Le goût des pépins de pommes, de Katarina Hagena

Petit bouquin de poche acheté au détour d’un fouinage en règle à la librairie, « Le Goût des pépins de pommes » laisse une saveur… de circonspection!

Il s’agit du premier roman de l’Allemande Katarina Hagena, qui a fait grand bruit outre-Rhin à sa sortie en 2009, avant d’arriver à pas de loup en France.

Le premier roman de l'Allemande Katarina Hagena.

Le premier roman de l’Allemande Katarina Hagena./ Photo Amazon

L’histoire: A la mort de sa grand-mère Bertha, Iris (âgée de 25 à 30 ans) hérite de sa maison. Dans cette maison, elle a passé ses vacances d’enfant des Noël, des fêtes de famille. Elle y a aussi perdu il y a vingt ans de cela sa cousine chérie et partenaire de jeux Rosemarie. Pourquoi? Comment? Les pages laissent filer un sentiment d’inquiétudes et beaucoup de non-dits. Iris, la narratrice, abreuve le lecteur de souvenirs qui se réveillent tandis qu’elle parcourt la maison, revêtant à chaque nouveau jour la robe de bal de sa mère ou la tunique naphtalinée d’une de ses tantes.

Le roman flirte entre passé pesant (le grand-père était-il un nazi) à peine évoqué, secrets de famille peu dévoilés et nouvelle romance. Il laisse le lecteur sur sa faim à la manière dont une amie raconterait sa propre histoire: sans détenir toutes les clés. A celui qui souhaiterait lire une histoire dans laquelle on entre par de multiples portes jusqu’à en essorer le moindre détail, je conseillerais de passer son chemin. Pour les autres, « Le Goût des pépins de pommes » regorge tout de même de justes et jolies pensées, depuis ce vieil homme convaincu d’avoir fait l’amour avec la mauvaise fille parce que sa bouche n’avait pas le goût des pommes qu’elle aimait tant, jusqu’à Iris qui s’interroge, durant une page entière, sur ce qui se serait passé si, le soir de la mort de sa cousine, elle avait relevé la tête, répondu à son appel, était sortie de son lit. Des questions qu’on finit tous par se poser un jour.

-Lexie Swing-

Concours du premier roman, à vos écrans!

Le roman gagnant sera publié en juin./ Photo FALHakaFaILin

Le roman gagnant sera publié en juin./ Photo FALHakaFaILin

Il y a quelques jours, je suis tombée sur Twitter sur une invitation alléchante: désigner le « meilleur premier roman » parmi trois sélectionnés par RTL, Télérama ou encore Gallimard Jeunesse. 1362 manuscrits ont été reçus et décortiqués, afin de pouvoir désigner trois finalistes. Et désormais, c’est aux internautes de jouer. Nous avons jusqu’au 31 janvier pour lire et élire le grand gagnant, dont l’ouvrage sera publié en juin prochain. Christelle Dabos avec « La Passe-Miroir », Fabrice Emont et « Dis-moi qu’il y a un ouragan » ou Philippe Laborde avec « TK », le choix est certainement difficile. La lecture d’un roman entier (alors trois!) sur ordinateur l’est également, mais les 30 pages que j’ai déjà lues de La Passe Miroir m’ont suffisamment inspirées pour que je m’accroche. J’espère que les deux autres seront aussi savoureux…

-Lexie Swing-

Sablés citron et fromage frais de Martha Stewart

J’ai tenté il y a quelques jours les noeuds au citron de Martha Stewart, tout droit tirés de son livre « Biscuits, sablés, cookies… » (c’est ce qu’il me semble lire sur la tranche du moins, la distance canapé-bibliothèque divisée par la variable « vision de loin en baisse » rend le titre incertain). Comme j’ai divisé la recette en deux, ce sablé gourmand n’était pas exactement sablé par contre il était très moelleux. Je vous en fais donc profiter. Mes embouts pour la poche à douilles n’étaient pas suffisamment larges pour bien laisser passer la pâte, l’expérience s’est donc terminée en larges boudins mangés à même le plat. Je vous laisse en compagnie des deux plus réussis (imaginez les autres!).

