Il est temps de légaliser le mariage pour tous

J’ai honte. Je me trouvais à Toulouse samedi dernier, prise en sandwich entre diverses manifestations, et surtout entre deux camps: les pour et les anti mariage gay. Parmi ces derniers, des tas de monsieur et madame Toutlemonde, qui ne montrent jamais leur bout de nez dans les manifs mais qui ont trouvé la cause suffisamment importante pour venir à celle-là. Lorsqu’il s’agit de défendre les droits des enfants ou celui des femmes battues, ils sont une poignée tout au plus. Lors des piliers de grève contre les délocalisations d’usines, on compte à peine une centaine de sympathisants, qui acceptent de baisser la vitre de leur voiture deux minutes 35 pour écouter les salariés et futurs chômeurs. Mais lorsqu’il s’agit de défendre l’idée d’un mariage entre un homme et une femme, ils sont des milliers. La France est, encore une fois, le pays où les hommes sont libres et égaux en droits mais bon pas tous quand même, pas trop les homosexuels, pas vraiment les femmes, et très moyennement selon la couleur de peau ou la religion…

Humour

Humour

Ce n’est pas faute d’être cernés pourtant. En Europe, la Belgique (2003), les Pays-Bas (2001), voire, plus au Nord, la Suède et la Norvège, en 2009, et le Danemark depuis cette année, ont légalisé le mariage gay. Serions-nous un pays encore trop tenu par la religion? Pourtant l’Espagne (2005) et le Portugal (2010), deux pays fortement catholiques, proposent le mariage pour tous. Huit pays en tout sont concernés.

Du côté des USA, le chemin se fait doucement, dans un pays qui oscille entre l’adoption par des couples homosexuels et la pénalisation de l’avortement, selon les états. Au début du mois, le Maine et le Maryland ont à leur tour reconnu par référendum le mariage gay. Parce qu’il y a de la route à parcourir, le site College Humor propose une savoureuse petite vidéo: ils sont acteurs, ils sont charmants et ils sont gays, alors ils préviennent « Nous savons danser, cuisiner, nous comprenons les femmes, si vous ne soutenez pas le mariage gay, c’est vos copines que l’on va épouser ».

-Lexie Swing-

SkyFall: plongée dans les souvenirs de James Bond 007

Après Frankenweenie, le nouveau James Bond s’est présenté comme une sortie ciné tout à fait honorable. Le film commence par une course-poursuite et se finira dans une grande bataille: les ingrédients des James Bond originels sont là. Dans Skyfall, Daniel Craig est soigneusement musclé, acerbe, authentique, mais aussi, pour la première fois, fragile. Porté disparu, et potentiellement mort, après une mission qui tourne mal, il reapparaît en apprenant à la télévision que le MI6 a été victime d’une attaque terroriste. Affaibli, dépassé par ses mois de convalescence, il peine à retrouver sa place. Un maillon essentiel a pourtant besoin de protection: M., directement visée par un ancien agent revanchard.

Affiche du film Skyfall

Affiche du film Skyfall./ Photo DR Allocine

Ce James Bond ne ressemble à aucun autre: les batailles des début et fin sont presque les seules, l’introspection des différents personnages est de mise et leur passé flotte comme un brouillard de plus en plus opaque sur le présent du MI6. On est clairement à un tournant: James Bond et M. ne sont-ils pas trop vieux pour continuer leurs missions? La lutte contre le terrorisme peut-elle être menée uniquement derrière un bureau et un ordinateur, avec des ingénieurs en couche culotte aux manettes?

Outre Daniel Craig et Judi Dench (« M »), plusieurs acteurs marquent le film. En première ligne, Javier Bardem, dans un jeu aussi follement jouissif que celui de Heath Ledger dans Batman « The Dark Knight ». Ultra maquillé, blond platine et totalement dingue, son personnage de « Raoul Silva » vaut à lui seul le déplacement. Dans le rôle du jeune prodige « Q », Ben Whishaw est parfait. La découverte vient peut être de Gareth Mallory, joué par Ralph Fiennes, qui loin du politique plus bureaucrate qu’homme de terrain, se révélera être un atout majeur pour le MI6. Et puis voir se transformer un costume-cravate en chemise déchiré et pistolet au poing, ça fleure toujours bon l’aventure.

