Mon petit cuisinier de l’Halloween

Pour son premier Halloween, Miss Swing était déguisée en lion (mon plaisir). Pour son deuxième, grâce à une team d’amies, ma belle s’est retrouvée avec un très beau costume de Petit Chaperon Rouge, incluant le loup et mère-grand.

Cette année, je voulais lui faire plaisir tout en tuant dans l’oeuf toute envie de déguisement de princesse (joke)(or not). Un soir j’ai été saisie d’une idée qui m’a semblé lumineuse : un déguisement de petit chef. Elle parlait depuis longtemps d’avoir son propre tablier. L’occasion était parfaite d’en faire réaliser un personnalisé et sur-mesure.

La toque assortie./ Photo DR Lexie Swing

La toque assortie./ Photo DR Lexie Swing

Après quelques recherches sur Etsy, je suis tombée sur la page d’une couturière québécoise qui proposait exactement ce que je recherchais. Elle suggérait de lui envoyer un courriel pour soumettre nos préférences. Au final, ce n’est pas un mais une dizaine de courriels que nous avons échangés, tandis qu’elle me suggérait des couleurs et des motifs, ou m’interrogeait sur la personnalisation du tablier.

Le tablier replié par mes soins./ Photo DR Lexie Swing

Le tablier replié par mes soins./ Photo DR Lexie Swing

Son service a été parfait. Sa rapidité d’exécution incroyable. Son travail… Superbe! Le tablier n’a rien à envier aux grandes marques de la couture. Il est personnalisé d’un bouton de bois marqué « Chef B… » et Julie a réalisé une toque assortie au tablier. J’ai fait quelques points de couture sur l’ensemble car il a été confectionné pour lui aller plusieurs années et je ne voulais pas qu’elle s’empêtre dans le bas en jouant avec ses amis, ce matin, à la garderie. En tout cas, aux dires de son papa, lorsqu’elle a passé la porte, elle a largement remporté les suffrages…

La boutique de Julie, nommée « Ça, c’est à moi » est à découvrir sur Etsy.

-Lexie Swing-

Carnets de bord

Late writing./ Photo Terry Brock

Late writing./ Photo Terry Brock

Il y a tout dedans. Toutes les aventures de mes petites moussaillonnes. Leurs premiers sourires, leurs premières dents, leurs tailles, leurs chansons préférés et les livres que nous lisons. Il y a aussi mes impressions et la liste des noms que nous avions retenus. Aussi souvent que possible, je leur raconte. Comment c’est la vie, ce que nous faisons comme travail, qui est venu en visite et leurs jeux du moment. Parfois je leur pose la question : « Qui es-tu au moment où tu me lis? A quoi ressembles-tu? Et à quoi penses-tu? »

Ce sont leurs carnets de bord. Tout à la fois contextuel et émotionnel. J’y note le nom du premier ministre et la couleur de leur chandail préféré. Je veux me rappeler. Et je veux qu’elles puissent se nourrir des détails de leur enfance, comme je le fais avec la mienne, tannant ma mère pour en savoir plus. Qui étais-je? A qui ressemblais-je? Est-ce que je dormais bien? Est-ce que j’étais petite, ou grande? Etais-je timide? Extravertie? Qui était ma meilleure amie?

Lorsqu’on devient parent, le besoin de retrouver l’enfant qu’on était devient pressant. Moi j’aime bien comparer, me référer. Sont-elles comme moi? Ont-elles les mêmes habitudes? De qui ont-elles hérité ce goût pour le sommeil? Je suis chanceuse, ma maman est là pour égayer mes souvenirs. Mais j’ai beau frapper de la phalange le bois de ma table à dîner, je ne peux leur assurer que je serais là, toujours, pour leur raconter. Alors je leur écris. Et de temps en temps, je plonge dans leurs carnets pour en retirer une date, une mensuration. Nul besoin de fouiller à la recherche du carnet de santé, j’ai mon mémo personnel. Les dates y sont précises, les impressions franches. Et je garde précieusement ce petit bout de leur enfance, avant de le leur transmettre.

Et vous? Album photo? Carnet ? Boîte à souvenirs? Avez-vous fait quelque chose?

– Lexie Swing-

Le goût chez l’enfant : et la diversification?

Diversification autonome./ Photo Ani-Bee

Diversification autonome./ Photo Ani-Bee

Il y autant de modèles de diversification que de cultures, de tendances ou encore de pays. Quand nous avons commencé la diversification, nous étions encore en France. C’était l’été et nous avions fait goûter à la miss ses toutes premières cuillères : des carottes en purée. Arrivés un mois et demi plus tard au Canada, nous avions quelques aliments de retard, n’en déplaise aux médecins canadiens qui recommandent les céréales en premier lieu.

