Semaine culino-gourmande

Après autant d’absence, il était indispensable de vous attirer de nouveaux vers le blog en vous mettant l’eau à la bouche. Car je n’ai pas chômé!

Au programme donc de cette semaine: du beau, du bon et du gourmand surtout, pour reprendre le terme en vogue sur les émissions culinaires, grâce au plus médiatique des chefs actuels

Vous avez consulté le menu de la cantine ce midi? Voici celui de la mienne… Halte aux petits pois-carottes, ce lundi vous dégusterez (et moi aussi, elles sont au four…) des pommes suédoises. Envie d’une salade ce mardi? Oui mais pas sans un joli feuilleté chèvre-figues. Mercredi, vos enfants sont de repos (ou en vacances, et vous n’en pouvez déjà plus…), faîtes leur enfiler leur tablier et préparez ensemble un fondant chocolat-caramel. Jeudi arrive, le temps se réchauffe à peine, et si vous appreniez à réaliser des quenelles natures à la lyonnaise? Vendredi, à l’aube du week-end, il est temps de lancer les invitations et de se retrouver autour d’un repas fromages et de quelques bons vins soigneusement choisis. Samedi, on est de sortie, l’occasion de remporter la médaille du meilleur invité avec un gâteau ricotta, amandes et citron vert. Et puis dimanche… et puis dimanche… on fait la grasse mat’ (les enfants sont ailleurs, chez les grands-parents, à la SPA, où vous voulez… si vous avez des enfants qui se lèvent à 10h, vous pouvez les garder) et on se prépare un brunch du tonnerre.

Bon appétit!

-Lexie Swing-

Le roulé au fromage avec tous les cylindres qui vont bien

Le roulé au fromage (et jambon parfois), c’est le parfait produit traiteur qu’on voit souvent au détour du supermarché. Le genre de plats que l’on déguste sur un coin de canapé devant la télé, ou en famille un dimanche soir. Mais tant que l’on n’a pas essayé d’en cuisiner un maison, on ne peut pas connaître la technicité de l’engin. Parce qu’à votre avis, les jolis cylindres superposés, ils se sont font tous seuls grâce à la jolie fée de la pâte feuilletée?

Voici enfin dévoilé le secret du roulage du roulé au fromage (et jambon parfois, oui j’insiste), après ça, vous pourrez travailler au rayon boucherie-traiteur de votre hyper. Bonne nouvelle non?

Pour vos courses (pour 6 roulés, 5 si vous êtes une famille de marathoniens): deux rouleaux de pâte feuilletée, du gruyère (et du jambon si ça vous dit, vous ne pourrez pas dire que je ne vous l’ai pas suggéré), du beurre, de la farine, du lait et du papier d’alu.

Le secret de la technique./ Photo DR Lexie Swing

Le secret de la technique./ Photo DR Lexie Swing

Préchauffez votre four à 200 degrés – th 7. Prenez une grande feuille de papier d’alu et façonnez-la de façon à obtenir un cylindre sur lequel vous enroulerez votre pâte feuilletée. Attention à ne pas trop serrer le cylindre. Découpez votre pâte feuilletée en bandes d’ 1,5 cm environ et placez-les sur votre cylindre d’alu en faisant se chevaucher les bandes comme sur la photo ci-dessus (oui c’est un jour faste, nous avons DEUX photos). Vous pouvez beurrer et fariner vos tubes d’alu avant l’opération. Répétez la manoeuvre autant que vous souhaitez faire de roulés. Badigeonnez vos rouleaux avec un peu de lait, de café ou de jaune d’oeuf et enfournez.

Faîtes les cuire 12 à 15 minutes environ. Pendant ce temps, préparez votre béchamel: faîtes fondre 50 g de beurre sur feu moyen, puis, hors du feu, ajoutez d’un seul coup 50 g de farine. Mélangez rapidement à la cuillère en bois. Remettez sur le feu et versez par petites touches 400 ml de lait (à vous d’en mettre plus ou moins selon la consistance que vous souhaitez) en remuant à chaque fois pour bien incorporez le lait. Ajoutez un peu d’emmental (et un peu de jambon), salez et poivrer. Puis réservez.

