Tarte soleil

Tarte soleil ovale./ Photo DR Lexie Swing

Tarte soleil ovale./ Photo DR Lexie Swing

Cette tarte en forme de soleil m’a tapé dans l’œil la semaine dernière. Il faut dire que la blogueuse qui l’a initialement réalisée a un vrai talent pour la photo! J’ai donc refait sa recette, que je vous laisse découvrir ici: Tarte soleil.

Mes changements:

– ma propre pâte brisée avec 300g de farine, 125g de beurre, un œuf, 45g d’eau (à ajuster selon la texture de la pâte) et une cuillère à café de sel.

– j’ai choisi de la garnir de courgettes, pignons et feta, et non de crottin de chavignol comme proposé dans la recette, difficile à trouver voire hors de prix au Canada.

– j’ai utilisé les chutes de pâte pour créer une mini tarte courgettes-chavroux pour Miss Swing.

Alors, qu’en pensez-vous?

– Lexie Swing-

Balade à Sainte-Anne-de-Bellevue

Sainte-Anne de Bellevue./ Photo DR Lexie Swing

Sainte-Anne de Bellevue./ Photo DR Lexie Swing

Nous étions partis pour Fundissimo (qui s’appelle en réalité FundoMundo mais impossible de retenir le bon nom), une aire de jeux intérieure pour les enfants. Mais la place étant déserte, les proprios ont décidé de tout fermer une heure avant l’horaire habituel. Les bras ballants et la mine coupable, nous avons donc digéré le refus et choisi de nous replier un peu plus à l’ouest de Montréal : à Sainte-Anne-de-Bellevue.

La belle a pignon sur fleuve. Au vu des vacanciers léchouillant des glaces à la vanille et des enfants courant sur le ponton, un sentiment de vacances nous a chatouillé l’estomac. Les yeux mi-clos dans le soleil et les cheveux rabattus par le vent marin, nous avons longé le fleuve, découvrant au passage les jolies terrasses et les bateaux avec Monsieur aux commandes et Madame à l’ancrage. Nous avons même admiré l’imbattable combo: vieux beau au volant, Barbie sur la proue et le caniche sur la poupe.

Arrivés sur la jetée, nous avons fait demi-tour pour traverser le village, tout aussi sympathique! Un joli spot qui sent bon les vacances. Parfait pour se sortir la tête du quotidien durant quelques heures!

Le petit plus de la sortie : Nous avons repris la voiture direction l’Ile-Perrot où Mr Swing connaît un excellent restaurant. C’est un secret bien gardé: un japonais installé dans la zone commerciale, pas loin de l’IGA. Appelé le Zento, il propose des plats très variés, aussi bien bar à sushis que poulet frit sauce sucrée. Un délice! Quant aux minipouces, ils vous blufferont pour leur goût des épices et leur capacité à manger avec des baguettes! A tester absolument…

-Lexie Swing-

Quel deuxième prénom choisir?

Ted./ Photo Jimmy Cheng

Ted./ Photo Jimmy Cheng

Ce matin, je lisais sur Urbania la complainte de ce pauvre Kéven, né dans la vague québécoise des années 90 qui a connu, comme en France, son lot de Kévin, et dérivés. Prénommé ainsi car sa mère voulait Kevin, mais pas tout à fait, et si possible avec un son français, dont le « é », le jeune homme assure avoir grandement souffert de ce prénom et de l’image qui lui était associée (intellectuellement faible, si j’en crois son article). Mais comment ses malheureux parents, tout à leur bonheur d’affubler ainsi leur nouveau-né d’un prénom original et dans l’ère du temps, auraient-ils pu se douter que celui-ci donnerait lieu à moult moqueries? Impossible.

On ne sait jamais, à moins d’appeler son fils Jambonneau, de quoi demain sera fait. Ni même qui il sera. Angelo est un très joli prénom pour qui sait le porter. Mais voilà qu’Angelo se révèle être un adolescent timide, avec des quadruple fonds de bouteille et le Vésuve en éruption sur le menton. Son prénom va vite devenir son pire ennemi. Quand on veut dissimuler son existence, mieux vaut s’appeler William – au Canada du moins – qu’Angelo ou Athena.

