Comment sortir maintenant qu’il boit du lait frais?

À 12 mois, Miss Swing est passé au lait de vache. Ici, pas vraiment de débat lait de croissance vs lait de vache, le premier étant relativement anecdotique au Québec. Pour elle qui buvait du lait en poudre à température depuis sa naissance, c’est un gros changement!

Exit les dosettes de lait en poudre transportables partout, il a fallu chercher une autre idée. Parce que donner du lait en poudre à température ambiante nous avait simplifié la vie, nous n’avions jamais eu à penser « café équipé de micro-ondes » ou « chauffe-biberon qui se branche sur l’allume-cigare ».  Et au Québec, le lait en bouteille qui se conserve au sec est une denrée rare. Après deux heures d’intense réflexion, nous avons trouvé la parade et repris nos pérégrinations.

Parmi les solutions que nous avons préférées, il y a donc:

Baboo, de Natrel./

Baboo, de Natrel./

– le lait de croissance. À ma connaissance (qui ne demande qu’à être améliorée), il n’existe qu’un seul lait de croissance au Québec: Baboo de Natrel. Celui-ci présente un véritable avantage: il est vendu en petits carton de 250 ml. C’est notre allié parfait des voyages en voiture! Nous en avons toujours un pack à la maison pour les visites médicales, départs en vacances et autres voyages en avion. À tester!

– le lait frais en micro-pack. Les Québécois, jeunes et moins jeunes, sont de gros fans du lait frais à boire à même le pack. On trouve donc du lait demi-écrémé dans tous les coffee-shops des centre-villes en version mini-pack de 400 ml. Si vous avez un petit gourmand, il existe également du lait au chocolat et du lait à la vanille vendus dans le même format. Alors oui c’est du demi-écrémé, mais il faut bien compenser le muffin que vous venez de vous enfiler!

– le lait frais des cafés. Starbucks n’a pas de micro-packs, par contre il fait des latte! Et si votre champignon a peu de chances d’aimer le latte, il devrait bien supporter le lait 2% dont se servent ces cafés. Vous n’avez plus qu’à demander « un Americano, un muffin au chocolat dégoulinant et un biberon de lait » en poussant le récipient du petit vers le serveur. Vous verrez, ça les fait capoter! Et en plus, ils vous le chauffent à la machine à mousse :)

 

Et vous, comment faites-vous?

 

-Lexie Swing- (qui s’apprête à partir en week-end à l’île d’Orléans avec ses Baboo sous le bras)

L’horloge affolée de la maternité

En Inde./ Photo Philippe Put

En Inde./ Photo Philippe Put

“L’horloge tourne, je le sens dans mes tripes, ça ne semblait pas pour moi et je ne pense plus qu’à ça.” Voici, en substance, ce que j’ai lu, ce qu’on m’a dit. De l’autre côté de l’horloge, assises à même le mécanisme, ces filles qui ont “toujours su” qu’elles seraient mères.

Et moi, et nous?

Qu’en est-il des parents qui ont juste suivi le cheminement, le bon moment. Un bébé? Ok vas-y je t’attends dans la chambre (dans la buanderie, sous un porche, dans le jardin derrière le grand saule…). Est-ce que toutes les femmes ont senti un jour les aiguilles s’affoler au point de leur donner le vertige?

Parce qu’entre nous, pour moi c’était plutôt “Un bébé? Oui je pourrais, il sentirait bon, il serait beau, mais là c’est pas le moment tu vois”. Et puis quelques années plus tard: “Tiens il est joli ce bébé, il est beau, il sent bon… T’as quelque chose de prévu ce midi chéri?” ;)

Pourquoi chez certaines l’horloge devient-elle angoissante? Est-ce parce qu’elles sont célibataires? Pourtant je l’entends aussi de filles en couple. Est-ce parce que l’autre ne veut pas? Une amie m’a dit qu’elle n’en avait jamais discuté avec son conjoint, de peur “qu’il dise non”.

Je plaide en faveur de l’incertitude. Quand j’entends, quand je lis, je comprends que ce n’est pas toujours la vie ou le conjoint qui freine les ardeurs de parentalité, mais bien les gens eux-mêmes. Ils se triturent l’esprit à coup de “serais-je capable?”. Ils se font saigner les neurones au gré de leur “est-ce que c’est vraiment le moment?”.