Dès que les rouleaux sont cuits, la « partie-technique-qui-va-vous-crâmer-les-doigts » commence. Il s’agit désormais de faire glisser le papier d’alu hors des coques gonflées sont trop les abîmer. Plus vous attendez, plus ça refroidit, permettant à la pâte de s’agripper à l’alu, et plus elle devient fragile. Attention donc. On tasse le papier d’alu tant qu’on peut, aussi loin qu’on peut vers l’intérieur de la coque. Grande inspiration – préparation mentale de vos bouts de doigts – répétition de la phrase « je ne crains pas la douleur, la douleur est le chemin » 15 fois (ça marche avec le mot bonheur aussi, si vous voulez essayer, mais bon pas tout de suite, on n’a pas le temps), et on tire. On tire doucement, malgré la chaleur. Il ne faut pas que tout parte en lambeaux. Répétez l’opération avec chaque rouleau (c’est là que vous regrettez d’avoir fait 5 enfants au lieu de 2 hein?) et réservez vos coques.

Et voilà le travail./ Photo DR Lexie Swing

Et voilà le travail./ Photo DR Lexie Swing

A l’aide d’une poche à douille (largement coupée au bout tout de même) ou d’une cuillère, remplissez vos coques de béchamel. Le tout est de les remplir complètement sans que la béchamel ressorte de l’autre côté, du véritable jonglage! Appliquez ensuite de chaque côté des rouleaux une poignée de gruyère. Enfournez pour 15 à 20 minutes supplémentaires, en surveillant que vos roulés ne brûlent pas.

Puis savourez…

-Lexie Swing-

Un fondant de Nathalie pour le plaisir

Le fondant de Nathalie, c’est ce truc incroyable qui mêle chocolat, sucre, oeufs, beurre (beaucoup!) et quelques grains de farine. Repris dans, au moins, deux ouvrages de la cuisinière irlandaise Trish Deseine – « Je veux du chocolat » et « I love cake » – c’est le vrai gâteau du plaisir. Malgré mon équipement de compétition – un Kitchen Aid magnifique – j’aime encore ces préparations déconcertantes de facilité, à mélanger amoureusement à la cuillère en bois dans un bol unique. Peu de vaisselle, peu de temps et un bonheur à déguster…

La "tuerie" de Nathalie./ Photo DR Lexie Swing

La « tuerie » de Nathalie./ Photo DR Lexie Swing

Première étape: mettre en fond « Songs from the chateau » de Kyle Eastwood ou une série sympathique mais sans intrigue (c’est toujours dommage de louper le nom du tueur quand on suit une enquête depuis 20 minutes, exit donc les Experts et autres Cold Case…)

Le fondant de Nathalie – on ignore d’ailleurs qui est Nathalie, mais après ceci, elle pourrait fort bien devenir votre meilleure amie à vous aussi – doit être préparé en avance, le soir pour le lendemain matin ou le matin pour le soir par exemple. Idéal quand on a un dîner prévu, moins quand on est pressé (mais la frustration se dissoudra rapidement dans le chocolat à lécher à même le bol).

Deuxième étape: Faîtes préchauffer votre four à 190°. Pesez 200 grammes de beurre (salé pour moi) et 200 grammes de chocolat noir. Faîtes les fondre au micro-ondes ensemble, par petites touches (50 secondes par 50 secondes par exemple, en remuant à chaque fois).

C’est prêt? Ajoutez 200 g de sucre et laissez refroidir. Trish (je fais souvent ses desserts, considérons que nous sommes désormais assez intimes pour nous appeler par nos prénoms) prévoit 250 grammes mais à moins d’être un drogué hyperglycémique qui siffle le sucre directement au paquet, je trouve ça un peu too much…

Troisième étape: Il est temps de prendre une pause. Un petit café sera le bienvenu. Cinq minutes, et puis il est temps d’ajouter 5 oeufs à votre préparation, en mélangeant bien entre chaque à la cuillère en bois. Incorporez ensuite une cuillère à soupe de farine tamisée, légèrement bombée. Et hop au four, 22 minutes. Il doit être tremblotant comme une joue molle au milieu (faire des comparaisons désastreuses est le meilleur moyen de vous éviter d’y toucher à ce stade).

