Courgettes farcies: feta, jambon, boulghour

Le boulghour, c’est la version chic du riz. En accompagnement de légumes farcis, il est délicieux. Alors quand il devient à la fois la farce et l’accompagnement, il est juste sublime. Les adeptes du « sans gluten » pourront le remplacer par du quinoa, en adaptant le temps de cuisson.

Pour deux personnes, prévoyez quatre courgettes rondes de taille moyenne, un fond de boulghour, de la feta, des herbes de Provence, du jambon blanc (ou des lardons).

Duo de courgettes farcies./ Photo DR Lexie Swing

Duo de courgettes farcies./ Photo DR Lexie Swing

Préchauffez votre four à 180°. Lavez puis évidez les courgettes après avoir mis leurs chapeaux de côté. Conservez 100g de chair de courgettes. Placez vos courgettes dans un plat allant au four, faîtes couler dans chacune d’elle un filet d’huile d’olive et ajoutez une pincée de sel. Enfournez pour 20 minutes.

Profitez-en pour faire un truc utile, la vaisselle par exemple. Un ordinateur à proximité? Je vous laisse (re)découvrir l’impro de Bruno Mars durant le défilé Victoria Secret de décembre 2012. Deux ou trois pas de danse et on se remet au boulot.

Faîtes cuire un demi-verre de boulghour avec un bouillon-cube dans un grand volume d’eau salée durant huit minutes. Pendant ce temps, mélangez aux 100g de chair de courgettes, 60g de feta et une tranche de jambon blanc coupée en petits morceaux. Ajoutez la moitié du boulghour et une cuillère à café d’herbes de Provence. Salez et poivrez. Répartissez dans les courgettes évidées. Dispersez le reste du boulghour dans le plat et ajoutez un demi-verre d’eau.

Enfournez pour une quinzaine de minutes à 180°.

Bon alors, « Bruno », vous le trouvez comment? ;-)

-Lexie Swing-

Soupe new-yorkaise pour mois de mai hivernal : carottes et céleri

Lorsqu’il fait 10 degrés dehors, on rêve de se chauffer les mains au dessus d’un bol de soupe. Même si l’on est en mai. Et on l’imagine veloutée et pleine de peps. Surtout si l’on est en mai.

Voici donc la recette de la soupe new-yorkaise, découverte sur un coin de bar à Dublin (faut être cosmopolite). Un petit bijou de vitamines, ronde en bouche et rapide à faire.

Soupe carottes-céleri./ Photo DR Lexie Swing

Soupe carottes-céleri./ Photo DR Lexie Swing

Pour deux personnes, il vous faudra deux grosses branches de céleri, 8 à 10 carottes moyennes, un bouillon cube, huile d’olive, sel et poivre.

Lavez et émincez vos branches de céleri après avoir retiré les fils, et faîtes-les revenir rapidement dans une cuillère à café d’huile d’olive. Epluchez les carottes, coupez-les en gros morceaux et mettez-les dans une cocotte-minute avec le céleri. Recouvrez les légumes d’eau et ajoutez le bouillon-cube. Laissez cuire 20 minutes à partir du sifflement de la cocotte.

Lorsque vos légumes sont cuits et que vous avez passé sous l’eau la main que vous vous êtes brulée en ouvrant la cocotte trop vite, mixez vos légumes en ajoutant suffisamment d’eau pour que votre soupe ait la consistance que vous souhaitez. Accompagnez-la d’un pain complet ou au céréales, couvert d’une fine couche de beurre salé ou de fromage frais.

Dégustez en narguant, votre bol à la main, l’orage qui gronde dehors.

Oooh joli mois de mai…

-Lexie Swing-

Crousti-moelleuse: la baguette de semoule

La baguette à la semoule de blé fine est à l’image ce que certains gourmands adorent: un pain blanc croustillant à l’extérieur, moelleux et aéré à l’intérieur. Un coup de lame et la baguette se découpe, découvrant sa mie blanche, légèrement granuleuse et fondante. Un excellent pain pour les tartines du matin, et les sandwichs. Je me suis basée sur la recette de « Mes brouillons de cuisine« .