La solution, à portée de tous, est alors le second prénom. Pas de bol pour Kéven, il se prénommait également Berthier, probablement le nom d’un aïeul. Il a donc choisi de garder son premier prénom, qu’il trouvait moche certes, mais qu’il avait pris l’habitude de, plus ou moins, assumer. On est nombreux (pas moi ceci dit) à arborer un magnifique second prénom hautement moderne, comme Gertrude ou Alphonsine. Vous ne la connaissiez ni d’Ève ni d’Adam et votre père ne pouvait pas la saquer mais « ça se faisait » de coller le nom d’un ancêtre à son baveux nouveau-né, qui n’en demandait pas tant.

Alors que fait-on?

1) On donne le nom d’une personne qui compte. Grand-père, marraine, ami, il y a l’embarras du choix et vous pouvez même féminiser ou masculiniser le prénom au besoin. Vous tenez très fort à appeler votre enfant Cunégonde, parce que c’était le prénom de votre mamie adorée? L’amour se transmet de génération en génération, et c’est un joli lien que vous faites là. Peut-être choisir un troisième prénom passe-partout peut alors être une façon d’associer le meilleur des deux mondes.

2) On donne un deuxième prénom facile et courant. Surtout valable quand le premier est merveilleusement original, bien choisi, voire audacieusement écrit. C’est le choix que nous avons fait. Et que mes parents ont fait avant moi. Et puis ça déculpabilise.

Prénommer, ce n’est pas anodin. Comme parent, on choisit le plus beau prénom qui soit. Mais bourré d’hormones (les mères, du moins), ou bourré tout court (les pères, parfois) on a parfois l’esprit un peu large, persuadé que l’enfant assumera. Mais l’enfant n’assume pas toujours. Je connais des enfants qui n’ont pas assumé, et qui étaient soulagés de pouvoir compter sur un deuxième prénom. Je suis persuadée qu’il y a un vague instant (entre deux minutes ou deux ans, selon le degré de susceptibilité) où le parent accuse le coup. Mais est-ce vraiment grave? Nous leur donnons un prénom qu’ils vont devoir porter toute leur vie. Nous faisons des choix, des bons et des mauvais. Ce choix fondamental n’était parfois pas celui qui correspondait à notre enfant. Mais ce serait un choix encore pire que de décider d’en vouloir à son enfant parce qu’il ne peut l’assumer.

Elle s’appellera peut-être un jour Olivia.

 

-Lexie Swing-

 

PS Et vous? Vos deuxièmes prénoms? Et pour vos enfants?

Tu te maries…

Mariage./ Photo 古 天熱

Mariage./ Photo 古 天熱

Aujourd’hui tu te maries… Dans une autre vie, celle où je ne m’expatries pas, j’aurais été là, à tes côtés. J’aurais été témoin de vos voeux, j’aurais réajusté ta robe, repeigné ta fille, terminé de dresser le dessert pendant que tu entamais ta première danse. J’aurais voulu prendre des photos, et puis très vite, l’appareil n’aurait plus eu de batterie, comme à chaque fois, et je t’aurais mitraillé avec mon cellulaire, qui afficherait déjà quelques signes de faiblesse.

Vous seriez sortis de la mairie sous la grêle, je t’aurais abrité sous l’ombrelle, et il y aurait eu mon bras sur les photos.

Je t’aurais tenu ton sac à main, enfilé tes chaussures, j’aurais eu une paire de rechange pour le petit matin, et de quoi te redonner de l’allure après quelques verres de vins.

Mais de verre, il n’y a que le mien, celui que je t’ai photographié, te portant un toast à distance. C’était le prix à payer, je le savais, ça n’enlève rien à l’amertume.

Je t’accompagne, je suis là, pas loin, quelque part. La mer qui clapote non loin de toi a le même goût salé que l’eau qui borde le Canada. Je suis à un coup de rame, à un battement de coeur. Mes pas sont dans les tiens, comme il y a 25 ans.

Je te souhaite le plus beau des mariages.