On regrettera la « James Bond girl » qui, si elle a beau être française et magnifique, n’a pour autant rien de ces femmes féroces et ultra sexy auxquelles les James Bond nous avait habitués. 20 minutes du film lui sont consacrées, elle est une victime et elle meurt très vite. Ok, elle a de beaux cheveux. Mais elle n’est pas assez dans le film pour mériter d’être estampillée « James Bond Girl ». Dans ce rôle, j’aurais plutôt vu Naomi Harris. Certes, la fin révèle que son importance est tout autre. Mais elle est sexy, elle maîtrise pas mal les courses-poursuites et elle s’adonne à quelques jeux sexuels avec James Bond, que demander de plus…

Skyfall est-il bon, mauvais, mieux ou pire que ses prédécesseurs? Aucune idée, mais il ne ressemble à aucun autre. Son rôle charnière en fait un James Bond à voir, et pourquoi pas au cinéma. La lande écossaise n’a jamais été aussi belle et mystérieuse que sur un grand écran.

 

-Lexie Swing-

Gris mais désopilant… Frankenweenie, de Tim Burton, est dans les salles

Les films sont comme les livres, faire la queue durant des heures pour les voir le Day « D » de leur sortie ne m’a jamais attiré. Je me dis qu’il devrait en rester pour les autres les jours d’après aussi… Et en plus confortable même! Hier, il y avait 30 personnes devant Frankenweenie de Tim Burton, et 100 places laissées vides. De quoi étendre les jambes sur les sièges du devant et s’empiffrer de tous les bonbons qui n’étaient pas en rupture de stock à la machine du cinéma.

Sparky, héros de Frankenweenie

Sparky, héros de Frankenweenie./ Photo DR Allocine

Frankenweenie est un véritable film d’animation pour adultes. Sombre, en noir et blanc, avec des références très présentes aux films d’horreur et d’épouvante. Mais surtout, il met en scène un souvenir, réel pour certains, seulement désiré pour d’autres, partagé en tout cas par beaucoup de spectateurs: l’amitié intense d’un enfant et de son chien. Sparky le chien, qui ressemble, disons, à un bull-terrier, est terriblement attachant. Tim Burton l’a rendu doux, calin mais aussi obéissant et joueur. Il va chercher la balle sans fin, mime avec un redoutable sens de la scène les scénarios créés par son petit maître Victor pour les besoins de ses mini-films, et s’endort le soir sur le tapis au pied du lit du petit garçon. Curieusement, Sparky est encore plus attendrissant ensuite, lorsque Victor le ramène à la vie: sa queue mal recousue s’arrache lorsqu’il l’agite un peu trop fort, il fuit après avoir bu de l’eau et ne retrouve de l’énergie qu’après avoir été branché sur secteur. Mais il est toujours incroyablement attaché à son maître. Tout part ensuite à vau-l’eau lorsque les caramades de classe de Victor vole au petit garçon ses formules scientifiques pour redonner vie à leurs propres animaux de compagnie… dans des proportions quelque peu démesurées.

Tim Burton, qui avait imaginé ce scénario dès 1984, a utilisé la technique du stop-motion. Chacun des personnages a été créé et manipulé à la main. Pour une seconde du film, 24 photos sont prises et projetées les unes après les autres pour obtenir un mouvement. Frankenweenie est considéré comme autobiographique car Tim Burton voulait, d’une certaine manière, rendre hommage à la relation que lui-même avait eu enfant avec son chien. Le cimetière qui domine la ville est un élément habituel des films d’épouvante. L’originalité réside dans le fait qu’il s’agit ici d’un cimetière d’animaux. Sur les tombes, ce n’est plus Mark Untel ou Jane Chouette mais plutôt Shelley, Hercule, Kitty et autre Colosse que l’on peut lire. Pour l’anecdote, les gens qui travaillaient sur le film d’animation auraient tous demandé à leurs proches les noms de leurs animaux de compagnie. Un joli clin d’oeil.

