est à mon sens l’un des plus importants problèmes de la maternité d’aujourd’hui. Les femmes actuelles se doivent non seulement d’occuper des postes importants, sinon utiles, mais aussi de savoir cuisiner (retour au terroir et aux produits qui vont avec), d’avoir de l’ouverture d’esprit et de la culture (l’aventurière gagne des points), et bien sûr, mais il fut ainsi de tout temps, d’être « une bonne mère ». Et ce « bonne mère » implique toujours l’allaitement, toujours. Une femme qui n’a pas allaité ne le fait pas par choix mais par défaut (pas assez de lait, pas assez de temps). Du moins, beaucoup disent aujourd’hui ne pas avoir allaité « parce qu’elles ne le sentaient pas » mais sont aussitôt accusés de ne pas avoir voulu le bien de leur enfant, au profit de leur confort à elles. Le problème de toutes ces femmes, dont moi? Ces mères, qui ressemblent à s’y méprendre à celles du fameux Tea Party américain, qui s’érigent en parangon de vertu. Persuadées de de détenir les clefs de la « vraie » maternité, elles flagellent toutes celles qui ne suivent pas leur exemple à grands coups de « les statistiques prouvent que… », « l’enfant est mieux ainsi… », « c’est la nature qui nous a faites ainsi, les autres mammifères font pareil », avant que la sentence tombe: « mauvaise mère ».

Allaitement./ Photo Couscouschocolat

Allaitement./ Photo Couscouschocolat

Outre le fait d’avoir fait de la maternité une cause nationale et non plus un domaine de la sphère privée, ces mères ont réussi à faire de l’allaitement un enjeu. J’ai l’intime conviction que les mères d’hier tendaient naturellement vers l’allaitement, qu’elles arrêtaient au moment où celui-ci devenait incompatible avec leur vie personnelle (au bout d’un jour, un mois, un an) et nul ne s’en étonnait. Aujourd’hui, et dès les prémices de votre grossesse, où vous demandera invariablement « souhaitez-vous ou non allaiter? » Il faut se positionner, prendre parti, être dans un clan avant même de savoir ce qu’est la maternité. Et ceux qui n’ont jamais lu ou entendu une jeune mère épuisée par des nuits sans dormir, aux seins crevassés jusqu’à la gorge, se plaindre d’avoir échoué dans son rôle de mère, n’ont pas encore saisi l’ampleur du problème.

-Lexie Swing-