Hier, nous avons passé une partie de la journée à Saint-Jean (aux musettes – j’aurais toujours cette phrase dans la tête). Saint-Jean-sur-Richelieu, capitale des Montgolfières au détour du mois d’août, a un secret bien gardé : des petites boutiques, créées par des entrepreneurs locaux. Des magasins qui ponctuent la balade, des restaurants et cafés qui permettent une pause méritée certes, mais surtout savoureuses.
C’est pour deux de ces initiatives que j’avais envie de venir hier à Saint-Jean-sur-Richelieu. Un article listant quelques bonnes adresses pour enfants sur la Rive-Sud m’avait permis de découvrir en photos l’une des plus belles boutiques pour enfants du coin. Lors des vacances de Noël, j’avais même enfin mis les pieds dans la ville pour découvrir les plaisirs de Machin Chouette, une salle de jeux locale absolument géniale installée dans la zone attenante au centre-ville. Il fallait que je revienne, j’avais vu bien trop de boutiques alléchantes.
Pour bien commencer notre visite, nous avons d’abord cherché un joli endroit pour se sustenter. Toute bonne exploration commence par un remplissage de ventre, n’est-ce pas? En retrait par rapport à la rue, nous avons suivi un panneau inspirant et poussé la porte de MJ et Cie, un joli café-salon de thé. La vitrine de desserts nous a accueillis – un excellent moyen de retenir les corps affamés. La salle, petite, était à elle seule une invitation : des banquettes remplis de coussins, des tables en bois, des petits objets faits mains à vendre ici et là, et de jolis cadres au mur.
La grande ardoise, au dessus du comptoir, regorge de plats appétissants, tant pour les convives qui aiment les recettes carnées que pour les végés et véganes. Notre table en sera un bel exemple : un sandwich brie-poulet-oignons caramélisés-mayonnaise corsée, un autre dinde-chutney de mangues-chèvre, et même un jambon-fromage-mayonnaise-salade, gentiment coupé en deux et réparti dans deux assiettes, pour mes filles. Pour mon amoureux et moi, les plats véganes ont eu notre préférence avec un sandwich aux légumes grillés et « parmesan » (levure alimentaire) absolument savoureux (pour moi) et un cari de légumes bien relevé (pour lui). A noter que tout est fait maison, et ça se sent! On y mange comme chez cette amie qui connaît les accords parfaits et les recettes les plus savoureuses. La façon de s’adresser à nous, chaleureuse et arrangeante, en est d’ailleurs un autre exemple. Les produits y sont beaux, généreux. On en redemanderait bien, mais les desserts nous font de l’oeil.
Malgré nos ventres déjà bien remplis, nous avons donc fini sur une note sucrée. Je réalise en l’écrivant que chacun y est allé avec sa préférence et que nous avons encore une fois réussi à tester à nous tous la moitié des mets proposés. Gâteau au fromage, verrine chocolat-caramel salé ou red velvet, biscuit graines de courge et chocolat, et des macarons pour mes filles, qui choisissent en toutes circonstances ces douceurs très sucrées et très colorées qui tiennent facilement dans le creux de leurs mains.
Ainsi repus, nous avons pu traverser à pied le chemin de fer – j’adore! – et descendre jusqu’à l’une des grandes rues du Vieux Saint-Jean. J’avais une destination en tête : Le Petit Cocon, le magasin de livres et jouets que j’avais admiré depuis l’extérieur. Une chose est certaine : l’intérieur est encore mille fois supérieur à ce que j’avais imaginé. L’endroit est rempli d’objets et accessoires pour les tout-petits, de jeux pour tous les âges et de livres superbes. Il est de ces magasins où vous vous arrêtez à chaque pas en soupirant « j’aimerais acheter ça, et ça aussi! ».
Notre choix s’est finalement porté vers un objet en bois créé par la marque local Castor et compagnie. Sur la planche en bois, des petites plaques à choisir parmi celles proposées en magasin avec les tâches que vous souhaitez voir votre enfant accomplir au quotidien. A côté, un petit personnage qui se promène entre les cases « A faire » et « Fait ». Conseillé dès 5 ans, il a déjà trouvé son public auprès de B. mais aussi de sa petite soeur, qui se fie aux dessins pour savoir quoi faire. Autre achat, un de ces animaux bondissants que Tempête a pu chevaucher dans le magasin et qu’elle demande depuis longtemps.