Les puristes le démouleront aussitôt, pour le réserver. Les sauvages et leur famille le dégusteront directement dans le plat, à la petite cuillère…
Dans tous les cas, patientez! Vous verrez, vous me remercierez…

-Lexie Swing-

Gateau léger noisettes-amandes

Pour les gâteaux, tartes et autres biscuits, je voue une passion sans bornes aux auteurs anglosaxons, tout en diminuant toujours d’au moins un quart la proportion de sucre qu’ils mettent dans leur recette. La toute première que j’ai découvert est l’Irlandaise Trish Deseine. Son bouquin « I love cake » regorge de gâteaux croquants, craquants, moelleux, biscuités… et bien sûr excellemment présentés. Cependant, si vous voulez, culinairement parlant, vous rincez l’oeil, son ouvrage « Du caramel plein la bouche », aux éditions Marabout, a quelque chose du best-seller.

Gâteau léger noisettes-amandes./ Photo DR Lexie Swing

Gâteau léger noisettes-amandes./ Photo DR Lexie Swing

Cet après-midi, lorgnant sur une boîte d’oeufs qui craignaient le suicide collectif à l’approche de leur date de péremption, j’ai réalisé un gâteau facile, rapide, léger et parfait pour zigouiller une boîte de presque six sans s’en apercevoir. Trish Deseine propose cette recette avec, au choix, de la poudre d’amandes ou de la poudre de noisettes. Comme je ne sais pas choisir (et que, avouons-le, je ne possédais aucun paquet complet de l’une ou de l’autre, je suis la reine des restes-bien-fermés-avec-une-pince-à-linge), j’ai fait 50/50.

Pour vos courses, prévoyez donc une boîte d’oeufs, du sucre en poudre, de la poudre d’amandes et/ou de noisettes, du beurre salé et de la farine.

Faîtes préchauffer votre four à 200 degrés. Montez cinq blancs d’oeufs (4 si vous mettez seulement de la poudre d’amandes) en neige ferme avec une pincée de sel (le sixième oeuf, c’est pour remplacer celui que vous aurez immanquablement cassé, c’est statistique). Incorporez à la maryse 150g de sucre, 50g de poudre d’amandes et 50g de poudre de noisettes (si vous souhaitez réaliser un gâteau à la poudre d’amandes uniquement et que, parce que vous suivez un minimum, vous n’avez mis que 4 blancs d’oeufs, il faut mettre 100g de poudre d’amandes. Si au contraire votre gâteau ne comporte que des noisettes, la recette comprendra 5 blancs d’oeufs mais 80g de poudre de noisettes. Vous êtes perdus? Relisez, c’est facile!).

Ajoutez 75g de farine tamisée. Pesez 105g de beurre (salé de préférence, ici j’ai fait moitié-moitié… les restes, toujours les restes ;)), passez au micro-ondes dix secondes et là… attention astuce… piochez dans votre beurre déjà-un-tout-petit-peu ramolli pour badigeonnez votre moule. Remettez au micro-ondes jusqu’à ce que le beurre soit fondu. Réservez le temps qu’il refroidisse (tenez, z’avez qu’à faire la vaisselle… toujours ça de gagné pour après), puis mélangez-le à la préparation.

Mettez au four 15 minutes à 200 degrés, puis 15 minutes à 150 degrés. Si, à ce stade, la lame de votre couteau ne ressort pas parfaitement sèche du gâteau, ajoutez entre 3 et 5 minutes de cuisson à 150 degrés.

Pour l’avoir testé par le passé, ce gâteau est une excellente base pour des préparations à plusieurs couches. Mais il est aussi délicieux comme ça, avec, pourquoi pas, une cuillerée de confiture pour les amateurs, ou de nutella pour les vrais gourmands.