Tentative de noeuds...

Tentative de noeuds…/ Photo DR Lexie Swing

Pour vos courses prévoyez donc de la farine, une grosse plaquette de beurre, du fromage frais type Philadelphia et Saint-Môret, du sucre en poudre et du sucre glace, un oeuf et un gros citron jaune.

J’ai donc divisé les proportions par deux pour environ une dizaine de biscuits.

Tamisez ensemble 210 grammes de farine, deux pincées de bicarbonate de soude, et deux pincées de gros sel. Dans le bol du robot, ou un saladier, mélangez 115 g de beurre mou et 45g de Philadelphia. Lorsque l’ensemble est crémeux, ajoutez 100g de sucre en poudre, un petit oeuf (Martha S. en met un gros, mais le différentiel est trop mince ce qui explique que les miens soient moelleux et non « sablés ») et deux cuillerées à soupe de jus de citron (vous pouvez en mettre une seule et rajoutez les zestes). Versez ensuite le mélange farine/bicarbonate/sel et tournez.

Préchauffez le four à 190°, glissez la pâte dans une poche munie d’une grosse douille cannelée et tentez de former des noeuds: faites d’abord un coeur auquel vous rajouterez deux petites pattes. Si ça ne marche pas, un zigwigwi fera bien l’affaire… Faites cuire entre 15 et 20 minutes (12 si vous avez doublé les proportions et tenté une version sablée), suivant l’épaisseur de vos biscuits. Ils doivent ressortir légèrement dorés sur le dessous. Une fois refroidis, saupoudrez les gâteaux de sucre glace.

-Lexie Swing-

Cinéma: inclassable « Ted » de Seth MacFarlane

Vous êtes vous déjà demandés ce que serait devenu votre adorable ours en peluche 25 ans après votre rencontre? Pour le moment, il dort sur votre vieille commode d’enfant mais, et si vous aviez fait le voeu de le rendre… vivant?

John et Ted... ont grandi./ Photo DR Allociné

John et Ted… ont grandi./ Photo DR Allociné

C’est en tout cas le souhait fait par John Bennett à l’âge de 8 ans. Parce qu’il n’a aucun ami, il demande à ce que son ours en peluche Teddy devienne réel. Une étoile filante et bingo: un coeur se met à battre sous la fourrure synthétique de la grosse peluche. Il est doux, rassurant et jure d’être à vie, « le copain de tonnerre » de John, pour le meilleur… et pour le pire! Presque 30 ans plus tard, Ted est toujours là, mais il a grandi: l’ours du petit garçon est devenu une peluche qui rote, s’enfile bière sur bière et qui ne sort jamais sans son bang. Il aime les filles écervelées mais bien gaulées, et les fêtes déjantées. Vous en rêviez? Seth MacFarlane l’a fait, et c’est un joyeux bordel. A voir le film, on en vient à se demander si une bande de scénaristes un peu dingue n’a pas joué à « imaginez ce que votre ours en peluche devenu vivant pourrait faire de plus trash ». Et dans le désordre ils ont donc pensé à : baiser une collègue caissière entre les choux et les carottes dans l’arrière-boutique, simuler une éjaculation faciale avec du Pouss-Mouss®, inviter quatre prostituées dont l’une fera, suite à un gage, ses « besoins » sur la moquette, faire kidnapper Ted par un père et son fils obsédés par cet ours magique, etc.
Heureusement, le film Ted n’est pas que ça. Malgré son côté totalement cinglé, il s’agit également d’une ode au passage à l’âge adulte. John Bennett, malgré la relation qu’il entretient depuis 4 ans avec la belle Lori, alias Mila Kunis, est, à 35 ans, ce qu’on a coutume d’appeler un « adulescent ». Pas d’engagement, de la fumette à longueur de journée et une vie envahie par l’ours Ted qui symbolise magnifiquement ici le refus de passer à l’âge et au statut d’adulte.

