Crise du non et le non en crise

Terrible two./ Photo Terry Johnston

Terrible two./ Photo Terry Johnston

Non. Comme n’importe quel parent je savais que ça allait se produire. C’est presque la première chose que l’on t’annonce, juste après « vous allez avoir un bébé ». Ils ajoutent alors : » il vous dira non tout le temps, à tout bout de champ, et ensuite il se roulera par terre pour exprimer son désaccord ».

On nous avait prévenu que ça pouvait arriver plus tôt. Les Américains parlent du « Terrible Two », et ça veut bien dire ce que ça veut dire : deux ans est un âge terrible. Oui mais avant ? Avant aussi.

Mon amie Jiji m’a juré, croix de bois croix fer que son fils, 19 mois, disait « oui ». Je ne l’ai pas crue, elle a dû m’envoyer une vidéo pour me le prouver. Car Miss Swing dit « non », pour tout. Y compris pour dire oui. Elle dit « non » pour se coucher, « non » pour le bain, « non » pour se changer, « non » pour manger, même quand c’est du chocolat et qu’elle fait des bonds sur les fesses pour tenter de me dérober la délicieuse friandise.

Mais le terrible two, c’est un peu (beaucoup) plus que le non. C’est l’expression du désaccord. Et si cette expression doit passer par du trépignage, poings et mâchoire serrés, accompagné d’un cri strident lancé après une inspiration digne du recordman d’apnée (vous voyez ces parents qui se bouchent nonchalamment les oreilles, tournant la tête sur le côté, lèvres pincées, dans l’attente du cri hulkéen, c’est moi), c’est une option tout à fait recevable.

Mais. Mais ce qu’on avait omis de nous dire, c’est que cela irait de pair avec une autre crise du non : le vôtre. « Non Miss Swing, n’approche pas de l’enceinte ». « Non, j’ai dit non ». « Noooooon ». Vous lui crieriez « vas-y chérie, poinçonne de ton petit index musclé la maudite enceinte si fragile que ton père a emballée avec dix kilos d’amour et de bulles pour lui faire traverser l’Atlantique, vas-y, vas-y, vas-y », elle n’irait pas plus vite. Si un jour elle fait de la compétition, je saurais quoi crier depuis le banc des parents.

« Non » est un mot qui la rend sourde. Et pour peu que vous finissiez par le lui lancer en plein visage, en lui attrapant la main, elle vous regarderait d’un air totalement innocent, qui selon moi signifie quelque chose comme « plaît-il chère mère? »

Finalement, je crois que le « oui » et le « non » sont un éternel équilibre. Elle a 18 mois. Elle dit « non », attend que l’on dise « oui ». Elle aura 18 ans. Ce sera notre tour de dire « non ». Elle dira « si, si, si, allez, dis oui ». Mais non.

-Lexie Swing-

PS Oui l’enceinte a été mise hors d’état de nuire. Rest in…

Toi et moi

Montréal mon amour./ Photo Gerry Lauzon

Montréal mon amour./ Photo Gerry Lauzon

Je ne me souviens pas du moment précis de notre coup de foudre, mais je pense qu’il s’est produit sur papier glacé, avant même que l’on se rencontre pour de vrai. Je t’ai aimé au premier regard. Tu étais charmant, accueillant, tranquille et bienveillant. Tu n’étais pourtant pas de tout repos! Les premières semaines, tu soufflais le froid et le chaud, m’obligeant à redoubler d’ingéniosité pour te suivre.

Grâce à toi, j’ai redonné un souffle à ma carrière professionnelle, attrapant au vol les rênes que l’on me tendait, et me rendaient désormais responsable d’un site tout entier.

Grâce à toi, j’ai donné à ma fille la chance de connaître deux nounous parfaites, qui la font rire et danser chaque jour, et lui apprennent tant de choses que je reste souvent pantoise de ses progrès au quotidien.

Grâce à toi, mon amoureux poursuit sa carrière avec brio, et a choisi sans hésitation de changer de parcours, parce que tu lui as rappelé que, oui, c’était possible, et qu’avec toi toute expérience était une expérience de plus, et pas une tache dans un CV.