Moi je suis une fille sage. Parfois. Ok rarement. Mais quand on m’a demandé si c’était vraiment le bon moment alors que j’étais enceinte (oui les gens aiment bien te demander si c’est vraiment le bon moment alors que tu es DEJA enceinte, comme si tu pouvais dire “mmmh tu crois? T’as raison ça fitte pas avec ma job actuelle, allez dégage le marmot, j’suis pressée là”).

Ok, circonvolutions. Quand on m’a posé cette question j’ai répondu invariablement: “Il n’y a jamais de bons moments” (avec un ton laconique, ça en impose).

Il y a de vrais mauvais moments. Genre une période de chômage, des études tout juste reprises, une maladie. Là c’est chaud, mais ça peut marcher quand même (il peut s’en passer des choses en 9 mois). Mais il n’existe aucun moment parfait, même le pack CDI-hypothèque-grands-parents à la retraite est sujet à changement sans préavis.

Le seul truc vraiment indispensable pour avoir un baby, c’est l’envie. Ça ne fait pas tout, mais c’est un moteur. Avec l’envie réelle d’avoir un enfant on dépasse beaucoup: les grossesses compliquées, les nuits blanches, les soirées qu’on doit décommander.

Je connais mille nullipares qui assurent “qu’ils ne sont pas prêts à renoncer aux soirées beuverie pour avoir un enfant”, mais pas un parent qui regrette d’avoir eu son enfant “parce qu’il ne peut plus boire en soirée”.

Vous savez pourquoi? Hein? Vous savez? L’amour? Le bonheur? La joie d’être parent?

Non, les nounous ça existe, c’est tout.

 

-Lexie Swing-

 

Honte: les revers de parent

Angry baby./ Photo Andy Matthews

Angry baby./ Photo Andy Matthews

“Miss, you have a lovely grass in your hair…” La vendeuse saisit ma mèche et dénoue les feuilles mortes qui s’y agrippent. Je trouve un miroir et découvre avec horreur que je n’ai pas une “lovely grass”, mais des dizaines, et que ça n’a rien de “lovely”. Comment en suis-je arrivée là? Facile: je suis parent!

Flash-Back. Il est 16h49, j’arrive essoufflée devant le bus 103. Il est bondé mais le chauffeur refuse que je reste à l’avant avec ma poussette. Me voyant incapable de bouger, il s’arrête à l’arrêt suivant, sort de son fauteuil, avance dans l’allée et lance un retentissant “Allez on se pousse, la dame doit passer avec son carrosse, restez pas au milieu”. 108 personnes me dévisagent et s’écrasent les pieds pour que je puisse passer. Super.

Je suis enfin assise avec Miss Swing à mes côtés, coincée entre deux sièges pour plus de “sécurité”. Le chaton sort ses griffes et se débat comme un beau diable pour s’extirper de cette place exiguë en poussant des feulements stridents. Allez plus que deux minutes avant mon arrêt…

Deux minutes et deux arrêts plus tard, le bus s’est encore rempli. La foule est compact et respire avec peine. Impossible de sortir la poussette sans tuer deux ou trois personnes. Il faudrait littéralement leur “passer sur le corps” et mon mètre 60 vient de rougir devant le grand monsieur en forme d’armoire Louis XV.

Lorsque je peux enfin descendre, nous sommes arrivés au métro… à 4 stations de chez moi. Qu’importe, c’est l’occasion rêvée de se balader dans le Monkland village et de profiter de l’accalmie, si rare en ce printemps pluvieux.

Je m’arrête au Starbucks, pour partager une brioche entre mère et fille. Ce rendez-vous en tête-à-tête tourne rapidement au moment entre mère et serpillère, Miss Swing s’étant prise d’affection pour le carrelage boueux du café après avoir généreusement dispersé sa brioche sur le fauteuil club où elle était juchée.