Un petit bémol cependant: la succession de situations rocambolesques empêche quelque peu d’entrer dans le film. On reste à la place de spectateur pur. Pourtant, l’idée initiale est excellente.

 

-Lexie Swing-

Pizza party? Tentez une pizza roulée: la stromboli

Vendredi, c’est pizza party. Bon pas toujours. C’est surtout « j’ai mangé de la soupe tous les soirs de la semaine alors place à quelque chose de gras/ plein de fromage et de pommes de terre/ avec un dessert chocolaté à la hauteur ». Ce vendredi, c’était donc pizza stromboli. Une pâte moelleuse roulée sur elle-même avec garniture généreuse au choix. Le principe est simple: réaliser sa recette habituelle et la rouler ensuite sur elle-même, de préférence à quatre mains.

Fromage, sauce aux tomates fraîches et généreuse mozzarella./ Photo DR Lexie Swing

Jambon, sauce aux tomates fraîches et généreuse mozzarella./ Photo DR Lexie Swing

Pour la recette, j’ai testé celle de « La popotte de Manue ». Pour les courses, prévoyez donc un demi-paquet de farine, un cube de levure fraîche, de l’huile d’olive et du sel.

Diluez 15g de levure dans 50 ml d’eau tiède. Mettez dans le bol du robot ou dans votre saladier habituel 500g de farine T55, 250 ml d’eau tiède, 3 cuillères à soupe d’huile d’olive. Dans un coin du bol glissez deux cuillères à café de sel et dans un autre coin le mélange levure/eau. Pétrissez cinq minutes.

Faites une boule, couvrez d’un linge et laissez reposer dans un coin chaud jusqu’à ce que la pâte ait doublé de volume. Farinez le plan de travail, dégazez la pâte avant de l’étalez en rectangle puis recouvrez-la de tous les ingrédients qui vous font rêver (ici mozza di buffala, sauce aux tomates fraiches et jambon blanc – on a le rêve soft). Roulez-la pâte serrée, et laissez reposer le temps que le four préchauffe (10 minutes à 200 degrés). Badigeonnez la pizza d’huile d’olive à l’aide d’un pinceau de cuisine et faites des entailles régulières (espacements qui correspondront mas o menos à une part) avec un couteau très aiguisé. Enfournez pour une trentaine de minutes.

Le principe est original et moelleux et, une fois n’est pas coutume, la pizza est encore meilleure le lendemain. Régalez-vous!

-Lexie Swing-

Un marbré moelleux pour le goûter

Facebook, forums, Twitter, la France s’était nouée lundi son tablier de cuisine pour suivre « Le meilleur pâtissier » sur M6. Entre « mmmh » et « ooooh », toute la blog/facebook/twittosphère » ne parlait que des tartes qui défilaient en prime-time. Même si l’Express juge le premier épisode de l’émission « très tarte » (le jeu de mot était facile au passage), « Le meilleur pâtissier » dont le jury est d’ailleurs composé de Cyril Lignac, « chef préféré des Français » dit toujours la chaîne (C’est du sondage Ipsos ça?), et de l’excellente Mercotte, a au moins le mérite d’avoir donné envie de cuisiner à 50% des téléspectateurs (sondage maison, à l’oeil). J’en fais partie.

J’ai donc remonté mes manches pour me plonger dans un « marbré », communément appelé « Savane maison » chez nous. Pour la recette, direction le blog d’Audrey Bourdin. Ce que j’apprécie dans sa recette, c’est qu’elle utilise du chocolat et non pas du cacao. Peut être que la fine fleur du marbré, chez Savane en particulier, ne se déguste qu’agrémenté de cacao, mais je trouve que le chocolat en morceaux lui donne une tenue en plus.