Pour deux bonnes baguettes ou trois petites, prévoyez de la farine, de la semoule de blé fine, un sachet de levure de boulanger, du sucre, du sel et de l’huile d’olive.

Parfait pour un sandwich./ Photo DR Lexie Swing

Parfait pour un sandwich./ Photo DR Lexie Swing

Si vous possédez une machine à pain, déposez tous les ingrédients qui suivent dans la cuve, en séparant la levure du sel (la levure dans un coin, le sel dans l’autre) et lancer le programme avant de partir vous avachir dans le canapé. Pour les moins chanceux… faîtes tiédir 50 ml d’eau, versez-la dans un bol et ajoutez-y le sachet de levure de boulanger. Mélangez à la fourchette et attendez une dizaine de minutes que la levure mousse. Pendant ce temps, versez 100g de farine et 200g de semoule de blé fine dans un saladier ou dans le bol du robot. Ajoutez 130ml d’eau et le bol contenant la levure. Mélangez. Ajouter une demi-cuillère à soupe de sucre et une cuillère à soupe de sel (moins si vous aimez le pain peu salé). Puis une cuillère à soupe d’huile d’olive. Pétrissez dix minutes au robot ou à la main. Bon courage à ceux qui pétrissent à la main… vos dix minutes n’auront jamais été aussi longues. Pour les amateurs de robot, c’est le moment de prendre une pause caféinée (ou alcoolisée, c’est selon) bien méritée.

Faîtes une boule et laissez gonfler dans un endroit chaud (un four préchauffé à 50° par exemple) pendant 45 minutes. Le replay de « Body of proof » visionné, sortez la boule, déposez-la sur un plan de travail fariné et façonnez vos baguettes. Laissez-les gonfler de nouveau 30 minutes dans un endroit chaud (45 minutes si un deuxième épisode est en route). Préchauffez votre four à 240°. Déposez un ramequin d’eau au milieu de vos baguettes. Faîtes cuire vos baguettes 10 minutes à 240°, puis de 5 à 10 minutes à 110°.

Laissez refroidir et tartinez.

-Lexie Swing-

Brunch maison: muffins anglais, oeufs et pancakes

On a tous notre brunch préféré: oeufs brouillés ou sur le plat, beans, tomates, muffins, gâteaux, fruits, pancakes… Ici, notre brunch parfait – si j’ose dire – ce serait muffins anglais/oeufs/fromage pour le salé, et pancakes pour le sucré. Voici nos recettes.

Durant vos courses de la semaine, vous aurez acheté: un paquet de farine, un paquet de sucre, de la levure de boulanger sèche, du lait, des oeufs, de la levure chimique ou du bicarbonate de soude, un peu de beurre et d’huile végétale pour les cuissons, et tout ce que vous jugez nécessaire pour accompagner vos pancakes et votre brunch en général.

Pour un brunch à midi, on se lève, disons, vers 9h30 (douche comprise). Première étape fondamentale: on se sert un café. Vous avez votre tasse fumante au creux de la main? Alors c’est parti!

Pancakes time./ Photo DR Lexie Swing

Pancakes time./ Photo DR Lexie Swing

Pour les pancakes, j’ai testé au fil des années plusieurs recettes. Ma préféré, celle qui fait les jolies bulles à la cuisson, c’est une recette trouvé sur le « Journal des femmes ». Elle se compte en « mug », à l’image des recettes américaines et canadiennes. Pour une quinzaine de pancakes, mélangez un mug de farine tamisée, 3 cuillères à soupe de sucre, une cuillère à soupe de levure chimique (ou une cuillère à café de bicarbonate de soude) et une pincée de sel. Puis ajoutez un mug de lait et une cuillère à soupe d’huile végétale. Bien mélanger, et réserver dans un endroit sec.

On s’attaque aux muffins anglais maison… Pour trouver LA bonne recette, je me suis plongée dans un petit livre édité par Pascale Weeks: « Cookies, Muffins and Co… » J’ai divisé les quantités par deux pour faire une demi-douzaine de muffins anglais.

