Welcome to my mind

Mind./ Photo Devanath

Mind./ Photo Devanath

A la fin de chaque mois, aux alentours du 20, mon opérateur m’annonce d’un ton terriblement détaché (par texto, c’est dire à quel point il s’en fout) que je n’ai plus de mega et que je ne peux donc plus utiliser mon internet en dehors des bornes wifi, à moins de vouloir filer un rein pis la rate pour payer mon forfait.

Je suis donc contrainte à faire autre chose que traîner sur mon cellulaire à Googler des trucs improbables et mettre à jour mes courriels aux 5 secondes. Généralement, la fin du mois concorde avec mon oubli de reprendre des livres à la bibliothèque. Fait que… Je me retrouve à devoir regarder autour de moi et me distraire par moi-même. L’angoisse. Comment on fait déjà ?

Bon ça m’a pris un peu de temps mais j’ai fini par me rappeler. Il faut dire que j’ai une imagination débordante. Quand j’étais ado, je vivais dans ma tête des moments incroyables où j’étais l’héroïne d’aventures amoureuses trépidantes incluant beaux acteurs et rencontres impromptues. Normal.

Mon jeu préféré n’a pas perdu en intensité mais les beaux acteurs ont été remplacés par des amis perdus de vue ou des personnages importants que je rencontre donc dans ma tête en imaginant des conversations où je brille par mon intelligence. C’est tout moi. Je vous ai déjà dit que j’avais la repartie d’un poulpe à l’agonie? Et bien dans ma tête, non. D’ailleurs quand la phrase ne sonne pas bien, je la recommence. C’est parce que c’est moi le chef.

La rencontre se fait toujours au coin d’une rue. Généralement vers mon boulot. Parce que quand j’y pense je suis sur le chemin, partant de mon bureau. Faque mon esprit divague et, oh boy, incroyable, toi ici? Si loin de ce patelin de France où nous sommes connues (ou « connus », je ne suis pas contre une rencontre avec quelques gars qui m’ont plaquée et que je pourrais désormais éblouir de mon charme de trentenaire accomplie) il y a de cela un siècle environ je sais je n’ai pas vieilli d’un poil. (Toi si par contre mais même dans ma tête je suis pleine de tact alors je souris et je fais fi de rien).

Là, la conversation se déroule. Souvent, je suis accompagnée de mon amoureux (rasé mais pas trop, avec les cheveux attachés à moitié, une chemise, de beaux jeans et sa cadette en porte-bébé façon papa impliqué mais naturellement stylé) et de mes filles donc.

Et je parle de mes filles. Et puis de mon chum. Et je dis chum d’ailleurs. Et j’explique, l’air faussement désolée « c’est le mot québécois désolée j’oublie ». Et puis je ris. Dans mon imaginaire j’ai le rire pointu, bref et satisfait. Dans la vraie vie j’aurais assorti cette remarque d’un rire niais mais héroïne de l’histoire je suis, rire appropriée j’ai donc!

Je parle de Montréal. Ça fait rêver Montréal, l’expatriation, toussa. Surtout quand tu viens de France et que tu pourris sur pied dans le climat qui se détériore (et la météo aussi d’ailleurs). Je dis « Justin » en parlant du premier ministre et je roule des yeux condescendants quand on me répond « qui, Bieber? »

Et je porte une robe ajustée. Genre moi qui vais à un 5 à 7 réseautage journalistes. J’ai mes filles, pis mon chum mais je vais à un 5 à 7 et j’ai la robe parfaite et les talons fashion mais confortables. Logique. D’ailleurs, quand je me perds dans mes pensées, je refais mille fois la scène jusqu’à avoir la bonne tenue, la bonne coiffure et le bon timing. « Je pourrais croiser machine… » Mon esprit s’emballe et puis la raison lui met le holà : « Non mais si tu croises machine la fille-qui-a-tout-réussi à 16h. T’as le temps de jaser ok, parce que ton train est qu’à 50 mais là elle te voit avec ton sac Dollarama avec tes bougies pas chères pis ta nappe à 3 dollars. Ok, on remonte le film. Tu passes pas à Dollarama ce jour-là. Tu sors plus tôt. Tu croises machine la fille-qui-a-tout-réussi à 16h. T’as mis ta super robe et tes escarpins. Ah non pas les escarpins, tes ongles sont moches. Bon on remonte le film. Hier t’es allée te faire faire les ongles pis ce midi t’es PAS passée au Dollarama… »

Fait que oui, j’me dis tu et j’rentre chez moi (chez nous) fatiguée. Ma fille parle du pont d’Avignon et fait le chat qui miaule et on dirait qu’ensuite je serais un oiseau et je me demande bien d’où elle tient tout ça, cette imagination. C’est fou les enfants non?

-Lxie Swing-

Bonne fête de la Saint-Jean!