Chacun fait finalement comme bon lui semble, en accord avec ses propres idées. De notre côté, nous avons choisi de :

  1. Ne pas commencer par les céréales. Les céréales sont plutôt pauvres en goût et ont souvent pour mission de rassasier les petits gloutons. A moins que la petite mandarine ne se révèle un enfant soudainement affamé, nous nous en tiendrons au « plan initial ».
  2. Commencer vers 5 mois. Selon les guides français et canadien, la diversification devrait commencer entre 4 mois révolus (l’enfant fête donc son 5e mois) et 6 mois révolus. Pour miss Swing, nous avions coupé la poire en deux. Elle n’était pas spécialement intéressée par la nourriture, mais en bons parents-pour-la-première-fois, nous avions hâte de lui faire goûter toutes sortes de légumes. Si la petite mandarine montre de l’intérêt pour la nourriture avant cela, nul doute que nous testerons quelques légumes et fruits. Après tout, c’est LE premier signe que l’enfant est prêt.
  3. Lui faire boire l’eau de cuisson des légumes. Cela peut sembler scabreux de prime abord, et pourtant. A partir du 5e mois (un mois avant de commencer la diversification donc), nous avons acheté des légumes bios que nous faisions cuire à l’eau. Avec cette eau, nous préparions nos biberons (et nous mangions nos légumes cuits à l’eau donc ;)) (ceci dit, ça peut-être l’occasion de préparer et congeler quelques purées). L’idée est de préparer le corps du bébé à recevoir les nutriments lors de la future diversification. Elle vient de l’homéopathe de mon amie A., si mon souvenir est bon, et elle se tient.
  4. Faire « trois jours ». Donner le même aliment plusieurs jours de suite, c’est s’assurer que l’enfant n’y est pas allergique. Car si certaines allergies interviennent immédiatement, d’autres peuvent mettre plus de temps à se déclarer. Et quid alors de l’aliment à incriminer?
  5. Oublier les patates. L’amidon de la pomme de terre est dur à digérer pour un nouveau-né. Pourtant, les médecins français recommandent volontiers de proposer des purées « légumes et patates ». Nous avons donc dit « oui oui » à notre médecin tout en pensant le contraire. Et nous avons effectivement fait le contraire.
  6. Tout tester. Au Canada, on recommande aujourd’hui d’introduire le plus tôt possible des aliments qui, hier, étaient introduits très tard car réputés très allergènes. Comme la plupart des pays occidentaux sont en train de rejoindre le Canada sur ce point, nous suivrons la tendance en introduisant arachides et autres fruits tropicaux dès les premiers mois de la diversification.
  7. Donner des purées. Je me suis intéressée à la diversification autonome, durant laquelle l’enfant découvre les aliments, en morceaux, par lui-même, et j’ai trouvé le principe très pertinent. De nombreux exemples montrent aujourd’hui qu’il s’agit d’une excellente façon de faire découvrir de nouveaux goûts à l’enfant. Pour autant, c’est un principe que nous n’appliquerons pas car il ne convient pas à notre mode de vie, ni d’ailleurs à notre degré de patience. Nous sommes tous deux des obsessionnels des miettes sur la table, nous peinons à garder notre calme lorsque la miss échappe des morceaux saucés, nous avons une peur bleue de l’étouffement (nous avons attendu les un an et de nombreuses dents de Miss Swing pour lui donner un morceau de pain), la garderie où elle commencera à 8 mois donne les repas à la cuillère… bref, les conditions ne sont pas vraiment réunies pour tester la diversification autonome de notre côté (même s’il y a une évidente mauvaise volonté parentale de notre bord).

Je crois qu’il est indispensable de donner la chance à l’enfant de découvrir le vrai goût des choses : une carotte sans sel, une compote sans sucre (ajouté), un yogourt sans arômes. On a trop tendance à adapter nos propres goûts et à les reproduire sur notre enfant, au motif qu’il ne pourra aimer les sardines ou le yaourt sans sucre puisque nous-mêmes sommes bien incapables d’en manger. C’est comme le couvrir systématiquement sous prétexte que l’on porte toujours un pull ou bien le faire dormir avec une veilleuse parce que les enfants ont peur du noir. Il y a toutes sortes d’enfants. Et certains n’aiment pas le chocolat.

Et chez vous, quelle diversification? A la cuillère? Autonome? A partir de quel âge? Qu’avez-vous introduit plus tard?

-Lexie Swing-

Cours de cuisine pour enfants

Petit chef./

Petit chef./

Lorsqu’on a un enfant, on aspire à passer du temps seul avec lui. A fortiori encore plus lorsqu’il est au coeur d’une fratrie et que tous les pedopsys de la terre recommandent de passer du temps de qualité avec chacun d’eux. Pas évident, en effet, de passer de bons moments lorsqu’il faut jongler tous les jours avec le rangement, le ménage, les devoirs, les cris du premier, les pleurs du deuxième. On voudrait bien faire mais rapidement l’attention dérape. Et puis, ce n’est pas toujours drôle pour un parent de jouer à la poupée ou de faire des puzzles niveau 3+.

