Le Libraire, de Régis de Sa Moreira

Lui aussi traînait sur le coin d’une table en bois, dans la même petite librairie toulousaine où j’ai déniché « Le Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire« . Lui, c’est « Le Libraire », de Régis de Sa Moreira. Un bijou.

Je l’ai saisi parce que les librairies me fascinent. Je l’ai acheté pour la petite phrase de Bernard Plessy inscrite en quatrième de couverture: « Ne pas lire trop vite, pour faire durer le plaisir. » Ca m’a donné envie de le découvrir.

Le Libraire, de Régis de Sa Moreira

Le Libraire, de Régis de Sa Moreira

J’ai attaqué le premier chapitre, pleine de bonnes intentions. Et puis j’ai dû me rendre à l’évidence: ça ne me plaisait pas. Déçue, je l’ai reposée. Il a traîné dans le casier « bouquins à lire » de ma bibliothèque, le seul qui soit rangé à la verticale. Quelques semaines après, ayant terminé « The Mystery of Mercy Close« , de Marian Keyes, je l’ai repris. Un chapitre, puis deux. J’ai souri devant certaines phrases joliment écrites, jusqu’à tomber sur un passage qui disait: Poudoupoudoupoudou, Dieu revenait. « Ah, fit le libraire. Sa Majesté a fini de bouder ». Poudoupoudoupoudou, Dieu repartit.

J’ai coché la page. Et puis me rappelant le conseil de Bernard Plessy, j’ai reposé « Le Libraire ». Jusqu’au lendemain. Et au fil des jours, au rythme de quelques pages à la fois, j’ai parcouru le livre. Et j’ai coché des pages, plein de pages, tout en lisant à voix haute à mes proches les passages qui me touchaient le plus. A la fin, j’en lisais ainsi des pages entières.

Ce livre est exactement comme le décrivait le critique: un plaisir à goûter par petites doses. Non pas par crainte de l’indigestion mais parce qu’il est meilleur ainsi, et qu’on peut en garder pour plus tard. J’ai ouvert un livre qui m’a laissée indifférente et refermé un chef-d’oeuvre de poésie et de mots justes. A garder tout près de soi, tout en haut de la pile « à lire » du casier rangé à la verticale.

-Lexie Swing-

The Mystery of Mercy Close, de Marian Keyes

Il y a quelques mois sortait le dernier opus de Marian Keyes: « The Mystery of Mercy Close ». Ma fête tombait non loin de là et j’ai donc reçu en cadeau ce (gros) petit dernier de la romancière irlandaise. En anglais s’il-vous-plaît.

En couverture, une voiture garée au bord de l’eau, une jeune femme qui regarde l’horizon et le mot « mystery »: l’univers habituel de Marian Keyes semble loin. L’intrigue: une jeune femme, détective privé de métier, se voit confier la difficile mission de retrouver l’un des membres des « Laddz », groupe de musique qui vient de se reformer pour quelques dates. Ils sont quatre mais Wayne Diffney, « the wacky one » (le foufou, le un-peu- dingue) a disparu. Comme ça un soir. Il a commandé une pizza et puis… plus rien. Disparition de son plein gré ou réel enlèvement? Helen Walsh est sur la piste.

The Mystery of Mercy Close./

The Mystery of Mercy Close./

Si l’intrigue est assez différente de la trame habituelle des romans MarianKeysiens, les personnages sont aussi fantasques que d’habitude. Et pour ne pas perdre ses repères, l’auteur a choisi de nous raccrocher à la petite famille Walsh dont nous connaissions déjà Rachel (« Rachel’s holiday »), Anna (« Anybody out there »), Claire (« Watermelon ») et Maggie (« Angels »). Oui, elles sont beaucoup de soeurs… au point que Marian Keyes a récemment mis en ligne un e-book intitulé « Mammy Walsh’s A-Z of the Walsh family« .

