Rhume de bébé: notre arsenal

Comment ça marche ce truc?/ Photo Thomas Kohler

Comment ça marche ce truc?/ Photo Thomas Kohler

Miss Swing n’a pas été beaucoup malade: une température de 19 degrés dans sa chambre, une maison bien aérée, des cheveux séchés et des vêtements adaptés ont eu raison des microbes. Les -20 degrés que nous avons parfois connus cet hiver aussi. Mais le printemps québécois et ses températures acrobatiques (26 degrés annoncés aujourd’hui, 5 mercredi), ajoutés aux quelques averses ont renversés toutes les barrières. Et depuis nous avons fait plus intimement connaissance avec le mouche-bébé et le sérum physiologique. Voici notre arsenal parfait pour vaincre les petits rhumes d’un toddler de 14 mois rapidement, créé à base de conseils et de « moi je n’utilise que ça ». – Un mouche bébé électronique et/ou un Pumpunel. J’affirme rarement officiellement qu’une façon de faire est meilleure qu’une autre, estimant que chacun fait comme il peut et s’adapte en fonction de ses propres mouflets. Mais le mouche-bébé manuel, tant vanté parce qu’il « vide vraiment le nez », est une aberration. Malgré le petit morceau de coton ou le je-ne-sais-quoi que vous allez mettre pour ne pas avaler le truc gluant que vous tenter de faire sortir du nez de votre progéniture, vous aurez quand même potentiellement droit aux microbes. Sans parler du fait que l’aspiration est vraiment forte pour un enfant de moins d’un an, ce qui explique les hurlements, les tortillements et autres gémissements. Un bon mouche-bébé électrique, éventuellement assorti d’un mouche-bébé suisse Pumpunel qui fonctionne comme une pompe manuelle, fera parfaitement l’affaire. Vous ne me croyez pas? Le bruit du mouche-bébé a un pouvoir apaisant, il suffit d’essayer de moucher bébé en pleine nuit pour s’en convaincre. Vous ne le trouvez pas assez efficace? Pas grave, vous n’avez à l’utiliser qu’en début ou fin de rhume. – Du sérum physiologique. Ou à défaut, une solution saline comme Hydrasense au Canada. L’intérêt majeur du sérum phy m’est apparu il y a peu. Alors que je textais en panique une amie à l’autre bout de l’Atlantique car je me retrouvais avec un bébé au nez plus que bouché à quelques minutes du coucher, sans mouche-bébé sous la main (hôtel oblige), elle m’a suggéré une technique infaillible: coucher la demoiselle sur le côté avec des mouchoirs sous le visage, et projeter un demi (ou un entier) flacon de serum phy dans la narine la plus en hauteur, tout en maintenant la bouche de bébé fermée pour qu’il n’avale pas. Rien qu’à voir la quantité de liquide qui est ressortie de la narine du bas, je suis convaincue aujourd’hui qu’il n’y a pas meilleure méthode. Comme c’est assez invasif cependant, je ne testerais pas avec un enfant de moins de 6 mois je pense, qui pourrait paniquer et avoir l’impression d’étouffer. Mais ce n’est que mon avis. – Du Kalium Bircromicum 9CH. Ce petit flacon de granules homéopathiques nous vient de la grand-mère de Miss Swing. Selon elle, il serait parfait pour limiter les nez qui coule (réduire la fluidité du moins). A raison de 3 granules par narine, ça fait 6 granules à faire fondre dans de l’eau. 9 ou 12 si Mère nature a été plus généreuse au niveau olfactif. A l’âge de ma demoiselle, les granules tendent à être avalées avant d’avoir eu un quelconque effet, je les fais donc fondre dans le bouchon du biberon qui devient un petit verre parfait… Et hop dans le gosier! – De l’extrait de pépins de pamplemousse. 3 gouttes 3 fois par jour à partir de 9 kilos. De quoi booster les défenses naturelles et accélérer la guérison!   Et vous? Quelles sont vos techniques infaillibles pour faire fuir le rhume de bébé?   -Lexie Swing-

Bébé: les derniers bons achats

C’est a priori très féminin comme comportement, mais la venue de Miss Swing m’a jeté dans une frénésie d’achats. Au 6e mois de grossesse, j’avais suffisamment de vêtements pour l’habiller en naissance, un mois et trois mois. Au 7e, j’attaquais les vêtements pour l’été suivant.