Je suis d’avis que, si l’on veut partager une activité avec son enfant, il est important d’en choisir une qui plaise aux deux, et pas seulement chercher quelque chose qui plaira à sa progéniture en se pliant à ses desiderata. Faire quelque chose pour son gamin, c’est bien, faire quelque chose pour vous deux, c’est encore mieux.

Chez nous, faire la cuisine est un plaisir. C’était déjà quelque chose qui nous plaisait en tant que couple, et nous l’avons transmis, je crois, à notre fille. J’aime peut-être ça un peu plus que Mr Swing, en tout cas je m’y plie plus volontiers. C’est pourquoi j’ai pensé que partager un cours de cuisine mère-fille serait sûrement une bonne idée. Pour le moment nous cuisinons ensemble à la maison, car à deux ans et demi elle n’a pas encore l’âge requis. Mais j’ai découvert avec plaisir que l’école culinaire du Provigo de Saint-Bruno proposait des cours dès 3 ans. Il y a fort à parier que les chefs nous verrons débarquer dès février!

En attendant, voici quelques adresses pour les parents qui aimeraient apprendre à cuisiner avec leurs enfants. J’en ai trouvé beaucoup plus en France qu’au Québec. J’ignore si seul le référencement de Google en est la cause, ou si l’offre est définitivement moins importante.

Au Québec :

En France :

Listes non exhaustives, n’hésitez pas à communiquer vos bonnes adresses!

 

-Lexie Swing-

Le goût chez l’enfant : comment lui faire manger de tout?

Souper./ Photo Natasha Mileshina

Souper./ Photo Natasha Mileshina

Je pose la question mais je n’ai pas la réponse. Je n’ai que des pistes de réponses. Le goût de chaque individu lui est propre, et les enfants habitués à manger exactement les mêmes plats développeront parfois des goûts diamétralement opposés, l’un préférant le sucré, quand le second ne jurera que par la charcuterie. Il s’agit moins d’une habitude que d’une conséquence physiologique.

Mais comment faire en sorte que, sans prétendre lui faire « aimer » tout, on le pousse à manger le plus de choses possibles. Je ne prétends à aucune expertise, si ce n’est celle-ci : je suis l’enfant qui n’aimait rien. Votre pire cauchemar de parents. Celui avec qui chaque dîner est une foire, et chaque sortie au restaurant une crise de nerfs. L’enfant avec qui vous n’irez jamais en Asie parce qu’il ne mange ni le riz, ni les sauces, ni le « mélangé ». L’enfant qui fait une crise quand la sauce de la viande a touché la purée mousseline. Pour qui il faut demander un hamburger « nature » dans les fast-food avec l’échange surprenant que l’on sait (« Nature s’il-vous-plaît. », « Nature? Sans rien? », « Sans rien », « Sans le steak? », « Non avec le steak quand même »). Ou renvoyer une énième fois un plat de pâtes parce que « pâtes nature » pour les Italiens impliquent forcément des herbes dessus, et que l’enfant difficile ne mange pas les pâtes avec des herbes dessus (il les mange avec du Pavé d’Affinois).

Je pourrais continuer sur des lignes et des lignes ainsi. J’ai commencé à manger des tomates vers 12 ans, des oeufs sur le plat vers 14 (j’aimais les oeufs, mais pas sur le plat. Pourquoi? Mystère), le fromage de chèvre à peu près au même moment… Vers 20 ans, j’ai commencé à ajouter de la sauce dans la salade verte, puis enfin passé l’étape du riz à 22 avant d’accepter de manger des pâtes à la sauce tomate quelques années plus tard. Votre pire cauchemar, je dis.

Avec le recul, je me rends compte de la galère que ça a été pour mes parents, pour mon grand frère qui ne pouvait jamais choisir un restaurant, pour la famille qui me gardait en vacances, et pour moi-même, terrifiée de devoir dîner chez des gens que je connaissais pas, et devoir faire honneur à du foie de veau, des brocolis ou encore du boudin. J’ai voulu épargner à ma fille (celle qui mange autre chose que du lait) mes difficultés. Alors très tôt, je me suis plongée dans le petit guide du « tout faire manger à votre enfant », et j’ai su qu’il n’y avait pas de solution.

Mais qu’il y avait des possibilités.