Et Helen est largement aussi ordinairement dingue que ses soeurs: suicidaire, cynique à souhait, dormant peu, se nourrissant presque exclusivement de Cheerios et tenant – mentalement – à jour une Shovel List, c’est-à-dire une liste des personnes et des choses qu’elle déteste tellement qu’elle voudrait les frapper avec une pelle. Du jouissif donc.

Revenue vivre chez ses parents par manque d’argent, elle multiplie les stratagèmes pour retrouver Wayne, jouant sur sa capacité hors du commun à « rentrer dans l’esprit des gens ».

Difficile au départ de rentrer dans le roman tant Helen semble parfois inaccessible et extraordinaire. Mais peu à peu, en même temps que ses faiblesses, se dévoile son humanité et on s’attache à cette drôle de fille un peu cabossée. La chute est parfaite et l’intrigue semble sans issue jusqu’aux toutes dernières pages. Un petit nouveau qui vaut largement ses prédécesseurs.

-Lexie Swing-

Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, de Jonas Jonasson

Sur la couverture, un vieux monsieur en pyjama rose avec, dans sa poche, un gros pétard. Trouvé sur le coin d’une table de librairie, en même temps que Le goût des pépins de pommes, de Katarina Mazetti, « Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire » est un petit chef-d’oeuvre suédois, devenu quelques mois après sa sortie en mars 2011 un best-seller.

Un best-seller suédois paru en mars 2011./ Photo fnac

Un best-seller suédois paru en mars 2011./ Photo fnac

Allan Karlsson s’apprête à fêter ses 100 ans. Toute la maison de retraite est sur son 31 pour accueillir comme il se doit le roi de la fête… qui, pour l’occasion, préfère s’éclipser. Chaussé de ses éternelles pantoufles, il enjambe le rebord de la fenêtre, atterrit au milieu du parterre de fleurs et part au hasard pour échapper au courroux de « soeur Alice », son infirmière. La ville est petite et les journalistes en recherche de scoop. Rapidement, toute la région est sur les dents. Allan, lui, suit son bonhomme de chemin: de la gare routière à la maison de Jullius, du marchand de hot-dog à la maison d’un éléphant, le centenaire va de rencontres en aventures, poursuivi par de méchants trafiquants à qui il a « malencontreusement » volé de l’argent. Mais Allan Karlsson, qui a connu Truman, Franco, Staline ou encore Mao, en a vu d’autres…

Ce best-seller suédois est un petit bijou de fantaisie. Les aventures sont rocambolesques, les personnages extrêmement attachants et le XXe siècle quelque peu malmené mais on tourne les pages, avide de connaître ce qui arrive ensuite. Naviguant entre 2005, la deuxième guerre mondiale ou encore la guerre froide, on marche dans les pas d’Allan, épaté par ce vieux bonhomme qui picole autant qu’il déteste la politique et la religion.

– Lexie Swing –

Le goût des pépins de pommes, de Katarina Hagena

Petit bouquin de poche acheté au détour d’un fouinage en règle à la librairie, « Le Goût des pépins de pommes » laisse une saveur… de circonspection!

Il s’agit du premier roman de l’Allemande Katarina Hagena, qui a fait grand bruit outre-Rhin à sa sortie en 2009, avant d’arriver à pas de loup en France.

Le premier roman de l'Allemande Katarina Hagena.

Le premier roman de l’Allemande Katarina Hagena./ Photo Amazon

L’histoire: A la mort de sa grand-mère Bertha, Iris (âgée de 25 à 30 ans) hérite de sa maison. Dans cette maison, elle a passé ses vacances d’enfant des Noël, des fêtes de famille. Elle y a aussi perdu il y a vingt ans de cela sa cousine chérie et partenaire de jeux Rosemarie. Pourquoi? Comment? Les pages laissent filer un sentiment d’inquiétudes et beaucoup de non-dits. Iris, la narratrice, abreuve le lecteur de souvenirs qui se réveillent tandis qu’elle parcourt la maison, revêtant à chaque nouveau jour la robe de bal de sa mère ou la tunique naphtalinée d’une de ses tantes.