Miss Swing est née, on nous a offert des tonnes de vêtements, on nous en a donnés beaucoup aussi (la belle a 4 cousines, j’aurais pu ouvrir un magasin). Ma frénésie a ralenti mais je shoppe toujours avec un bonheur non feint dans les boutiques pour enfants. Voici mes dernières trouvailles.

– Des bavoirs Ikea. A 13 mois et demi, plus besoin des grands bavoirs qui couvrent les genoux. On est un bébé adroit, qui sait boire un biberon sans en renverser sur son tee-shirt et sans en vomir le contenu dans la minute qui suit. Le must du chic, c’est donc d’arborer un bavoir façon cow-girl, triangulaire et rayée, parfait pour se tamponner le coin d’la bouche après un p’tit jus.

Bavoir Ikea./

Bavoir Ikea./

– Un verre à bec Avent. A 13 mois et demi, le biberon c’est has-been (même si on refuse de boire avec d’autres tétines que celles estampillées “3 mois et +”). Pour boire de l’eau, vive le verre à bec Avent, avec une petite vache mignonne sur le devant et surtout un bec qui ne fuit pas, même en le secouant sauvagement dans tous les sens au dessus de la tête du chien.

Tasse Avent./

Tasse Avent./

 

– Des patous. Ces chaussettes-jambières-pantoufles sont multifonctions. Elles s’enfilent par dessus un pyjama l’hiver pour tenir au chaud les gambettes en attendant la chaleur de la gigoteuse. Elles se portent l’été avec un body (cache-couche) pour éviter que les genoux rapent sur le sol et que les échardes du plancher menacent les petits pieds. Et en plus, elles sont antidérapantes.

Patou./ Photo Les trois taquins

Patou./ Photo Les trois taquins

 

– Le petit collectionneur de couleurs. Ce n’est pas un achat personnel mais celui de A., envoyé à l’occasion de l’anniversaire de Miss Swing. Chantant, lumineux, il parle de jaune, de rouge, de bleu, il parle de voyage, de baleine et de bulles de savon. Une vraie machine à rêves ce petit livre! Aux éditions Les belles histoires.

Le petit collectionneur de couleurs./

Le petit collectionneur de couleurs./

 

-Des chaussures Pediped. A 13 mois et demi, on explore sur ses deux pieds. Le printemps venu (s’il vient), Miss Swing pourra faire ses premiers pas dehors. Pour cette future grande occasion, nous avons cherché des chaussures souples, adaptés aux premiers pas. Pas de Kickers ici au Québec, nous avons donc déniché LA super marque pour enfants (qui existe aussi en France par ailleurs), Pediped. Pointure 19, puisqu’il-faut-pouvoir-passer-un-doigt-derrière-le-talon, collection Grip’n’go, grises et à scratchs (on aurait vendu le chien pour éviter le rose paillette). Elle a fière allure!

Pediped Grip'n'go./

Pediped Grip’n’go./

 

 

 

-Lexie Swing-

 

Mon amour de doudou

Doudous./ Photo DR Lexie Swing

Doudous./ Photo DR Lexie Swing

Miss Swing a une dizaine de doudous. Elle a commencé par un lapin qui la fixait de loin, de ses yeux en coton. Il était assis au bord du moïse, veilleur tranquille inatteignable pour ses petits bras. Quand elle a pris ses quartiers dans le lit à barreaux, dix doudous supplémentaires se sont alors invités. Notre volonté cachée: éviter de devoir vivre au rythme d’une seule et même peluche déchirée et dégoûtante, recouverte par les poils du chien et fréquemment perdue entre les coussins. Miss Swing avait donc des peluches à profusion et une seule consigne: le doudou est au dodo ce que la brioche est au nutella, deux indispensables qu’on ne peut séparer. Force est de constater qu’elle a bien intégré la règle! J’ai voulu prendre une peluche dans son lit hier pour qu’elle joue sur le canapé en attendant le petit déjeuner, elle me l’a arrachée des mains et l’a jetée sur son matelas :)

Miss Swing n’avait pas, jusqu’ici, de préférence. Elle attrapait au gré de ses nuits les peluches les plus près de sa menotte. Et puis A. a envoyé un doudou. Un doudou tout doux, une mini couverture avec de la peluche blanche d’un côté et un tissu Liberty de l’autre. Un doudou avec des étiquettes. Un doudou qu’elle avait elle-même cousu. Miss Swing a-t-elle apprécié l’effort? A-t-elle le même goût que sa mère pour le Liberty? Est-elle séduite par le tissu pelucheux contre sa joue et les étiquettes multicolores qu’elle triture de ses doigts libres?