Entre les menaces et le compromis, je choisis le compromis. Après 10 minutes supplémentaires et quelques miettes sur le manteau du voisin, notre équipage repart, direction la boutique de livres et jouets de la rue. J’ai repéré un joli hélicoptère Tututbolid parfaitement adapté aux menottes et vélléités d’exploration quatrepattiennes de la demoiselle.

Retour dans la rue, je déballe. Elle couine. Le carton ne veut pas céder. Elle hulule. L’hélicoptère est encore arrimé par de solides attaches en plastique. Elle vagit comme au premier jour, lorsque, pas encore tout à fait sortie du ventre de sa mère (moi), elle choisit de tester la pleine capacité de ses poumons de bébé tout neuf.

Je prends le parti de lui donner le jouet avec les attaches et le carton, après avoir désespérément limer mes caries sur le plastique dur. Elle est ravie, appuie sur tous les boutons, et gigote dans sa poussette au rythme des chansons de Leo le p’tit hélico.

Je veux le saisir une dernière fois pour tenter de glisser les liens en plastique dans les roues, et les éloigner ainsi des yeux grand ouverts de la miss qui se rapprochent dangereusement. Mais c’était compter sans miss autonomie 2014, mademoiselle “si-tu-tentes-ne-serait-ce-qu’une-seconde-de-me-reprendre-cette-cuillère-avec-laquelle-je-barbouille-le-chien-d’épinards-depuis-dix-minutes-je-la-jette-derrière-la-cuisinière-et-tu-pourras-jamais-la-rattraper”.

Miss Swing s’adapte à toutes les situations, le derrière de la cuisinière s’est ainsi transformé en dessous de voiture garée. « Fille brune, 1m60, aux oreilles fumantes et aux dents abîmées, a été repérée allongée sur la voie publique, les cheveux dans les feuilles mortes du caniveau, tentant d’attraper un objet non identifié ».

On vous offre un petit shampooing avec ça?

-Lexie Swing-

 

Parent: moi, en mieux

Vous êtes leur super-héros./ Photo Mohd Shukur Jahar

Vous êtes leur super-héros./ Photo Mohd Shukur Jahar

«Ma fille, j’ai fait quoi pour elle? Je lui ai donné des biberons, j’ai changé ses couches… Elle, elle a changé ma vie.» C’est sur cette belle phrase qu’un collègue de Mr Swing a résumé son statut de papa la semaine dernière.

Lorsqu’on parle de la venue de ses enfants, on n’est jamais avare de compliments: Ils sont «tout», ils ont eux-mêmes «donné vie à leurs parents», ont «éclairé leur existence» ou leur ont donné la «force de se battre».

Aucun de nous n’est un super-héros. Ou peut-être que chacun d’entre nous a quelque chose en lui qui ressemble à de supers pouvoirs. Parce qu’il y a une vérité: en devenant parent, vous devenez responsable de quelqu’un d’autre. Et ça, ça vous habite. Ça vous file des coups de pied au cul lorsque vous voudriez rester cuver votre mauvaise humeur dans votre lit. Ça vous pousse à taire vos gros mots et vos critiques, ne serait-ce que par peur que votre cinq-ans répète tout haut à la grosse dame ce que vous venez de dire tout bas. Ça vous colle de la bonne humeur en sac de huit kilos quand vous les voyez vous sourire au réveil, la mèche hirsute et le doudou moisissant arrimé au pouce.

Ça vous rend unique aussi. Vous devenez le point de repère, le phare au milieu de tempête, celle ou celui vers qui l’enfant se précipite en le serrant dans ses bras comme si c’était la toute première fois. Et c’est dans la tempête, la vraie, que je me suis dit ça hier soir. Emprisonnée par la neige battante, en plein milieu d’un quartier résidentiel, protégeant du mieux que je pouvais Miss Swing dans sa poussette canne sans capote de pluie, j’ai vu le bus me passer devant. J’étais à 20 minutes à pied, le prochain bus passait 30 minutes plus tard. J’aurais volontiers pleuré. Ou appeler Mister Swing pour me plaindre. Mais entre la poussette et le parapluie, je n’avais pas de main de libre pour décrocher mon téléphone ou sortir un mouchoir. Et puis la neige s’est faite plus cinglante encore, et mon bébé a menacé de virer au rouge écrevisse. Alors j’ai joué le tout pour le tout, j’ai chargé la poussette de nos sacs et saisi ma quatorze-mois de 9 kilos à bras le corps. Abritées sous notre frêle parapluie, nous avons traversé le quartier. Mille fois je me suis dit “Mais quel enfer!”, mille fois j’ai juré “putain de neige de merde”. Mille fois, elle a ri, mille fois, j’ai senti ses cils sur ma joue, mille fois, elle a secoué le parapluie comme un prunier et s’est ébrouée sous les gouttes.