 

Balloune aux couleurs de la fête./ Photo DR Lexie Swing

Balloune aux couleurs de la fête./ Photo DR Lexie Swing

La Saint-Jean, ou Saint-Jean-Baptiste, est la fête des Québécois. Si j’en crois Wikipedia, c’était initialement une fête religieuse célébrant la naissance de Saint Jean le Baptiste, récupérée depuis 1834 comme fête des Canadiens Français. C’est un jour férié pour nous.

Tempête qui bronze d'un seul pied./ Photo DR Lexie Swing

Tempête qui bronze d’un seul pied./ Photo DR Lexie Swing

Chaque année, ma ville organise son lot de festivités gratuites autour du lac de Saint-Bruno : ballons, jeux gonflables (au moins 5 ou 6 cette année), carrousel de poneys (mais pas pour nous), animaux de la ferme dont des lapins que les animateurs permettaient de caresser, canoé, maquillage, démonstrations sportives, concerts de l’école… C’est festif, les files ne sont pas longues pour accéder aux jeux et la limonade est bonne. Que demander de plus? Ah oui, un enfant accompagnant, histoire que Miss Swing ne nous fasse pas faire la file 40 fois pour finalement renoncer à monter dans les jeux! L’an prochain avec Tempête peut-être?

Les jolis lapins./ Photo DR Lexie Swing

Les jolis lapins./ Photo DR Lexie Swing

Et vous, votre Saint-Jean?

-Lexie Swing-

Grande soeur de rêve

Entre soeurs./ Photo DR Lexie Swing

Entre soeurs./ Photo DR Lexie Swing

Si  j’avais eu une grande soeur, j’aurais voulu que ce soit Miss Swing. Je ne connais personne d’aussi prévenant et d’aussi patient qu’elle. Le matin débarque, et avec lui son lot d’habitudes et de choses à faire. Elle crie « bonjour petite soeur! » à Tempête qui, bien souvent, s’est réveillée avant elle. La petite bat des mains et secoue ses genoux, tentant vainement d’imiter son aînée qui s’affale sur le sol, empêtrée dans ses propres pieds.

Elle voudrait l’emmener par la main mais l’âge du bébé le contraint à l’immobilité. Alors elle me presse : « Prends la maman », et puis « donne lui un gâteau elle a faim ». Le gâteau tombe de la chaise haute, Miss Swing se jette au bas de son banc, abandonnant tartines et conversations pour se saisir du gâteau et le reposer sur la tablette de sa cadette.

Il y a les chaussures qu’elle n’oublie jamais, le chapeau qu’elle enfile quelque peu brutalement sur sa tête et qui est souvent source de chicanes car Tempête n’aime guère que l’on mette un chapeau sur sa tête… Il y a la peluche, la sienne, qu’elle prête sur le chemin car sa soeur n’en a pas, et les baisers qu’elle revient faire par trois fois, avant de laisser sa soeur à son éducatrice et de rejoindre son groupe.

Il y a surtout ses conseils, ses expressions, son scepticisme. Ses « mais non, ma soeur n’aime pas ça » et ses « tu as oublié son gilet ». Il y a ces jouets dont elle l’ensevelit de peur que sa soeur s’ennuie et son air grave, lorsqu’elle se tient contre la chambranle d’une porte en déclarant « je reste là, comme ça elle me voit, sinon elle pleure quand elle ne me voit pas. Ici je peux parler avec toi maman, mais je n’avance pas sinon elle ne me verra plus ».

Il y a cet amour, incroyable, débordant. Ses affirmations « je l’aime ma soeur, pour toute la vie ». Ses raisonnements « Je suis sortie de ton ventre en premier, et elle en deuxième, c’est pour ça que je suis plus grande, j’étais un bébé, et puis j’ai grandi et maintenant c’est elle le bébé ». Elle ne se souvient pas comment c’était avant, elle ne sait plus qu’elle a été seule, enfant unique. Et elle ne veut pas se souvenir. Elle est une soeur, avant d’être une seule. La meilleure des soeurs.

-Lexie Swing-

Un petit tour avec moi dans le Vieux-Montréal

Pour mon travail, je pointe parfois le nez hors de mon bureau et parcourt la ville. Ma destination la plus fréquente reste à ce jour le palais de justice et ses environs. J’ai décidé de vous emmener avec moi. Vous êtes prêts? Tenez-moi bien la main et méfiez-vous, j’ai tendance à marcher sur la route…

Il est 11h45, je reviens du boulevard Saint-Laurent, angle Rue Notre-Dame Est. Je passe non loin du palais de justice dont je connais bien la façade. Un gars me croise, il dit à son chum que les menottes qu’il portait aux poignets lui ont fait mal. Des types en costume les dépassent, la robe d’avocat de l’un d’eux glissée sous un bras.

Devant le palais de justice de Montréal./ Photo DR Lexie Swing

Devant le palais de justice de Montréal./ Photo DR Lexie Swing

Je repasse devant le Starbucks dont j’aime la façade. J’y suis entrée il y a une demi-heure pour reprendre quelques notes coincées dans ma mémoire et que je craignais d’oublier.