Tu m’as fait découvrir la tarte au sucre, et le hockey, le cidre en petites bouteilles, les expressions comme « sa blonde » même si je suis brune, « avoir la fale à l’air » qui m’a valu quelques quiproquos, et « ça me bouillonne dans le fond d’la flûte » , sans commentaires! Tu m’as fait aimer les orignaux et détester les écureuils, parce qu’ils vident ma poubelle sans vergogne dès que j’ai le dos tourné.

Tu m’as appris à traverser les tempêtes et les canicules,  à résister au -40 degrés de l’hiver dernier et aux +35 d’il y a quelques jours. Tu m’as montré que j’avais des ressources, des tas, même en plein blizzard, perdue au milieu de nulle part, ma fille sur la hanche, avec pour seule vision le bus qui file au loin.

Grâce à toi, je sais désormais prendre mon temps. Je ne râle plus. Je ne critique presque plus. Sauf les vélos, qui continuent à me griller la priorité à tous les coins de rue.

Tu as fait de moi quelqu’un de meilleur, je crois, et de plus heureux, c’est sûr.

Joyeux premier anniversaire mon Canada.

 

-Lexie Swing-

Ces choses qui disparaissent

Mes précieux./ Photo Adrigu

Mes précieux./ Photo Adrigu

Mon cellulaire. Mes lunettes de soleil. Mes clés. Mon cellulaire. Mon bouquin du moment. Un papier important. Je perds systématiquement quelque chose. Et surtout mon cellulaire. C’est un problème carrément incurable, malgré toutes les tentatives de Mister Swing pour en finir avec ce défaut un poil agaçant. « Mais tu ne cherches même pas », s’énerve-t-il. On dirait ma mère.

Je dois reconnaître qu’après avoir soulevé un bout de coussin, je suis fatiguée de chercher. Et comme le problème ressurgit une bonne dizaine de fois par jour, je suis rapidement épuisée. Je m’assois donc au milieu du salon en criant « Chériiii, tu n’as pas vu mon cellulaire/mes clés/mon soutien-gorge ». Non, ce n’est pas une blague, à ce jour, mon précieux cache-poitrine est toujours aux abonnés absents, disparu dans un monde parallèle fait de faste et de paillettes. Bref, je perds beaucoup de choses.

Mais depuis quelque temps, les pertes se sont intensifiées. Je ne retrouvais plus mes escarpins le matin, encore moins mes pantoufles le soir. Je cherchais vainement mon gel douche, qui réapparaissait derrière les toilettes. Mister Swing a même égaré l’intégralité de ses chaussettes, que l’on a retrouvées en paires dépareillées, endormies du sommeil du juste dans le tiroir des pantalons. J’ai accusé mon arrière-grand-père, comme toujours, comme pour la clé USB qui a disparu à Dublin, le livre d’histoire perdu dans la salle de bain, et peut-être même mon soutien-gorge.

Et puis je l’ai vue. 78 cm et des pieds nus qui chuchotent sur le parquet du salon. Dans ses mains, ma paire de ballerines se faisaient la belle encore une fois, destination les coussins du sofa.

Si ma fille s’y met aussi, je suis bonne pour l’asile.

-Lexie Swing-

 

La cup oui, mais pas chez moi

Diva Cup et The Keeper./ Photo Michelle Tribe

Diva Cup et The Keeper./ Photo Michelle Tribe

La cup. Partout on ne parle que de ça. J’ai longtemps pris ça pour la nouvelle lubie de quelques écolos mal rasées sous les bras. Ignarde que j’étais, j’imaginais ça comme une mini-barque logée au fond de tes bobettes. Manquait que les rames pour naviguer. Deux ans ont passé, et le nom est réapparu sous mes yeux, le phénomène prenant de l’ampleur à mesure que blogosphère et journaux féminins s’en emparaient. Tout le monde y est allé de son « j’ai testé pour vous ». Il y a quelques mois, j’ai donc investi une trentaine de dollars dans Mon Précieux (en plastique). Je l’ai pris taille 1. Grossière erreur. Femme qui accouche n’a plus un vagin de jeune fille, malgré les tentatives pour envoyer les vagues sur le fond de la grotte, exercice autrement appelé rééducation périnéale. Les 3, 4, voire 5 kilos parfois (beauseignes) de poulets plumés ont raison des femmes les plus élastiques. Bref, amie maman, sache que c’est une taille 2 ou rien, pas besoin de minauder parce que tes foufounes rentrent dans du 36 de collégienne.