C’est son doudou préféré. Préféré à la manière de ma fille. Elle ne pleure pas quand elle le laisse, ne le réclame pas lorsqu’il dort sur le séchoir, se saisit d’un autre lorsqu’il a été oublié entre deux bodys à ranger. Mais lorsqu’il est là, elle l’aime tout entier. Elle le glisse sous sa tête, l’enfouit sous sa joue, le colle contre son nez. C’est son compagnon de rêves, celui qui donne le feu vert au marchand de sable. Lorsqu’elle pleurniche à la faveur d’un cauchemar, il suffit de lui glisser ledit doudou dans la main pour qu’elle se rendorme. Il est le signal que la nuit peut continuer, en tout quiétude, apaisée.

Et chez vous, y a-t-il un doudou phare, ou bien une cargaison?

-Lexie Swing-

PS: A l’heure où j’écris ces lignes, le doudou vient de choir à côté du lit, abruptement jeté par une petite main énervée, il faut croire que la rupture est consommée!

Tout ce que tu sais déjà

Il y a quelques mois encore, tu souriais en nous écoutant. Les pédiatres étaient formels: « Elle comprend déjà tout, vous savez ». Mais à part ton regard aux cils sans fin bien planté dans le mien, je n’étais pas sûre de ce que tu comprenais, ou pas. Maintenant tu as 13 mois. Et je sais que tu sais. Du moins je sais ce que tu sais. Et chaque jour, ça me laisse sans voix. Parce que tu es haute comme deux pommes qui auraient poussé à la fin de l’automne et que tu suces ton pouce à tout bout de champ, ce qui te fait perdre un peu de crédibilité. Mais à 13 mois tout ça (et seulement ça), tu sais déjà:

Kappa, îles Tonga./ Photo Kristopher Radder

Kappa, îles Tonga./ Photo Kristopher Radder

– Allumer la lumière

– Ouvrir et fermer les portes

– Jouer à coucou, caché avec un sens du spectacle digne de Monsieur Loyal

– Dire mon prénom, alors qu’il est très long

– Enfiler ton T-shirt, et tendre tes bras quand je te le demande

– Mettre les formes dans les trous qui correspondent

– Y mettre aussi des formes qui ne correspondent pas mais qui, en poussant bien, rentrent quand même

– Traverser la maison en couche pour venir prendre ton bain quand je t’appelle

– Manger seule (et finir par te gratter la tête avec la cuillère pleine de céréales)

– Participer aux chansons à mimer de la garderie, au grand étonnement de tes nounous

– Ne pas râler quand on te réveille au milieu de la nuit parce que la couche a débordé. Prendre une peluche pour te bercer, tendre les bras pour le body à réenfiler, et sans un pleur te recoucher

– Te rouler par terre avec les grosses larmes qui conviennent parce que j’ai quitté la pièce pour ranger un manteau

– Te coincer le bras dans ta chaise haute parce que tu as voulu caresser la tête du chien

– Chantonner

-Lire, beaucoup. Et tirer les languettes, appuyer sur les boutons qui font du bruit, sortir la souris verte du chapeau parce qu’il paraît qu’elle a trop chaud. Et la mettre dans ta bouche.

-Bercer poupées et peluches, tout contre ton coeur, la tête dans leurs rares poils ou leurs cheveux.

– Ranger les chaussures par paires

Le temps que je finisse cette liste tu auras fait de nouvelles choses et je devrais tout recommencer. 13 mois, et tout un monde devant toi.