Je ne me suis pas sentie plus forte ou plus sûre, mais je me suis sentie responsable. Peu importait ma propre carcasse tant que la sienne était sauve.

J’ai repensé à cette phrase du collègue d’Alex. Combien de premiers-nés ont joué ce rôle? Nous oeuvrons toute notre vie à tenter de rendre les autres heureux, sans nous souvenir que nous avons déjà fait tellement, il y a longtemps…

 

-Lexie Swing-

Balade au Mont-Saint-Hilaire

Sentiers./ Photo DR Lexie Swing

Sentiers./ Photo DR Lexie Swing

Un soleil radieux et une belle neige (oui oui, de la nei-geuh) nous ont donné l’enthousiasme nécessaire à un chouette dimanche. Après avoir barboté à la piscine, et fait quelques courses au petit magasin local-bio-gourmet de Monkland, nous avons déjeuné (ou dîné, en bons Québécois) et pris la route direction le Mont-Saint-Hilaire. Après quelques tours de quartier à admirer les belles maisons, nous avons enfin trouvé la bonne route, la rue de la montagne, pour nous présenter à l’entrée du Centre de la nature. 12$ (2 adultes – grominou ne marche pas donc elle ne compte pas :))  et une levée de portillon plus tard, nous avons investi l’accueil et ses toilettes pour un changement de couche et un équipement anti-moins-dix-degrés-un-23-mars : veste, jambières, tuque et combinaison.

La balade est ultra agréable avec ses petits sentiers bien aménagés et ses voies pour skis de fond. Nous avons piqué vers le lac, avant de suivre le sentier du ruisseau et de remonter vers le Pain de sucre. Nous avons rebroussé chemin au bout d’une quarantaine de minutes de peur de se retrouver avec un Mister Freeze dans le porte-bébé!

Un endroit à découvrir donc, et à reparcourir lorsque les beaux-jours-chauds auront enfin pointés leur nez!

Lac gelé au Mont-Saint-Hilaire./ Photo DR Lexie Swing

Lac gelé au Mont-Saint-Hilaire./ Photo DR Lexie Swing

-Lexie Swing-

Vie(rtuelle)

J’ai un groupe de copines, vous l’ai-je déjà dit? Ce sont des mamans, comme moi, des mères de bébés de 13 mois, comme moi. C’est un peu ce qui nous a réunies, en fait. Par quel heureux hasard? Par un forum. Sur internet, il n’y a pas de coïncidences, rien que du bon référencement.

On se connait depuis 21 mois environ: 13 mois + 8 de grossesse (moins un mois le temps de se trouver). On a une relation bizarre, intime et lointaine, tout à la fois. Une relation virtuelle. On connaît la date de nos règles respectives mais pas nos noms de famille. On se raconte par le menu nos repas du jour mais on ne connaît nos salons que sur des photos. On se soutient les jours de pluie, à toute heure et surtout la nuit, pendant les insomnies; mais aucune de nous ne sera là aux mariages des autres.

Pourquoi en parler tout à coup? Parce qu’il y a quelques semaines encore, nous étions 12. Et que désormais, nous ne sommes que 11. L’une de nous a fait sécession, en silence. Dans la vie virtuelle, nul besoin de claquer la porte, un désabonnement suffit. Je l’aimais beaucoup, et si elle passe par là, je voudrais lui dire encore que je regrette son départ. Elle dit qu’elle ne se reconnaissait plus dans les conversations, qu’elle ne se sentait pas intégrée.