-Lexie Swing-

Le mec de la tombe d’à côté et le Caveau de famille, de Katarina Mazetti

Ce qui est sympa avec les auteurs à la mode, c’est de les découvrir en période post-gloire, lorsque l’enthousiasme est retombé, que les aficionados et les détracteurs se sont exprimés et que, surtout, leurs livres sont sortis en poche.

Ma nouvelle marotte, c’est Katarina Mazetti. J’étais tombée dans « Le mec de la tombe d’à côté » il y a quelques mois. Ecriture fluide mais surtout, scénario rocambolesque. Un rat de bibliothèque un peu gris, plus déco aseptisée de catalogue que chine dans les brocantes, rencontre sur un banc de cimetière un agriculteur du coin, pantalon crotté et discours patois.

Le mec de la tombé d'à côté

Le mec de la tombé d’à côté, de Katarina Mazetti

Elle vient d’enterrer son mari, qui lui ressemblait en tous points, sans que cela n’ait jamais fait réellement vaciller son âme cependant. Le mec « de la tombe d’à côté » vient, pour sa part, fleurir la tombe de ses parents. On est évidemment dans le scénario type « tout les oppose, l’amour va les réunir ». Katarina Mazetti aime assez ces histoires, elle a d’ailleurs repris la même trame dans « Les larmes de Tarzan ». Son vrai talent, c’est d’en faire quelque chose de complétement différent. Désirée la bibliothécaire est attachante mais chiante à souhait. Elle n’a rien de la veuve éplorée qui s’épanche sur son (mauvais) sort, restant plutôt surprise d’avoir perdu un mari qui, comme le dit Evene, « a eu le mauvais goût de partir trop tôt« . Benny est tel qu’on peut l’imaginer: un peu lourdaud et maladroit, levant un sourcil surpris devant les affres de la vie citadine dont il ignore tout. Mais il est aussi résolu à évoluer, à changer pour lui plaire. Katarina Mazetti croque à merveille ces deux personnages pleins d’aspérités.

Le caveau de famille

Le caveau de famille, de Katarina Mazetti

Elle réussit également un tour de force: donner un rendu complètement différent à la suite qu’elle a imaginé pour eux dans « Le Caveau de famille ». Au point d’ailleurs, d’avoir reçu pas mal de critiques négatives. Il est pourtant, par bien des aspects, plus savoureux, parce qu’on va plus loin. Au lieu de les laisser s’observer durant trois tomes du haut de leurs tours d’ivoire, Mazetti les fait fusionner, sombrer l’un dans l’autre. Ni pour le meilleur, ni pour le pire, mais pour une réalité qui est celle de n’importe qui: les couches sales, les pleurs des otites à répétition qui suivent les pleurs des dents, le couple qui s’oublie, le papier peint qui se décolle dans la salle de bains et qu’il faudrait changer mais pour lequel on a jamais le temps. Ces deux personnages « que tout oppose », vont être réunis, certes, « par l’amour » mais aussi par la vie, la vraie, avec tous ses excès, et c’est délicieux de réalisme.

-Lexie Swing-

Sexe du bébé: la surprise au bout des 9 mois?

Je voulais savoir le sexe de mon bébé. C’était impétueux et irrésistible comme envie. Ca m’a pris à 7 semaines de grossesse et ne m’a pas lâché depuis. J’interprétais tous les signes, faisais vriller les horoscopes chinois sur la Toile, calculais en fonction des lignes, me levais le matin en glapissant « c’est un garçon, j’ai rêvé que c’était un garçon », et tapais des demandes pleines de sens sur Google du type « instinct-sexe du bébé- vrai ou faux ».

Soyons clairs: les seules qui ont deviné le sexe de mon bébé avant l’échographe ont été une fille qui calculait en fonction des pleines lunes et lunes noires (mais il paraît que ça marche avec les vaches, alors pourquoi pas avec moi ;)) et ma belle-soeur. Et pour cette dernière, je suis presque sûre que c’était par esprit de contradiction quant aux opinions du reste de la famille.