Versez 137 ml de lait dans une casserole et laissez tiédir. Versez ensuite dans un bol, puis ajoutez une demi cuillère à café bombée de sucre, deux pincées de sel et 6g de levure (selon les marques, il existe des sachets de ce poids, comme chez Francine par exemple, sinon comptez un demi-sachet). Mélangez à la fourchette et laissez reposer jusqu’à ce qu’une mousse se forme sur le dessus (10 minutes environ). C’est le moment de prendre des vitamines avec un jus de fruits, de faire un brin de vaisselle et de murmurer « chut, c’est encore la nuit » à vos enfants. Manquerait plus qu’ils veuillent goûter la pâte! Et le timing alors? Pesez 225g de farine dans un cul-de-poule, faîtes un puits et versez la préparation au lait. Ici, trois options s’offrent à vous. Soit vous avez investi dans un robot et il va pétrir pour vous, soit vous adorez mettre la main à la pâte – au sens propre du terme – et vous pouvez retrousser vos manches; soit vous pouvez recruter quelqu’un… tiens pourquoi pas cet enfant que vous n’avez pas réussi à duper avec le coup de la nuit et qui est suspendu à votre jambe de pantalon?

Mélangez à la cuillère en bois puis pétrissez au robot/ à la main/ avec la main de l’enfant, pendant dix minutes. Faîtes une boule et laissez gonfler pendant 45 minutes dans un endroit chaud. Pour ma part, je n’ai jamais cet endroit chaud qu’évoquent mystérieusement tous les fans de boulange. Donc chez moi l’endroit chaud c’est mon four préchauffé à 70°.

Sortez votre pâte à pancakes. Faîtes chauffer une poêle à crêpes légèrement huilé à l’aide d’un essuie-tout. Déposez une petite louche de pâte sans chercher à l’étaler. Attendez que des petites bulles se soient formées sur toute sa surface et retournez le pancake. Laissez cuire encore une minute et réservez sur une assiette. Recommencez l’opération jusqu’à épuisement de l’opération. Huilez de nouveau la poêle tous les 3 ou 4 pancakes environ. Réservez.

Pendant ce temps, votre boule de pâte doit avoir doublé de volume. Enfoncez-y votre poing pour enlever l’air qu’elle contient, puis sortez-la et abaissez-la sur un plan fariné, à l’aide d’un rouleau, sur une épaisseur d’environ 1 cm. Déposez un ramequin (c’est important que ce soit un ramequin, vous découvrirez pourquoi ensuite) sur votre pâte et servez vous-en comme d’un emporte-pièce. Refaîtes une boule avec les chute, et abaissez-la de nouveau pour découper de nouveaux muffins. Déposez vos ronds de pâte sur un papier sulfurisé et laissez-les gonfler une demi-heure dans « un endroit chaud » (aaah la plage, les cocotiers, l’orteil vernis qui s’enfonce dans le sable légèrement mouillé…)

Préparez votre table avec tout ce qui vous fait envie. Ici nous avions prévu: jambon, fromage frais et oeufs pour les muffins anglais, sirop d’érable, sucre, lemon curd et chocolat pour les pancakes…

Faîtes chauffer une poêle anti-adhésive à feu moyen. Déposez-y vos muffins. Laissez-les gonfler 7 minutes, et retournez pour faire cuire 7 minutes également de l’autre côté. Ils seront cuits lorsqu’ils auront blondi et sonneront creux lorsque vous les tapoterez avec une cuillère. Coupez-les en deux dans la longueur.

Reprenez le ramequin qui vous a servi d’emporte-pièce, et cassez-y un oeuf. Assaisonnez de sel, de poivre, de thym et de basilic et faîtes-le cuire 35 secondes au micro-ondes (c’est précis hein? Mais levez votre nez du compteur et éloignez-vous un peu, je ne veux pas être tenue responsable du shot d’ondes que vous êtes en train de prendre dans le minois). Retournez le ramequin sur une des tranches de votre muffin (préalablement recouverte de fromage frais et de jambon, ou de bacon, et/ou de fromage à croque-monsieur), recouvrez du second pain… l’oeuf s’ajuste parfaitement!!! Ah ah! Vous êtes bluffés hein?

