Vivre à deux (en une)

Porter bébé./ Photo Meagan

Porter bébé./ Photo Meagan

La miss pleure. Un cauchemar. Je chuchote à son attention depuis mon lit. Le cri s’amplifie alors je me lève (la nuit rend l’amoureux particulièrement sourd). La belle au bois dormant n’a plus le sommeil très paisible et son petit corps se tord sous l’assaut de quelque mauvais rêve.

Tandis que je l’apaise, 30 centimètres de chair et d’os s’agitent en mon for intérieur. Car quand sa soeur est réveillée, mon bébé ne tarde jamais à s’agiter. Telle une lionne tapie dans la savane, ma future-née ne dort jamais que d’un oeil. Il me suffit parfois de penser à elle pour sentir ses petits pieds s’agiter sous mon nombril. À midi ou au milieu de la nuit, elle est toujours partante pour quelques soubresauts.

Et lorsque je sens glisser sous mes doigts de fines articulations, je réalise que je ne suis plus jamais seule. Dans quelques semaines, j’aurais recouvré la propriété entière de mon corps, à défaut d’en avoir vraiment l’usage. Mais pour le moment, je suis un condo en location. Un studio un peu étroit duquel elle repousse souvent les murs, défiant les lois de la physique et des sciences humaines en réduisant mon estomac à la taille d’un timbre poste et écrasant ma vessie comme un vulgaire coussin à billes.

Ma petite mandarine est de ces pensionnaires presqu’encombrants, qui prennent deux fois la place allouée et font la fête aux aurores sans se soucier du sommeil des propriétaires.

Mais elle est aussi présente, toujours. Me tenant par la main du coeur à chaque moment de fatigue, à chaque moment de doute. Me rappelant sa présence, son énergie, une énergie vitale brûlante qu’elle me partage chaque jour. Elle est tout à tour cabotine, enthousiaste ou câline. Se serrant contre la joue de son père avant de lui décocher un coup sur le nez tandis qu’il cherche à lui parler.

Je ne sais pas si elle restera cette enfant-là, ou si le petit ouragan qui vit en moi deviendra un nouveau-né au calme olympien, à peine troublé par une porte qui claque ou un chien qui aboie. Je commence juste à retrouver le (mauvais) caractère de sa soeur lorsqu’elle était dans mon ventre. Nul doute que passer de quelques centimètres carrés au vaste monde demande un peu d’adaptation.

By the way, Mandarine, c’est juste parce que j’aime bien ce mot. Il y a longtemps elle n’était qu’une mandarine, un petit fruit rond et souple à peine éclos. Elle fait désormais la taille d’une aubergine (selon mon appli de grossesse chérie), mais c’est nettement moins sexy non?

-Lexie Swing-

 

Porter la vie

Grossesse./ Photo J.K. Califf

Grossesse./ Photo J.K. Califf

Il y a celles qui ne sentent rien. Pas une douleur, pas une nausée, pas une intuition, et qui découvrent, hébétées, le petit plus sur le test tout trempé. Et puis celles qui psychotent, qui savent, qui se sentent enceintes, parce que c’est animal, c’est intuitif, c’est instinctif, mais qui seront tout aussi émerveillées une fois le test réalisé.

Il y a celles qui auront tout : les vertiges, les nausées, les vomissements, les fringales, les douleurs diverses. Et celles qui regarderont passer le train du premier trimestre avec parfois la sensation d’avoir oublié de monter dedans.

Il y a celles qui se réjouiront de voir leur ventre pousser, celles qui trépigneront parce qu’on ne le voit pas assez, et puis les autres : celles qui se languissent de retrouver leur 36 et leur tailleur JPG.

Il y a celles qui sentiront leur bébé dès la fin du premier trimestre, d’autres qui devront attendre le milieu du deuxième. Celles qui sentiront des bulles et des effleurements, et d’autres qui connaîtront d’office les coups à répétition.

Il y a celles qui partageront tout avec le papa, avec le conjoint, avec l’autre mère. Et celles pour qui « c’est avant tout une histoire de femmes ».

Il y a celles qui découvriront, horrifiées, bouger une main, bouger un pied, se demandant parfois quel alien elles abritent et si ça va durer. Et celles qui tapoteront sur leur ventre à toute heure de la journée, pour attirer son attention, ou le réveiller.

Il y a celles qui le portent haut. Et celles qui le portent bas, alourdissant leurs pas.