-Lexie Swing-

Au boulot, le parent est facilement identifiable…

Dad and son./ Photo  Richard Leeming

Dad and son./ Photo Richard Leeming

Vous arrivez dans un nouveau travail et vous vous demandez (saine curiosité de la pause de 10h30) qui a des enfants dans vos collègues. Trop timide pour demander? Pas grave: l’observation suffit. Au boulot, un parent se repère à:

– son goûter. Exit les chocolatines trop grasses et les mélanges de graines santé, le parent a un vrai goûter: des Prince de Lu goût vanille-chocolat. Ce que vous ignorez: ses gamins détestent les Prince de Lu, mais ça lui donne une excuse.

– sa rengaine. Il fredonne sans cesse des trucs agaçants comme « Ce rêve bleu », susurré par Aladin à l’oreille de Jasmine, ou « Mignon, mignon », de René la Taupe, qui vous donne une furieuse envie de planter vos dents dans sa main.

– son sac. Vous y apercevez des trucs improbables, réminiscences d’un week-end au parc agité: poney Fisher Price, verre à bec encore plein d’eau, paquet de lingettes vides et barre de céréales écrasée constituent la majeure partie du trésor.

– ses maux de ventre. Il arrive barbouillé le lundi matin. Week-end arrosé? Pas du tout! Indigestion aux crêpes à l’érable et lait frais qui a tourné.

– ses nausées. Nouveau week-end arrosé? Toujours pas! Plutôt une gastro-enterite que ses mômes se refilent comme un ballon de rugby sur la ligne des 22.

– son humour. C’est un Belge, un Français et un Anglais narcoleptique qui discutent dans un bar. Le Belge aperçoit une femme unijambiste… STOP, vous avez perdu le parent! Il rit à l’humour simple, audacieux, facile à analyser après 15 nuits de trois heures. La blague du muffin ou toute remarque à base des mots prout et caca pourra déclencher son hilarité.

– ses mouchoirs. Il a des paquets partout: dans les poches du manteau, dans la doublure de la veste, roulés en boule au fond du sac. Des mouchoirs en tissus, des mouchoirs en papier, des mouchoirs propres… ou pas toujours! Il les dégaine en toutes occasions, pour secourir un nez qui coule ou faire un bandage de fortune à une poupée blessée.

– son sourire béat. Malgré des cernes jusqu’aux épaules et des habits d’une propreté parfois douteuses (eu égard aux régurgitations, et autres « tiens ‘gade Papa » accompagnés d’une tartine de Nutella vicieuse), le parent est heureux. Il porte collé sur son visage un sourire niais, dopé aux photos de bébés mignons et autres vidéos de premiers pas. A toute heure de la journée, il fait résonner dans l’open-space le rire cristallin de son dernier né qu’il vient de filmer. Il rit de bon coeur, même après l’avoir visionnée dix fois. Et vous, dans votre coin, nullipare averti, vous vous surprenez à soupirer d’aise. Le bonheur, c’est contagieux!

-Lexie Swing-

Bébé d’un an: les recommandations de la pédiatre

Les un an de Miss Swing ont été l’occasion de rendre visite à sa pédiatre. Et après avoir vérifié qu’elle savait se tenir debout (et qu’elle hurlait toujours à l’approche du stéthoscope) , notre pédiatre a énoncé une série de « A un an, on veut que bébé… » Voici ce qu’on en a retenu. On veut donc que bébé:

– Lise 15 minutes par jour. Tout seul en regardant les images (ou en lisant à voix haute si c’est un prodige), ou avec ses parents, pendant la routine du dodo par exemple. Le but du jeu: lui donner envie de découvrir les livres, toujours incontournables en termes d’apprentissage, et entendre des nouveaux mots, indispensables pour développer le langage. De notre côté, on est bon (et hop, 1 point!)

– Boive du lait entier, au moins 500 ml. Mr Swing a bien essayé de demander si on pouvait continuer le lait en poudre (c’est un 6-18 mois) mais la pédiatre n’en démordait pas. A partir d’un an, c’est du « 3,25 ». Entendez par là du lait à 3,25%, donc entier. Lait entier ce sera donc, avec une transition sur la semaine. La petite joke du jour: « quand votre compagne a-t-elle cessé d’allaiter? » Réponse de l’intéressé: « jamais, toujours, enfin elle a jamais commencé à allaiter en fait ».