Nous reviendrons. Pour la déco – avez-vous déjà vu les adorables veilleuses de A little lovely company? – pour les jouets (comme le Toy Van, que j’adore) – pour les boites à lunchs, vu que la maternelle se profile pour nous. Et puis pour les livres surtout, soigneusement rangés devant le mur de briques. De ces murs que vous rêveriez d’avoir chez vous.
Et c’est un peu comme ça qu’on se sent ici, chez nous. Que ce soit chez MJ et Cie ou au Petit Cocon, on se sent bien, tranquille, presque en famille. La gentillesse inégalable des propriétaires et/ou employés est à elle seule une raison de revenir.
-Lexie Swing-
Chaque année pour la journée des droits des femmes, le 8 mars, je partage des articles, des graphiques et quelques idées folles. Parfois j’écris, mais souvent non. Parce que ce que je voudrais écrire est dit plus joliment par d’autres, mais aussi parce que je ne me suis jamais limitée à une journée pour évoquer nos droits et ma quête de l’égalité. Je pourrais en parler aujourd’hui, mais je le ferai plutôt demain.
Ça a commencé avec un athlète. Un athlète au plus fort de son succès. Au top de sa carrière. Toutes ces années d’entraînement et enfin la consécration. Il avait atteint son objectif, il allait pouvoir prendre sa retraite.
Elle m’a dit « Pourquoi tu cries Maman, elle te comprend pas mieux quand tu cries ». C’était juste et c’était des mots que j’avais moi même dit, quelque temps avant.
Quand, il y a quelques mois, nous avons plongé les yeux dans nos dépenses afin de circonscrire le flot continu, nous savions qu’il y avait quelques trous. Comme tout le monde, nous laissions parfois aller nos achats, nous équipant de manière plus ou moins compulsive. Mais ce qui nous a surpris, une fois l’application
Miss Swing suce son pouce depuis la nuit des temps, ou depuis ses premières nuits, c’est selon. Un acte pour lequel j’ai développé une véritable relation d’amour-haine.
J’étais partie le cœur léger, j’y suis revenue sur la pointe des pieds, par la petite porte. Je furetais entre les profils, pas tous les jours et jamais très longtemps.
5 ans, c’est une main grande ouverte qu’elle brandit à tout va. 5 ans, un âge de grande, la fin de la petite enfance et les apprentissages qui s’accélèrent désormais.
La journée de son anniversaire a commencé sur les chapeaux de roues, l’horloge du four nous indiquant de bon samedi matin que karaté il y avait et qu’en retard nous étions. Ce n’est que rendu chez O’Bokal, épicerie de vrac par excellence et adorable salon de thé, que nous avons pu reprendre souffle et esprit, devant une boule de chocolat fondant doucement dans le lait chaud, deux cafés brûlants et quelques puzzles familiaux. Une pizza pochette et quelques rares légumes plus tard, nous avons joué à la poupée et rangé la maison, avant de prendre les luges et de filer vers les pentes près du lac. Le temps était doux, les flocons abondants et la nuit tombée a rapidement découragé les quelques enfants qui trainaient encore là, nous offrant le luxe suprême de descentes sans attente et sans risque de heurter quelques amis restés au milieu du chemin.
Une journée n’aurait pas suffi, mais trois non plus finalement. Hier, c’est la garderie qui prenait le relais des festivités. Avant que nous embarquions une nouvelle fois pour la fête, samedi prochain.
Je suis au Markina, un café chic de Saint-Bruno. Je suis seule. Je prends mon temps. J’ai pris ma journée pour me remettre des flots incessants de travail et de pression, de routine et de culpabilité, d’absence et d’insomnies. Je suis seule, assise au bord des fenêtres. L’angle du café donne sur un croisement large, deux rues principales de la ville s’y étreignent pour mieux se laisser ensuite. Horizontalité des routines, verticalité des espoirs, nourris ou déçus, elles sont ces routes que nous empruntons tous ici.