Il y a celles qui arriveront à la fin, essoufflées, exagérément cambrées, portant un ventre démesuré. Et celles qui débarquent à la maternité, le bedon à peine gonflé.

Il y a celles qui auront des contractions tôt, qui seront parfois alitées dès les premiers mois. Et celles qui ne connaîtront les contractions qu’au moment d’en être délivrées.

Il y a mille façons de porter la vie mais une seule de la donner. Avec toujours, au bout, le même sentiment incontrôlable d’avoir créé quelque chose de magique, d’irréel, d’exceptionnel.

 

-Lexie Swing-

 

Mais qu’es-tu donc numérobis?

./ Photo DR Lexie Swing

./ Photo DR Lexie Swing

Quand on a demandé à Miss Swing si elle voulait un petit frère ou une petite soeur, elle a répondu qu’elle préférait une banane. On a senti son implication immédiate :)

Lorsque nous l’attendions, les mois nous ont semblé interminables avant l’annonce du sexe. La gyneco revêche du premier trimestre avait refusé de se prononcer et l’écho du deuxième trimestre repoussée aux calendes grecques, ou plutôt à 23 sa. Le jour J, je me faisais presque pipi dessus, et pas seulement parce qu’on m’avait demandé d’ingurgiter une bouteille d’eau complète trois heures avant (je suis un peu Marseillaise dans l’âme oui). Je savais que j’attendais un garçon. J’ai toujours su que j’aurais un jour un garçon. Le moment venu, lorsque l’échographiste nous a montré son intimité (à notre enfant, pas la sienne, Dieu merci), j’ai vu que c’était un garçon à qui il manquait quelque chose et ça m’a embêtée trente bonnes secondes avant que je réalise que c’était une fille et qu’elle avait bien tout à la bonne place. Oui ma chérie, ta mère est un sacré boulet.

J’avais rendez-vous hier pour l’écho morphologique de mon second enfant. Mon plus gros problème depuis la prise de rendez-vous un mois avant était de savoir comment 750 ml d’eau bus cul sec 1h15 avant l’écho allaient tenir dans ma ridicule petite vessie. J’ai calculé, recroisé les données, arpenté les forums et fait des tests minutés plusieurs semaines avant. 500 ml 40 minutes avant m’ont donc suffi. Après avoir demandé toutes les 3 minutes à mon chéri quelle heure il était et s’il pensait que je pouvais aller faire un peu pipi mais pas trop, on nous a appelés.

Un bras, deux bras, une tête toute ronde, le nez de sa mère, indubitablement. Nous avons découvert ses traits, ri devant ses petits bras qui s’agitaient. Puis la technologue a placé la sonde sous les fesses du bébé, et nous a souri : « Alors, à votre avis? »

Il y avait quelque chose entre les jambes de mon bébé. Je ne m’y ferais pas prendre cette fois. Il y avait vraiment quelque chose. Deux petits traits tout fins. Je le sais parce que moi aussi je suis née ainsi. Avec deux petits traits et pas d’zizi.

Et mon chéri s’est exclamé : « Non… Vous allez être trois filles à la maison ?? Vraiment ?? »

Et puis il a réalisé. Et je crois pouvoir dire que ce matin-là, dans ce coin du Canada, il y avait un papa très heureux à côté de moi.

-Lexie Swing-

 

L’après grossesse

Pregnancy./ Photo Charlie Davidson

Pregnancy./ Photo Charlie Davidson

Dans les magazines féminins, ou du moins ceux qui traitent de la parentalité, on retrouve souvent cette liste des « 10 choses qu’on ne m’avait pas dites sur la grossesse ». Et c’est vrai qu’il y en a plein. Par exemple, moi, on ne m’avait pas dit qu’à cause des hormones, mon dos se bloquerait dès le tout premier mois. Mais la nature est facétieuse et n’en a que faire de nos projections.

Il y avait pourtant quelque chose qu’on m’avait dit, et dont j’ai déjà parlé, c’est que mes cystites chroniques (permanentes à ce stade) cesseraient peut-être pendant et après la grossesse. J’avais saisi l’idée avec beaucoup de joie (« je galère 9 mois, j’expulse la bête et je suis débarrassée de cette maladie pour toujours et sans traitement ? Je prends doc! »), mais pas dans sa totalité. Ce que je pensais réduit à mes petits désordres personnels pouvait s’étendre à bien des choses, dans le bon comme le mauvais sens. Les hormones de grossesse bouleverseraient en effet la chimie du corps (et je vais m’arrêter là dans les connaissances scientifiques car malgré une consultation quasi quotidienne de Doctissimo je ne suis toujours pas médecin).