Le joli Starbucks./ Photo DR Lexie Swing

Le joli Starbucks./ Photo DR Lexie Swing

Je remonte Saint-Laurent vers le nord. Je m’arrête un instant devant un café. Des articles en devanture annoncent que c’est un incontournable, bien connu des juristes. Je glisse le nez à l’intérieur et les odeurs de sandwichs chauds me happent alors qu’il est l’heure de luncher.

Le café des avocats./ Photo DR Lexie Swing

Bistro Mon plaisir, le café des avocats./ Photo DR Lexie Swing

A l’angle de la Rue Saint-Jacques, je fais face aux gens qui s’apprêtent à traverser et à l’horloge du journal La Presse. Il est 11h54.

L'horloge du journal La presse./ Photo DR Lexie Swing

L’horloge du journal La presse./ Photo DR Lexie Swing

Pour les journalistes montréalais, La Presse est une belle place. Lorsque j’étais encore en France, l’un des chefs de la rédaction était venu témoigner de leur fonctionnement. Le web y tenait une place importante, il avait la primauté sur l’actualité, le journal papier jouant le rôle de suiveur. En France, la tendance a longtemps été inversée, le web se ramassant les clopinettes et les textes trop longs pour le print. Ce n’est que de trop longues années après, pour certains journaux en tout cas, que l’on a pris conscience que le web nécessitait des investissements importants et des techniques de rédaction particulières.

Les bureaux de La Presse./ Photo DR Lexie Swing

Les bureaux de La Presse./ Photo DR Lexie Swing

Ensuite j’ai croisé un poulet sur un mur, un coq pardon mais j’aime bien le mot poulet, et j’ai eu la chanson une poule sur un mur pendant une partie du trajet.

Stationnement sur Saint-Jacques./ Photo DR Lexie Swing

Stationnement sur Saint-Jacques./ Photo DR Lexie Swing

J’aime toujours me retrouver dans le Vieux-Montréal à cause des bâtiments qui me rappellent l’Europe. Ce n’est pas de la nostalgie, c’est simplement que j’aime les vieilles pierres qui semblent abriter sous leur surface effritée une histoire.

Rue Saint-Jacques./ Photo DR Lexie Swing

Rue Saint-Jacques./ Photo DR Lexie Swing

De l’autre côté de la rue, derrière le coq, il y avait ce bâtiment plus petit, attirant, unique et qui abritait des cours de yoga et un restaurant. J’aurais eu le goût de m’asseoir sur la terrasse et de regarder le flot des voitures qui passaient.

Resto et yoga./ Photo DR Lexie Swing

Resto et yoga./ Photo DR Lexie Swing

J’ai traversé au milieu de la route comme une poule abandonnée parce que j’avais vu le soleil apparaître au dessus des immeubles et que je voulais le photographier. Bien sûr, une fois que mon mètre 20 et moi nous sommes retrouvés sous le bâtiment, je n’ai plus rien vu, mais comme j’aimais la façade et son arbre devant, j’ai sorti l’appareil.

Belles façades./ Photo DR Lexie Swing

Belles façades./ Photo DR Lexie Swing

Quelques dizaines de mètres plus loin, les cloches sonnaient et les touristes affluaient devant la Basilique Notre-Dame. Je n’ai pas d’attirance particulière pour l’intérieur des bâtiments religieux alors je suis restée à distance, tentant d’embrasser du regard et de l’objectif toute la Place d’Armes. Je n’ai pas réussi.

Basilique Notre-Dame./ Photo DR Lexie Swing

Basilique Notre-Dame./ Photo DR Lexie Swing

A côté de moi il y avait le musée de la Banque de Montréal et des employés qui sortaient pour le lunch. Dans leur dos, le drapeau du mouvement LGBT était en berne.

Musée de la Banque de Montréal./ Photo DR Lexie Swing

Musée de la Banque de Montréal./ Photo DR Lexie Swing

Je suis descendue sur la rue Saint François-Xavier puis j’ai traversé Saint-Antoine Ouest, à l’endroit où le Vieux cède la place à la modernité. Je me suis arrêtée au milieu du passage pour prendre la photo.

Rue Saint-Antoine Ouest./ Photo DR Lexie Swing

Rue Saint-Antoine Ouest./ Photo DR Lexie Swing

J’étais bien sûre allée trop loin, perdue dans mes pérégrinations alors j’ai fait demi-tour. Remontant Saint-Antoine, j’ai débouché à l’angle de la rue Saint-Urbain. Dans mon dos, la Côte Place d’Armes affichait sa pente, caractéristique du Vieux-Montréal. J’ai regardé un instant l’eau couler dans la fontaine et j’ai tourné les talons. Le métro se dressait devant moi.

Côte Place d'Armes./ Photo DR Lexie Swing

Côte Place d’Armes./ Photo DR Lexie Swing

Avez-vous apprécié la balade? On repart bientôt?