Le roman flirte entre passé pesant (le grand-père était-il un nazi) à peine évoqué, secrets de famille peu dévoilés et nouvelle romance. Il laisse le lecteur sur sa faim à la manière dont une amie raconterait sa propre histoire: sans détenir toutes les clés. A celui qui souhaiterait lire une histoire dans laquelle on entre par de multiples portes jusqu’à en essorer le moindre détail, je conseillerais de passer son chemin. Pour les autres, « Le Goût des pépins de pommes » regorge tout de même de justes et jolies pensées, depuis ce vieil homme convaincu d’avoir fait l’amour avec la mauvaise fille parce que sa bouche n’avait pas le goût des pommes qu’elle aimait tant, jusqu’à Iris qui s’interroge, durant une page entière, sur ce qui se serait passé si, le soir de la mort de sa cousine, elle avait relevé la tête, répondu à son appel, était sortie de son lit. Des questions qu’on finit tous par se poser un jour.

-Lexie Swing-

Concours du premier roman, à vos écrans!

Le roman gagnant sera publié en juin./ Photo FALHakaFaILin

Le roman gagnant sera publié en juin./ Photo FALHakaFaILin

Il y a quelques jours, je suis tombée sur Twitter sur une invitation alléchante: désigner le « meilleur premier roman » parmi trois sélectionnés par RTL, Télérama ou encore Gallimard Jeunesse. 1362 manuscrits ont été reçus et décortiqués, afin de pouvoir désigner trois finalistes. Et désormais, c’est aux internautes de jouer. Nous avons jusqu’au 31 janvier pour lire et élire le grand gagnant, dont l’ouvrage sera publié en juin prochain. Christelle Dabos avec « La Passe-Miroir », Fabrice Emont et « Dis-moi qu’il y a un ouragan » ou Philippe Laborde avec « TK », le choix est certainement difficile. La lecture d’un roman entier (alors trois!) sur ordinateur l’est également, mais les 30 pages que j’ai déjà lues de La Passe Miroir m’ont suffisamment inspirées pour que je m’accroche. J’espère que les deux autres seront aussi savoureux…

-Lexie Swing-

Le mec de la tombe d’à côté et le Caveau de famille, de Katarina Mazetti

Ce qui est sympa avec les auteurs à la mode, c’est de les découvrir en période post-gloire, lorsque l’enthousiasme est retombé, que les aficionados et les détracteurs se sont exprimés et que, surtout, leurs livres sont sortis en poche.

Ma nouvelle marotte, c’est Katarina Mazetti. J’étais tombée dans « Le mec de la tombe d’à côté » il y a quelques mois. Ecriture fluide mais surtout, scénario rocambolesque. Un rat de bibliothèque un peu gris, plus déco aseptisée de catalogue que chine dans les brocantes, rencontre sur un banc de cimetière un agriculteur du coin, pantalon crotté et discours patois.

Le mec de la tombé d'à côté

Le mec de la tombé d’à côté, de Katarina Mazetti

Elle vient d’enterrer son mari, qui lui ressemblait en tous points, sans que cela n’ait jamais fait réellement vaciller son âme cependant. Le mec « de la tombe d’à côté » vient, pour sa part, fleurir la tombe de ses parents. On est évidemment dans le scénario type « tout les oppose, l’amour va les réunir ». Katarina Mazetti aime assez ces histoires, elle a d’ailleurs repris la même trame dans « Les larmes de Tarzan ». Son vrai talent, c’est d’en faire quelque chose de complétement différent. Désirée la bibliothécaire est attachante mais chiante à souhait. Elle n’a rien de la veuve éplorée qui s’épanche sur son (mauvais) sort, restant plutôt surprise d’avoir perdu un mari qui, comme le dit Evene, « a eu le mauvais goût de partir trop tôt« . Benny est tel qu’on peut l’imaginer: un peu lourdaud et maladroit, levant un sourcil surpris devant les affres de la vie citadine dont il ignore tout. Mais il est aussi résolu à évoluer, à changer pour lui plaire. Katarina Mazetti croque à merveille ces deux personnages pleins d’aspérités.