  1. De deuxième plat jamais tu ne feras. C’est un principe établi. A moins d’avoir un enfant dont le goût est déjà bien marqué et qui mange presque de tout. On peut alors lui proposer un plat qu’il aime le jour où ses parents ont décidé de s’offrir des petites douceurs pour le repas du soir (généralement : des huîtres). Pour tous les autres, on oublie le deuxième plat. On goûte une bouchée, une seule. Il n’aime pas? Ce n’est pas grave. Il mangera au repas suivant. Non il ne mourra pas de faim.
  2. Dix fois tu reproposeras. Le goût d’un enfant se développe lentement. Des choses qu’il mangeait bien (exemple : les carottes) peuvent devenir son pire ennemi, quand il se mettra soudainement à aimer les champignons. Les spécialistes estiment qu’une dizaine de tentatives peuvent être nécessaires avant que l’enfant décide que « finalement, c’est bon ». Et quelque chose qu’il n’aimait pas à 5 ans peut soudainement devenir agréable à son palais à 10 (j’en suis la preuve).
  3. De dessert tu ne priveras pas. Il est mieux de ne jamais faire de la nourriture un enjeu, pour éviter des dérapages à l’adolescence vers les troubles alimentaires. L’enfant ne veut pas manger son plat, même après avoir goûté une bouchée? Il attend à table et prend ensuite son yogourt avec tout le monde. On ne menace pas « si tu ne manges pas tu seras privé de dessert ». Par contre on ne lui file pas deux petits suisses et la moitié du brie au motif que « le pauvre petit va avoir faim ». La dose normale. Il se rattrapera au prochain repas on a dit.
  4. Resservir tu oublieras. On ne ressert pas le même plat au goûter à son enfant, ni le soir. Et d’ailleurs on ne le laisse pas des heures devant en espérant qu’il finisse. Qu’espérez-vous en réalité?
  5. Décorer le plat tu feras. Il y a mille façons d’appâter l’enfant, en dessinant un bonhomme dans ses asperges ou des avions dans ses saucisses. On peut aussi dissimuler les légumes maudits dans une panure légère, noyer le poisson dans de la purée (ça fait de la brandade) (je déteste toujours ça)… Il y a  plein d’idées!
  6. Cuisiner avec lui tu essaieras. Faire cuisiner l’enfant est l’un des actes positifs à faire pour l’aider à apprécier la nourriture. Il sera plus enclin à goûter le plat qu’il a lui-même préparé. Il appréhendera aussi différemment la nourriture, les repas, etc. Et puis vous créerez peut-être une vocation.
  7. Un plat spécial tu ne commanderas pas. J’ai lu il y a quelques années le témoignage d’un chef français qui disait que, selon lui, on faisait une erreur en commandant des menus pour enfants dans les restos. Souvent, ceux-ci sont en effet des plats « faciles » : pâtes, poulet, etc. Les enfants ne font donc pas l’expérience culinaire que l’on réserve souvent à un moment au restaurant. Je trouve cependant sympa que les enfants puissent manger ce dont ils ont envie au restaurant, histoire que ce soit un moment agréable pour tous. Ceci dit, l’avis de ce chef est intéressant. Comme Miss Swing mange des petites quantités, nous avons renoncé à lui commander des menus enfants pour le moment. Nous demandons plutôt une petite assiette supplémentaire, dans laquelle nous lui mettons ce qu’elle désire de nos propres plats. C’est ainsi qu’elle a découvert les crevettes (son grand-père n’a pas pu y goûter lui), la moutarde, le poulet curry, etc. A tester donc, au moins de temps en temps. Ledit chef suggérait aussi, pour un enfant plus grand qui aime la gastronomie, de lui faire faire une assiette spéciale (par là entendez « plus petite ») avec un plat de la carte.

Le point 4 m’inspire d’ailleurs quelque chose. Demandez-vous ce que vous attendez de l’apprentissage du goût. Voulez-vous que votre enfant mange? Aime? Goûte? Vous obéisse? Un enfant que l’on laisse des heures devant son plat avec les pires menaces n’apprendra pas pour autant à aimer un plat. Il ne l’aimera toujours pas la fois suivante, même si vous lui mettez de force dans la bouche, et il y a fort à parier que le plat le dégoûtera encore plus. La nourriture doit se découvrir et s’apprécier, car elle est un élément important de notre vie. Pour notre propre survie, bien sûr mais aussi pour tout ce qu’elle véhicule : le plaisir, le partage, les moments entre amis ou en famille.

-Lexie Swing-

 

Goût, enfants et cuisine : le gâteau à 4 mains

Gâteau chocolat-noix de coco./ Photo DR Lexie Swing

Gâteau chocolat-noix de coco./ Photo DR Lexie Swing

Je lance ma semaine cuisine, goût et enfants. Parce que développer le goût, c’est important. La vache, j’aurais pu bosser pour mangerbouger.fr…

Dimanche, Miss Swing, vêtue de son plus beau tablier (à découvrir vendredi!!), a retroussé ses manches pour nous concocter un dessert. En vérité, il était « pour papa » mais celui-ci ne goûtant rien du tout à cause d’un rhume carabiné, je me suis sacrifiée de bonne grâce pour le tester. Le gâteau du jour : noix de coco – chocolat. D’une simplicité enfantine donc. Et une super idée pour un moment de cuisine parents – enfants. La recette d’origine est issue de ce site. Je voulais que nous réalisions ensemble un gâteau qui soit bon (ça va de soi), mais aussi présentable pour un repas un peu chic, facile à réaliser pour un enfant, et avec une partie réservée à l’adulte (pour la touche « à 4 mains »). Le voici.