J’ai donc posé la question à mon groupe de copines-qui-ont-été-enceintes-en-même-temps-que-moi.

– Le premier truc flagrant (et tellement glamour), ce sont les conséquences intestinales. Autrement dit, la plomberie fonctionne nettement mieux depuis que les hormones ont remis de l’ordre dans tout ça. « Oui mais par contre j’ai un problème de vessie » m’a dit une copine. La faute au médecin qui n’avait pas jugé utile de lui proposer une rééducation après une césarienne. Pourtant, poids du bébé sur tous les organes = remusculation à faire. C’est scientifique. C’est Doctissimo qui le dit.

– La vue baisse. Ce n’est pas une obligation mais ça arrive. Tu es jeune et pourvue d’une vue de lynx et puis tu te réveilles vieille, mère et aveugle. Malheureusement, tu n’es pas sourde.

– Les problèmes dentaires. Les dents s’y mettent aussi et il n’est pas rare de se retrouver avec des petits problèmes à traiter alors qu’on affichait un sourire colgate à toute épreuve.

– La fatigue. Ça c’est mon truc. Je traînais depuis l’adolescence une envie irrépressible de dormir dès la dernière bouchée de mon lunch avalée. Et puis Miss Swing est arrivée et toute fatigue s’est envolée :) Non c’est une blague, c’est piiire. Mais pour de vrai la fatigue post-repas a disparu. La raison en est sûrement la première évoquée : une meilleure digestion. Ou alors ces repas que je n’ai plus le temps de prendre. Allez savoir.

– La thyroïde. Une de mes amies a déclaré (peut on dire ça ainsi?) une insuffisance thyroïdienne qui serait – selon ses médecins – une conséquence de sa grossesse. Une autre suit le même chemin.

– Les pieds s’allongent. Oui c’est stupéfiant. Et avec un peu de chance ils ne font pas tous les deux la même pointure après coup.

Il y a plein de choses donc. Des positives, comme des négatives. Des maladies chroniques comme un eczéma ou des migraines peuvent disparaître soudainement, et d’autres problèmes se déclarer. C’est un peu la loterie. Mais mère nature est facétieuse, je le rappelle, il n’y a aucun moyen de savoir à l’avance de quel lot nous ferons partie. Alors ouvrez l’oeil, et le bon… tant qu’il est vaillant.

-Lexie Swing-

Les « vrais » symptômes de grossesse

Plus de doute./ Photo Sean McGrath

Plus de doute./ Photo Sean McGrath

Google -> Case blanche -> Recherche incertaine -> « J’ai un sein qui danse la sarabande et l’autre qui a triplé de volume, suis-je enceinte? »

Quand on cherche à avoir un enfant, le moindre mal de tête devient un symptôme de grossesse. Et de jour en jour, vos recherches Internet deviennent plus abracadabrantes. Des maux de tête, vous passez aux maux de seins, puis à l’écoute de votre intestin grêle avant de sombrer dans l’étude ô combien glamour de la couleur de vos pertes.

Mais malgré un historique Google bien chargé, vous n’avez toujours pas la réponse! Car, si tous les forums Internet du monde regorgent de femmes qui partagent vos symptômes, aucune d’elles ne témoigne jamais APRES COUP. Elles échangent, comparent la taille de leurs seins et la douleur de leurs ovaires, se soutiennent jusqu’au jour « du test »: J-3, je vais perdre la tête. J-2, mon chéri assure que ma poitrine a grossi. J-1, j’ai douleurs de Rrrr, puis-je encore y croire?

Et puis? Et puis rien. Y’a plus personne. La discussion se termine ainsi. Comme un mauvais film à suspens. On l’aimait, cette Emilou33, dont les symptômes ressemblaient comme des frères aux nôtres. De ligne en ligne, on vibrait avec elle. Etait-elle enceinte? Etait-le LE cycle? Sa vie allait-elle basculée et la nôtre avec? Vous ne saurez pas. Elle n’est plus sur la toile, son profil est supprimé, elle n’a pas changé sa signature Doctissimo et rien ne vous permet de deviner si elle a marqué ou botté en touche.