Aujourd’hui, dans la moitié des cas, il est possible de connaître le sexe, du moins son estimation, dès 12 semaines d’aménorrhée (SA). L’obstétricien observe alors la forme du « turbercule génital ». En fonction de son inclinaison, il pourra vous dire si c’est plutôt une fille (bourgeon presque parallèle au dos de l’enfant, angle inférieur à 10%), ou un garçon (angle de 30% environ par rapport au dos). Mais pour que cela soit réalisable, il faut que les clichés soient bons. Et la chose se révèle donc plutôt corsée quand vous avez un bébé qui prend votre utérus pour une piscine olympique en plein championnat… Autant l’avouer de suite: nous n’avons rien su à l’écho des 12 SA.

Echographie

Echographie./ Photo DR -Jérôme-

Quand vous loupez ce rendez-vous avec la « vérité », vous pouvez éventuellement vous rattraper sur l’écho de contrôle des 17-18 SA. A ce moment, le sexe commence à se dessiner et l’estimation est plus précise. Cependant, seule une partie des obstétriciens réalisent cette échographie. Si vous êtes suivis par une sage-femme, vous devrez attendre la prochaine échographie : 22 SA. Ce fut notre cas.

Lorsqu’arrive cette deuxième écho obligatoire (12 SA, 22 SA et 32 SA sont les trois rendez-vous originellement prévus), l’obstétricien vous demandera si vous souhaitez connaître le sexe de votre enfant. A ce moment là, vous hurlez « OUIII ». Détrompez-vous, certains disent non. Certaines disent oui mais le conjoint dit non, ça arrive aussi (ou l’inverse, je suis pas sexiste). Sont-ils fous? Je vais vous surprendre mais… je ne crois pas! Et malgré le désir ardent qui me pousse à vouloir connaître le sexe depuis la 7e semaine de grossesse, je les comprends même. Dans mon entourage, ils sont quelques-uns à avoir attendu la naissance. Plusieurs cas alors:

– Il y a ceux qui avaient déjà une fille et un garçon, et attendaient un troisième enfant. Ils avaient déjà « le choix du roi (et de la reine) », n’avaient pas de préférence pour ce troisième bout d’chou et connaissaient par coeur les différentes étapes de la grossesse. D’où l’envie d’avoir une petite surprise dans ce parcours bien rodé.

-Même finalité pour la seconde catégorie: les grossesses après une procréation médicalement assistée (FIV, etc…) Et là, une réponse unanime: « C’était déjà tellement médicalisé et organisé qu’on voulait se réserver une part de surprise ».

– La troisième catégorie englobe tous les autres, puisqu’on est pas forcé d’entrer dans une case. Que ce soit le premier ou le vingtième, une grossesse rapide ou un parcours compliqué, il y a des gens qui adorent les surprises. J’ai posé la question à une quinzaine de couples et aucun n’a jamais regretté d’avoir attendu la naissance pour découvrir le sexe de celui (celle) qu’ils ont souvent appelé durant la grossesse « le kinder » en référance à l’oeuf Kinder surprise.

Alors pourquoi demander le sexe à 22 SA si c’est si bien d’attendre jusqu’à la naissance? Parce que, si certains préfèrent avoir la surprise, d’autres aiment bien les étapes. Pour nous, c’était essentiel. On ne souhaitait pas se fendre d’une déco sexuée, on est plus combinaisons que robes et petits pantalons mais c’était important pour créer un lien avec notre bébé, tout comme le fait de lui choisir un nom. Je ne regrette pas un seul instant et depuis que je sais, enfin, le sexe, je suis beaucoup plus sereine. J’ai arrêté d’imaginer sans cesse la prochaine écho, à compter les jours et à regarder des sites Internet délirants.

Et croyez-moi, voir « un trait » là où l’on pensait voir « quelque chose dépasser », c’est une sacrée surprise… Bienvenue ma fille!