-Lexie Swing-

L’avortement, c’est un droit (pis ça doit le rester)

./ Pixabay

./ Pixabay

J’ai lu encore hier un article sur un aspect fondamental de l’avortement : c’est un droit, no matter what. Et comme d’ordinaire, ce sujet a déclenché des vagues de commentaires passionnés des pros contre les anti, l’auteure – qui avait d’ailleurs amorcé son texte en soulignant qu’elle était lassée des débats continuels à ce sujet – se retrouvant cernée au milieu d’une bataille qui n’aurait jamais de vainqueur, ni de vaincu, car c’est la bataille de la science et du droit contre celle de l’émotion.

L’avortement a toujours été un droit à mes yeux. Depuis aussi loin que je me rappelle, parce que j’ai été élevée comme ça, les femmes autour de moi, ma mère, mes tantes, leurs amies, leurs collègues, avaient le droit d’avorter, et c’était correct de même. Elles ne l’avaient pas toujours eu ce droit, mais lorsque je suis née en 1986, en France, elles l’avaient conquis depuis 11 ans de haute lutte. La lutte continuait d’ailleurs et n’a jamais cessé, tel un bastion perpétuellement en danger. Au Canada, il est permis sous conditions depuis 1969 et dépénalisé depuis 1988.

Lorsque j’étais lycéenne puis étudiante, je me disais que, si d’aventure je devais tomber enceinte, j’avorterais. Et puis notre couple a eu quelques années au compteur et mon choix m’est apparu moins tranché. Ma grande est née, nous allions partir pour le Canada, nous sommes partis, j’étais en poste depuis quelques mois à peine et parfois mon stérilet me faisait des frayeurs. La question me taraudait de nouveau : quel choix ferais-je? Quel choix ferions-nous?

Lorsqu’un signe + sur un bâtonnet prend les traits d’un enfant que l’on connaît, il devient plus difficile de renoncer à une grossesse, qu’importe les bonnes raisons que l’on a. Ce à quoi l’on s’accroche, ce n’est pas à un amas de cellules mais à un possible, à un futur potentiel. Et l’on veut sans cesse ramener le débat vers cette idée d’un coeur qui bat alors que c’est le possible futur d’une vie qui nous émeut.

On mélange souvent, je trouve, nos propres souhaits et les droits des autres. Parce que l’on ne se verrait pas avorter, on trouve des raisons pour lesquelles les autres ne devraient pas le faire. Des raisons pour les priver d’un droit. Selon les époques, j’ai vu l’avortement comme une option possible en cas de grossesse non-désirée ou comme une impossibilité parce que mon coeur était déjà bien trop impliqué dans l’affaire. Mais jamais, absolument jamais, je ne me suis demandée si les autres femmes avaient le droit de faire ce choix ou non.

Et il est rassurant de penser que, si je tombais enceinte un jour et que je ne souhaitais ou ne pouvais pas mener cette grossesse, je pourrais légalement et en toute sécurité y mettre un terme. C’est un droit qui devrait être inaliénable, eut égard aux considérations scientifiques, légales et sanitaires que l’on connaît.

Il existe des milliers de raisons pour lesquelles les femmes doivent avoir la possibilité légale d’avorter, et ce sont ces raisons qui ont conduit les pays modernes à adopter ce droit. Mais je suis lasse de voir des femmes se justifier d’utiliser ce droit, et lasse de voir le débat de l’émotion prendre le pas sur celui de la santé, du droit et de la science.

Ce n’est pas que l’argument «moi je n’en serais pas capable» n’est pas recevable, c’est simplement qu’il ne colle pas avec ce débat là. C’est une autre histoire, la vôtre, la mienne, et une autre discussion. Capable ou pas? Et pourquoi? On peut en discuter, échanger nos émotions et notre vécu. Mais de grâce, laissez le droit à l’avortement rester inaliénable, indestructible, une forteresse imprenable. Ne laissez pas vos désirs se prendre pour des droits universels. N’essayez pas d’altérer ce droit en lui trouvant des compromis et des conditions. Il a été conquis de haute lutte et reste encore à conquérir dans plus de pays que mes doigts et les vôtres ne pourraient en compter. Il est un droit de société, un droit de reconnaissance et de progression de la condition féminine, un droit à disposer de son corps. C’est un droit important pour nous les femmes, et pour la société toute entière.

-Lexie Swing-

Pour l’avortement en pratique, deux sites clairs : celui de la Fédération du Québec pour le Planning des naissances, au Québec donc, et celui du Planning familial, pour la France.