Marbré au chocolat

Tout est dans la vague./ Photo DR Lexie Swing

Pour vos courses: farine, quatre oeufs, sucre, une brique de crème liquide entière, de la levure ou du bicarbonate, une tablette de chocolat noir à pâtisser, une petite plaquette de beurre doux ou salé, de la vanille (extrait, gousse, sucre vanillé…), du lait. Commencez par battre ensemble 120g de beurre mou (salé pour moi) et 210g de sucre. Ajoutez ensuite quatre oeufs, un par un, en remuant entre chaque. Pour le moelleux (annoncé par Audrey, et approuvé par moi et sûrement des dizaines d’internautes), rajoutez 120 g de crème liquide entière, puis 220g de farine et une demi-cuillère à café de bicarbonate de soude (ou un sachet de levure chimique) tamisés ensemble. Viens ensuite le moment fatidique où Audrey ajoute les graines d’une gousse de vanille, le genre de trucs que je n’aie jamais. Je me suis donc fendue de quelques gouttes d’extrait de vanille et d’un sachet de sucre vanillé.

Séparez votre pâte dans deux saladiers (à parts égales), faites fondre 120 g de chocolat noir dans 4 cuillères à soupe de lait, puis incorporez à l’un des deux saladiers. Réservez au frais une heure environ.

Préchauffez votre four à 180°, beurrez un moule à cake puis versez, en alternant, la pâte au chocolat et la pâte nature (j’ai fait chocolat-nature-chocolat-nature). Enfournez pour 40 minutes, puis baissez le four à 160° et faites cuire 20 minutes supplémentaires. Vous vous léchez les babines? Ce n’est pas fini! Sortez le cake du four, mélangez 15g de sucre et 4 cl d’eau, et nappez-en le cake toujours dans son moule à l’aide d’un pinceau de cuisine. Emballez cake et moule dans du film alimentaire et laissez reposer deux heures (j’ai attendu une heure et demi, ensuite je n’en pouvais plus de le voir, je l’ai attaqué).

Le mien est un peu plat, j’ai oublié le bicarbonate… Mais la preuve, ça marche aussi sans puisqu’il est démentiel! Vous avez vu ces vagues, ça fait rêver hein?

-Lexie Swing-

Grossesse: les joyeux symptômes de la femme enceinte

Pertes, vertiges, nausées, fatigue…. Le cocktail est détonnant, le résultat peu agréable et pourtant il s’agit pour beaucoup de femmes du « mélange idéal », celui qui prédestine un « + » sur un test de grossesse.

Deux barres parallèles: un test de grossesse positif.

Deux barres parallèles: un test de grossesse positif.

Vous avez déjà eu la gastro-entérite, la grippe? Vous avez déjà passé plusieurs nuits accroché à une bassine comme Robinson à son radeau de fortune? Il s’agit rarement de souvenirs agréables, et pourtant ce sont ces mêmes symptômes qui vous rendront euphorique le moment venu (sûrement encore plus si vous êtes le conjoint, ça s’appelle « les avantages sans les inconvénients »). Un petit tour par les forums de grossesse sera la meilleure illustration: « J’ai des pertes marrons et des douleurs de règles, suis-je enceinte? » Entendez par là que la demoiselle est pliée en deux sur son canapé. « J’ai le ventre ballonné et très mal aux reins »… Vous vous souvenez de vos coliques néphrétiques, celle où vous vous rouliez pas terre en gémissant « je vais mou-riiiir » (la séparation des deux dernières syllabes et l’accentuation de l’ultime voyelle est importante), ça vous revient? C’est un symptôme! « J’ai passé la nuit à vomir et j’ai des vertiges dès que je me lève. » La gastro couplée à la grippe, le meilleur des deux mondes.