-Lexie Swing-

Cookies delicioso

Il y en a qui les aiment croquants façon Hello de Lu… nous on les préfère fondants et juste sortis du four. Eux, ce sont les cookies. Ces biscuits de pique-nique/après-midi pluvieux/journée télé qui se préparent en un tour de main (disons un de robot et trois de main) et se dégustent dans la foulée. Pour moi (et pour beaucoup), le maître en la matière est Martha Stewart.

Croquants sur les côtés et moelleux au centre./ Photo DR Lexie Swing

Croquants sur les côtés et moelleux au centre./ Photo DR Lexie Swing

Comme je l’avais déjà évoqué précédemment, je possède sa « bible des tout petits gâteaux ». Comme référence cookie, j’ai pris sa recette aux pépites de chocolat, dont j’ai divisé les proportions. Pour une douzaine de cookies, prévoyez donc de la farine bien entendu, mais aussi du sucre roux, de la farine, un oeuf, du bicarbonate de soude, de l’extrait de vanille et le « petit goût » que vous souhaitez donner à vos cookies: chocolat blanc, au lait ou noir, pralinoise, noix de pécan, noisettes…

Préchauffez votre four à 180 degrés. Tamisez ensemble 160g de farine et deux pincées de bicarbonate de soude. Dans un autre saladier, battez ensemble 115g de beurre (salé c’est meilleur) à température ambiante et 100g de sucre roux (Martha Stewart compte 150g mais le sucre est beaucoup trop présent à mon goût, à l’image des pâtisseries américaines cependant!!). Lorsque le mélange est devenu crémeux, ajoutez quelques gouttes d’extrait de vanille et un oeuf. Lorsqu’ils sont incorporés, versez petit à petit le mélange farine-bicarbonate de soude, puis le chocolat/noix/pralinoise, etc.

Utilisez deux cuillères à soupe (ou une cuillère à soupe et vos doigts, moins classe mais plus efficace) pour former des boules suffisamment espacées sur une feuille de papier sulfurisé. Martha S. les laisse cuire une douzaine de minutes, mais 16 ont été nécessaires pour que les miens soient parfaits. Sortez les cookies lorsqu’ils sont encore légèrement mous sous le doigt et laissez-les refroidir avant de déguster.

Ca se conserve bien en théorie, en pratique on n’a jamais testé, ils ont généralement tous disparu une heure plus tard!

-Lexie Swing-

Un patate’zotto pour les fêtes

Gratin, purée, pommes dauphines… on ne manque pas d’idées pour cuisiner la pomme de terre, pourtant on finit toujours par reproduire les mêmes recettes. Parce qu’elle est aussi un accompagnement idéal pour les fêtes, voici une préparation aussi étonnante que simple pour égayer chapon, dinde et autres filets de poissons.

Le patate’zotto est conçu sur le principe du risotto. Réalisée par plusieurs blogueuses, comme Cléa ou Anne, en 2007, après un atelier commun autour de la pomme de terre, cette technique permet d’obtenir des pommes de terre fondantes et goûteuses, pour une recette qui sied aussi bien à un repas en tête-à-tête qu’à une grande réunion de famille.

Un patate'zotto en accompagnement... d'un confit de canard./ Photo DR Lexie Swing

Un patate’zotto en accompagnement… d’un confit de canard./ Photo DR Lexie Swing

Pour deux personnes, comptez 3 grosses pommes de terre (Agatha ici), du bouillon de légumes et deux gros champignons de Paris. Faites bouillir 250 ml d’eau, à verser ensuite sur un cube de bouillon de légumes. Puis réservez.

Coupez en dés les pommes de terre et les champignons, épluchés et lavés. Faites chauffer une cuillère à soupe d’huile d’olive dans un wok, versez-y pommes de terre et champignons. Faites-les saisir entre trois et cinq minutes à feu vif, puis ajoutez-y une louche de bouillon. Dès qu’il est absorbé par la préparation, versez une nouvelle louche, en répétant ce geste jusqu’à ce que la totalité du bouillon soit absorbée. Environ 20 minutes sont nécessaires pour obtenir des pommes de terre bien fondantes. Assaisonnez de sel et poivre et servez aussitôt. Selon Cléa et Anne, il est possible d’ajouter du potimarron, de la cannelle ou encore des chataignes. Plutôt classe non?