Organisation : bon ok j’avoue tout

L'heure du bain./ Photo Allan Foster

L’heure du bain./ Photo Allan Foster

Lorsque s’est profilée la perspective d’un retour au boulot pour Mr Swing, j’ai eu peur. Genre, vraiment. Quelle tournure allait prendre la routine du soir, déjà difficile avec un parent à la maison? Comment gérer les repas? Et puis le ménage? J’ai lorgné du côté d’une aide-ménagère mais me suis résolue à économiser encore mes dollars quelques années, en attendant de cesser d’hypothéquer mes reins à chaque traite de la garderie. J’ai pris une grande inspiration et puis… on s’est lancé dans la bataille.

Et puis finalement? Et bien, on ne s’en est pas si mal sortis! J’ai le goût de me rouler en p’tite boule certains soirs devant l’implacable retour quotidien de la routine avec son lot de ménage – repas – bain – dents – pyjama – pipi – histoire du soir – dernier bisou – dix-neuf millième dernier bisou – pipi le retour… Mais dans l’ensemble, on gère.

J’ai dans mes brouillons un papier où je rédige au fur et à mesure mes meilleurs plans, histoire de partager avec vous mes astuces de fille-la-moins-organisée-du-monde. Mais en attendant de me la jouer Bree Van de Kamp alors que je suis plutôt Lynette Scavo, voici mes pires secrets et vraies astuces.

1. La semaine des petits pots

Tempête mange sans PLV, alors nous préparons encore ses repas pour la garderie. Souvent, on gère : légumes congelés et poignée de riz réduits en purée, ratatouille du souper mélangée à quelques graines de couscous… On a toujours une idée. Des idées donc, mais pas toujours l’envie. Les semaines où l’on se relaie pour la routine parce que l’on travaille alternativement jusqu’à 20h ou celles où le bébé ponctue ses poussées dentaires d’insomnies, on se la joue petits pots. Petits pots BIOS – sentez ici le relent de culpabilité parentale habilement camouflé. On les achète par 7 en alternant les goûts. On y écrase un peu de viande ou de poisson (j’ai horreur des petits pots avec déjà des protéines dedans je trouve que ça sent la pâtée pour animaux) et yahou radada, c’est parti le bon petit plat. Et oui, on s’est déjà fait toute une semaine de même.

2. Les cheveux? Bien attachés on y verra que du feu

Quand Miss Swing était plus petite, on s’escrimait à lui laver les cheveux au moins un jour sur deux. Mais elle les porte longs, elle gigote quand on les sèche, ils lui collent au visage durant le souper… Et puis maintenant, elles sont deux! J’ai découvert il y a quelques mois ce truc formidable : les cheveux de Miss Swing sont presque toujours propres! C’est merveilleux, il y a bien longtemps que je ne connais plus ça de mon côté (merci puberté) mais les siens sont une vraie pub pour shampooing. Alors à moins qu’elle ait jouée à l’autruche dans la cour sablonneuse de la garderie, les cheveux chez nous c’est souvent « mmmh ça fait un moment qu’on les a pas lavés non? Dis chéri, c’était quand? Y’a quatre jours non? Ok ça tiendra bien un jour de plus. »

3. Les bains à deux

Dans le bain, l’enfant peut se relaxer, prendre du temps pour lui… Sauf que, chez nous, le bain c’est 20 minutes avant le souper. Alors, pour plus de productivité, on y va par deux. Comme j’ai deux enfants, c’est vite bouclé. Il est bien sûr impératif de rester à proximité (les deux mains dans l’eau, en fait) de Tempête qui pense que la baignoire est un endroit idéal pour apprendre à se mettre debout. Mais dans l’ensemble, à quelques hurlements près (Tempête adoooore les cheveux de sa soeur, ce sont des lianes parfaites pour cette mini-Tarzan toujours motivée par une ascension rapide), le bain est bouclé en 20 minutes, couche et pyjamas compris.

4. La sécheuse est mon amie

Je sors de temps en temps la table à repasser… pour mes projets couture. Elle n’a jamais vu la couleur d’une chemise – le fabricant lui avait promis pourtant! – et encore moins d’un chandail ou d’un pantalon. Chez nous, on met à la sécheuse ce qui est capable de supporter la chaleur, et on secoue bien en sortant. Même les chemises y passent (elles sont fabriquées pour ça, on les a prises avec la mention «sécheuse» alors on ne se prive pas). Bon, régulièrement, elles gagnent le droit d’y refaire un tour, juste parce qu’on s’est endormis avant la fin du cycle et qu’une chemise qui a passé la nuit dans la sécheuse est difficilement portable en l’état (sauf le vendredi, ça peut faire une improvisation honorable de casual friday).

5. Des chaussettes deux jours de suite

Un bébé ça tâche tout plusieurs fois par jour. Ce qui survit généralement à la bave et aux tâches de purée, ce sont les chaussettes. Alors, chez nous, on les ressort deux jours de suite, souvent parce qu’on ne met plus la main sur une paire dans la sécheuse (c’est tellement petit!), et au besoin, on se la joue color block et on désunit la paire.