Le caveau de famille

Le caveau de famille, de Katarina Mazetti

Elle réussit également un tour de force: donner un rendu complètement différent à la suite qu’elle a imaginé pour eux dans « Le Caveau de famille ». Au point d’ailleurs, d’avoir reçu pas mal de critiques négatives. Il est pourtant, par bien des aspects, plus savoureux, parce qu’on va plus loin. Au lieu de les laisser s’observer durant trois tomes du haut de leurs tours d’ivoire, Mazetti les fait fusionner, sombrer l’un dans l’autre. Ni pour le meilleur, ni pour le pire, mais pour une réalité qui est celle de n’importe qui: les couches sales, les pleurs des otites à répétition qui suivent les pleurs des dents, le couple qui s’oublie, le papier peint qui se décolle dans la salle de bains et qu’il faudrait changer mais pour lequel on a jamais le temps. Ces deux personnages « que tout oppose », vont être réunis, certes, « par l’amour » mais aussi par la vie, la vraie, avec tous ses excès, et c’est délicieux de réalisme.

-Lexie Swing-

People or not people? People!

Le deuxième roman de Lauren Weisberger./ Photo DR

A la bibliothèque, j’aime bien glaner au pif et mon panier s’en ressent. Je suis ainsi ressortie, la semaine dernière, avec « L’herbe rouge » de Boris Vian, une biographie d’Ella Fitzgerald et… « People or not people » de Lauren Weisberger. Au cas où le nom de l’auteure vous serait encore inconnue: elle est cette Américaine, ex-assistante d’Anna Wintour, qui une fois son job quitté écrivit « Le diable s’habille en Prada« , tiré de son expérience. Son premier roman à succès devrait d’ailleurs bientôt avoir une suite.

Deux ans plus tard, en 2005, sort donc « People or not people ». Moins de succès je crois, la lassitude peut-être puisque l’on reste dans le même esprit. Beth, jeune New-Yorkaise, quitte l’univers de la banque dans lequel elle s’ennuie ferme pour prendre un poste – servi sur un plateau d’argent par son oncle journaliste – dans l’événementiel. A elle les grandes soirées dans les lieux les plus trendy, les rencontres avec des stars, les paillettes, le clinquant.

Quand j’ai entendu parler du livre il y a quelques années, j’ai passé mon chemin. J’avais aimé « Le diable s’habille en Prada », assez fascinée par l’univers qu’il décrivait. Mais la petite campagnarde, récemment New-Yorkaise, qui devient la star incontestée des soirées de la grosse Pomme, c’était trop pour moi. Trop rêve américain. Trop Cendrillon aussi.

Je ne regrette pourtant pas d’être tombé dessus il y a une semaine. Je lis de temps en temps des romans de chick lit (« livres pour filles »), surtout en anglais (facile à lire, plein de mots usuels). Mais c’est vite fade et attendu. Le premier éloge que je pourrais porter à Weisberger, c’est sa façon d’incarner ses personnages. Beth est sympathique: pas prétentieuse, un peu paumée parfois (souvent), mais assidue à la tâche. Comme le commun des mortels elle en a vite sa claque des soirées mondaines et préfère le beau type discret à la star des podiums. Mais surtout, elle possède cette petite passion savoureuse: elle adore la littérature érotique, les fameux « Harlequin » dont Didier D. rapportait récemment les techniques d’écriture. Elle adore, au point de faire partie d’un « club de lecture ».