(EDIT : Mr Swing me demande de souligner le fait que non, aucune femme n’a plusieurs vagins – Tampax aurait fait fortune depuis longtemps – mais qu’au Québec, les foufounes sont bien les fesses)

La cup, c’est tout un art. D’origami premièrement. Vous ignorez la technique des cocottes en papier? Vous apprendrez à faire toutes les lettres de l’alphabet avec votre bouchon de silicone. D’une main en plus. Mais le mieux reste encore la suite : « Enfoncez, puis faites tourner la cup sur elle-même pour l’ouvrir en corolle telle une fleur ». La vache! Une fleur! Et pourquoi pas une hirondelle qui déploie ses ailes tant qu’on y est?

Bref, la blogosphère applaudit des deux mains cette initiative formidable qu’est la coupe menstruelle. Moi aussi. C’est écolo, économique, généralement pratique, discret, inodore, etc. Surtout chez les autres. Parce que chez toi, ça peut vite virer au cauchemar quand :

– Ton origami en Y refuse de devenir une rose et préfère se la jouer pissenlit en boule.

– Ton col de l’utérus s’est carapaté pleine droite, loin de la fameuse corolle.

– Ta maladresse est légendaire.

– Ton corps tout entier a décidé d’expulser le mécréant et te refile des contractions dignes de la conception du monde (le tien) (celui qui faisait 3 kilos).

Tu te retrouves donc à stresser, vérifier huit fois que tout est en place, tu abuses des protections supplémentaires « au cas où » et tu subis les assauts de ton utérus qui s’est levé de l’ovaire gauche. Tu supplies père, mère et chum de mettre fin à tes souffrances et, enfin, tu renonces, vaincue, agitant tes bobettes blanches devant la ligne ennemie.

La cup, tout un combat.

-Lexie Swing-

PS Je plaisante dessus mais même avec un corps retors comme le mien, la cup peut s’avérer très pratique. Le mieux est encore de se laisser une petite marge avant de sortir, pour ne pas être tentée d’entrer dans le premier café venu pour vérifier que tout est en place (vécu). Et dans les dix cafés suivants (vécu aussi). Elle est notamment parfaite pour celles qui ont un débit vraiment important, par exemple avec le stérilet. Car là où le tampon « super plus » vaincu en heure vous donne l’effet d’un revival des chutes Victoria, la cup vous montre que le flux n’est pas si important et qu’elle peut largement le contenir en 4 à 5 heures. De quoi travailler ou danser l’esprit serein. En admettant que cette foutue corolle… ;)

Restaurant Confusion, à Montréal (Tapas du monde)

Tapas magret et polenta au fromage bleu./ Photo DR Lexie Swing

Tapas magret et polenta au fromage bleu./ Photo DR Lexie Swing

Je n’ai rien d’un critique culinaire. Déjà, je n’aime rien. Quand on me loue l’extraordinaire chair d’une crevette, je menace de tourner de l’oeil, et c’est la croix et la bannière pour me faire manger le moindre poisson qui n’ait pas les yeux dans les coins et une veste jaune panure. Lorsqu’il s’agit de me faire choisir un resto, je tape inévitablement « italien » dans Google. Autant dire que mes amis ont les pâtes qui leur sortent des oreilles. Alors après de vaines recherches de mon côté – plusieurs semaines de recherche – Mr Swing s’est décidé à consacrer dix petites minutes à la recherche du Graal. Et il l’a trouvé en trois clics (Arthur l’a mauvaise).

Jeudi dernier, nous nous sommes donc présentés, vêtus comme à notre première communion (ou comme j’aurais pu l’être si j’avais fait une première communion) (ceci dit, vu le décolleté, le prêtre m’aurait probablement excommuniée plutôt) devant un petit resto de la rue Saint-Denis, non loin de la station Berri : le Confusion. L’intérieur est plutôt romantique, du moins intimiste. Certains clients sont assis sur de véritables balançoires à la place des traditionnelles chaises. Original.

On nous propose du vin (une demi-bouteille nous a été suffisante, tant pour le prix exorbitant des vins servis dans les restaurants que pour conduire la voiture en rentrant), puis la carte des menus. En fait de menus, il s’agit surtout de choisir des tapas. Il existe des menus type découverte, mais nous optons pour des choix divers sur la carte, les menus planifiés débordant de poissons et autres animaux amphibies. Dattes pancetta et chèvre (un « wow » magistral pour Mr Swing), des roulés chèvre pavot (généreux), une salade betterave agrumes poivrons et croustillant de chèvre (décidément), un magret de canard polenta et fromage bleu, et enfin des triangles croustillants recouverts d’une fine epice assez savoureuse. Vous l’aurez compris, je n’aime pas le poisson, mais le fromage oui. A volonté si possible. Et j’ai été servie.