Des trucs du genre, j’en ai plein dans ma besace de bordélique assumée. Ça ne m’empêche pas de passer furieusement l’aspi dès la porte franchie ou de préparer les soupers la veille pour le lendemain. Mais ça fait du bien! Personne ne meurt d’un drap chiffonné (sauf ma mère en fait) ou d’une purée de magasin. Mais tout le monde gagne, par contre, à grappiller des minutes précieuses pour les consacrer à une demi-heure de running ou à la fin de ce fabuleux-bouquin-il-me-reste-83-pages-à-peine-et-après-j’éteins.

Et vous, c’est quoi vos astuces de parent pressé?

-Lexie Swing-

L’enfant, la dynamite du couple

N’importe qui vous le dira : les enfants détruisent le couple. Ça pourrait représenter un beau ciment, ce rôle de famille toute neuve, mais en vrai, c’est plutôt de la dynamite.

Si vous manquez de sujets d’engueulades, faites des enfants. Les rôles distribués sont bien souvent les mêmes: l’un des parents décide de devenir la mère de tout le monde, son chum ou sa blonde y compris, et de distribuer règles et reproches à tout ceux qui vivent sous son toit. C’est le parent qui gère l’épicerie, les habits et l’agenda scolaire. Ses phrases commencent par « il faudrait » et se termine par un soupir d’exaspération.

En face, on a l’autre, qui ne voit pas vraiment en quoi faire porter des chaussettes roses avec un pantalon rouge pourrait être une déclaration de guerre et se tient généralement devant le frigo aux alentours de 18h, l’enfant accroché à la jambe, en braillant « le p’tit a faim qu’est ce qu’on fait? ». « On le met à la cave et on attend qu’il apprenne à chasser le rat », crie en retour l’autre parent, fatigué de sa journée de boulot et excédé de la constance avec laquelle ladite question revient tous les soirs à 18 heures.

Selon le thème, les rôles s’inversent. Désintérêt devant l’achat de la voiture familiale ou souci différenciel, l’un des parents chantant les louanges d’un mini van 12 places avec possibilité de transformer l’arrière en parc de jeu pour enfants. L’autre parent déplorant la consommation essence et la faiblesse du moteur.

Et ça se répète à l’infini…

Et si l’enfant est de la dynamite, c’est l’absence de communication entre les parents qui bien souvent allume la mèche. « On n’est plus que des parents », finissent par souffler les concernés, épuisés au bout de quelques années par les engueulades récurrentes et le flou des souvenirs où ils étaient un couple avant d’être l’équipe chef d’une maisonnée en culottes courtes.

Difficile de passer du temps à deux, de se trouver du temps pour parler, pour échanger. Tout est susceptible d’être interrompu par un cri strident d’enfant, y compris le party de corps-tout-nus. Les repas sont une succession de phrases sans queue ni tête et d’histoires dont on ne connaît jamais la fin. Quant au restaurant, c’est bien simple: mieux vaut y aller avec une autre famille si l’on veut espérer avoir une conversation avec au moins un autre adulte.

Nous n’avions pas vraiment l’impression de ne plus nous parler – je veux dire, on s’appelait quinze fois par jour pour se parler de trucs essentiels, comme l’achat de lait en poudre ou le dernier courriel de la garderie – mais c’est un événement fortuit qui m’a fait prendre conscience de tout ce qui nous manquait.

On a pris le train ensemble.

Quand Mr Swing a repris le boulot, il s’est mis à reprendre le train. Le même train que moi je veux dire. Pas toujours car nous sommes tous deux susceptibles d’avoir des obligations professionnelles, mais deux à trois fois par semaine. Au début, on n’en revenait pas de se retrouver là, côté-à-côte. On se gardait une place si jamais l’un de nous était monté en premier, on se promenait main dans la main, traversant la ville jusqu’à ce coin, à l’angle de Peel, où je monte tout droit et où il continue sa route. Je me dis souvent, maintenant, que ceux qui posent le regard sur nous à ces instants doivent nous voir comme un jeune couple. Et, dans ma tête, si mes enfants m’apparaissent soudain en superposition, ils deviennent tout à coup un ciment, un ciment fort.

Un des luxes des parents est de pouvoir parler de ses enfants sans être interrompus par ceux-ci. Et de pouvoir parler d’autre chose, aussi… Beaucoup d’entre nous sont effrayés à l’idée de ne devenir qu’une mère, ou qu’un père. Mais quid de son couple plongé soudain dans cette chape de plomb que peut être la parentalité?

Je suis toujours étonnée d’entendre des discours du type «On ne m’avait pas prévenu» ou «Si on m’avait dit» que tous les bébés ne font pas leurs nuits à deux semaines / que l’enfant n’est pas livré avec le mode d’emploi / qu’être parent est rarement inné / qu’un toddler peut faire une crise du bacon en mi majeur au milieu d’une église à l’heure de la messe (rayez la mention inutile). Si on m’avait dit que… le couple pouvait battre de l’aile après l’arrivée d’un enfant… Mais pardi! Dans quel monde vis-tu? Le fameux «quelle idée d’avoir fait un petit troisième en espérant que ça allait améliorer les choses dans leur couple» est l’une des phrases les plus en vogue aujourd’hui, comment as-tu pu passer à côté de ça?