Mais quels symptômes ont les filles qui sont effectivement enceintes? Ça ressemble à quoi, une fin de cycle heureuse? Mes copines ont joué le jeu.

Pour Jiji, le symptôme phare (et particulièrement agréable), c’était les mycoses. Rapidement, se sont enchaînées les nausées, les gencives qui saignent et les douleurs ligamentaires.

Le symptôme incontournable de chacune des grossesses de Perrine, ce sont de petites bulles qui clapotaient dans son ventre, juste à hauteur du nombril.

Chez Val, grossesse(s) signifie: plus d’appétit, de plus gros repas, des tiraillements en bas du ventre et des vertiges.

Pour Sarah, maman de quatre enfants, une immense fatigue l’a terrassée avant chaque « + ».

D., elle, n’a connu aucun symptôme… jusqu’au retard de règles et au fameux test, et ce pour ses 4 bébés. Le seul qui soit apparu avant ressemblait en tout point à une belle infection urinaire. Ce n’est qu’arrivé chez son médecin de famille qu’elle a appris ce qui se tramait réellement sous son nombril :)

Quant à moi, les vertiges et une furieuse nausée à la vue de saleté ont rapidement confirmé mes doutes.

Et vous, vos symptômes de femme « qui allait bientôt savoir qu’elle était porteuse d’une bonne nouvelle », c’était quoi?

 

-Lexie Swing-

 

 

Conseils pour un cadeau de naissance au top

J’adore les cadeaux. J’adore en faire surtout. Rien ne me plaît plus que de chercher le cadeau qui pourrait plaire. Même si des fois je me plante…

Parce que je me suis trompée, parce qu’on s’est aussi trompé pour moi, parce qu’on en rigole entre mamans mais qu’on ne sait pas toujours comment réagir face aux cadeaux surprenants, voici quelques conseils pour bien choisir son cadeau de naissance.

Cadeau de naissance./ Photo Maaco

Cadeau de naissance./ Photo Maaco

Le six mois, tu oublieras

Offrir un vêtement en six mois, c’est comme vouloir déjeuner dans une station-service de l’A7 en plein mois d’août : une mauvaise idée que 300 personnes ont eu avant vous. Dites-vous une chose : les futurs parents achètent avant la naissance des vêtements en un mois et trois mois. Donc le six mois, c’est la redécouverte, la taille qu’ils vont acheter quand l’enfant est arrivé. C’est aussi la taille à partir de laquelle bébé commence à mettre de vrais vêtements. Autant dire que si les parents sont aussi consuméristes que nous (que moi), l’armoire est déjà pleine de fringues coordonnées et amoureusement dénichées… La bonne idée : le vêtement en un an ou 18 mois. Sur le coup, ça paraît immense,  mais quand on le ressort quelques mois plus tard, on est ravi de découvrir ce cadeau qu’on avait oublié…

Le pratique et le pastel, tu adopteras

Si tu es une amie proche dont je commente toutes les créations couture, tu sais que j’aime le Liberty (oui-Aude-ce-clin-d’oeil-est-pour-toi). Mais comme je n’en porte pas, ou presque, et que j’en parle peu, il y a peu de chances que tu sois au courant. C’est pareil pour les autres. Si tu sais quel style les parents adorent, fais-toi plaisir, ce sera une jolie façon de montrer que les connais. Dans tous les autres cas, adopte des couleurs neutres, des petits jeans mignons et confortables, du bleu, du rose pâle (si tu es mon ami, évite le rose pâle quand même), du jaune clair. La bonne idée : ce genre de pantalon, avec des pieds, parfait pour les deux premiers mois.

Le doudou (toutou), tu éviteras

A la naissance de ton enfant, tout le monde dégaine son doudou assorti de la mention « j’espère que ce sera le mien qu’il choisira ». Ok, ça te fout pas la pression déjà. Sache-le, le doudou a généralement déjà été choisi par les parents. Et s’ils sont un peu retors, ils ne donneront QUE le leur à leur progéniture. Si tu es un très proche et que tu as choisi un doudou vraiment sympa, c’est une chouette idée. Si tu l’as ramassé dans un coin de magasin ou en cadeau avec la lessive, tu peux le garder. La bonne idée : faire inscrire le prénom de l’enfant dessus. A 15 ans, l’enfant trouvera ça cucul, mais à deux ans, ça fait fashion, en mode « Touche pas à ce doudou y’a mon prénom dessus, t’y fous encore ton pouce plein de bave et je t’écrase ma barquette à la fraise dans les cheveux ».