 

-Lexie Swing- (émue)

17 mois : tout ce qu’il y a derrière tes grands yeux

Lecture./ Photo thejbird

Lecture./ Photo thejbird

Miss Swing aura bientôt 17 mois. Elle ne marche pas encore. Il faut donc bien qu’elle s’occupe. Et ça tricote dur derrière ses grands yeux au thé vert!

À 17 mois, elle a une capacité d’observation extraordinaire. Vous triez vos papiers? Elle vous les met dans les bannettes (Dans les documents « à trier », mieux vaut une double vérification, on est jamais trop prudents). Vous pliez les chaussettes? Elle les range pour vous dans le tiroir (le plus bas, celui des pulls, mais qui se soucie de ces détails?). Vous cherchez votre cellulaire? Elle vous le retrouve (généralement parce que c’est elle qui l’a caché). Pour moi qui ne me souvient jamais de ce que j’ai fait de mes affaires, ma fille est une source d’aide inépuisable.

Mais ce qui nous étonne encore plus, ce sont ces échanges banals, qu’hier nous articulions lentement pour être sûrs de sa compréhension, et qui aujourd’hui révèlent toute sa compréhension. Plus besoin de dire « Papa? », vous pouvez lui demander « Est-ce que tu peux aller chercher Papa s’il te plait chérie?’. Elle ne revient pas toujours avec, la faute audit papa qui ne comprend pas ce qu’elle lui explique pourtant clairement en le dévisageant sans un mot, mais elle part le chercher. Plus nécessaire non plus de lâcher « bain?’, vous pouvez dire « Miss vient te laver tout de suite, tu es noire de poussière, pas question de passer à table comme ça », et elle accourt (à quatre pattes donc) dans la salle de bain.

Par contre, si vous voulez une discussion, il faut y mettre les formes, et les mots. Extrait (rapporté):

– Maman?

– Maman fait dodo, chérie.

– Dodo?

– Oui, elle fait la sieste.

– Papa?

– Oui, chérie.

-Caca!

S’ensuit une cavalcade de Papa, qui n’a pas toujours besoin de beaucoup d’explications finalement. Pull-up down, pot, pipi, et le reste. Miss Swing sait dire qu’elle a envie, mais pas toujours retenir l’envie. La fameuse différence entre le développement intellectuel et moteur. Et en attendant que le petit moteur, justement, marche sur ses deux jambes, nous profitons chaque jour des rouages de son cerveau… lancés à plein régime.

 

-Lexie Swing-

Je déménage, tu déménages…

Tout doit partir./ Photo David Goehring

Tout doit partir./ Photo David Goehring

Hier, au Canada, c’était le double D Day: fête du Canada et jour de déménagement. Moi ça va merci, j’ai choisi de garder mes meubles chez moi, mais ce n’est pas le cas de la moitié de Montréal qui a profité de ce que les baux courent généralement du 1er juillet au 30 juin pour prendre d’assaut les camionnettes, sortir sofa et table de cuisine dans la rue, empiler des sacs en vrac à l’arrière des voitures et partir pour leur nouveau logement en laissant leur vieux mobilier et quelques chaises sur le trottoir à l’attention du passant en quête d’un nouveau salon. A noter que le chaland est toujours en recherche de trésors à rapporter chez soi, la preuve, ma copine M. n’avait pas fini de sortir ses affaires sur le trottoir qu’un vieux l’a apostrophée pour savoir s’il pouvait se servir :)

La famille Swing, moins son plus petit membre, qui a préféré roupiller dans son siège auto, à l’abri des 30 degrés environnants, est donc allée prêter main forte à une déménageuse du mardi. Et comme c’est une institution, nous y avons croisé un autre ami, passé donner un coup de main avant un autre déménagement, tandis qu’un autre devait arriver un peu plus tard, avec le camion récupéré après avoir déménagé un cousin, dans l’après-midi.

Parce que le 1er juillet, c’est aussi le jour où il est plus cher de louer un camion, qu’une voiture pour aller à New-York, et où le carton se vend à prix d’or. Autant cumuler la main d’oeuvre et regrouper les dépenses, donc.

L’an prochain, nous tenterons sûrement notre chance à ce grand jeu du déménagement. En espérant y gagner un bel appartement, le nôtre, pour de vrai.