Non, la vraie raison, c’est que l’on sait, on entend mais on refuse d’y croire. Créer quelque chose ensemble – a fortiori un humain, devrait être une mission suffisante pour unir le couple le plus bancal. Ceci dit, dans l’idée, ça se tient. D’ailleurs le couple est généralement assez uni dans la réalisation de l’objectif, lorsque cela passe par des travaux pratiques de jambes en l’air.

Mais l’enfant est un formidable élément dans la vie humaine, capable de révéler le pire et le meilleur de ses parents. Suis-je la seule à m’être émerveillée, la nuit venue, d’avoir été capable de faire «ça», ce bel ange endormi, pour passer quelques heures plus tard, au dixième réveil à un état de nerfs incroyable, jurant mes grands dieux que la prochaine fois c’était ceinture, t’as-entendu-chéri-demain-matin-première-heure-je-prends-rdv-pour-ta-vasectomie.

Une dynamite, je vous dis.

Ce qu’on nous dit aussi, mais que l’on entend pas toujours, c’est qu’il faut se réserver des moments à deux, des soirées, des sorties. Des vacances, pour les plus chanceux. Et on essaie. Et souvent on savoure. Mais c’est toujours trop court et la réalité, le manque de temps et l’absence de communication reprennent vite le dessus.

C’est dans la régularité que j’ai trouvé mon salut.

Avoir chaque semaine un temps privilégié l’un avec l’autre, je trouve ça indispensable désormais. Ce qui est drôle, c’est que des choses qui nous paraissaient routinières, comme un trajet en voiture ou des courses à l’épicerie, deviennent soudain amusantes, et un peu spéciales, à l’image des premières courses réalisées ensemble pour remplir le frigo de notre premier appart. Mais ce sont des moments teintés de ce je-ne-sais-quoi de plus, cette aura particulière due au fait d’avoir tant partagé, dont deux bébés. Ce qui nous unit est bien plus fort que n’importe quel mariage, que n’importe quel commitment d’ailleurs…

Mais ça prend du temps seuls, pour le reconnaître.

-Lexie Swing-

Pick your battles

./ Photo DR Lexie Swing

./ Photo DR Lexie Swing

Mes filles, je les voulais gentilles, polies. Propres aussi. Intelligentes. Sûres d’elles. Je voulais les voir à l’aise sur un vélo, à l’aise avec les mots. Les chiffres aussi, mais si ce n’était pas le cas on aurait dit «regarde ta mère, elle ne sait pas compter et elle s’en est sortie», et ça aurait été bien correct de même.

J’avais toute une liste de commandements alors que mes bébés n’étaient pas encore nés. J’avais bien observé les autres, soupesé et décidé de ce qui était bien et de ce qui était mal. Dans ce calcul impeccable, le hasard n’existait pas.

Mais je vous ai dit que j’étais pas mal nulle en calcul hein?

Elles sont nées et il a fallu revoir quelque peu nos exigences. Comme tout parent, il y a des choses avec lesquelles on ne veut pas tergiverser. Des choses qui, d’ailleurs, ne sont pas les mêmes suivant les familles. On a tous un degré de tolérance, et il ne s’applique pas de la même façon suivant notre culture, notre éducation et notre caractère.

Mr Swing, par exemple, fait une syncope lorsque le bébé attaque une banane à pleines mains, distribuant généreusement à la chaise haute, au parquet, à ses cheveux et aux poils du chien des morceaux jaunâtres et baveux énergiquement écrasés. Alors que je suis la personne qui dit «tiens tu veux essayer la banane?», persuadée que le toucher est une excellente introduction au développement du goût et qu’un paquet de lingettes peut venir à bout de tout (ou la langue du chien).

Avec une threenager comme Miss Swing, les batailles sont denses, nombreuses et lassantes. Elles commencent le matin, à 6h17, lorsque l’enfant émerge du sommeil, et se termine vers 20h42, lorsque le même enfant accepte – après moults cris et gémissements – de sombrer dans les bras de Morphée.

«Assieds-toi», «On mange à table», «J’ai dit non, c’est un couteau de grand», «Repose ces sandales, il pleut dehors», «Redonne ce jouet à ta soeur», «Tu as déjà eu du chocolat», «Je compte jusqu’à trois», «Finis ton assiette», «On ne répond pas!», «Arrête de lui donner des ordres, ce n’est pas toi sa maman, ni son papa», « C’est l’heure du bain», «Tu veux aller en réflexion?», «C’est Papa qui t’aide à t’habiller, demain ce sera Maman»…

Tout est prétexte à contrecarrer nos plans. Elle veut quelque chose? Le lui donner équivaut à déclencher une salve de cris. Le lui refuser aussi. Pourquoi ? Aucune idée. Rien n’est plus lunatique qu’un gamin de trois ans.