Mais il y a pour tous les goûts! Et pour un dîner en amoureux, le concept de ces petits plats plutôt généreux à partager est une belle expérience. D’entrée de jeu, j’aurais été tentée de prendre le magret-polenta, mais ce n’est finalement pas ce qui m’a le plus plu. L’idée de plusieurs petits mets à goûter est donc vraiment intéressante. A la sortie, la note est assez salée, mais les soirées dans les restaurants chics restant assez épisodiques pour nous, nous avions choisi d’y mettre le prix.

J’oubliais nos desserts : fondant au chocolat épicé et glace au caramel, pour mon amoureux, et pudding chômeur, sirop d’érable jeune et glace aux dattes pour moi. Et non, là, je ne partage pas.

-Lexie Swing-

Humour de nounou

Miss Couettes./ Photo Andy Eick

Miss Couettes./ Photo Andy Eick

J’arrive à la garderie. Devant ma moue, la nounou prend un fou rire. Dans une tentative désespérée pour dompter la crinière de Miss Swing, elle lui a planté une couette de chaque côté du crâne. Je suis persuadée qu’à ce stade, elle capte une cinquantaine de chaînes.

– A quel personnage elle te fait penser ?, me demande la nounou.

Je suis joueuse : – Fifi Brindacier ? Sailor Moon ? Couette-couette des Razmokets?

– Quoi ? C’est qui ça ? Non. A Niko!

– A Niko ?

– A Niko le petit Renne!

Et puis j’entends au loin l’autre nounou qui appelle « petit renne, il est où mon petit renne? » Et ma Miss Swing de se précipiter dans la cour, avec une joie… parabolique. VDM. (Vengeance de mère).

-Lexie Swing-

5 jours sans enfant (et sans chien)

Couple./ Photo Aimee Custis

Couple./ Photo Aimee Custis

Miss Swing ayant pris ses quartiers dans une autre région du Québec, ses pauvres parents (nous) se sont retrouvés esseulés. Nous avons tourné, l’oeil vitreux et l’âme en peine, quelques minutes dans l’appartement vide. Désoeuvrés devant tant de temps à ne consacrer désormais qu’à nos petites personnes. Ensuite ? Ensuite ce fut la débandade! Nous avons sorti calepin et stylo, et rédigé un programme tout-terrain : lundi – tennis, mardi – ciné, mercredi – pizza-télé, jeudi – resto. Aucune course, aucun lunch, nous avons mangé sur le pouce, traîné sur notre canapé, lézardé dans notre lit, faisant des grasses mat’ jusqu’à 7h (boulot oblige) et dormant sur nos deux oreilles. Nous avons redécouvert avec plaisir une autre vie d’adulte, intense et pleine parce que temporaire. Et c’était bon, bon comme des vacances, bon comme une parenthèse, bon comme un couple qui se fait face dans un resto chic un jeudi soir et qui rit, qui partage et débat, sans crainte et sans gêne, puisqu’il a déjà tout, et qu’il peut enfin profiter…

Et vous, des petites vacances sans les enfants ?

 

-Lexie Swing-

 

Cours de secourisme

Chien sauveteur./ Photo Mirror

Chien sauveteur./ Photo Mirror

Je suis désignée pour suivre le cours de secourisme et sauver ainsi la vie de mes congénères. Enfin de mes collègues. Oui, ils ont peur maintenant.

Le secourisme au Québec, ça ressemble en tout point au secourisme en France, sauf sur deux points : on aborde la question des procès (« vous lui avez planté un stylo d’épinéphrine, vous agissiez en toute bonne foi, non il ne peut pas vous attaquer parce que son coeur s’est emballé après ça ») et la fameuse question « Mais qui va payer l’ambulance » (que celui qui vient de répondre « la Sécu » veuille bien reboucher un peu du trou qu’il a creusé).