Tous ces symptômes que l’on abhorre d’ordinaire puisqu’ils sont annonciateurs de moments peu sympathiques revêtent soudainement leur costume de fête. Je vous en fait la promesse très officielle. Une femme qui cherche à tomber enceinte peut prononcer des phrases aussi improbables que « Chéri(e), j’ai l’impression qu’on essaye de m’arracher le sein droit, les entrailles, j’ai une migraine depuis deux jours et je viens de rendre le gigot de midi, c’est superfragilisticultraformidable non? »

Dans tous les cas, et pour celles qui chercheraient la recette idéale, il n’y a pas un symptôme qui se ressemble, pas une femme enceinte qui puisse comparer sa grossesse à celle d’une autre. En vrac, on peut cependant considérer que:
des maux de ventre, une hyper-émotivité, des nausées/vomissements, de la fatigue, des vertiges, des insomnies, des pertes blanches, parfois des pertes marrons, des douleurs à la poitrine, des maux de tête, une hypersalivation, des gencives qui saignent, peuvent être des signes de grossesse. Vous pouvez les avoir tous (petite veinarde) comme aucun. Le seul à vraiment prendre en compte est l’absence de règles, ou aménorrhée, même s’il arrive à certaines femmes d’avoir ce que l’on a coutume d’appeler « des règles anniversaire ».
Dans tous les cas, inutile d’énumérer vos symptômes sur un forum puisque la réponse sera invariablement la même: « Faites un test ». Et sans faire de pub, les tests qui écrivent en toutes lettres « Enceinte » ont quelque chose en plus, un petit côté Cupidon qui devrait vous plaire…

-Lexie Swing-

Le Canada vu par les Canadiens

Prenez une soirée, une vingtaine de convives l’estomac rassasié par les amuses-gueules et lancez: « J’envisage d’immigrer au Canada ». C’est un sujet de conversation sans fin, un de ces thèmes qui réunit parce que les gens ont toujours dans leur entourage « quelqu’un qui connaît quelqu’un ». Et ce quelqu’un, connu par le camarade de votre quelqu’un à vous (ça se complique hein?), a immigré, lui, au Canada. Il (Elle) a un salaire de dingue, une maison au bord du lac et passe ses week-ends à New York ou Seattle (tout dépend d’où vient le quelqu’un de votre quelqu’un, le Canada fait 9 984 670 km2 de superficie, la France 675 417 km2, nous n’avons pas les mêmes valeurs…).

Tout ça pour dire que le Canada, qu’on veuille s’y installer pour la vie ou écumer ses rivières pour un été, ça fait rêver… et pas que nous! La preuve, Voyage Montréal a demandé aux Canadiens d’envoyer quelques minutes de vidéo pour illustrer « leur Canada ». Résultat: 65 heures de vidéo, résumées pour le moment en 2 minutes. Un shot de grands espaces, d’animaux, de sports, de gratte-ciel et de moments d’ivresse à s’injecter sans attendre.

-Lexie Swing-

Le cochon nain, un NAC à la mode

Chien, chat, gerbille… vous trouvez ça has been? Vous êtes plutôt « retour vers la nature », confitures et légumes du jardin? Le cochon nain est fait pour vous.

Bébés cochons vietnamiens./ Brent Moore

Bébés cochons vietnamiens./ Brent Moore

Appelé aussi cochon vietnamien ou cochon chinois, il est gros comme un labrador et largement aussi intelligent. Pesant de 35 à 60 kilos environ, et mesurant de 35 à 55 cm au garrot, il peut vivre en partie à l’intérieur. Par comparaison, un cochon de ferme pèse environ 300 kilos. Exit l’idée du cochon comme animal sale, il apprend tout aussi bien qu’un chien à faire ses besoins à l’extérieur, voire dans une litière lorsqu’il est encore petit. Il atteint sa taille adulte à l’âge de 3 ans. Le cochon nain possède des petites oreilles courtes et un groin écrasé qui le fait ressembler, selon un internaute propriétaire, « à un cochon qui se serait pris une porte ».