Ingrédients :

  •  2 œufs
  • une tasse de sucre
  • une tasse de farine
  • 1/2 tasse de lait
  • 1/4 de cuillère à thé de vanille liquide
  • 15 ml de beurre
  • 1/2 cuillère à thé de poudre à pâte (levure)
  • Une tasse de grosses pépites de chocolat ou de pistoles

Glaçage

  • 1/2 tasse de cassonnade
  • 1/2 tasse de noix de coco rapée
  • 45 ml de beurre
  • 60 ml de lait

Couvrez l’enfant. Couvrez la table. Couvrez le sol. Couvrez le chien.

Armez l’enfant d’un fouet à sa taille, et c’est parti.

Préchauffez votre four à 340° F ou 170°C.

Cassez les œufs dans un cul-de-poule, et laissez votre petit ajoutez le sucre. Battez la préparation. Lui d’abord, pour mélanger. Vous ensuite, pour obtenir un mélange mousseux.

Faites chauffer le beurre 30 secondes par 30 secondes au micro-ondes dans un bol. Ajoutez le lait et la vanille, et aidez votre enfant à verser précautionneusement le tout dans le cul-de-poule. Laissez-le mélanger. Ajoutez « plus vite » quand il faiblit (au bout de 4 secondes généralement).

Incorporez progressivement le mélange farine-levure au mélange liquide. Le deal? Au début, vous versez, l’enfant mélange. Ensuite vous échangez. La tendance voudra que votre tout petit verse d’un coup la fin malgré les « doucement » que vous répétez, vous serez alors bien avisé de fouetter nerveusement votre préparation afin d’éviter les grumeaux.

Laissez-le ajouter les pépites de chocolat, veillez à ce qu’il n’ait pas déjà mangé la moitié du paquet et anticipez en lui proposant quelques morceaux au préalable. Versez la préparation dans un moule à gâteau beurré (ou recouvert de papier sulfurisé pour ma part). Rendez le cul-de-poule à votre cuisinier en herbe afin qu’il fasse ce que tout cuistot qui se respecte devrait faire : lécher le plat.

Enfournez pour 35 minutes. Un peu plus si nécessaire.

Au bout de 25 minutes de cuisson, enfilez votre tablier, c’est votre tour de cuisiner! Saisissez une casserole et faites fondre le beurre pour le glaçage. Ajoutez-y la cassonade, le lait et la noix de coco, et portez à ébullition. Versez ce mélange chaud sur votre gâteau tout juste sorti du four et démoulé.

Laissez solidifier le glaçage au moins une heure à l’air libre.

Ce gâteau est excellent légèrement tiède. Pour cette raison, il est idéal à congeler. Coupez-le en parts puis congelez-le. Vous n’aurez qu’à le décongeler une minute et demi environ avec le mode adapté du micro-ondes. Chocolat fondant garanti :)

-Lexie Swing-

 

Les secrets

Les secrets./

Les secrets./

Tandis que je prépare ma semaine « Goût, cuisine et enfants », une conversation dévie et aborde le sujet des secrets de famille. « Tous les psys diront qu’on part avec un handicap dans la vie quand on nous cache des secrets sur l’histoire de notre famille », souligne quelqu’un. « Balivernes », répond quelqu’un d’autre (je romance, car en vrai je crois qu’il a répondu « c’est des conneries de psy ça », mais balivernes c’est tellement plus chic).

En termes de secrets de famille et de psychologie, il y a les pros et les anti. Je dirais qu’il y a ceux qui ont des choses à cacher, et les autres, mais bon… Disons qu’il y a plutôt des gens qui sont secrets par nature, et trouvent des excuses pour ne pas se dévoiler (les fameux partisans des « conneries de psy ») et ceux qui, quelle que soit leur histoire, sont à l’aise avec la vérité.

Je suis de ceux qui pensent qu’on porte notre histoire comme un bagage plus ou moins lourd. Avec Mr Swing, nous avons fait le choix de tout dire, même le plus compliqué. Nous ne cachons rien à nos filles, aussi petites soient-elles, aussi dure que puisse paraître parfois la réalité. Nous pesons nos mots, hésitons encore à parler d’un « ciel » pour soulager la peine d’une mort, préférant souvent s’en remettre à la vérité : « En fait, je ne sais pas ». Est-ce dur pour un enfant de savoir que son parent ne sait pas tout? Je ne suis pas si sûre.

Je me souviens avoir dit à quelqu’un, ado, que les enfants adoptés en avaient conscience même quand on leur avait toujours caché. Le type, qui devait avoir la mèche grasse et cette ironie toute prépubère, m’a répondu avec la voix mélodieuse d’un ado en pleine mue quelque chose comme « ouin, comme ça on t’adopte pis tu sais qu’on t’a adopté, genre t’es devin ». Je l’aurais volontiers frappé. Je l’ai peut-être fait. J’avais la tape facile à l’époque. Bref, je pense que sans pouvoir imaginer quel est le secret, ou le verbaliser, on grandit avec un poids proportionnel au secret dissimulé. Une difficulté à s’attacher, à faire confiance, une tendance aux excès, etc.