Le second éloge que j’ai envie de faire à l’auteure, c’est qu’elle écrit pour ses lecteurs. Point de cheminement tortueux: le beau type discret est là où on l’attend, le mec archi-connu est niais et vulnérable mais pas méchant, les amitiés sont solides et la famille de Beth attachante. Bien sûr que ce n’est pas du Proust, mais ça n’enlève rien aux qualités d’écriture de Lauren Weisberger. Je n’ai pas encore envisagé de lire « Sexe, diamants et plus si affinités… » qu’elle a publié ensuite – à cause du titre trop « Amour, gloire et beauté » sans doute – mais peut-être finirais-je par me laisser convaincre…

-Lexie Swing-

La nostalgie du papier… déjà

Je suis contre les livres virtuels sur tablettes. Je ne doute pas de la facilité avec laquelle ils se transportent alors, et le prix semble attractif. Mais je crains que cela entraîne la disparition précipitée des livres, des vrais, ceux qui se tournent, se cornent, s’empilent dans la bibliothèque en vestiges des lectures passées. On se les prête, se les conseille, on les chine dans des boutiques d’occasion. Rien ne me plaît tant que de tourner les pages d’un livre prêté et de découvrir les annotations de son propriétaire et les pages qu’il a marquées. Et puis les livres, ça a une odeur particulière. Du bouquin de classe neuf qui sent encore l’emballage au roman des grands-parents poussiéreux, chacun a ce petit quelque chose que n’aura jamais un livre virtuel. Comme un petit bout d’âme.

Qu’à cela ne tienne, les rois du marketing dirigent les tendances et ont déjà flairé le filon… de l’odeur du livre. Comme le rapporte My Little Paris, il est possible de retrouver la bonne odeur de la bibliothèque avec la bougie « Bibliothèque » de By Redo. De quoi lire virtuel et respirer comme pour de vrai.

Et si on éteignait plutôt la tablette pour voir?

La bougie senteur « Bibiliothèque » de By Redo./ Photo DR My Little Paris

-Lexie Swing-

 

Un matin, le Petit a décrété « Je veux mon papa » (Daniel Pennac)

Première ligne de la quatrième de couverture Des chrétiens et des Maures... le titre est celui des grandes découvertes, et pourtant le livre est gros comme un agenda en début d’année. Je chinais dans une librairie de bouquins d’occasion, la semaine dernière, lorsque mes doigts ont rencontré ce petit roman, coincé entre Zola et les soeurs Brontë.

« Il a repoussé son bol de chocolat et j’ai su, moi, Benjamin Malaussène, frère de famille, que le Petit n’avalerait plus rien tant que je n’aurais pas retrouvé son vrai père ». Je connais bien les Malaussène de Pennac, leur foisonnant quartier de Belleville, leurs secrets, leur rocambolesque famille où la mère devient le seul point commun d’une tripotée d’enfants. Souvent, ce sont des histoires de plusieurs centaines de pages, comme dans La fée Carabine ou Au bonheur des ogres. On s’y plonge avec délectation, pour le reposer une heure plus tard, et le reprendre ensuite, quand vient le moment de se coucher.

Des chrétiens et des Maures, publié en 1996, est différent. Il est un souffle. On tourne les pages sans s’en rendre compte, juste parce qu’il est important de savoir ce que réserve le chapitre suivant. 89 pages chez Folio, terminées en une petite demi-heure. Le Petit, quatrième ou cinquième enfant de la famille Malaussène, veut savoir qui est son père. Or chez les Malaussène, il n’est jamais question de pères. Plutôt de géniteurs. Si rôle de père il y a à jouer, c’est Benjamin, l’aîné et narrateur, qui s’y colle. Alors, que Le Petit, tout d’un coup, déclare « Je veux mon papa », c’est la révolution.

J’ai vu ce petit roman de Pennac, paru après quatre autres romans concernant la saga Malaussène, comme une annexe, un point de détail. La question que se pose Le Petit, c’est un peu celle que l’on se pose depuis le début de l’histoire: « mais au fait, c’est qui leurs pères ». On comprend tout sans, mais on est content de savoir enfin. On repose Des chrétiens et des Maures sereint, prêt à reprendre le fil de l’histoire.

-Lexie Swing-