Balade en laisse

Balade en laisse./ Photo DR Eli Duke

Assis, couché, pas bougé, il sait tout faire, même dormir sur la descente de lit. Il finit les restes (mais plutôt végétariens quand même, les plats riches en lipides sont mauvais pour lui), peut être transporté en voiture et se révèle généralement plus rustique que le moindre cabot aboyeur. Qui voudrait d’un chien après ça?
Attention, cependant, un cochon nain, comme n’importe quel animal, n’est pas un jouet. Il nécessite un habitat particulier, une nourriture adaptée et des soins quotidiens. Plusieurs sites recensent les éleveurs sérieux et prodiguent des conseils pour bien élever son cochon, à l’image de groingroin.org. Alors, convaincu?

-Lexie Swing-

Invincibles rugbymen français

Samedi soir, les Bleus du rugby battaient les Pumas lors des matchs de la tournée d’automne. 39 à 22, une véritable leçon donnée aux rugbymen argentins par une équipe de France particulièrement solide. Une semaine plus tôt, l’équipe composée par le sélectionneur Philippe Saint-André laissait pourtant dubitative. Mais ça, c’était avant (je regarde trop la télé). Avant que les Bleus remportent, façon promenade de santé, un superbe match contre les Australiens le 10 novembre. Le score: 33 à 6. Quand on connaît le niveau historique de ces insulaires en matière rugbystique, ce n’est plus une victoire, c’est un hommage aux Dieux (du stade). (Non, pas ceux qui sont tout nus sur les calendriers). (Quoique…). Le problème avec les sportifs français, c’est qu’ils sont inconstants. On festoie après une victoire à l’arrachée pour finalement repartir tête basse dès la partie suivante. C’est assez agaçant. Ça explique cependant l’engouement suscité par les handballeurs français, rois presque incontestés en Europe et même au niveau mondial, de la moyenne balle ronde. Mais bref, il semblerait que cette nouvelle équipe de France de rugby soit de cette trempe là. Ou qu’elle ait décidée, comme le soulignait le site du Point après la victoire de samedi, de « ne pas être Français ». Les probabilités n’allaient pourtant pas dans le sens des Bleus, les Pumas ayant jusqu’ici remporté huit de leurs douze rencontres.

Brice Dulin incertain pour le match contre les Samoa

Brice Dulin incertain pour le match contre les Samoa./ Photo DR Pierre-Selim (http://www.flickr.com/photos/pierre-selim/)

A bord du bateau Saint-André, une charnière Michalak-Machenaud (essayez de le dire plusieurs fois, c’est un excellent exercice de diction) qui fait redécouvrir l’ex-Toulousain Frédéric Michalak au public français. Le rugbyman a ainsi pu redorer son blason en apportant la corde manquante à son jeu originel: le sens du collectif. Excellent travail de défense mais surtout un jeu au pied quasi parfait (9 sur 10) qu’on ne lui connaissait plus, voilà qui laisse augurer le meilleur pour la suite. A ne pas oublier: Florian Fritz, qui assure les coups de pied longue distance avec sa force légendaire. Autre joueur particulièrement marquant, Brice Dulin n’a, pour sa part, pas failli à sa jeune réputation. A 22 ans, l’Agenais, actuellement titulaire au Castres olympique, a fait son entrée au poste d’arrière dans l’équipe de France. Blessé au muscle fessier (plus classe que l’expression « à la fesse » comme j’allais initialement l’écrire) et à la cuisse, la participation de ce dernier reste incertaine face aux Samoa, ainsi qu’annoncé aujourd’hui en conférence de presse. Il serait alors remplacé par Benjamin Fall (Racing Métro 92), qui avait d’ailleurs rejoint l’équipe de France pour la première fois à l’automne 2009 pour un match contre les Samoa.

Pour la suite des événements et, on l’espère, des victoires, rendez-vous samedi lors d’un match qui s’annonce épique après l’éclatante victoire des Samoans la semaine dernière, tombeurs du Pays de Galles.

-Lexie Swing-