Toddler./ Photo Eflon

Toddler./ Photo Eflon

– Ne soit pas devant la télé avant deux ans. Les images de la télévision seraient difficiles à appréhender pour les enfants en dessous de deux ans. Cela aura également un pouvoir excitant, provoquerait éventuellement des cauchemars et pourrait ralentir l’apprentissage (plutôt au sens, je pense, où le temps passé devant la télévision limite du même fait le temps passé à jouer et découvrir). Pour Miss Swing, pas de télé, nous avons cessé de la mettre « pour le bruit de fond » lorsqu’elle s’est installée chez nous ;) Comme elle n’est allumée que pour le film du soir ou l’orgie d’Orange is the new black, Miss Swing ne sait même pas qu’elle fonctionne!

– Se brosse les dents. Pour la Miss, il s’agit plutôt de mâcher activement la brosse à dents. Je brosse donc moi-même ses incisives quelques secondes, puis tente d’atteindre ses prémolaires. A ce stade, elle me l’arrache, la plante dans sa bouche, la mâchouille, la ressort, tente de me laver le nez avec, la reprend, etc. Le jeu peut durer cinq bonnes minutes. Ensuite, elle la jette. Attention, il est préférable de choisir un dentifrice sans fluor à cet âge (goût fraise c’est le top, sauf quand vous vous trompez le matin, pas top l’haleine façon Tagada).

– Mange à table. Pour éduquer son goût, l’importait serait de manger avec bébé. Nous prenons donc nos repas le plus possible tous les trois, en lui disant « mmmh c’est bon ce qu’on mange hein? » même si elle se fade des épinard (mais avec bonheur) tandis que nous attaquons notre troisième part de pizza.

– Mange de tout. « Même les mangues? », « Même le blanc d’oeuf? », « Même le salsifi? », « Même les mini-financiers aux amandes? », « Même les Schokobons? » On lui a tout fait, mais la pédiatre a été intraitable: bébé peut TOUT manger, à condition de continuer à tester un seul nouvel aliment par repas. Depuis trois jours, Miss Swing finit donc ses repas avec quelques bouchées de chocolat Dolfin aux amandes. RAS. Pire: elle en redemande. On verra si ça fait pareil avec le salsifi!

En vrac, la pédiatre a également évoqué l’importance du jeu, le siège auto dos à la route jusqu’à deux ans ou le fait que bébé doit manger à sa faim. Pour moi, un an, c’est aussi les premiers repas à la cuillère seule, les mots qu’elle répète, les airs courts qu’elle est capable de reproduire, le houhou avec la main sur la bouche façon indien (sauf qu’elle, elle se tape sur la tête ;)), l’apprentissage du xylophone, les T-shirts qu’elle apprend à enfiler seule (mais pas trop seule quand même), les jouets à ranger après s’en être servis, se peigner avec une brosse, peigner son parent avec ladite brosse et lui taper sur la tête, jouer à cache-cache, être très bon public, rire à la blague du muffin.

-Lexie Swing-

La bibliothèque façon Montessori

J’ai connu Montessori il y a quelques années, lorsque ma belle-sœur se renseignait sur les écoles du même nom. J’ai découvert cette pédagogie particulière et l’éducation individuelle qui en découlait. Je suis tombée sur des blogues de parents qui expliquaient comment ils menaient à bien cette éducation au quotidien, et quand j’ai trouvé qu’ils allaient trop loin, j’ai tout laissé tomber. Mais j’ai gardé dans un coin de ma tête cette impression d’autonomie, cette découverte par l’apprentissage, cette envie de faire avec du vrai (en cuisinant par exemple) plutôt que de tout faire passer par les jeux.

La bibliothèque de Miss Swing./ Photo DR Lexie Swing

La bibliothèque de Miss Swing./ Photo DR Lexie Swing

Il y a quelques semaines, j’ai découvert via Hellocoton un petit bonhomme de 15 mois environ qui fouillait dans sa bibliothèque Ikea pour y récupérer les livres qui lui plaisaient. Pas d’entraves, pas de « Maman, donne… » Pouvoir découvrir les livres comme on l’entend est d’une importance capitale à mes yeux, et tant pis si certaines pages se déchirent dans la hâte.