La déco, tu agrémenteras

Un petit tableau pop-art, des suspensions en carton, un sticker… la décoration c’est une chouette idée, surtout si vous avez déjà vu la chambre du nouveau-né et que vous accordez les couleurs. Attention à ne pas prendre quelque chose de trop imposant car il y a fort à parier que les parents ont déjà quasiment terminé la chambre.

La liste de naissance, tu consulteras

Certains parents font une liste de naissance. Dans un magasin précis, sur Internet, voire par courriel, juste pour donner des idées. Tu n’es pas obligé de suivre les propositions à la lettre, mais ça va te guider sur ce qu’il peut encore manquer au nouveau-né : une gigoteuse supplémentaire, une couverture miracle, une préparation pour faire des moulages des petits pieds de bébé… Tous ces trucs pas forcément indispensables mais que les parents auraient bien aimé avoir quand même.

Tes enfants, tu interrogeras

Enfin tu les interrogeras du regard s’ils ont moins de 18 mois… Quels jouets leur ont particulièrement plu? De quoi vous êtes-vous vraiment servi? Si vous avez remisé dès la première utilisation votre chauffe-biberon-USB-solaire, inutile de refaire le même achat!

Les parents, tu récompenseras

Ils sont contents, ils sont parents, mais ils n’ont pas envie de n’être QUE des parents. Surtout la mère. Alors n’hésite pas : une fleur, un bon roman (pas le Guide du super parent, un vrai roman), un bouteille à partager, ce sont de petites attentions qui prendront tout leur sens devant le sourire de tes amis ravis.

Ton coeur, tu mettras

Peu importe ce que vous achetez si vous avez mis du coeur à l’ouvrage. Le même doudou que celui de votre fille; le jouet que vous adoriez, enfant; le T-shirt que votre amie portait lorsqu’elle était ado; le bonnet aux couleurs de ce pays que vous avez visité ensemble… Vous vous êtes donné du mal, vous avez mis un peu de vous dans ce cadeau, vous n’êtes pas entré dans ce magasin en errant sans savoir quoi prendre, vous avez choisi ce qui reflétait le mieux vos amis parents à vos yeux. N’hésitez pas à mettre un petite carte pour expliquer votre choix, même si vos amis finissent par échanger le cadeau, ils garderont la délicate attention en mémoire…

-Lexie Swing-

Stérilisation des biberons : incontournable ou effet de mode?

La stérilisation des biberons, c’est l’une des questions incontournables que l’on se pose pendant la grossesse. Sauf si l’on souhaite allaiter. J’ai d’ailleurs lu, une fois, le témoignage d’une fille qui disait « j’ai choisi l’allaitement parce que les nichons, c’est pratique, ça s’emmène partout, et ça ne se stérilise pas ». Soit.

En tant que « biberonnants », nous nous sommes donc demandés si nous allions stériliser les biberons de Miss Swing, et si oui, par quels moyens, et à quelle fréquence. Mais pour cela, il fallait d’abord savoir pourquoi on stérilise. Selon un pédiatre cité par Pédiablog, la stérilisation jusqu’à 4 mois environ permettrait de laisser la flore intestinale du nourrisson se développer progressivement, « aidant son organisme à être moins sensible aux bactéries pathogènes ».

Jardin de biberons./ Photo DR Lexie Swing

Jardin de biberons./ Photo DR Lexie Swing

Pourtant, selon un article de Graine de curieux, reprenant l’avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire, la stérilisation à domicile pour un enfant en bonne santé ne serait pas nécessaire. « Après utilisation, le biberon est vidé de son éventuel contenu résiduel, rincé à l’eau froide et lavé en lave-vaisselle en utilisant un cycle spécifique complet (haute température à 65°C au minimum et séchage impératif). Les bagues, les capuchons et les tétines en silicone peuvent également être mis au lave-vaisselle. Les tétines en caoutchouc ne peuvent pas être mises au lave-vaisselle ; elles sont rincées et nettoyées minutieusement avec un écouvillon propre en les retournant. En l’absence de lave-vaisselle, après utilisation, le biberon et les annexes sont rincés à l’eau froide et nettoyés par immersion dans de l’eau additionnée de produit détergent (liquide vaisselle) avec un écouvillon propre, puis rincés. Le biberon et ses annexes doivent être mis à sécher. L’utilisation du torchon est proscrite. D’une façon générale, à domicile, il n’y a pas lieu de stériliser les biberons. Il n’y a donc pas lieu d’utiliser les procédés chimiques dits de stérilisation, ni les dispositifs à micro-ondes, ni les « stérilisateurs » du commerce. Les caractéristiques techniques de ces derniers ne leur permettent pas, au sens de la normalisation européenne (CEN) ou française (AFNOR), d’être qualifiés de procédés de stérilisation. »