Cinq amies./ Pub Diet Coke

Cinq amies./ Pub Diet Coke

Et là, ça m’a sauté aux yeux: était-ce vraiment si important, tout ça? Assez pour qu’elle prenne la peine de quitter notre groupe, quand elle aurait pu se contenter d’y naviguer en sous-marin, picorant dans les conversations et affichant quelques photos de son joli dernier-né? La vie virtuelle est-elle devenue la vie réelle? Et si demain je dois appeler mes 15 meilleures copines, seront-elles seulement mes bonnes amies de l’école, du lycée et de quelques boulots, ou compterais-je dans mes rangs ces mamans, forumeuses ou blogueuses, qui font mon quotidien à coup de notifications?

J’ai passé ces dernières années à dire des phrases qui commençaient par « oui mais dans la vraie vie… » Mais c’est la vraie vie, la vie physique et la vie virtuelle sont aujourd’hui solidement imbriquées. Et certains ont beau se dissimuler derrière des pseudonymes et de l’anonymat pour abuser des commentaires insultants et du cyber-harcèlement, tous nos actes virtuels ont un impact, exactement comme nos actes physiques. Si demain je traite de salope ma voisine dans la rue, elle sera blessée. Si je le fais sur son profil Facebook, elle le sera également, et peut-être même plus. Car d’une rue peu passante et d’une insulte lâchée dans le vent, on sera passé à un site monté comme Big Browser sur lequel mon insulte serait affichée au su et vu de tout le monde et livrée à la vindicte populaire.

Les amitiés virtuelles ne sont pas moins réelles. Mais tant que l’on n’en maîtrisera pas mieux les codes, ces amitiés-là resteront plus difficiles à gérer. A nous d’apprendre à communiquer, à nous de nous demander « Vais-je vexer quelqu’un? », à nous, surtout, de ne pas oublier qu’il existe aussi une autre vie, physique, faite de contacts, de mélodies et de sourires. Une vie où l’on peut moins tricher, une vie où l’anonymat n’a pas droit de cité. Une vie où la vie(rtuelle) a une vraie place, mais pas TOUTE la place.

-Lexie Swing-

Liebster award: tout, vous saurez tout!

Le Liebster Award, c’est ce jeu inter-blogues où un blogueur pose des questions persos à d’autres blogueurs. La vraie règle, c’est: je dis 11 choses sur moi, je réponds aux 11 questions posées par des blogueurs, et j’en pose 11 autres à des blogueurs.

J’ai été taguée deux fois ces deux dernières semaines (merci beaucoup à Max, Sophie et Sydney, et à Hélène B. de Fabuleuses au foyer), je vais donc répondre à leurs 11 questions respectives directement (22 en tout, accrochés vos ceintures!).

Les questions de Max, Sophie, et surtout de Sydney ;)):

1) Combien de pays as-tu visité ?

Une dizaine peut-être, proches de la France comme les Pays-Bas ou l’Irlande, ou plus lointain comme les USA ou les Maldives (je sais, vous baver).

2) Quel a été ton premier voyage et pourquoi avoir choisi cette destination?

Mon premier vrai voyage en tant qu’adulte, c’était un road-trip au Danemark avec ma mère. Je venais d’avoir mon bac. Nous avions une tente dans la voiture et un budget serré parce que j’avais voulu payer ma part. Je voulais tellement économiser mon argent qu’on a dormi dans la voiture, sur le parking d’une zone industrielle en Allemagne. On se gelait et un néon grésillait juste devant nous! On a eu la chance de découvrir les campings fabuleux du Danemark, sauvages et ultra-propres.

3) Quel serait le voyage de tes rêves et pourquoi?

La Patagonie. Je ne connais qu’en photos bien sûr, et ça me semble féérique, sauvage, fabuleux. Je pense que c’est tellement beau et mystique que quand on revient d’un voyage comme ça, on est plus tout à fait le même.

Pascua River, Patagonia./ Photo Peakwater

Pascua River, Patagonia./ Photo Peakwater

4) Quel type d’hébergement privilégies-tu en vacances (hôtel, chez l’habitant, tente…)?

Les bed and breakfast, ou Couette et Café au Québec. On est chez l’habitant, donc on rencontre des gens, et en même temps, si je n’ai pas envie de parler ou de passer la soirée avec mes hôtes, rien ne m’y oblige. C’est un concept qui me va parfaitement!

