Orange is the new black, ma nouvelle série « so addictive »

Orange is the new black, vous connaissez? C’est la série à la mode sur Netflix, moins connue que le très bon House of Cards mais tout aussi additive. Piper Chapman est une jolie blonde, plutôt intellectuelle, qui atterrit dans une prison pour femmes pour avoir transporté un sac de billets contenant de l’argent de la drogue dix ans plus tôt. 15 mois enfermée avec d’autres criminelles. Ça sonnait comme un truc qui allait tourner en rond, un peu comme le hamster dans sa cage qui pédale en contemplant toujours la même grille. Force est de constater qu’il y a beaucoup plus de rebondissements que dans d’autres séries. Et que le hamster a beaucoup plus d’imagination et de sens de la répartie qu’un canard colvert à la fin de l’hiver (j’ai filé la métaphore si loin que je nous ai perdus non? Le canard colvert est un oiseau migrateur… qui voit du pays… surtout à la fin de l’hiver, alors qu’il revient de son périple en zones chaudes… ça y’est on a retrouvé la route regarde ;)).

Chacune son histoire./

Chacune son histoire./

La belle Piper, un peu trop propre sur elle et sensible au début de la série, vire rapidement acerbe, sarcastique et même légèrement dure… On aurait pas imaginé une midinette en robe de bal parfaitement manucurée jouant les prisonnières parfaites dans ce rôle très autocentré qu’est celui de Piper Chapman! Les scénaristes ont su la jouer finement pour donner une multitude de reliefs à ce personnage hyper attachant. Une vraie bonne copine… à qui on ne laisserait pas un couteau quand même ;)

A noter que les épisodes laissent entrevoir la vie et le caractère de nombreux autres personnages, dressant ainsi un tableau hyper complexe, fait de multiples saynettes. Ce genre de tableau que l’on ne finit jamais de découvrir. Vivement la saison 2!

La famille du vendredi : Jennyfer au Portugal

Un vendredi sur deux, Lexie rencontre une famille, un couple, un voyageur en solo, des Français partis poursuivre leur vie loin de leurs contrées d’origine. Cette semaine, c’est Jennyfer, du blogue A la (re)découverte du Portugal, qui s’invite dans la rubrique avec le quotidien de sa famille… à Torres Vedras, au Portugal.

Torres Vedras./ Photo DR Jennyfer Coville

Torres Vedras./ Photo DR Jennyfer Coville

Quel est ton p’tit nom?
Sur la blogosphère, c’est Jenzinha

De quel coin de France viens-tu?
Je suis née à Auch, dans le fin fond du sud ouest de la France, et ai grandi à Angers à partir de 8 ans, où je suis restée jusqu’à mes 22 ans.

Où es-tu parti(e) vivre ta vie?
Je suis pour l’instant au Portugal, à Torres Vedras.

Mais surtout quand, comment et pourquoi?
Je suis ici depuis juillet 2013. L’explication fait remonter à un peu plus loin ! J’ai quitté la France officiellement en 2011 (ça fait exactement 3 ans aujourd’hui), pour un contrat d’un an au Brésil. Avec mon mari (qui n’était que mon conjoint à l’époque), nous voulions de toute façon partir de France mais visions l’Australie. Puis quand une opportunité de travail intéressant s’est présentée à moi au Brésil, le choix a été vite fait. Sur place et avant la fin de mon contrat, j’ai réussi à avoir un contrat local dans une autre entreprise toute nouvelle, et après un court retour en France pour récupérer les visas et se marier, nous sommes retournés au Brésil en juillet 2012. Le contrat en question ne s’est pas passé comme prévu, ce qui nous a contraints à revenir bredouilles en France en janvier 2013. Initialement pleins de bonne volonté pour essayer de faire notre vie en France, nous nous sommes finalement rendus compte que nous ne POUVIONS pas (et ne voulions pas) rester pour l’instant, que nous avions encore soif de découverte immédiate, et nous étions alors prêts à partir n’importe où dans le monde. Nous sommes partis un mois en Australie voir comment ça se passait là bas côté taf (mais il aurait fallu qu’on reste plus longtemps pour ça!!), et au retour d’Australie, la première opportunité qui s’est offerte à nous a été un contrat au Portugal pour mon mari. Bon bah, direction Portugal alors !

Qui as-tu emmené dans ta valise?
Mon mari ! Ou plutôt, pour le Portugal, c’est lui qui m’a emmenée dans sa valise puisque cette fois-ci, c’est lui qui bosse et moi qui suis !