Adulte, je me suis posée la question. Est-ce égoïste de vouloir confier à tout prix son secret à son enfant à l’image d’une personne qui trompe son conjoint et voudrait à tout prix le lui dire, moins par souci de transparence que pour soulager sa conscience? J’ai longtemps réfléchi et estimé que non. Par contre, je pense qu’il est égoïste de choisir de dissimuler à un enfant son histoire, au nom d’un « je n’en suis pas capable ». Car c’est au delà de nous, c’est libérer nos enfants que de leur confier qui ils sont, et d’où ils viennent. Bien sûr, il y a parfois la souffrance, le deuil d’une vie, derrière ce secret. Mais en le faisant connaître, nous donnons à nos enfants la possibilité de faire leur propre deuil et d’avancer plus léger.

En grandissant, j’ai connu mille histoires. Des adoptions, des tromperies, des enfants cachés, des parents remariés, des mères battues, et un père aussi. Des demi-frères, des demi-soeurs, des frères et soeurs décédés, des fausse-couches, des avortements. Il y avait des copains qui savaient, d’autres qui l’ont appris sur le tard. Certains par des grands-parents, un oncle ou une tante, un grand frère qui avait besoin de se confier. Parfois dans des lettres bien cachées, des dossiers rangés aux cases « adoption », « divorce » ou « infertilité ». Il y avait mille histoires, mais il y avait une constante : le besoin de savoir. Ce sont nos histoires, sans être vraiment les nôtres, ce sont nos histoires, mais souvent les décisions ou les erreurs de quelqu’un d’autre. Et c’est parce que nos enfants n’en sont ni décideurs ni responsables qu’il faut les délester de ce poids.

« Ce que tu ignores ne peut pas te faire de mal », m’a sorti ledit ado au terme d’une discussion houleuse. Je dirais précisément l’inverse. C’est ce que tu ignores qui te nuit.

Et vous, comment gérez-vous histoires de famille, petites vérités et gros secrets?

-Lexie Swing-

Et qu’elle ferme la danse

Les petits pieds d'E./ Photo DR Lexie Swing

Les petits pieds d’E./ Photo DR Lexie Swing

L’image du sable qui s’écoule entre nos doigts pour symboliser le temps est belle, parce qu’elle est juste. Le temps est insaisissable, et il file par tous les bords sans que nous puissions accrocher le moindre morceau au passage. Parfois, un grain se loge sous l’un de nos ongles. Un peu de nostalgie. On peine à l’en déloger et c’est la mélancolie qui nous guette. On dit souvent que nos enfants finissent par nous échapper mais c’est le temps qui nous échappe.

Quand on est parent de deux, et qu’on ne souhaite a priori pas additionner d’autres chiffres à l’équation familiale, l’échappée belle du temps nous revient sans cesse en pleine figure. La grande agite ses couettes à la porte de la garderie, elle dit « bonjour les amis » en entrant. Elle connaît le nom d’au moins trente animaux et les petits de cinq d’entre eux. Elle dit qu’elle a vu un ours prendre son bain, et elle dit vrai. Elle a des couettes si longues qu’elles lui chatouillent la nuque. Elle me dit « non maman tu te trompes, regarde je vais te montrer ». Elle disserte et argumente. Elle grandit. Quand j’ai le cœur un peu gros de ranger ses vêtements de la saison passée, je me console en pensant à ma seconde, pour qui je ressortirais un jour ces pièces de coton choisies avec amour. Et puis la petite mandarine et ses sourires naissants font un pied de nez à ma mélancolie. Ma toute petite de 7 semaines qui gigote dans des pyjamas en trois mois qui la serrent déjà. Mon bébé qui grandit si vite que j’ai rangé une tenue sans même lui avoir enfilée, désolée de devoir la saucissonner dans des vêtements qui allaient pourtant facilement à sa sœur. Ma deuxième fille qui déjoue mes prévisions et piétine les courbes, affichant les centimètres et les grammes en plus au fil des semaines. Ma petite chevelue, si éveillée, si dynamique.

Jusqu’ici, chacun des vêtements portés par Miss Swing était soigneusement rangé dans une boîte en plastique. Elle en avait hérité, pour certains, de ses cousins, et ils attendaient désormais le jour prochain où ils seraient reportés. Le match parfait aurait été d’avoir une petite fille, née l’hiver. J’ai fait un sur deux, ce n’est pas si mal. Mais voilà que nous rangeons déjà le naissance, le un mois. Voilà que le trois mois commence à être juste. Il est temps de faire un choix. Quelles sont les pièces importantes, celles que j’aurais envie de ressortir parfois, pour y plonger mon nez, et ma mémoire? Qu’elles sont celles que j’aimerais transmettre? Ou celles, encore, qui devraient être vendues en prévision des prochaines tenues à acheter? Et pourquoi le temps file-t-il si vite?