-Lexie Swing-

Journée américaine… place aux cupcakes

Ma nièce affectionnant le chocolat et le rose, j’ai pris une petite heure hier pour confectionner des cupcakes. C’était une journée à l’heure américaine après tout… Comme prévu, je m’étais réveillée à 2, 4 puis 6 heures, je n’étais donc plus entièrement moi-même lorsqu’il a fallu préparer les petits gâteaux ronds.

Le résultat a donné… ça:

Cupcakes au chocolat

Cupcakes au chocolat./ Photo DR Lexie Swing

A ceux qui les trouveraient moches, je précise qu’ils étaient les premiers… Loin de moi l’idée de réaliser ces petits diables sucrés tous les week-ends, j’ai une nette préférence pour les gâteaux au chocolat plantureux et pleins de beurre qui suintent le cacao par tous les pores (post recette en préparation).

Je me suis inspirée de la recette de Confessions d’une gourmande, à la lettre… jusqu’à ce que mes yeux fatigués confondent « farine » et « sucre »… 120 g de sucre pour six cupcakes, ça frôle le coma diabétique… j’ai aussitôt rajouté du chocolat, puis du beurre salé, puis un oeuf. Et au final j’ai eu 12 cupcakes (du moins 6 cupcakes et 6 « cakes only »… comme une bonne moitié des « femmes et demi » je n’ai pas le droit aux oeufs non cuits présents dans la décoration, « la faute à » la toxoplasmose).

Au final j’ai donc mélangé 120g de beurre salé et 200g de chocolat noir, préalablement passée ensemble au micro-ondes. Dans un second saladier, j’ai battu 3 oeufs et… 120 g de sucre (même pour 12 gâteaux, je pense que 100g suffisent amplement). Et dans un troisième, 120 g de farine, et 1/2 cuillère à café de bicarbonate de soude, tamisés ensemble. Versez le mélange oeufs-sucre dans le beurre-chocolat, puis incorporez ce nouveau mélange à la farine-bicarbonate. Glissez dans des moules à muffins et enfournez pour 22 minutes à 180° (four préalablement chauffé).

Pour le topping, le site Confessions d’une gourmande conseille un blanc d’oeuf pour 200-250g de sucre glace, je suis montée jusqu’à 240g car je trouve que sinon, l’ensemble ne se tient pas. Battez blanc d’oeuf et sucre glace ensemble puis glissez la préparation dans une poche à décoration, ou dans un sac congélation dont vous couperez ensuite un angle (pas trop grande la coupure). Dessinez un topping en partant du bord du gâteau pour monter vers le milieu et finir en pointe. Si comme moi vous n’êtes pas fan de colorant alimentaire, saupoudrez le tout de perles de sucre multicolores (ma nièce adore). Laissez prendre ensuite au réfrigérateur.

Les cupcakes, c’est physiquement sympa, et idéal pour une fête d’enfants je trouve. Gustativement parlant, j’ai toujours trouvé ça assez décevant cependant. Attention, la recette de Confessions d’une gourmande a très bon goût et vous devriez appréciez en accompagnement d’un thé ou d’un café. Mais pour un dessert ou un vrai goûter, je préfère un gâteau parfois moins joli mais avec un goût plus travaillé, des mélanges d’épices et de chocolat par exemple, de caramel au beurre salé et de pommes également, avec des jeux de texture… A ce jeu là, le macaron, adversaire direct du cupcake, a une longueur d’avance à mes yeux.

Pour l’histoire, le cupcake existe depuis le XIXe siècle, mais était très à la mode dans les 50’s surtout. Appelé aussi « fairy cake » (gâteau des fées), ce gâteau des ménagères a été appelé « cupcakes » car les mesures de sa recette se faisaient en « cup », unité anglosaxonne assez répandue en cuisine. La recette traditionnelle prônait ainsi « une tasse de beurre, deux tasses de sucre, trois tasses de farine et quatre œufs ».