Bon appétit!/ Photo DR Lexie Swing

Bon appétit!/ Photo DR Lexie Swing

PS: Si vous n’avez pas le temps de boulanger, sachez qu’il existe de très bons muffins anglais dans le commerce, au rayon du pain de mie et des pains à cuire. Il vous suffira alors de les toaster au grille-pain avec de les déguster. Vos muffins maison peuvent également être toastés le lendemain, si vous ne les avez pas mangés avant…

-Lexie Swing-

Gâteau amandes-ricotta-citron vert

Avec l’Ipad, il y a l’appli cuisine visuelle, un truc plein de photos alléchantes et de recettes qui font envie. Parmi elles, le gâteau amandes-ricotta-citron vert. Un dessert moelleux, plein de goût, léger car sans farine, et raffiné surtout.

Un parfait dessert d'invité./ Photo DR Lexie Swing

Un parfait dessert d’invité./ Photo DR Lexie Swing

L’heure tourne et je vous l’avais promise pour ce soir, alors je vous livre la recette brute. Dans votre panier: 4 oeufs, 250g de ricotta, du sucre roux, 250g de poudre d’amandes (2 sachets généralement), un citron vert, de l’extrait d’amande amère, des amandes effilées, du beurre pour le moule et du sucre glace pour la déco.

Préchauffez le four à 150°. Battez la ricotta avec 4 jaunes d’oeufs (séparez le blanc des jaunes avant, et conservez les blancs). Ajoutez une cuillère à café d’amande amère, 250g de poudre d’amandes et 175g de sucre roux. Puis le jus et le zeste finement râpé du citron vert. Montez vos 4 blancs en neige, avec une pincée de sel et incorporez-les au mélange à l’aide d’une maryse. Réservez.

Beurrer un moule, idéalement un moule à fond amovible. Chemisez-le avec du papier sulfurisé. Idéalement, découpez d’abord un cercle de la taille du fond, puis des bandes pour faire les bords. Enfournez pour une heure à 150°.

Laissez refroidir et parsemez d’amandes effilées et de sucre glace.

Enjoy!

-Lexie Swing-

Repas « fromages »

Raclette, tartiflette, reblochonnade, fondue savoyarde? Tous ces plats « hauts en fromages » pourraient correspondre à la dénomination « repas fromage ». Mais le vrai, l’unique, c’est celui qui n’est composé QUE de fromages.

Apporter le plateau de fromages au lieu d’un bouquet de fleurs semble être la dernière tendance à la mode dans les hautes sphères desquelles on ne sait jamais rien mais où l’on imagine tout. Les gens « de la haute » – ceux qui mangent des Paniers de Yoplait en dessert apportés sur un plateau d’argent – s’invitent à grands coups de plateaux de fromages d’Auvergne (l’Auvergne c’est rural, c’est le terroir, donc c’est à la mode). Mais connaissent-ils le fin du fin: un repas composé d’une demi-douzaine de fromages, accompagnés de bons pains et de vins goûteux?

Chemin de fromages./Photo DR Lexie Swing

Chemin de fromages./Photo DR Lexie Swing

Vous voulez tester? Rendez-vous chez votre fromager et commandez 7 ou 8 fromages (au-delà, on frôle l’overdose). Dans l’idéal il vous faudrait du frais, avec peu de goût, comme certains brebis et vaches, du brie très peu fait, quelque chose comme ça. Ensuite, quelques fromages un peu plus goûteux: par exemple un Estivel (brebis/chèvre basque), des petits crottins de chèvre, etc. Pour finir, on tombe dans le lourd: du livarot, du roquefort. Le but est de dessiner ainsi un parcours gustatif avec en case une le fromage avec peu de goût et en case 7 ou 8, le fromage fort. Essayez de choisir des fromages que vous ne connaissez pas, soyez aventureux que diable! Placez des petites étiquettes sur chacun des fromages, avec le numéro qui leur est attribué et leur nom.