Alors la semaine dernière, après un tour au rayon enfant d’Ikea, nous avons investi dans un petit meuble blanc. Le dessus de cette bibliothèque est encore suffisamment haut pour que l’on puisse y poser cette veilleuse qu’elle démonte tout le temps. Le reste est accessible malgré ses 73 cm (l’infirmière l’a mesurée à 75 cm ce matin mais Mr Swing a reconnu qu’il était encore en train de l’installer lorsqu’elle a pris les mesures!) et elle s’en donne à cœur joie! Chaque soir, elle choisit le livre qu’on va lui lire, chaque matin elle en sort cinq ou six qu’elle abandonne sur le sol… Aimera-t-elle lire après ça? Je l’espère! Elle aura au moins le loisir de choisir car il n’y a rien de pire à mes yeux que des lectures imposées.

-Lexie Swing-

Guess how much I love you, par Sam Mc Bratney

Guess how much I love you./

Guess how much I love you./

Je cherchais ma fameuse histoire de chenille pour la petite O. quand je suis tombée sur ce petit livre cartonné, joliment illustré et tout en anglais. Après un rapide coup d’oeil, j’ai considéré que mon fluent english et moi pourrions comprendre cette histoire pour les toddlers. J’ai donc acheté Guess how much I love you pour Miss Swing.

Bien m’en a pris! Passée la première lecture à voix haute où nous accrochions sur les noms Little Nutbrown Hare et Big Nutbrown Hare, Mister Swing et moi avons commencé à parfaitement maîtriser l’histoire. Et à l’aimer! Au point que le jour où je lui ai proposé de séparer la lecture de l’histoire sur deux soirs, il a fait la moue avant de répondre: «Mais le meilleur est à la fin!»

Il a raison. C’est la première histoire pour tout-petits où je lis une chute aussi délicieuse. C’est aussi la seule histoire dont les mots tournent dans mon esprit comme un poème appris par coeur. Ils surgissent dans ma mémoire quand je découpe des carottes, je les murmure en prenant le bus, je les déclame sans même baisser les yeux sur les pages en carton quand vient l’heure de lire l’histoire du soir.

Ce n’est ni sirupeux, ni chichiteux, ni sexiste. Il n’y a pas de princesses, pas de robots, pas de mollesse. C’est juste de l’amour, entre un papa lièvre et son levraut. Juste de l’amour. Et c’est déjà tant…

Extrait : – I love you all the way done the lane as far as the river, cried Little Nutbrown Hair.

– I love you across the river, and over the hills, said Big Nutbrown Hair.

-Lexie Swing-

Habiller son moustique (9 mois – 15 mois) par moins 25 degrés

La tuque, les mitaines, le blouson chaud, c’est parfait pour un hiver dans le Nord de la France. On prévoit une petite couverture pour mettre sur les genoux de bébé et hop on est paré pour un rude hiver. Sauf qu’au Canada la notion de froid n’est pas tout à fait la même. Lorsque je me suis levée ce matin, il faisait -25 (et je vous épargne le ressenti qui flirte avec la reine des glaces). Autant dire que le combo blouson-tuque-mitaines c’est juste bon à passer la porte sans éternuer. Si vous voulez éviter de transformer votre poupon en Mister Freeze, il va falloir doubler les doses.

L’accessoire indispensable, c’est la combinaison de neige en duvet approuvée grand froid. On a choisi cette année un modèle de Columbia, orange histoire qu’elle soit facilement identifiable par les automobilistes/ les usagers du bus susceptibles de me laisser leur place/ le chauffeur du bus qui pense parfois que vu la distance entre l’arrêt et le métro, je pourrais tout aussi bien marcher.

Ajoutez à cela un bonnet en laine doublé polaire et une écharpe du même acabit (à nouer par dessus la combinaison selon le bon conseil d’un papa québécois de la garderie). Pas besoin de gants (de mitaines), la combinaison se retourne pour garder les mains au chaud.

Henry in the snow./ Photo Harald Groven

Henry in the snow./ Photo Harald Groven

Les pieds sont plus délicats à vêtir… La combinaison se retourne également en bas mais cela ne suffit pas. On utilise pour le moment une paire de chaussettes, surmontées de Robeez fourrées, elles-mêmes recouvertes de jambières qui vont du coup de pied aux genoux de Miss Swing. Mais le gros orteil reste désespérément froid. Je lorgne depuis quelque temps sur des Patous, un mélange de jambières et de chaussettes qui peut se porter au dessus du chausson ou directement comme pantoufles l’été, juste avec un body (ils arrivent en haut de la cuisse ou se retournent).