 

-Lexie Swing-

Elections américaines: and the winner is…

Tandis que ma fille écoute Melody Gardot, je décortique les derniers articles parus sur les élections américaines. A l’heure où j’écris ces lignes, les premiers bureaux de vote, ceux de la côte est, ont ouvert leurs portes. Et sur le twitter français, les posts s’affolent pour publier en temps réel l’avancée des élections. D’où vient cet engouement pour des élections qui se déroulent à l’autre bout du monde, dans un pays qu’on a tôt fait de décrier (pour les armes, l’avortement, parfois la religion et j’en passe) en temps normal? Il y a fort à parier qu’il s’agit moins de l’enjeu que cela peut représenter pour nous Français (« l’avenir d’une puissance mondiale particulièrement influente ») que du caractère purement charismatique de l’élection.

Observez donc cette vidéo, celle du deuxième débat.

Observez ces échanges de regard, ce jeu des corps. Pour les analystes tant américains que français, celui-ci a conclu à un retour gagnant du président sortant Barack Obama après un premier débat où ce dernier s’était fait malmener par le candidat républicain.

Dans le deuxième, la dynamique change. Les deux candidats ont été plusieurs fois comparés « à des boxeurs sur un ring ». J’y vois plutôt deux félins, des mâles tigres par exemple, avant l’ultime combat.

Cet ultime combat ce joue aujourd’hui, cette nuit pour nous. Le premier village à avoir voté est Dixville Notch, un hameau du New Hampshire (au nord-est des USA) où a été symboliquement lancée l’élection cette nuit. Surprise: Obama et Romney y sont apparus en parfaite égalité. Bon, si le maire assure que le cas se produit pour la toute première fois, le fait qu’ils ne soient que dix à voter rassure quelque peu.

Vous pensiez suivre l’élection? Vous me raconterez alors! Si ma fille sera certainement debout (le fait que je sois allongée l’incite, elle, à se lever, ça doit être physique, c’est pour contrebalancer…. ou alors c’est de l’esprit de contradiction, ce qui laisse augurer le meilleur pour la suite ;)), moi je dormirai. Comme Le Monde nous a rédigé un petit listing des horaires, je sais désormais que les premiers résultats vraiment sûrs (même si la plupart des Etats-clés auront déjà voté) seront connus à partir de 4 heures du matin heure française. Je mettrai donc mon réveil à 4 heures pétantes. Et oui, c’est aussi ça le chômage, on peut se lever avec le coq et se rendormir à l’heure où les lêve-tôt poussent la porte de leurs bureaux.

Et n’oubliez pas, vote for

Barack Obama

Barack Obama./ Photo DR art_es_anna

-Lexie Swing –

Ce cher Paul

Me voilà de retour sur le blog. Pur hasard? Pas vraiment non… Cela correspond parfaitement à la période de chômage que je viens d’entamer. Et qui dit chômage dit… temps libre. Certes, il faut envoyer des propositions de piges et parcourir quotidiennement les offres d’emploi, mais comme, en journalisme, ces dernières sont aussi nombreuses que les feuilles sur mon ficus après un été sans soleil (et sans eau, il a besoin d’eau apparemment) je n’ai pas grand chose à regarder.