Pour que le plaisir soit total, ces fromages doivent être dégustés avec différents pains – prévoyez du pain blanc, du campagne et un pain aux figues par exemple – et avec du vin bien entendu! Les vins blancs secs se marieront avec les fromages des cases 1 à 3 généralement, les vins blancs plus sucrés seront à tester à tout prix avec les chèvres. Les rouges, eux, sont à réserver aux fromages forts. N’hésitez pas à demander conseil à votre caviste en lui montrant votre liste de fromages.

Accompagnez, bien entendu, d’une salade verte, de quelques fruits type raisins et prévoyez quelques chose de léger en dessert.

Vous voilà de quoi passer une excellente soirée du vendredi: vaisselle réduite, alcoolisation poussée et haleine chargée. Que demander de plus?

-Lexie Swing-

Quenelles natures à la lyonnaise

Je devrais ajouter « à ma façon » pour ne pas risquer les huées mais cela va de soi. Je ne prétends pas détenir la vérité au sujet des quenelles lyonnaises. A mon avis, celle-ci est dissimulée sur un parchemin, au détour d’une traboule (ici s’arrête toute ma culture lyonnaise, merci « Les Six Compagnons » et la Bibliothèque verte).

Je suis originaire de Saint-Etienne. Tout comme ma famille. Tout comme la famille de M. Swing. Les quenelles lyonnaises font partie des plats que nous dégustions tous deux enfants. On les achetait chez le traiteur, avant de les recouvrir d’une sauce tomate aux olives. J’ai ouïe dire que du côté de M. Swing, on les préférait agrémentées de sauce Aurore. Dans tous les cas, elles étaient généralement accompagnées d’un gâteau de foie.

Fondantes à souhait./ Photo DR Lexie Swing

Fondantes à souhait./ Photo DR Lexie Swing

Mais les quenelles, comme la quiche ou les pâtes, c’est meilleur lorsqu’on les fait soi-même. Pour réaliser mes quenelles natures, je me suis basée sur la recette de Mathilde. Pour deux personnes, prévoyez donc de la farine, du beurre, du lait, de l’eau, deux oeufs et un tube de 125 grammes de concentré de tomate (si vous les voulez à la sauce tomate… Sinon une sauce béchamel peut tout à fait convenir également, ce ne sera pas aussi bon bien sûr, mais bon tous les goûts sont dans la nature ;-)).

Pesez 100g de farine et réservez. Versez 35g de beurre, 75g de lait et 75g d’eau dans une casserole et faîtes fondre doucement. Dès que le mélange est liquide, versez d’un seul coup la farine. Touillez activement à la cuillère en bois. Salez et poivrez. Sortez la casserole du feu, ajoutez un oeuf. Mélangez. Ajoutez le suivant. Mélangez. Respirez. Mélangez. Gongonnez (bougonner en gaga, je vous mets dans l’ambiance). Mélangez. Secouez vos bras pour les réanimer. Réservez.

Répartissez une très fine couche de farine dans une assiette. Saisissez deux cuillères à soupe et essayez d’imaginer comment vous allez pouvoir faire une quenelle avec ça… Non sérieusement. M. Swing a trouvé une bonne technique. Dans votre cuillère droite (attachée donc à votre main droite), prenez un peu de votre préparation. Dans votre main gauche, votre cuillère gauche tenue bien à plat, ouverture vers le haut. Vous devez alors faire coulisser votre cuillère droite le long de votre cuillère gauche afin d’y faire glisser la préparation. Vous n’avez rien compris? Ca vous rassure si je vous dis que je l’avais sous les yeux et que je n’ai rien compris non plus? Bon, en fait c’est un jeu d’enfant. Il suffit de regarder cette vidéo publiée par ChefSimon.

