
Après la vache au resto, le poney au bureau (l’enfant est partouuuuut)

Après la vache au resto, le poney au bureau (l’enfant est partouuuuut)
Aussi loin que je me souvienne, la boulangère m’a toujours fait peur. Tout comme le prof de maths, la dame de la réception, la secrétaire du cabinet médical et tout interlocuteur potentiel nécessitant un appel téléphonique. Gamine, j’étais collée à la porte d’entrée et j’observais, affolée, la personne à qui il allait falloir parler.
Autant dire que le jour où mes parents ont appris que je voulais devenir journaliste, ils ont ri (un peu jaune).
Parents d’enfants timorés, je vais vous soulager d’un poids terrible: on peut être journaliste et avoir « peur de parler au monsieur ». Si si. Le journaliste timide va créer une espèce de double de lui-même. Il sera ainsi capable de mener une conversation à bâtons rompus avec un futur chef d’Etat, mais il aura peur d’appeler le dentiste pour prendre un rendez-vous.
Il y a peu j’ai passé cinq appels dans la même journée, dérangé des présidents d’entreprise et des courtiers immobiliers très occupés, juste pour obtenir LA bonne phrase qui me manquait. Après j’ai vu un appartement qui m’intéressait, j’ai vu qu’il y avait un courriel ET un numéro de téléphone. Au téléphone j’aurais su si c’était pour tout de suite, si l’électricité était incluse dans le prix et si les chiens étaient acceptés. Mais j’ai peur du monsieur. Alors j’ai envoyé un courriel. C’est facile la technologie pour les gens comme moi. Ça prend quelques bons mots et un peu de temps. Mais je suis prête à perdre une heure si cela peut m’éviter de prendre rendez-vous par téléphone. Par contre quand j’ai besoin d’une interview c’est tout de suite, et je suis prête à harceler s’il le faut.
Où est le divan, que je m’allonge?
-Lexie Swing-
Les un an de Miss Swing ont été l’occasion de rendre visite à sa pédiatre. Et après avoir vérifié qu’elle savait se tenir debout (et qu’elle hurlait toujours à l’approche du stéthoscope) , notre pédiatre a énoncé une série de « A un an, on veut que bébé… » Voici ce qu’on en a retenu. On veut donc que bébé:
– Lise 15 minutes par jour. Tout seul en regardant les images (ou en lisant à voix haute si c’est un prodige), ou avec ses parents, pendant la routine du dodo par exemple. Le but du jeu: lui donner envie de découvrir les livres, toujours incontournables en termes d’apprentissage, et entendre des nouveaux mots, indispensables pour développer le langage. De notre côté, on est bon (et hop, 1 point!)
– Boive du lait entier, au moins 500 ml. Mr Swing a bien essayé de demander si on pouvait continuer le lait en poudre (c’est un 6-18 mois) mais la pédiatre n’en démordait pas. A partir d’un an, c’est du « 3,25 ». Entendez par là du lait à 3,25%, donc entier. Lait entier ce sera donc, avec une transition sur la semaine. La petite joke du jour: « quand votre compagne a-t-elle cessé d’allaiter? » Réponse de l’intéressé: « jamais, toujours, enfin elle a jamais commencé à allaiter en fait ».

Toddler./ Photo Eflon
– Ne soit pas devant la télé avant deux ans. Les images de la télévision seraient difficiles à appréhender pour les enfants en dessous de deux ans. Cela aura également un pouvoir excitant, provoquerait éventuellement des cauchemars et pourrait ralentir l’apprentissage (plutôt au sens, je pense, où le temps passé devant la télévision limite du même fait le temps passé à jouer et découvrir). Pour Miss Swing, pas de télé, nous avons cessé de la mettre « pour le bruit de fond » lorsqu’elle s’est installée chez nous ;) Comme elle n’est allumée que pour le film du soir ou l’orgie d’Orange is the new black, Miss Swing ne sait même pas qu’elle fonctionne!