Alors parfois, lorsqu’elle refuse de manger son maïs, de mettre les chaussettes bleues, d’aller prendre son bain, de partager un jouet ou d’aller lire l’histoire avec Papa, le ton monte. Le poumon s’emplit et la colère prend le dessus. On voudrait qu’elle suive la ligne que nous avons définie pour elle mais son envie d’indépendance renverse à grands coups de pieds rageurs les règles préétablies.

«Pick your battles»

C’est la petite phrase que l’on se lance, par dessus sa tête. Choisis tes batailles. Lâche l’affaire, ça ne vaut pas le coup, ça veut dire. Elle s’est excusée pour avoir arracher la main de sa soeur en reprenant son jouet, c’est correct si elle veut jouer encore un peu avec elle et repousser l’heure du bain.

Pick your battles. Elle a mangé ses légumes, tant pis si elle ne veut pas de la viande.

Pick your battles. Elle a été sage à l’épicerie, tant pis si elle veut jouer encore un peu dehors…

Pick your battles. Elle veut bien se laver maintenant, mais à condition que ce soit avec sa soeur.

Il y a des choses sur lesquelles on ne fait pas de compromis. On dit merci à la dame même si je dois bloquer la caisse à l’épicerie durant dix minutes. On mange à table. On ne court pas dans les restaurants. On goûte toujours, même si on laisse après. On s’excuse. On aide. On fait attention aux autres.

Il y a celles sur lesquelles on a lâché du leste : la nourriture, le chocolat, la propreté, le rangement, l’heure de sommeil… On tente seulement de maintenir un cap, une cohérence. Et de survivre, nous parents, en se gardant du temps pour nous.

Et de votre côté? Sur quoi avez-vous lâché? Et tenu?

-Lexie Swing-

 

Pause au spa Balnea de Bromont

Spa Balnea de Bromont./ Photo DR Lexie Swing

Spa Balnea de Bromont./ Photo DR Lexie Swing

Le jour de mon anniversaire, 5 enveloppes m’attendaient. L’une d’elle contenait une belle promesse : une demi-journée au Spa Balnea de Bromont, dans les Cantons de l’Est avec massages et accès aux bains.

Le lieu est enchanteur, accessible au bout d’une longue piste. Les bains donnent sur le lac en contrebas et une partie du lieu dédié aux massages est niché dans une petite maison en pierre que l’on rejoint grâce à une passerelle de bois.

Les bassins sont extérieurs et offrent les possibilités habituelles de ce type de spa : bain chaud, jets massants, cascade et bain glacé… Mon petit coup de coeur : la salle de repos, avec des petites alcôves de bois à l’extérieur desquelles on accroche une lanterne pour signifier sa présence…

Le 8 avril, il neigeait. De quoi déprimer tout Québécois en recherche de la chaleur printanière mais donner à cette journée une ambiance spéciale.

./ Photo Balnea

./ Photo Balnea

Deux bonnes adresses sont également à visiter dans les environs :

  • La boulangerie Canael, 1389 Rue Shefford à Bromont, où il est possible de bruncher et dîner.
  • La boutique-café pour parents Les Z’Enfantillages, 1357 Rue Shefford, avec des pâtisseries faites maison, des jus et de très beaux produits pour enfants.

-Lexie Swing-

Au soleil des Adirondacks

Ce week-end incluait un jour férié au Canada : la fête de la Reine. Comme de nombreux Québécois, nous avons donc pris la route et traversé la frontière avec les USA. Direction : les Adirondacks. Mon père étant encore dans un état critique (rapport à la gastro qui a sévi chez nous!) nous ne sommes partis que vers 13h le samedi. Résultat : personne à la frontière! Du jamais vu!

Nous résidions à trente minutes de Lake Placid. Un bien joli coin avec de nombreuses balades et une végétation incroyable, à quelque 2h15 de Montréal.

./ Photo DR Lexie Swing

./ Photo DR Lexie Swing

./ Photo DR Lexie Swing

./ Photo DR Lexie Swing

./ Photo DR Lexie Swing

./ Photo DR Lexie Swing

./ Photo DR Lexie Swing

./ Photo DR Lexie Swing

./ Photo DR Lexie Swing

./ Photo DR Lexie Swing

./ Photo DR Lexie Swing

./ Photo DR Lexie Swing

./ Photo DR Lexie Swing

./ Photo DR Lexie Swing

 

Un lieu sympa : Lake Placid, avec ses restos, ses boutiques (dont des librairies) et ses lacs.

Un resto : le diner de Keene Valley, celui de la dernière photo. Du bio, du fait-maison, du sans-gluten à l’occasion, le tout façon « diner » typique, c’est-à-dire sans aucune prétention! Je n’ai pas l’adresse, mais vous ne pouvez pas le louper, il est sur la grand’rue.

-Lexie Swing-