Lorsque vos quenelles (j’en avais 6, Mathilde a réussi à en faire 8) sont formées et déposées sur votre assiette farinée, faîtes frémir de l’eau dans une grande casserole. Comme le dit ChefSimon dans sa vidéo: « Ca bout, t’es mort ». On frémit donc. Et je vous souhaite bien du courage parce que l’électrique et la vitro-céramique, dans ce cas, c’est capricieux. Lorsque l’eau frémit, plongez-y trois ou quatre quenelles. Quand elles remontent à la surface, comptez une minute et sortez-les à l’aide d’un écumoir. Déposez-les dans un plat allant au four et recommencez l’opération jusqu’à épuisement des stocks.

Préchauffez votre four à 180°. Pesez 100g de farine et réservez. Faîtes fondre dans une casserole 100g de beurre, puis ajoutez d’un coup la farine. Mélangez rapidement avec un petit fouet, à défaut une cuillère en bois. Hors du feu, versez de l’eau froide jusqu’à obtenir la consistance et la quantité souhaitée (pas trop, vous pourrez toujours en rajouter après). Placez sur un feu très doux et ajoutez le concentré de tomates, salez et poivrez. J’en ai mis 125g mais n’hésitez pas pas à goûter avant, peut-être que vous préfèrerez un goût de tomates moins prononcé. Réalisez une sauce assez liquide car celle-ci va s’épaissir au four. Vous pouvez ajouter des olives noires ou vertes, des champignons ou du basilic frais (ce qui, à mon avis, n’a plus rien de lyonnais), comme ici.

Recouvrez généreusement vos quenelles et enfournez pour 20 minutes. 25 si, comme chez moi, vos quenelles ont une légère tendance à l’embonpoint.

Accompagnez d’une salade et/ou d’une viande.

Dégustez, jusqu’à en être… couffle!

-Lexie Swing-

Fondant chocolat-caramel

A l’image du fondant de Nathalie, ce gâteau chocolat-caramel tiré des carnets Nestlé Dessert est légèrement coulant, donc irrésistible. Encore meilleur 24h après cuisson, il peut se préparer à l’avance comme se déguster dès la sortie du four… Chose qui risque immanquablement d’arriver une fois que le nez de vos petits gourmands aura capté toutes les bonnes effluves.

Dans le chariot de courses, il faudra glisser une tablette Nestlé dessert chocolat-caramel, une petite plaquette de beurre salé, deux oeufs, de la farine et de la cassonade.

Un coulant incroyable./ Photo DR Lexie Swing

Un coulant incroyable./ Photo DR Lexie Swing

On enfile un tablier, on retrousse les manches, on attache les cheveux, on se lave les menottes et c’est parti! Un adulte préchauffe le four à 180°. Puis enfant 1, appelons-la Emma, j’aime bien Emma. Emma donc, coupe la tablette en trois plaques égales. Elle prélève un carré de chocolat, qu’elle goûte. C’est important de goûter ce qu’on cuisine (et à tout âge il faut des arguments pour pouvoir se baffrer de chocolat). Elle choisit deux plaques (sur trois) de chocolat, qu’elle découpe en petits morceaux dans un récipient allant au micro-ondes. Son petit frère, Axel (toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé serait fortuite), ajoute 100g de beurre salé soigneusement pesé sur la balance de cuisine (la balance de la salle de bain n’est pas assez précise et d’une relative mauvaise foi lorsqu’il est question de graisse). L’adulte (Papa, Maman, Nounou, Tatie, Papy… l’adulte peut prendre des formes diverses tant qu’il a plus d’un cinquième de siècle) (je vous vois compter…), l’adulte disais-je va faire chauffer durant deux minutes au micro-ondes ledit mélange. Touiller et remettre 30 secondes si nécessaire. Goûter. Se brûler la langue. Demander aux enfants d’attendre un peu. Puis les faire goûter à leur tour.