5) Quelle est ta meilleure expérience de voyage?

Sans surprise: les Maldives. On a atteint notre îlot après 30 minutes d’hydravion, on a été accueillis comme des VIP, et on a passé une semaine allongés, soit dans un lit immense bercés par le bruit des vagues, soit sur une plage de sable fin, bercés par le bruit des vagues, soit en faisant la planche dans l’eau, bercés par… bref, vous avez compris!

6) As-tu un objet fétiche que ne dois tu pas oublier pour un voyage?

Nope, j’ai jamais été une fétichiste et j’oublie régulièrement guides de voyage et jeux de cartes.

7) Es tu plutôt sac à dos ou grosse valise?

On a investi avant le Canada dans un gros sac Eastpack, le genre qui roule mais qui a plein de poches.

8) Avoir un/des enfant(s) as-t-il changé ta façon de voyager? Comment?

On essaye de partir dans la nuit pour qu’elle dorme dans la voiture, on fait plus de pauses, on profite aussi de choses différentes et on reste plus longtemps au même endroit. Mais fondamentalement, on n’a pas changé grand chose; elle adore bouger, visiter, elle s’émerveille facilement et elle adore le restaurant!

9) Et sinon, à part les voyages, quels sont tes hobbies?

Ecrire, tout le temps.

10) Quel équipement photo emmènes-tu toujours avec toi?

On vient de changer notre vieux réflex pour un Nikon 3200 (rouge!) et on a un petit CanonPowerShot compact qui fait aussi des vidéos.

11) Quel plat local goûté lors de tes voyages recommanderait le plus ?

Euh… la Guinness?

Pfiou, que de réflexions, j’en ai mal aux méninges! On continue? Voici les questions d’Hélène B.

1) Ton jeu de société préféré ?

Le Time’s Up! Avec ma belle-soeur on est imbattables (et on triche honteusement ;))

2) Ton meilleur souvenir d’enfance ?

On est au Pilat (forêts, montagnes, cailloux, etc), près de Saint-Etienne, et on déjeune au refuge avec mes grands-parents: pommes de terre et cervelas au feu de bois, hum… Autre âge, autre souvenir: je suis à Paris, avec A., on a une dizaine d’années, ses parents m’ont invitée. Je détestais Paris, je la découvre sous un tout autre jour, au rythme des pas de son père, qui y a grandi et la connaît comme sa poche. A ses yeux, Paris est belle, alors sur elle mon regard change.

3) La dernière fois que tu as trop mangé, c’était quoi ?

De la raclette, ça fait deux mois et je ne peux plus regarder de la viande des Grisons (qui n’est toujours pas un animal, malgré mon insistance) sans avoir des hauts-le-coeur.

4) Tu te vois comment dans 20 ans ?

J’ai presque 48 ans, et j’ai un peu les boules parce que la cinquantaine approche :) Ma fille a 20 ans, elle suit les études qui lui plaisent et qu’elle a choisies (allez… disons… Yale! Soyons modestes!). Son frère ou sa soeur (j’ai pas une boule de cristal non plus) glande sur les bancs du Cegep ou finit son secondaire. Mister Swing et moi partons pour Seattle, où nous avons une résidence secondaire (c’est notre troisième résidence, avec l’appartement à Miami ;)).

5) La chanson que tu connais par coeur ?

Ca f’zait un, deux, trois, Pretty Mama, 4, 5, 6, I miss you, 7,8,9… de Frédéricks, Goldman et Jones.

6) Quand tu vas à la boulangerie, tu prends quoi ?

Du pain aux noix et aux raisins (le temps qu’on arrive à la maison, nous avons tout mangé, et la petite n’en a pas eu au motif que les noix c’est risqué :) le pain décuple notre égoïsme!)

7) Le dernier film que tu as vu au cinéma ?

La vie secrète (ou rêvée, selon qu’on le voit en France ou en Québec) de Walter Mitty, un film avec Ben Stiller. On est loin des personnages à l’humour grossier qu’il se plaît à jouer d’habitude et les paysages du film sont superbes sur grand écran.