-Lexie Swing-

Sablés citron et fromage frais de Martha Stewart

J’ai tenté il y a quelques jours les noeuds au citron de Martha Stewart, tout droit tirés de son livre « Biscuits, sablés, cookies… » (c’est ce qu’il me semble lire sur la tranche du moins, la distance canapé-bibliothèque divisée par la variable « vision de loin en baisse » rend le titre incertain). Comme j’ai divisé la recette en deux, ce sablé gourmand n’était pas exactement sablé par contre il était très moelleux. Je vous en fais donc profiter. Mes embouts pour la poche à douilles n’étaient pas suffisamment larges pour bien laisser passer la pâte, l’expérience s’est donc terminée en larges boudins mangés à même le plat. Je vous laisse en compagnie des deux plus réussis (imaginez les autres!).

Tentative de noeuds...

Tentative de noeuds…/ Photo DR Lexie Swing

Pour vos courses prévoyez donc de la farine, une grosse plaquette de beurre, du fromage frais type Philadelphia et Saint-Môret, du sucre en poudre et du sucre glace, un oeuf et un gros citron jaune.

J’ai donc divisé les proportions par deux pour environ une dizaine de biscuits.

Tamisez ensemble 210 grammes de farine, deux pincées de bicarbonate de soude, et deux pincées de gros sel. Dans le bol du robot, ou un saladier, mélangez 115 g de beurre mou et 45g de Philadelphia. Lorsque l’ensemble est crémeux, ajoutez 100g de sucre en poudre, un petit oeuf (Martha S. en met un gros, mais le différentiel est trop mince ce qui explique que les miens soient moelleux et non « sablés ») et deux cuillerées à soupe de jus de citron (vous pouvez en mettre une seule et rajoutez les zestes). Versez ensuite le mélange farine/bicarbonate/sel et tournez.

Préchauffez le four à 190°, glissez la pâte dans une poche munie d’une grosse douille cannelée et tentez de former des noeuds: faites d’abord un coeur auquel vous rajouterez deux petites pattes. Si ça ne marche pas, un zigwigwi fera bien l’affaire… Faites cuire entre 15 et 20 minutes (12 si vous avez doublé les proportions et tenté une version sablée), suivant l’épaisseur de vos biscuits. Ils doivent ressortir légèrement dorés sur le dessous. Une fois refroidis, saupoudrez les gâteaux de sucre glace.

-Lexie Swing-

Pizza party? Tentez une pizza roulée: la stromboli

Vendredi, c’est pizza party. Bon pas toujours. C’est surtout « j’ai mangé de la soupe tous les soirs de la semaine alors place à quelque chose de gras/ plein de fromage et de pommes de terre/ avec un dessert chocolaté à la hauteur ». Ce vendredi, c’était donc pizza stromboli. Une pâte moelleuse roulée sur elle-même avec garniture généreuse au choix. Le principe est simple: réaliser sa recette habituelle et la rouler ensuite sur elle-même, de préférence à quatre mains.

Fromage, sauce aux tomates fraîches et généreuse mozzarella./ Photo DR Lexie Swing

Jambon, sauce aux tomates fraîches et généreuse mozzarella./ Photo DR Lexie Swing

Pour la recette, j’ai testé celle de « La popotte de Manue ». Pour les courses, prévoyez donc un demi-paquet de farine, un cube de levure fraîche, de l’huile d’olive et du sel.

Diluez 15g de levure dans 50 ml d’eau tiède. Mettez dans le bol du robot ou dans votre saladier habituel 500g de farine T55, 250 ml d’eau tiède, 3 cuillères à soupe d’huile d’olive. Dans un coin du bol glissez deux cuillères à café de sel et dans un autre coin le mélange levure/eau. Pétrissez cinq minutes.