– Se brosse les dents. Pour la Miss, il s’agit plutôt de mâcher activement la brosse à dents. Je brosse donc moi-même ses incisives quelques secondes, puis tente d’atteindre ses prémolaires. A ce stade, elle me l’arrache, la plante dans sa bouche, la mâchouille, la ressort, tente de me laver le nez avec, la reprend, etc. Le jeu peut durer cinq bonnes minutes. Ensuite, elle la jette. Attention, il est préférable de choisir un dentifrice sans fluor à cet âge (goût fraise c’est le top, sauf quand vous vous trompez le matin, pas top l’haleine façon Tagada).
– Mange à table. Pour éduquer son goût, l’importait serait de manger avec bébé. Nous prenons donc nos repas le plus possible tous les trois, en lui disant « mmmh c’est bon ce qu’on mange hein? » même si elle se fade des épinard (mais avec bonheur) tandis que nous attaquons notre troisième part de pizza.
– Mange de tout. « Même les mangues? », « Même le blanc d’oeuf? », « Même le salsifi? », « Même les mini-financiers aux amandes? », « Même les Schokobons? » On lui a tout fait, mais la pédiatre a été intraitable: bébé peut TOUT manger, à condition de continuer à tester un seul nouvel aliment par repas. Depuis trois jours, Miss Swing finit donc ses repas avec quelques bouchées de chocolat Dolfin aux amandes. RAS. Pire: elle en redemande. On verra si ça fait pareil avec le salsifi!
En vrac, la pédiatre a également évoqué l’importance du jeu, le siège auto dos à la route jusqu’à deux ans ou le fait que bébé doit manger à sa faim. Pour moi, un an, c’est aussi les premiers repas à la cuillère seule, les mots qu’elle répète, les airs courts qu’elle est capable de reproduire, le houhou avec la main sur la bouche façon indien (sauf qu’elle, elle se tape sur la tête ;)), l’apprentissage du xylophone, les T-shirts qu’elle apprend à enfiler seule (mais pas trop seule quand même), les jouets à ranger après s’en être servis, se peigner avec une brosse, peigner son parent avec ladite brosse et lui taper sur la tête, jouer à cache-cache, être très bon public, rire à la blague du muffin.
-Lexie Swing-
Aujourd’hui J. a eu 6 mois. Elle est née tandis que je m’asseyais dans mon premier Starbucks montréalais. Sa venue au monde concorde avec mon arrivée ici. C’est pourquoi je ne l’ai jamais connue.
Je lui envoie des affaires et des histoires, et même des baisers du soir. Je souris devant ses yeux tout ronds, devant ses mimiques, devant les pitreries de sa grande soeur. Mais je ne lui ai jamais tenu la main.
A. et L. m’envoient des dessins, des gommettes, leurs livres préférés, leurs cartes signées en lettres bâtons soigneusement travaillées. Je les imagine la tête penchée, la langue tirée, tout leur esprit concentré dans cet effort et ce petit mot qui traversera l’Atlantique. Je réceptionne, je penche la tête pour deviner ce qui est représenté, je lis avec attention la petite mention qui m’explique le dessin, que j’accroche ensuite sur la porte du frigo, entre les cartes et les photos.
Elles et lui grandissent, loin de moi. Je m’extasie devant leurs progrès, leurs cheveux qui poussent, leurs mimiques, leurs premiers coups de pédales, leurs nouveaux mots. Mais je ne suis pas là. L’immigration c’est ça, aussi. C’est ne pas être là. Profiter à distance et aimer des photos.
Je n’ai jamais été aussi loin, mais il n’y a jamais eu autant de dessins sur mes murs. C’est aussi ça, l’aventure.
A bientôt J. et joyeux 6 mois!
-Lexie Swing-

./ Photo Mark Peter
Dizzy’s Jazz Club pic.twitter.com/8yCzqshKGc
— Michael Minnick (@McJazzAustin) 12 Février 2014
-Lexie Swing-
C’est une tuerie. Un truc à la fois délicieux et classe. Il fait hyper chic en entrée, et en plus il est bon… Je vous dévoile cette recette ultra simple? C’est parti!