La vie Secrète de Walter Mitty

La vie Secrète de Walter Mitty

8) La personne la plus célèbre que tu as rencontrée ?

Dieudonné, à l’aéroport de Malé (CQFD), et Stéphane Rousseau, à la sortie d’un théâtre à Paris. Je ne sais pas si on peut le voir comme une célébrité, mais j’ai aussi interviewé François Hollande, lorsqu’il était candidat. Enfin, pour ceux qui aiment le jazz, j’ai rencontré un paquet de jazzmen et women célèbres lorsque je couvrais Jazz in Marciac, et ce sont de loin les artistes les plus sympas.

9) La première chose que tu fais au réveil ?

Je repousse mon réveil de dix minutes.

10) Quand et à quelle occasion as-tu envoyé pour la dernière fois une lettre par la poste ?

Pour l’anniversaire de ma nièce, en janvier. Lorsqu’on vit loin, on est beaucoup plus susceptibles d’envoyer des colis et des lettres par la poste.

Et voilà! Je fais l’impasse sur les questions à poser, mais niveau interview, vous pouvez me retrouver tous les 15 jours dans le cadre de la Famille du Vendredi.

-Lexie Swing-

Tout ce que tu sais déjà

Il y a quelques mois encore, tu souriais en nous écoutant. Les pédiatres étaient formels: « Elle comprend déjà tout, vous savez ». Mais à part ton regard aux cils sans fin bien planté dans le mien, je n’étais pas sûre de ce que tu comprenais, ou pas. Maintenant tu as 13 mois. Et je sais que tu sais. Du moins je sais ce que tu sais. Et chaque jour, ça me laisse sans voix. Parce que tu es haute comme deux pommes qui auraient poussé à la fin de l’automne et que tu suces ton pouce à tout bout de champ, ce qui te fait perdre un peu de crédibilité. Mais à 13 mois tout ça (et seulement ça), tu sais déjà:

Kappa, îles Tonga./ Photo Kristopher Radder

Kappa, îles Tonga./ Photo Kristopher Radder

– Allumer la lumière

– Ouvrir et fermer les portes

– Jouer à coucou, caché avec un sens du spectacle digne de Monsieur Loyal

– Dire mon prénom, alors qu’il est très long

– Enfiler ton T-shirt, et tendre tes bras quand je te le demande

– Mettre les formes dans les trous qui correspondent

– Y mettre aussi des formes qui ne correspondent pas mais qui, en poussant bien, rentrent quand même

– Traverser la maison en couche pour venir prendre ton bain quand je t’appelle

– Manger seule (et finir par te gratter la tête avec la cuillère pleine de céréales)

– Participer aux chansons à mimer de la garderie, au grand étonnement de tes nounous

– Ne pas râler quand on te réveille au milieu de la nuit parce que la couche a débordé. Prendre une peluche pour te bercer, tendre les bras pour le body à réenfiler, et sans un pleur te recoucher

– Te rouler par terre avec les grosses larmes qui conviennent parce que j’ai quitté la pièce pour ranger un manteau

– Te coincer le bras dans ta chaise haute parce que tu as voulu caresser la tête du chien

– Chantonner

-Lire, beaucoup. Et tirer les languettes, appuyer sur les boutons qui font du bruit, sortir la souris verte du chapeau parce qu’il paraît qu’elle a trop chaud. Et la mettre dans ta bouche.

-Bercer poupées et peluches, tout contre ton coeur, la tête dans leurs rares poils ou leurs cheveux.

– Ranger les chaussures par paires

Le temps que je finisse cette liste tu auras fait de nouvelles choses et je devrais tout recommencer. 13 mois, et tout un monde devant toi.

-Lexie Swing-

La blague du muffin (vous l’aurez voulu)

Fut un temps, je vivais en Irlande, où j’ai découvert moult séries dont… Mon oncle Charlie (Two men and a half). Charlie est redevenu poussière et Jake a bien grandi mais voici néanmoins la blague qui me fait rire avant même que je commence à la raconter (oui le mot prout me fait rire aussi), parfaite à introduire après quelques nuits blanches ou une soirée martini pas jolie jolie.

-Lexie Swing-