Laissez tiédir. Puis Emma (Charlotte si vous avez beaucoup d’enfants ou que la petite voisine est là… Toc toc toc, qui est là, c’est la p’tite Charlotte… Vous êtes perdus ? Vous manquez de culture, c’est du Henri Dès dans le texte), un enfant quoi, ajoute 60g de cassonade, deux oeufs et 70g de farine tamisée. Découpez le reste du chocolat en grosses pépites et rajoutez-le à la préparation. Faîtes-les mélanger chacun leur tour (4 petits biceps valent mieux que 2 gros). Versez dans un moule beurré et fariné. Enfournez pour 20 minutes. Léchez le bol, la cuillère, la seconde cuillère qu’on a sorti parce qu’on a jeté trop vite la première dans l’évier, le second bol parce que le premier qu’on a sorti était trop petit pour qu’on y ajoute le sucre, la farine et les oeufs (on est tous pareil, qu’est-ce que vous croyez)…

Sortez le gâteau du four et laissez-le refroidir. Il doit être légèrement tremblotant au milieu, il va se figer en refroidissant.

Un, deux, trois… A vos cuillères!

-Lexie Swing-

Feuilleté chèvre-figues

Un feuilleté, c’est rapide, c’est goûteux et ça réchauffe en ce mois de décembre – d’avril pardon. Le plus commun? Le jambon-fromage certainement. Un classique récemment détrôné dans ma cuisine.

Tout a commencé lorsqu’un proche nous a remis un pot de confiture de figues maison. Quelques cuillerées plus tard, le goût très sucré est un peu écoeurant. Pour y remédier, quoi de mieux qu’un sucré-salé?

Un feuilleté pour deux./ Photo DR Lexie Swing

Un feuilleté pour deux./ Photo DR Lexie Swing

Pour trois personnes, prévoyez une pâte feuilletée du commerce (maison si vous avez le temps et le courage), un pot de confiture de figues, une bûche de fromage de chèvre et de la ciboulette fraîche (à défaut, du basilic).

Préchauffez votre four à 200°. Déroulez votre pâte, divisez-la en trois parties. Etalez quatre cuillerées de confiture, puis disposez quatre à cinq rondelles de chèvre. Ajoutez généreusement de la ciboulette finement hâchée. Poivrez. Refermez les chaussons en retournant le bord inférieur sur le bord supérieur pour éviter que la garniture fuit. Badigeonnez de lait, de café ou de jaune d’oeuf. Enfournez pour 20 minutes environ.

Servez avec une salade de mâche assaisonnée d’une vinaigrette à la framboise.

Ce mélange est parfait également pour l’apéritif, en mode mini.

-Lexie Swing-

Pommes suédoises

Grande classe et simplicité enfantine, voici les pommes de terre à la suédoise, aussi appelées pommes de terre en éventail. Choisissez des pommes de terre de taille moyenne, deux à trois par personne en fonction de l’appétit (une pour les petits monstres). Lavez-les, frottez-les, enlevez les éventuels germes (si cela n’a plus la taille d’un oeil, mais d’un doigt et que votre précieux est recouvert de tâches vertes, vous pouvez le jeter. Les écolos vous diront le contraire… mais les tâches vertes et les germes sont toxiques.) mais gardez la peau. Faîtes cuire vos pommes de terre 30 minutes dans une casserole d’eau.

Un joli éventail./ Photo DR Lexie Swing

Un joli éventail./ Photo DR Lexie Swing

Préchauffez votre four à 180°. Videz l’eau et laissez refroidir vos pommes de terre. Faîtes-leur des tranches d’un demi-centimètre, en vous arrêtant à quelques millimètres du bas du légume. Placez-les dans un plat allant au four, avec un fond d’eau pour ne pas qu’elles sèchent. Salez, poivrez, saupoudrez généreusement d’herbes aromatiques, types herbes de Provence, basilic et thym. Laissez couler un filet d’huile d’olive dans les entailles. Faîtes cuire au four 25 minutes environ. N’oubliez pas de remettre de l’eau au fond du plat si des minutes de cuisson supplémentaires sont nécessaires.

A déguster avec une viande rouge ou – comme ce sera mon cas dans quelques minutes et je me dépêche de taper parce que j’ai une dalle d’enfer – un poulet citron vert et thym en papillote.

-Lexie Swing-