J’ai voulu faire la pâte brisée de Ricardo, j’ai regardé tourner mon robot dans la farine sans que rien ne prenne. Heureusement, la pâte brisée ce n’est pas trop capricieux comme truc. J’ai donc rajouté un jaune d’oeuf, puis beaucoup d’eau, jusqu’à ce que ça veuille bien former une boule. Et c’était parfait! Si vous voulez réaliser votre pâte brisée, il existe des tas de recettes sur Internet, vous n’avez qu’à piocher! Mes conseils : utilisez un bon beurre et mettez au moins un jaune d’oeuf.
Sinon achetez-en une toute prête.
Pour vos courses, prévoyez 400g de fromage de chèvre type bûche, 750g de figues fraiches (ou 500g de figues sèches), du beurre, de la ciboulette, de la crème liquide.
Si vous utilisez des figues sèches, mettez-les à tremper la veille dans un bol d’eau.
Préchauffez votre four à 400°F ou 200°C, étalez votre pâte dans un moule à tarte et piquez-la.
Coupez vos figues en deux et faites-les revenir dans 30g de beurre.
Déposez vos rondelles de fromage de chèvre sur votre fond de tarte. Ici j’ai utilisé un rondin de chèvre qui a vraiment un goût proche de la buchette. La buchette de chèvre coûte une petite fortune au Canada, genre 8$.
Saupoudrez votre chèvre de deux cuillères à soupe de farine.
Intercalez vos figues, intérieur vers le haut.
Poivrez. Recouvrez de 20 cl de crème liquide (ajustez la quantité pour que votre chèvre soit recouvert).
Parsemez ensuite de 4 cuillères à soupe de ciboulette fraîche que vous aurez préalablement ciselée.
Enfournez pour une demi-heure (au moins).
Vous n’avez même pas vu le temps passé, avouez?
Ce n’est pas vraiment une tarte de saison… nous nous sommes lancés hier parce que des figues du Mexique avaient atterri à l’épicerie. L’initiative n’était pas judicieuse car les figues manquaient cruellement de goût. Mais cette recette étant un classique chez nous, je me devais de vous la faire partager! A faire avec des figues fraîches bien sucrées ou des figues sèches de qualité!
-Lexie Swing-

Le sens du rythme./ Photo Yohann Legrand
Nous emmenons Miss Swing avec nous partout: au resto, faire les courses ou en party avec des amis. L’envie de faire d’elle un bébé tout-terrain conjuguée à l’absence de grands-parents à Montréal susceptibles de baby-sitter la marmotte ont joué dans notre décision!
A presque un an, Miss Swing est donc une clubbeuse assumée ;) A deux mois, elle fêtait l’anniversaire de son parrain en dormant à poings fermés dans sa chambre à coucher. A presque un an, elle est régulièrement de sortie, accompagnée de son incontournable lit parapluie. 14 kilos à eux deux, autant dire que nous sortons légers! (La baby-sitter pèserait beaucoup plus!)
Avec l’âge, l’attrait du lit parapluie recule, remplacé par une attirance non négligeable pour les tables de salon couvertes de feuilletés à la saucisse, de bâtonnets de carottes et de humus à tartiner. Ça croustille, ça croque, c’est parfait en masque pour le visage ou en tâche sur le pantalon de maman…
La musique incite au déhanchement (avez-vous déjà remarqué cet incroyable sens du rythme qu’ont les bébés?), la bouffe les pousse à la débauche. Qui n’a pas tenté d’arrêter un enfant qui se carapatait avec 12 feuilletés à la saucisse roulés dans une serviette en papier grasse? Quel parent n’a pas un jour reconsidéré sa vision du souper parfait pour déclarer que deux mini-carottes et un bol de chips constituait un menu acceptable?