Devant tous ces bons conseils, nous avons choisi de stériliser nos biberons après leur achat, puis à chaque fois que nous les laissions sales plus d’une heure. Après chaque sortie, ou à chaque moment de flemme, hop stérilisation. Comme nous stérilisons peu, nous avons opté pour l’option sans frais « faire bouillir dans une casserole ». 20 minutes pour les biberons, 10 minutes pour les tétines. Elle va avoir 4 mois et nous ne stérilisons aujourd’hui qu’à de rares occasions: nouvelles tétines ou station prolongée du biberon dans un endroit pas très propre, par exemple le vide-poches de la voiture.

Pourquoi si peu? Parce qu’une stérilisation quotidienne serait, chez nous, vaine, Miss Swing vivant avec un chien, et parfois deux (comme cette semaine), à la campagne où les gens traînent sur leurs chaussures boue, herbe et autre poussière. Les seules bactéries contre lesquelles nous souhaitions lutter étaient donc celles susceptibles de se développer dans le lait stagnant, d’où un lavage à l’eau chaude et au produit vaisselle quasi immédiat. Pour laver au mieux: investissez dans l’incontournable goupillon surmonté du mini-goupillon spécial tétines, et laissez sécher sur un arbre à biberons (ou un jardin à biberons comme chez nous).

Et chez vous? Stérilisation or not stérilisation?

-Lexie Swing-

Liste de maternité : vos essentiels

A quelques jours de l’accouchement (et on n’oublie pas que le terme, c’est le terme), on potasse, on arpente les forums, on demande des infos à la maternité mais au final, on a souvent trop, et rarement ce dont on aurait eu besoin à tout prix. Voici de quoi vous aider à remplir votre valise pour le séjour à la maternité.

Pour la salle d’accouchement, prévoyez un petit sac, modèle sac de week-end ou sac à dos. Vous pouvez y mettre:

– La tenue de naissance de bébé: pyjama, body, bonnet, chaussettes ou chaussons, une brassière en coton (à mettre sous le pyjama) ou en laine (que vous mettrez dessus). La taille 1 mois reste la plus usitée, mais vous pouvez prévoir un body et un pyjama naissance en plus, si votre bébé est censé naître à moins de 3 kilos. L’estimation de poids est généralement réalisée à l’écho du dernier trimestre.

– Une petite bouteille d’eau pour le papa et vous. Selon les maternités, boire de l’eau vous sera interdit, ou seulement pour tremper les lèvres, ou seulement pour quelques gorgées.

– Un brumisateur

– Des mouchoirs

– Un appareil photo

– Des magazines, un livre, de quoi écouter de la musique

– Des chaussettes

– Le dossier du suivi de grossesse

– Un doudou avec lequel vous aurez dormi pour le cas où votre bébé ne pourrait pas rester avec vous dans la chambre ensuite.

– Votre trousse de maquillage: indispensable sous peine de revoir les photos de naissance avec votre enfant dans dix ans et d’avoir droit à « c’est quoi cette dame qui ressemble à Maman, mais en moche? » S’il est déjà trop tard, n’oubliez pas que Photoshop existe.

Pour le conjoint accompagnant (ces bêtes-là se nourrissent et se soignent aussi, au risque sinon de les voir tourner de l’oeil au moindre bout d’ongle planté dans leur bras):

– Des pièces pour la machine à café

– De la lecture et/ou de la musique

– De quoi grignoter

Juste sortis de l'oeuf./ Photo Theseanster93

Juste sortis de l’oeuf./ Photo Theseanster93

Le séjour à la maternité, que les sage-femmes soient à vos petits soins ou que les choses se passent un peu moins bien (mais même si c’est le cas, le petit bout de vous qui roupillera à vos côtés vous fera oublier toutes les méchancetés que vous font les vilains docteurs), ne sera jamais une sinécure. Prévoyez donc de quoi vous chouchouter. Selon les cas et le copines, certaines ont pris un bon bouquin, leur tablette tactile, de la musique, du vernis, le magazine Cosmopolitan, le magazine Parents pour faire bonne mesure, un gommage, du chocolat… A vous de penser à ce qui vous fait envie et vous réconforte. Dans les indispensables, pensez à:

– Un pyjama

– Des tenues confortables mais pas trop moches (pour vous sentir bien, et pour les photos): des tee-shirts manches courtes ou des débardeurs (il fait toujours chaud dans les maternités) avec des ouvertures spéciales si vous allaitez, un ou deux gilets, des pantalons souples type sarouels, leggins ou pantalons de coton élastiqués.

– Des sous-vêtements: soutiens-gorge d’allaitement ou vos soutiens-gorge habituels si vous n’allaitez pas. C’est important car, dans le deuxième cas, cela devrait réduire votre montée de lait. Pour les culottes, vous pouvez prévoir un lot de slips filets, ou de grandes culottes en coton si vous préférez. Les slips jetables sont plutôt à éviter.

– Des grandes serviettes hygiéniques (spéciales nuit par exemple). Si vous n’avez pas peur du ridicule, les culottes hygiéniques type Tena sont très pratiques. Elles évitent les plis aux endroits douloureux, genre les 2 cm2 où vous avez les points de l’épisiotomie. Ca fait de très jolies couches, et si votre sage-femme a de l’humour, ça peut même vous faire de bonnes anecdotes pour la suite.

– Des coussinets d’allaitement, même si vous n’allaitez pas.

– Un sèche-cheveux, pour vos cheveux et pour sécher les points de l’épisio après la douche.

– Une serviette de bain et une pour vos cheveux.

– Des pantoufles ou des tongs, surtout pour sortir de la douche.

– Vos produits de toilette et vos éventuels médicaments.

– Des mouchoirs

– Une petite lampe pour allaiter ou donner le biberon, car les chambres ne sont généralement pourvues que d’un plafonnier, parfait pour réveiller la marmotte hurleuse en plein milieu de la nuit parce que vous avez fait glisser votre portable sous la table de chevet et que vos trente minutes de recherches à tâtons n’ont rien donné.

– Un sac pour le linge sale

– Le chargeur du téléphone

Pour votre précieux à naître:

– 6 pyjamas, et deux tenues type combis pour les visites et les photos

– 8 bodys

– Des chaussons ou des chaussettes

– Des mouffles anti-griffures

– Des draps-housses (2) et une gigoteuse si la maternité le demande

– 4 langes pour les régurgitations

– 8 bavoirs

– Des couches 2-5 kilos, sauf si le poupon est le 5e de la lignée et que ses frères et soeurs faisaient tous plus de 4 kilos à la naissance. On peut raisonnablement imaginer que ce sera le cas de la nouvelle merveille et investir directement dans le 3-6 kilos.

Dans le genre « liste racontée de manière croustillante », vous pouvez regarder celle de Marie, mise à jour il y a un an.

– Lexie Swing –

Lait infantile bio: notre expérience

A l’aube de la maternité, après s’être posé les questions « berceau ou cododo? », « cosy ou siège-auto? », on se demande invariablement « allaitement maternel ou artificiel? »

Parfois, pour des raisons de santé par exemple, le choix n’est pas possible. D’autres fois, il s’agit seulement d’une question d’envie, de temps, de moments. Et lorsque l’on a fait le choix de l’allaitement artificiel se pose alors une dernière question: « quel lait? »

Vrac de biberons./ Photo Fred_V

Vrac de biberons./ Photo Fred_V

Après avoir comparé des avis, lu les compositions des boîtes, demandé leurs usages aux copains, on n’est parfois guère plus avancé. On nous avait dit d’attendre le séjour à la maternité, pour acheter le même lait que celui donné après la naissance. Mais nous sommes têtus. Et nous lorgnions avidement sur le lait Hipp de notre supermarché, bio et au même prix que les autres laits infantiles plus courants, comme Gallia ou Guigoz. Soucieux de faire au mieux, nous avons tout de même posé la question à la puéricultrice venue faire la visite de sortie de la maternité de Miss Swing: « Pas besoin d’y aller progressivement, vous enchaînez avec le lait que vous avez choisi. Pour moi, tous les laits infantiles se valent. Il faudra patienter quelques semaines pour voir si ce lait lui convient bien. »