Les bureaux de Pôle Emploi./ Photo DR PierrO

Vous êtes un chômeur tout neuf? Un tour par Pôle Emploi s’impose. Inutile de vous rendre dans un centre, on vous désignerait aussitôt un ordinateur. Le plus facile (et le moins fatiguant), c’est de se connecter sur le site de Pôle Emploi. Bon ça, ça ne fonctionne que lorsque vous êtes ordonné, néo-inscrit et/ou chanceux. Vous avez été inscrit deux mois par désoeuvrement à la sortie de vos études? Malheureux! Vous avez sûrement utilisé un pseudo du style « jesuisbac+18etchomeur » assorti du mot de passe « mavieestuneruine », le genre de truc improbable que vous ne retrouverez jamais, ni dans votre agenda de l’époque, ni dans un coin de votre mémoire. Impossible de vous inscrire donc. Le numéro magique, c’est le 3949. On peut même vous rappeler si vous le souhaitez (ou si votre crédit de téléphone est proportionnel au solde de votre compte en banque). Là, si vous n’avez pas de chance, vous vous faites engueuler pour avoir perdu vos identifiants. Mais si vous êtes aimable, gentil et évitez les « vous êtes tous des incapables » (d’autant que, rappelons-le, à ce stade, l’incapable, c’est vous), la personne au bout du fil devrait gracieusement vous pré-inscrire et vous donnez un rendez-vous. Ne pas oublier d’emmener: une carte d’identité, une carte vitale, un RIB, l’attestation de votre employeur remise, généralement, avec votre dernier bulletin de paie, vos bulletins de salaire (si vous avez reçu des primes certains mois par exemple), et votre CV.
A bon entendeur…

 
-Lexie Swing-

Quid de l’égalité salariale dans le tennis

L’autre jour, sur France Info, le journaliste sportif a résumé le tennis « l’important, finalement, sera d’être le dernier à rester sur le court ». Il évoquait alors Wimbledon et l’envie farouche de Tsonga, Gasquet et autre Roger Federer de détrôner l’insaisissable duo « Djoko/Nadal » qui sévit depuis un an. Tsonga est pour le moment en bonne voie, puisqu’il vient de battre l’Australien Lleyton Hewitt en tout juste trois sets.

Et à l’heure où la bataille reste encore très digne sur les terrains herbeux du sud-ouest londonien, une autre fait rage en France: celle de l’égalité salariale entre tenniswomen et tennismen. L’idée semble normale, le contexte actuel la favorise, la question ne devrait « même pas se poser ». Mais comme l’a dit récemment une rédactrice en chef de ma connaissance, « lorsque pendant trente ans vous constatez que les choses les plus logiquement évolutives restent pourtant immobiles, il est temps d’ouvrir le débat ». Alors, l’égalité salariale dans le tennis: les sportifs sont des sportifs, les équipements sont les mêmes, l’ambition équivalente. Là où le bât blesse, c’est que le tennis féminin attire moins de spectateurs. Cela devrait-il déterminer les différences salariales?

Depuis trente ans pour l’US Open, un peu plus récemment pour les autres, l’égalité prévaut. Dans les tournois du Grand Chelem, les primes sont les mêmes, peu importe le sexe du joueur. Un joli symbole qui montre que le tennis est un sport bien plus évolué socialement que d’autres. Et autant il est courant aujourd’hui, tant pour les femmes que pour certains hommes, de taper du poing sur la table en clamant: « l’égalité salariale est un droit et une évidence », autant il est rare (et stupide) de déclarer, une fois cette égalité salariale obtenue, « différencions les salaires en fonction du sexe ». Mais qu’elle mouche a donc piqué Gilles Simon pour qu’il déclare, nouvellement nominé au Conseil des joueurs, «on est le seul sport aujourd’hui où il y a la parité, alors que le tennis masculin reste plus attrayant que le tennis féminin à l’heure actuelle.»

Maria Sharapova a remporté Roland Garros cette année./ Photo DR mariasharapova.com

Est-ce que la différence devrait également se faire au sein des tennismen: serait-il justifié qu’une tête de série n°20 adorée du public soit mieux payée que le numéro 10 mondial, peu apprécié, mais au jeu plus efficace, au nom de l’audience? En quoi l’attractivité détermine-t-elle la qualité du jeu? Sharapova, qui a lutté cette année à Roland-Garros, ambitieuse et déterminée, ne justifie-t-elle pas sa prime au même titre que Nadal? Doivent-elles réduire la longueur de leur jupette pour attirer les spectateurs et mériter ainsi leurs salaires?

Pour ceux qui ignoreraient encore quelle position adopter, l’ex-joueur américain Pat Cash nous livre, en conclusion, un argument inattaquable: «Je pense toujours qu’elles ne devraient pas gagner autant que les hommes car elles ne font pas le même sport.» Ah. C’était donc ça.

-Lexie Swing-