Faites une boule, couvrez d’un linge et laissez reposer dans un coin chaud jusqu’à ce que la pâte ait doublé de volume. Farinez le plan de travail, dégazez la pâte avant de l’étalez en rectangle puis recouvrez-la de tous les ingrédients qui vous font rêver (ici mozza di buffala, sauce aux tomates fraiches et jambon blanc – on a le rêve soft). Roulez-la pâte serrée, et laissez reposer le temps que le four préchauffe (10 minutes à 200 degrés). Badigeonnez la pizza d’huile d’olive à l’aide d’un pinceau de cuisine et faites des entailles régulières (espacements qui correspondront mas o menos à une part) avec un couteau très aiguisé. Enfournez pour une trentaine de minutes.

Le principe est original et moelleux et, une fois n’est pas coutume, la pizza est encore meilleure le lendemain. Régalez-vous!

-Lexie Swing-

Un marbré moelleux pour le goûter

Facebook, forums, Twitter, la France s’était nouée lundi son tablier de cuisine pour suivre « Le meilleur pâtissier » sur M6. Entre « mmmh » et « ooooh », toute la blog/facebook/twittosphère » ne parlait que des tartes qui défilaient en prime-time. Même si l’Express juge le premier épisode de l’émission « très tarte » (le jeu de mot était facile au passage), « Le meilleur pâtissier » dont le jury est d’ailleurs composé de Cyril Lignac, « chef préféré des Français » dit toujours la chaîne (C’est du sondage Ipsos ça?), et de l’excellente Mercotte, a au moins le mérite d’avoir donné envie de cuisiner à 50% des téléspectateurs (sondage maison, à l’oeil). J’en fais partie.

J’ai donc remonté mes manches pour me plonger dans un « marbré », communément appelé « Savane maison » chez nous. Pour la recette, direction le blog d’Audrey Bourdin. Ce que j’apprécie dans sa recette, c’est qu’elle utilise du chocolat et non pas du cacao. Peut être que la fine fleur du marbré, chez Savane en particulier, ne se déguste qu’agrémenté de cacao, mais je trouve que le chocolat en morceaux lui donne une tenue en plus.

Marbré au chocolat

Tout est dans la vague./ Photo DR Lexie Swing

Pour vos courses: farine, quatre oeufs, sucre, une brique de crème liquide entière, de la levure ou du bicarbonate, une tablette de chocolat noir à pâtisser, une petite plaquette de beurre doux ou salé, de la vanille (extrait, gousse, sucre vanillé…), du lait. Commencez par battre ensemble 120g de beurre mou (salé pour moi) et 210g de sucre. Ajoutez ensuite quatre oeufs, un par un, en remuant entre chaque. Pour le moelleux (annoncé par Audrey, et approuvé par moi et sûrement des dizaines d’internautes), rajoutez 120 g de crème liquide entière, puis 220g de farine et une demi-cuillère à café de bicarbonate de soude (ou un sachet de levure chimique) tamisés ensemble. Viens ensuite le moment fatidique où Audrey ajoute les graines d’une gousse de vanille, le genre de trucs que je n’aie jamais. Je me suis donc fendue de quelques gouttes d’extrait de vanille et d’un sachet de sucre vanillé.

Séparez votre pâte dans deux saladiers (à parts égales), faites fondre 120 g de chocolat noir dans 4 cuillères à soupe de lait, puis incorporez à l’un des deux saladiers. Réservez au frais une heure environ.

Préchauffez votre four à 180°, beurrez un moule à cake puis versez, en alternant, la pâte au chocolat et la pâte nature (j’ai fait chocolat-nature-chocolat-nature). Enfournez pour 40 minutes, puis baissez le four à 160° et faites cuire 20 minutes supplémentaires. Vous vous léchez les babines? Ce n’est pas fini! Sortez le cake du four, mélangez 15g de sucre et 4 cl d’eau, et nappez-en le cake toujours dans son moule à l’aide d’un pinceau de cuisine. Emballez cake et moule dans du film alimentaire et laissez reposer deux heures (j’ai attendu une heure et demi, ensuite je n’en pouvais plus de le voir, je l’ai attaqué).