-Lexie Swing-

Salade de Kale, Framboises et Amandes

Toujours chic... De quoi honorer la fête du Canada./ Photo DR Lexie Swing

Toujours chic… De quoi honorer la fête du Canada./ Photo DR Lexie Swing

La semaine dernière, après un maigre magasinage, nous avons décidé de faire halte chez un petit restaurateur de notre quartier. Parmi ses salades, il proposait un mélange savoureux : salade de chou vert frisé (kale), framboises, amandes effilées grillées et vinaigrette au sirop d’érable. Une recette sitôt adoptée et refaite par Mr Swing dans la foulée. A tester ab-so-lu-ment.

-Lexie Swing-

Longtemps déjà…

Dublin./ Photo Giuseppe Milo

Dublin./ Photo Giuseppe Milo

J’allais écrire « huit ans déjà », mais ce défilé du temps me surprend à chaque nouveau rappel du passé, quelle qu’en soit l’origine. Des amis italiens, rencontrés à Dublin, se sont retrouvés pour le mariage de l’une d’eux, ce week-end, à Rome. Sur Facebook, les photos de leurs retrouvailles, et cette mention « huit ans déjà ».

Huit ans que nous nous sommes rencontrés, puis que nous avons quitté Dublin. E. était une jeune fille à peine majeure, délurée, mais pleine de projets, I. et A. se tournaient autour, avec la ferveur de ceux qui savent qu’ils ne se reverront peut-être jamais, Ele était déjà une fille calme, souriante et solide comme un roc, quand C. hésitait entre ses études de commerce et sa vocation d’acteur. Et puis Chia aimait déjà la musique…

Huit ans déjà. E. est désormais responsable du secteur Asie pour un producteur de vins espagnols… et quadrilingue. I. et A. se sont mariés, et Ele a du user de toute sa force intérieure pour accompagner sa première petite fille, née trop tôt. C. est finalement devenu un businessman accompli, mais à voir ses pitreries, je n’ai pas de doute sur le fait que ses qualités d’acteur le taraudent encore. Quant à Chia, elle s’est accrochée, pour devenir chanteuse professionnelle.

Je ne leur parle pas, ou peu. Je voyage avec leurs photos d’Asie, m’émeut de leurs sourires, de leurs succès et de leurs premiers pas de parents. Nous avons partagé il y a huit ans des mois qui nous ont changé. Nous étions à des carrefours, de façon plus ou moins marquée. Mais que nous ayons replongé dans nos études ou changé de pays, aucun de nous n’a repris le fil de sa vie comme il l’avait commencée.

Je vois dans leurs sourires cet avant et cet après. Nous étions des enfants. Huit ans après, et même si la silhouette de E. est toujours aussi fine et élancée, nous avons vieilli. Nous avons pris de l’assurance. Nous sommes devenus des adultes. Et par nos accomplissements, nous sommes aussi devenus « quelqu’un ».

Difficile de prendre conscience de l’âge qui passe. Mais dans leurs sourires, que je ne croise pas si souvent, je vois le reflet de mes propres changements. Nous étions insouciants, et sans doute n’avons nous rien perdu de cette flamme vive de liberté. Mais elle est dissimulée sous les piles de nos responsabilités et de nos ambitions. La flamme est toujours là, je l’aperçois chez chacun de nous, à chaque fou rire, à chaque entrechat qu’un ami se permet dans la rue, quand il croit que personne ne l’a vu. A chaque fois qu’une copine reconnaît s’être époumonée en bobettes sur du Katy Perry. La flamme est là, petite mais intense. Brûlera-t-elle les piles? Pas forcément. Mais elle devrait réchauffer nos vieux os, au crépuscule…

 

-Lexie Swing-

Ta ta ta ta ta ta……… Tarantino in concert!

Tarantino in concert./ Photo Sorstu.ca

Rumer Willis et Johanna Jones se battent au milieu du public./ Photo Sorstu.ca

Dans la cinquième de salle de Montreal hier, nous avons été pris au jeu de « For the record : Tarantino in concert « . Je fais rarement des critiques de spectacle, pour les seules et bonnes raisons que je n’ai ni les mots pour le faire, ni l’intérêt puisque le spectacle est rarement rejoué ensuite dans la même ville, assez agaçant lorsqu’on lit un truc sympa « ça avait l’air d’être le fun j’y serai bien allé(e) »

Hier, c’était le fun, et vous pourrez même y aller!