En soirée, les enfants sont de véritables piliers de bar. Ils boulottent les mini-sandwichs, sucent les glaçons et sirotent plus de jus de pomme que leur estomac ne peut en contenir. En bons fêtards, ils vomiront ensuite l’intégralité de leur «repas» dans leur lit-parapluie, dans la salle de bain, sur le canapé. Et aussi dans votre décolleté. Avec le ralenti, comme dans les films, le jet inévitable, et les bouts de carotte dans votre soutien-gorge.
Et en plus, l’enfant n’a aucune volonté. Samedi prochain, il recommencera…
Je vous laisse, j’ai un soutien-gorge à laver!
-Lexie Swing-
L’avez-vous vue? Elle est parfaite pour se tenir au courant des derniers articles, commenter, me donner des idées, poster vos photos de bébés, vos bons plans, me faire envie avec vos photos de voyage, vos gâteaux choco-caramel, les exploits de vos têtes blondes. Bref, likez la page, venez faire un coucou, je vous attends! Rejoignez-moi sur le Facebook de Lexie Swing.
Le bleuet, cousin québécois de la myrtille, est un pur bonheur gustatif (surtout le sauvage, un peu plus acide). On le trouve facilement en surgelé, à des prix beaucoup plus abordables que les fruits congelés en France.
Et comme le dimanche après-midi, à la faveur du jour déclinant, est parfait pour embaumer la maison avec des douceurs sucrées… J’ai googlé Ricardo et déniché l’une de ses fameuses recettes 5 étoiles : le muffin aux bleuets.
Comme à mi-parcours, je me suis aperçue que j’avais un seul oeuf, et non pas deux, j’ai glissé dans un sac congélation la moitié de la préparation sèche avec une étiquette ‘muffins aux bleuets’. Je n’aurais plus qu’à la ressortir et à la mélanger à la préparation liquide pour la prochaine fournée (je me trouve particulièrement intelligente sur ce coup!).
Pour 10 muffins, faites un tour à l’épicerie et investissez dans de la farine, des flocons d’avoine, de la cassonade, du bicarbonate de soude (ou de la levure), du sel, un yaourt, de l’huile, un oeuf, du miel, de l’extrait de vanille et un sachet de bleuets (ou de myrtilles) frais ou congelés.
Les anglo-saxons ont inventé un truc génial : le dosage par mug. Dans la plupart des recettes, il est donc inutile de dégainer sa balance. Un bon truc si, comme c’est mon cas, votre balance refuse obstinément de s’allumer en votre présence (alors qu’elle fait les yeux doux à votre bien-aimé). Sortez donc votre tasse, enfilez votre tablier et c’est parti.
Préchauffez votre four à 180 degrés (350 degrés F.). Mélangez ¾ de tasse de farine, avec une demi-tasse de flocons d’avoine et une demi-tasse de cassonade. Ajoutez une cuillère à café de levure (un petit peu moins si vous utilisez du bicarbonate) et deux pincées de sel. Réservez.
Prenez un second bol. Battez un oeuf, puis ajoutez ¼ de tasse d’huile (Ricardo utilise de l’huile de canola, c’est-à-dire du colza, mais l’huile de tournesol fera très bien l’affaire également). Versez ensuite le contenu d’un yaourt, nature ou aux fruits (j’ai utilisé un yaourt aux fraises… C’est l’occasion de passer les parfums dont personne ne veut jamais!), puis une cuillère à soupe de miel et quelques gouttes d’extrait de vanille. Lorsque le tout est bien mélangé, ajoutez une tasse de myrtilles ou de bleuets et incorporez doucement.
Versez les liquides dans la préparation sèche, mélangez grossièrement (il paraît que le secret des muffins aérés, c’est de très peu mélanger). Placez des caissettes en papier dans vos empreintes et remplissez-les aux deux tiers.
Enfournez pour 35 minutes environ.
Pour découvrir la recette originelle ou doubler les doses, rendez visite à Ricardo! Si l’on en croit les commentaires, la recette peut se décliner à l’envi avec d’autres fruits, ou même du chocolat, du caramel, un yaourt à l’érable…
-Lexie Swing-