L’une ouvre la danse et l’autre ferme la marche. Un jour je laisserai avec un pincement au cœur ma grande devant une porte d’école, et quelques minutes, peut être quelques secondes après, ma petite agitera à son tour la main devant un grand portail ou une double porte vitrée. Quelques grains de sable de plus que j’aurais laissé filer. Et qui s’envoleront dans un souffle, à peine.

-Lexie Swing-

Accoucher à Pierre Boucher (Longueuil) (Québec ;))

Dans son berceau de plexi./ Photo DR Lexie Swing

Dans son berceau de plexi./ Photo DR Lexie Swing

J’ai lu à l’instant le papier de Sophie sur le côté technique de son accouchement à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont. Cela m’a rappelé que je n’avais toujours rien écrit. Non pas sur mon accouchement sur lequel j’ai abordé douze points déjà, euh non treize pardon, mais sur l’hôpital lui-même. J’ai cherché à plusieurs reprises des témoignages sur l’hôpital, histoire de savoir où je mettais les pieds. Je n’en ai pas trouvé beaucoup, alors je me lance.

Pour Miss Swing, l’accouchement avait eu lieu en France, à l’hôpital Ducuing de Toulouse. C’est peu dire que nous avions apprécié l’expérience. Un accouchement tout en douceur, des sage-femmes (et uniquement des sage-femmes) qui chuchotaient dans la nuit, un suivi sans pression. Bref : le bonheur.

On appréhendait un peu notre accouchement à Pierre Boucher. L’hôpital est grand, les chambres sont, pour la plupart, partagées, je ne l’avais pas visité, etc. J’avais entendu de nombreux commentaires sur la pression que mettait le personnel aux mères non-allaitantes, et même aux allaitantes, pas spécialement à Pierre-Boucher mais partout au Québec. Je suis partie accoucher comme on part au combat : décidée à en finir vite et à tenir tête à quiconque tenterait de coller la bouche de mon bébé à mon sein, fût-il plein de lait.

J’ai eu tort. Genre, vraiment tort. Se fourrer plus le doigt dans l’oeil que ça, impossible. Le personnel de PB a été au top.

Au bout de deux heures de contractions, j’ai appelé la salle d’accouchement. On m’a posé quelques questions et proposé de venir pour un contrôle. J’ai fait une pause dans la salle d’attente du hall et dans celle des échographies, rapport aux contractions toutes les 5 minutes. On m’a dirigée vers une salle de triage avec des lits séparés par des rideaux. Ils m’ont monitorée allongée pendant trente minutes. Beaucoup de femmes détestent ça je crois mais pour moi c’est resté supportable. A ce stade ils ont vérifié le col. Ouvert à 5 il me semble, je suis donc partie en salle de naissance. Elle était propre et récente, même s’il lui manquait les jolis dessins de celle de Ducuing (note aux maternités : c’est quand même choupinou des jolis dessins pour enfants dans des salles d’accouchement, je vous jure, ça apporte quelque chose). Je me suis affalée dans un fauteuil ultra confortable et j’ai demandé à voir l’anesthésiste. Genre, maintenant. On ne me l’a fait pas, il aurait pu être occupé ailleurs, je voulais entrer dans son planning le plus tôt possible. En fait, l’interne en charge de lui faire son rapport passait dans le couloir. Il a dit « vous la voulez pour quand », j’ai répondu « maintenant » et l’anesthésiste est entré comme par magie. Contrairement à la première fois, ce n’est pas une sage-femme mais mon amoureux qui me tenait pendant la péridurale, qu’on appelle d’ailleurs épidurale au Québec. Je l’ai faite assise et non couchée sur le côté (mon amie E. m’ayant prévenue que, sinon, ma mauvaise expérience du « j’ai une jambe de bois côté gauche » se reproduirait). Je n’ai rien senti de douloureux, il s’y est repris pour être sûr d’être bien au milieu, et il a piqué. L’infirmière m’a prévenue que je sentirais la prochaine contraction, puis une seconde un peu diminuée, presque rien sur la troisième, et ensuite rien, si tout marchait bien. Elle avait raison.

Ils ont vérifié toutes les heures la dilatation. A 16 heures elle était complète et la petite engagée. Le médecin était occupé avec une autre patiente, le coeur de la petite mandarine était régulier, on m’a donc demandé de patienter. J’ai patienté une heure et demi, et j’ai trouvé le temps un peu long. Le médecin est arrivé, elle faisait partie de la team du centre de périnatalité qui m’avait suivi. L’infirmière a sorti un lot de bonnets tricotés à la main et nous en a fait choisir un. La doc a dit « vous pouvez y aller » et en deux poussées la petite a fait « pop » et lui est tombée dans les bras.