« For the record: Tarantino in concert » redonne donc vie aux meilleures scènes des films de Tarantino : Inglorious Basterds, Réservoir Dogs, Pulp Fiction, Django Unchained, et les différents volumes de Kill Bill. Ils sont 9 sur scène (10 prévus initialement au programme), à jouer, chanter, danser aussi (mais rien d’élaboré).

Assis au 5e ou 6e rang, en fait le dernier du parterre, nous espérions avoir ainsi une bonne vue sur la scène sans pour autant risquer de voir s’écraser sur nous les gouttes de sueur des artistes. C’était sans compter le fait que les acteurs jouent sur scène mais aussi dans la salle. Mr Swing s’est fait broyé l’épaule lors d’un échange de tirs dans Réservoir Dogs, puis ma voisine de devant a craint de se faire piquer son sac par un acteur faussement armé (mais pleinement dans son rôle) tandis qu’une autre se retrouvait aux prises avec un type qui fouillait partout à ses pieds pour retrouver sa montre :) ils étaient parfois tellement près de moi que j’avais du mal à les regarder dans les yeux. Et c’est là aussi toute l’intensité du spectacle!

A noter que ce sont des acteurs de série télé et de Broadway qui font le show, par exemple Tracie Thoms, l’une des héroïnes de Cold Case, également vue dans Death Proof de Tarantino, Lindsey Pearce (troisième saison de Glee), ou la fille aînée de Bruce et Demi (intimement vôtre): Rumer Willis.

Tous chantent extrêmement bien, et leur jeu d’acteur est excellent. La pièce est en anglais, je n’ai pas compris tous les passages mais le show était suffisamment prenant pour que ce ne soit pas un problème. Courez vite voir!

Encore sur scène cet après-midi à 14h et ce soir à 19h, et lundi soir à 19h. Places: 54,50 dollars avec taxes.

– Lexie Swing –

Corolle, toujours

Mon premier Corolle./ Photo DR Lexie Swing

Son premier Corolle./ Photo DR Lexie Swing

Elle s’appelle Alexia. Son nom était épinglé sur la boîte pour autant que je m’en souvienne. Elle a les yeux sombres, le teint velouté des métissées, elle porte une robe à fleurs et ses cheveux bruns se sont emmêlés au fil des ans et des déménagements. Alexia, c’est ma poupée Corolle. Ma poupée Corolle des îles.

Je me faisais offrir pour elle des vêtements spéciaux, vendus aussi chers que les miens, au Multiprix de la rue des dragons, à Niort.

Alexia dort sur une chaise, dans ma chambre d’antan, mais Corolle n’a rien perdu de son talent. La semaine dernière, c’est donc Miss Swing qui a reçu, grâce à sa tante, son premier poupon. Un bébé au corps souple, vêtu d’un pyjama et d’un bonnet bleus. 30 centimètres. La taille parfaite pour une petite bonne femme qui en fait 77, tout au plus.

Elle l’a pris sans ses bras, l’a serré contre son coeur, avec cet amour immodéré que certains enfants ont pour les poupées. Et puis elle l’a transporté, parfois brutalement jeté sur le canapé pour l’asseoir, parfois abandonné au milieu du couloir parce qu’elle avait soudainement aperçu un autre jouet, laissé un peu plus tôt.

Dans quelques jours, elle recevra l’accessoire parfait pour qui aime les poupées: une poussette miniature. Sous couvert d’un nouveau jouet, on espère ainsi favoriser son goût pour la marche, et sa confiance surtout.

Corolle édite désormais sa poussette spécial premier poupon en bleu. Malheureusement, celle-ci se vend à prix d’or au Canada. Miss Swing (et surtout nous) devra donc se contenter de la rose. A voir le plaisir qu’elle prend à pousser sa MacLaren, elle devrait apprécier le cadeau. Et, à tout le moins, le poupon devrait passer de meilleurs nuits que coincé dans la boîte à jouets. Il me remerciera.

 

-Lexie Swing-