Le mien est un peu plat, j’ai oublié le bicarbonate… Mais la preuve, ça marche aussi sans puisqu’il est démentiel! Vous avez vu ces vagues, ça fait rêver hein?

-Lexie Swing-

Journée américaine… place aux cupcakes

Ma nièce affectionnant le chocolat et le rose, j’ai pris une petite heure hier pour confectionner des cupcakes. C’était une journée à l’heure américaine après tout… Comme prévu, je m’étais réveillée à 2, 4 puis 6 heures, je n’étais donc plus entièrement moi-même lorsqu’il a fallu préparer les petits gâteaux ronds.

Le résultat a donné… ça:

Cupcakes au chocolat

Cupcakes au chocolat./ Photo DR Lexie Swing

A ceux qui les trouveraient moches, je précise qu’ils étaient les premiers… Loin de moi l’idée de réaliser ces petits diables sucrés tous les week-ends, j’ai une nette préférence pour les gâteaux au chocolat plantureux et pleins de beurre qui suintent le cacao par tous les pores (post recette en préparation).

Je me suis inspirée de la recette de Confessions d’une gourmande, à la lettre… jusqu’à ce que mes yeux fatigués confondent « farine » et « sucre »… 120 g de sucre pour six cupcakes, ça frôle le coma diabétique… j’ai aussitôt rajouté du chocolat, puis du beurre salé, puis un oeuf. Et au final j’ai eu 12 cupcakes (du moins 6 cupcakes et 6 « cakes only »… comme une bonne moitié des « femmes et demi » je n’ai pas le droit aux oeufs non cuits présents dans la décoration, « la faute à » la toxoplasmose).

Au final j’ai donc mélangé 120g de beurre salé et 200g de chocolat noir, préalablement passée ensemble au micro-ondes. Dans un second saladier, j’ai battu 3 oeufs et… 120 g de sucre (même pour 12 gâteaux, je pense que 100g suffisent amplement). Et dans un troisième, 120 g de farine, et 1/2 cuillère à café de bicarbonate de soude, tamisés ensemble. Versez le mélange oeufs-sucre dans le beurre-chocolat, puis incorporez ce nouveau mélange à la farine-bicarbonate. Glissez dans des moules à muffins et enfournez pour 22 minutes à 180° (four préalablement chauffé).

Pour le topping, le site Confessions d’une gourmande conseille un blanc d’oeuf pour 200-250g de sucre glace, je suis montée jusqu’à 240g car je trouve que sinon, l’ensemble ne se tient pas. Battez blanc d’oeuf et sucre glace ensemble puis glissez la préparation dans une poche à décoration, ou dans un sac congélation dont vous couperez ensuite un angle (pas trop grande la coupure). Dessinez un topping en partant du bord du gâteau pour monter vers le milieu et finir en pointe. Si comme moi vous n’êtes pas fan de colorant alimentaire, saupoudrez le tout de perles de sucre multicolores (ma nièce adore). Laissez prendre ensuite au réfrigérateur.

Les cupcakes, c’est physiquement sympa, et idéal pour une fête d’enfants je trouve. Gustativement parlant, j’ai toujours trouvé ça assez décevant cependant. Attention, la recette de Confessions d’une gourmande a très bon goût et vous devriez appréciez en accompagnement d’un thé ou d’un café. Mais pour un dessert ou un vrai goûter, je préfère un gâteau parfois moins joli mais avec un goût plus travaillé, des mélanges d’épices et de chocolat par exemple, de caramel au beurre salé et de pommes également, avec des jeux de texture… A ce jeu là, le macaron, adversaire direct du cupcake, a une longueur d’avance à mes yeux.

Pour l’histoire, le cupcake existe depuis le XIXe siècle, mais était très à la mode dans les 50’s surtout. Appelé aussi « fairy cake » (gâteau des fées), ce gâteau des ménagères a été appelé « cupcakes » car les mesures de sa recette se faisaient en « cup », unité anglosaxonne assez répandue en cuisine. La recette traditionnelle prônait ainsi « une tasse de beurre, deux tasses de sucre, trois tasses de farine et quatre œufs ».

 

-Lexie Swing-