Si tout est noué/emmitoufflé/recouvert correctement, on aperçoit seulement les yeux de votre enfant. Le froid n’y verra que du feu ;)

L’idéal c’est de le porter alors en écharpe ou en porte-bébés, contre vous. Si vous n’avez qu’une poussette, investissez dans un habillage de pluie qui fait barrage au vent, et dans une petite couverture.

Le défi, à présent, est de rester vous-même à peu près vivant car un parent dans le froid c’est un parent qui:

– a laissé ses mitaines dans ses poches, trop difficile d’habiller bébé avec.

– a la tête nue – la tuque est avec les mitaines et la capuche est empêtrée sous la dizaine de sacs que vous transportez dans votre dos tel un sherpa.

– lutte contre les éléments – pendant que votre douce progéniture roupille le nez dans votre écharpe, vous affrontez le vent glacial et les jets de boue du bus qui vous dépasse.

– patauge et galère dans la neige – un bébé, dans la neige, c’est lourd à porter, une poussette, c’est carrément du suicide et le traineau, ça ne glisse pas sur le bitume.

Profitez bien de l’hiver, fin avril il sera parti! Outre le soleil radieux qui règne quand vient le froid, les moins 25 et des brouettes ont cette vertu incomparable : ils zigouillent tout sur leur passage (veaux, vaches, cochons, écureuils, pigeons), y compris les microbes. Autant dire que vous tenez une forme olympique (mais vous ne vous lavez plus les mains parce que la moitié de la peau de vos doigts est déjà partie dans le siphon).

A bon entendeur…

-Lexie Swing-

Miss Swing est devenue un bébé nageur

Enfin une étoile de mer, pour être précise. A 18 mois, elle deviendra un canard (C’est ça l’évolution de l’espèce!). On a commencé soft : session intensive de 8 leçons à raison de deux par week-end. Mais le fait est que notre bébé nageur est comme un poisson clown dans l’eau, elle bat admirablement des nageoires. En janvier, elle intégrera le cours régulier, tous les samedis matins, avec son papa.

Durée, animations, chansons, chaque piscine a son propre fonctionnement. Au centre sportif de Benny, à Notre-Dame-de-Grâce, les cours durent 30 minutes. La piscine n’est pas surchauffée (certaines piscines ont des bassins chauffés pour les bébés mais ce n’est pas le cas de la nôtre) donc la durée est bien suffisante.

L’eau est à température  «mais si elle est bonne, venez!». Ce genre de température où les ados plongent en faisant la bombe pendant que je trempe douloureusement le gros orteil en faisant la moue. Parents et bébés entrent à la queue leu-leu, se mettent en rond autour du moniteur et commencent à chanter en faisant valser leur progéniture en couches de bain.

Première brasse./ Photo Torsten Mangner

Première brasse./ Photo Torsten Mangner

Les parents allongent ensuite les bébés sur le dos, puis sur le ventre pour leur apprendre à faire des bulles dans l’eau. A ce stade, c’est surtout Papa qui fait des bulles dans l’eau. Il maîtrise admirablement le concept d’ailleurs. Le moniteur disperse ensuite des petits jouets en mousse, charge aux parents aux bébés de les rapporter sur le bord.

Ensuite, c’est la débandade : on se cache sous un tunnel, on promène les bébés dans des canots en mousse, on leur plonge la tête sous l’eau… Trêve de plaisanterie, le but du jeu est d’apprendre à l’enfant à fermer les yeux et à retenir sa respiration avant de mettre la tête sous l’eau. Les parents comptent donc jusqu’à trois avant de laisser glisser bébé dans l’eau et de le ressortir (un quart de seconde au total). Et  ça marche! Miss Swing ferme même les yeux quand on lui rince les cheveux dans le bain à présent.

Une dernière chanson et il est temps de s’enrouler dans une serviette. Le mois prochain, on tente le crawl!

-Lexie Swing-