Sinon, on a rigolé un peu. Il faut bien. C’est pas facile de mettre sur le côté quelqu’un qui fait le mort. Surtout quand on te crie : « Mais attrape-là par ses jeans je te dis. Ses jeans! Je t’ai pas dit ses bobettes non plus ».

Extrait :

La monitrice :  Tu sais qu’elle est asthmatique. Elle se met à respirer difficilement, tu fais quoi ?

Moi : J’vais lui chercher sa ventoline.

Un autre stagiaire : Attends, qu’est-ce qu’elle a dit?

– Elle a dit sa ventoline. Elle veut dire sa pompe.

– Ok, je vais chercher sa pompe. Et là?

– Et là tu reviens et t’as pas la pompe.

– J’ai pas la pompe?

– T’as pas la pompe!

– Pourquoi j’ai pas la pompe?

– Parce que t’as oublié de lui demander la clé de son casier.

 Extrait 2 :

– C’est quoi l’hémophilie?

– C’est une maladie génétique qui ne te permet pas de bien cicatriser, du coup si tu te blesses, tu saignes et ça ne s’arrête pas.

– C’est ça! L’hémophile, il a des plaquettes solitaires. Alors que pour consolider, c’est une gang de plaquettes qui s’tiennent par les épaules qu’il te faut!

 

– Lexie Swing-

 

To leave her behind (and not)

Christmas time./

Christmas time./

On a fermé la portière, baissé la vitre, fait coucou une dernière fois, remonté la vitre. On a roulé quelques minutes en silence, et le premier qui l’a rompu a lâché : « la vache c’est dur quand même ». On lui a dit qu’elle allait nous manquer, mais une fois seulement, pour ne pas l’étouffer. On aurait voulu lui dire encore, pour se rassurer, pour abandonner sur place un peu du poids qui lestait notre cœur. On est rentré, on s’est arrêté, on a dîné dans ce restau rapide, songé qu’elle aurait adoré ces frites. On a parlé de notre programme, de notre semaine de couple sans enfant. On a passé la porte, détourné le regard devant la chambre vide. On a pensé à cette nuit sans réveil, sans pleurs, juste du sommeil, beaucoup de sommeil. A nos activités, aux moments que l’on va partager. On a imaginé le moment où on allait la retrouver, à son sourire, à nos bras qui la serreraient si fort, à nos nez dans ses cheveux, sa peau chaude, sa voix douce, et son rire, son rire surtout…

Canapé, restaurant, cocktails et cinéma… Nous voilà!!

-Lexie Swing-

Crumble courgettes-feta-pignons et autres…

Crumble courgettes-feta./ Photo DR Lexie Swing

Crumble courgettes-feta./ Photo DR Lexie Swing

Je cuisine au quotidien des tas de plats dont je ne parle pas, parce qu’ils sont corrects mais pas awesome non plus et qu’on est tous capable de couper trois tomates, de les jeter dans une poële et de casser un oeuf par dessus. Des crumbles de légumes, on en fait presque toutes les semaines, mixant les ingrédients selon les provisions du primeur local et l’envie du moment. Hier, ceci dit, le mélange était vraiment bon, toujours simple à préparer, avec juste ce petit truc en plus qui te fait dire « je tiens une bonne recette ».

Dans votre panier de courses, déposez de la farine, du beurre, 60g (plus ou moins, selon votre goût, de 20 à 80g disons) de parmesan, de la feta, des pignons de pin et six courgettes. Avec cela, vous obtiendrez un repas pour 4 personnes, ou deux repas, comme chez nous.

Préchauffez votre four à 200 degrés Celsius ou 400 degrés Fahrenheit. Découpez en cubes grossiers vos six courgettes épluchées. Versez-les dans le plat et arrosez-les d’un filet d’huile d’olive. Salez, poivrez et aromatisez comme vous le sentez (basilic, herbes de Provence, etc). Répartissez une trentaine de cubes de feta. Dans le bol du robot (ou un saladier), mélangez 150g de farine, 100g de beurre et votre parmesan. Mélangez au robot ou aux doigts.  Ajustez la quantité de farine ou de beurre selon la consistance obtenue et l’effet escompté. Ajoutez encore deux poignées de pignons de pin. Salez, poivrez, répartissez sur votre mélange courgettes – feta et enfournez jusqu’à ce que votre crumble soit fumant et doré (un bon 45 minutes ici).

Alors, approuvé?

 

-Lexie Swing-