Aussitôt dit, aussitôt fait. Le stock de petits biberons de la maternité épuisé, nous enchaînons sur le Hipp. Aucune réticence de la part du bébé, aucune grimace, elle encaisse le changement. A la visite du premier mois, j’évoque quelques régurgitations. Aussitôt on me répond: « Si ce n’est pas abondant, qu’elle grossit et que ça ne semble pas douloureux, il n’y a aucun problème. Les rejets, c’est normal. En poids comparé, c’est comme si vous, vous absorbiez chaque jour une dizaine de litres d’eau. Vous auriez sûrement quelques petits rejets. » On décide de conserver notre lait (qui, quoique relativement épais dans sa composition, n’est pas un lait épaissi au même titre que les laits dits de confort). Deux mois plus tard, elle grossit tranquillement, est très éveillée et a des selles quotidiennes. La pédiatre, après avoir reconnu les visibles bienfaits de ce lait qu’elle ne connaissait que de nom, nous a dit que la bonne digestion de Miss Swing venait notamment des probiotiques qu’il contenait. Des éléments compris dans d’autres laits, y compris non bio. A rechercher donc!

Les laits bios, contrairement aux autres laits infantiles, ne contiennent pas de taurine. Par contre, nombre d’entre eux contiennent de l’huile de palme bio. Il semblerait que le « Prémilait bio » n’en contienne pas.

Nous n’avons testé qu’un seul lait infantile bio pour le moment. Mais une internaute a fait ici un rapide récapitulatif. Des nombreux avis que l’on a pu lire, le lait Holle semble le plus apprécié. Mais il présente le défaut, à mes yeux, de ne se trouver qu’en magasin bio ou sur commande.

Et vous, un lait infantile à recommander?

-Lexie Swing-

Accouchement: le terme c’est le terme!

A la première échographie, généralement vers 5-6 semaines de grossesse (la première écho officielle est à 12 semaines d’aménorrhée mais une écho de datation de la grossesse est souvent prévue avant), le gynéco fixe la date de début de grossesse, et donc celle de fin… 9 mois plus tard. Vous vous attendiez à un calcul savant? Non non, le calendrier suffit!

La récompense après le sprint final./Photo DR Lexie Swing

La récompense après le sprint final./Photo DR Lexie Swing

Vous ressortez donc de la première écho avec une date en tête. Elle est lointaine, mais elle est fixe. Et au fur et à mesure, elle se rapproche. Elle se rapproche d’autant plus que vous prenez de l’ampleur, disons, du tour de taille. Et que vient inexorablement le moment où vous vous sentez comme une baudruche trop gonflée: prête à exploser. C’est le moment où vous commencez à tourner en rond en psalmodiant « bon sang, faut qu’il sorte, j’en peux plus… je dors plus, j’ai mal partout, je marche avec peine, je veux qu’il soooorte ».

Et le terme qui devait être à J+9 mois devient insidieusement un J+8 mois et quelques, à mesure qu’Internet vous informe « qu’un bébé est complètement formé à partir de 37 semaines d’aménorrhée » et que les textos pleuvent « QUOI? Tu n’as pas encore accouché ». Vos proches regorgent d’exemples de femmes ayant accouché à 37, voire 38 SA, « d’un bébé en pleine forme ». Et tandis que les jours défilent, et que vos maux de dos deviennent inversement proportionnels à votre patience, on vous apostrophe: « Il va être super gros non? », voire mieux: « C’est que tu ne bouges pas suffisamment, fais de la marche/tes vitres/le ménage de printemps/un trek dans la jungle, et demain il est là ».

Je vais vous révéler un truc fou: le terme c’est le terme! Et s’il semblerait que 50% des femmes accouchent avant 38 sa + 2 jours, 50% des femmes accouchent également après, donc à 39 sa, 40 sa, à terme, voire – ô sacrilège – APRES le terme (les maternités déclenchent de 2 à 10 jours – oui oui vous avez bien lu, 10 jours – après terme).

Alors inutile de vous focaliser sur les 37 SA, faites la sourde oreille au coaching pseudo-sportif de vos proches… la ligne d’arrivée, c’est 41 SA. Et si, et seulement si, vous êtes chanceuse, peut être qu’une nuit, à l’aube des 39 SA, la poche des eaux vous romprez, qu’à la maternité vous vous précipiterez, pour tendrement accueillir votre nouveau-né…

-Lexie Swing-