Ils l’ont pesée et mesurée à côté de nous, sans jamais sortir de la pièce. L’infirmière a demandé l’assistance du papa. Aucun pyjama n’était requis pour la salle d’accouchement – contrairement à la France – et pour cause : ils lui ont mis une couche et l’ont emmaillotée. C’était noté dans mon dossier que je voulais donner le biberon, ils lui en ont donc apporté un. Sans faire aucun commentaire.

Au bout de deux heures, on m’a descendue dans une chambre partagée. J’avais demandé la chambre seule mais je ne l’ai pas obtenue. J’étais côté fenêtre donc c’était très supportable. L’autre maman et moi étions séparées par un rideau. J’ai passé deux nuits sur place car j’ai accouché en fin d’après-midi. Mais en tout je ne suis restée que 36h. Au Québec, on reste généralement 48 heures pour un accouchement par voie basse pour un premier, et (à ce que j’ai entendu, je ne sais pas si c’est une règle) 36 heures pour un deuxième. La deuxième nuit j’étais seule dans la chambre partagée.

On nous a fait remplir un formulaire pour qu’on indique ce qu’on connaissait déjà (les biberons, le bain, le portage, le sommeil, etc). Une infirmière est venue nous expliquer, assez brièvement ceci dit, ce qu’on avait demandé à revoir. Les visites étaient régulières mais on nous a laissés tranquilles la majeure partie du temps. Le papa peut rester dormir et j’ai vu des lits pliants quelque part. Mr Swing est rentré dormir avec notre aînée pour qu’elle ne se sente pas trop perdue. Elle a pu venir voir la petite mandarine à 18h, heures des visites des frères et soeurs. Mes parents sont arrivés à 19h, heure de visite des amis et de la famille.

Lorsque nous désirions un biberon, nous sonnions et une infirmière en apportait un. Lorsqu’on lui rapportait, elle notait la quantité prise. Chaque fois que j’ai eu une question, l’équipe a cherché à y répondre, toujours en s’extasiant sur la bouille du bébé ou son prénom, ce qui est agréable vu le nombre de bébés qu’ils voient défiler toute la journée.

On m’a donné mon congé à 11 heures le deuxième matin, avec pour seule consigne d’installer le bébé dans le siège auto (cosy) et d’attendre qu’un membre du personnel vienne vérifier l’installation. Et ce fut tout! Le 22 août, nous prenions la route en sens inverse, avec un nouveau membre à bord :)

Et vous, comment c’était dans votre maternité? Bonne expérience? Mitigée?

-Lexie Swing-

Une soirée pour nous

Maison du jazz./ Photo DR Lexie Swing

Maison du jazz./ Photo DR Lexie Swing

18h30 sonne. Un bisou, un autre bisou, des tonnes de recommandation. 150 pour le biberon, 37 degrés pour l’eau du bain et 20 heures maximum pour le coucher. Des bisous, encore. Des « je veux rester ce soir avec papa et maman », et puis la réponse, plusieurs fois répétée : « Ce soir, papa et maman passent une soirée tous les deux, car papa et maman ce sont aussi des amoureux ».

Dans la voiture on se retourne plusieurs fois. Il n’y a personne dans les sièges autos. Pas de sourire côté gauche, pas de bébé endormi dans le rétroviseur accroché côté droit. « C’est étrange quand même », murmure l’amoureux dans le silence paisible de la nuit qui tombe. Depuis combien de temps ne nous sommes nous pas retrouvés just on our own?

19h, nous poussons la porte de la maison du jazz. Le jazz, cette musique qui nous réunit. Dans le miroir de l’entrée, nous tentons un égoportrait, incrédules. Nous avons 20 ans, 23, 27, bientôt 30. Nous avons 14 ans et nous nous faisons face dans une salle de classe. Nous portons robe de soirée et chemise rentrée dans le pantalon, définitivement plus classes que nos tenues habituelles. Mais est-il vraiment facile de porter un bébé en écharpe en robe longue et talons hauts?

Le repas est correct, la musique est parfaite. L’endroit est improbable, une plongée dans les années folles qui nous déroute tout autant que notre soudaine solitude. J’observe les gens autour. Des amis, des collègues et quelques couples, comme nous. Qui sommes-nous pour eux? Comment nous voient-ils? Dans la salle de bains, j’observe mon reflet. Qui pourrait deviner que nous avons laissé deux filles à la maison? Que derrière ce fast se cache quelques nuits sans sommeil? Des rejets sur les vêtements, des machines qui n’en finissent plus de tourner? Qu’il y a pas mal de jours que nous n’avons pas réussi à nous parler sans être interrompus, et que la musique qui nous entoure est bien plus faite de pleurs et de cris que d’un ensemble jazzy?

Qui pourrait deviner combien nous sommes heureux?

-Lexie Swing-

PS Si vous avez la chance de pouvoir vous retrouver en tête-à-tête, saisissez-là! On oublie comme c’est bien de ne pas être que des parents…