Où travailles-tu, avec quels horaires, tu déjeunes sur place? Je veux tout savoir de ton job!
A vrai dire, je cherche un emploi dans mon secteur là, en laboratoire pharmaceutique. Mais en dehors de mes candidatures, je consacre beaucoup de temps à mes blogs, que je prends très au sérieux et considère comme un métier à part entière. Je « bosse » donc de la maison, avec les horaires que je veux (3h/jour environ, entre le blog sur le Portugal et un autre dédié à la santé et à la beauté). Du coup, je mange chez moi, mon mari me rejoint quasiment tous les midis, vu que son taf n’est qu’à 10 minutes de la maison.

Comment est la rue où tu vis? Ta maison ou ton appartement?
Il s’agit d’un condominium, pas vraiment d’une rue. De ma fenêtre, j’ai vue sur les autres immeubles du condo et un parc de jeu d’un côté, et de l’autre côté, sur le jardin du condo et une forêt d’eucalyptus. J’habite dans un appartement complètement meublé, avec une grande terrasse ensoleillée. J’y passe pas mal de temps pour l’instant, mais je suis en bonne compagnie, avec une adorable petite chienne que j’ai adoptée ici (il y a énormément de chiens qui sont abandonnés ici).

Quelles sont les choses complètement nouvelles pour toi?
– La façon de gérer les ronds-points… Je n’ai d’ailleurs toujours pas compris comment il faut les prendre, je crois que chacun a ses propres règles, ce qui fait que les ronds-points sont les endroits où il y a beaucoup d’accidents !
– Les cafés sont aussi, voire plus, difficiles à avaler que les shooters d’alcool !
– Rien de trop dépaysant sinon, le Portugal, c’est l’Europe ! Il y avait bien plus de trucs stupéfiants au Brésil.

Où vas-tu manger lorsque tu n’as pas le temps (ou l’envie) de faire le repas?
On va chercher McDo au shopping mall d’à côté :-)

Est-ce qu’il y a du bon fromage où tu vis? Et du bon vin?
Je ne suis pas une grande amatrice de fromage, mais mon mari oui. Le fromage est moins varié qu’en France, mais il y en a des très bons ! Et côté vins, il y a du bon comme du pas bon du tout. un vin typiquement portugais est le Vinho Verde. C’est un vin très jeune, légèrement pétillant.

Tu pars où en vacances?
Depuis qu’on est ici, on a fait Ibiza et Formentera (les 2 plus petites îles des Baléares), Séville, l’Andalousie en entier, Londres, et on a pas mal bougé à l’intérieur du Portugal lui-même. Ce week-end, nous partons à la découverte de l’archipel de Madère, un groupe d’îles portugaises au large du Maroc.

Et, last but not least, que fais-tu le vendredi?
En journée : je fais le bilan des stats de mes blogs, et j’analyse ce qui a plu et moins plu, je prépare les articles de la semaine suivante (au moins les sujets). Je révise mes cours de la semaine (j’ai repris des cours via une université en ligne, très répandu aux States, et tout nouveau en France!), je fais mes cours de langue comme tous les jours, mes candidatures, et s’il me reste du temps, je me penche sur la rédaction de mon livre (sur le thème de l’expatriation, avec le cas très particulier de l’expatriation au Brésil).

Jennyfer et son mari./ Photo DR Jennyfer Coville

Jennyfer et son mari./ Photo DR Jennyfer Coville

Si vous voulez raconter votre vie au bout du monde (oui la Suisse peut être aussi le bout du monde), contactez-moi à lexie.swing@gmail.com.

-Lexie Swing-

Tarte figues-chèvre

C’est une tuerie. Un truc à la fois délicieux et classe. Il fait hyper chic en entrée, et en plus il est bon… Je vous dévoile cette recette ultra simple? C’est parti!

J’ai voulu faire la pâte brisée de Ricardo, j’ai regardé tourner mon robot dans la farine sans que rien ne prenne. Heureusement, la pâte brisée ce n’est pas trop capricieux comme truc. J’ai donc rajouté un jaune d’oeuf, puis beaucoup d’eau, jusqu’à ce que ça veuille bien former une boule. Et c’était parfait! Si vous voulez réaliser votre pâte brisée, il existe des tas de recettes sur Internet, vous n’avez qu’à piocher! Mes conseils : utilisez un bon beurre et mettez au moins un jaune d’oeuf.

Sinon achetez-en une toute prête.

Tarte chèvre-figues./ Photo DR Lexie Swing

Tarte chèvre-figues./ Photo DR Lexie Swing

Pour vos courses, prévoyez 400g de fromage de chèvre type bûche, 750g de figues fraiches (ou 500g de figues sèches), du beurre, de la ciboulette, de la crème liquide.

Si vous utilisez des figues sèches, mettez-les à tremper la veille dans un bol d’eau.

Préchauffez votre four à 400°F ou 200°C, étalez votre pâte dans un moule à tarte et piquez-la.

Coupez vos figues en deux et faites-les revenir dans 30g de beurre.

Déposez vos rondelles de fromage de chèvre sur votre fond de tarte. Ici j’ai utilisé un rondin de chèvre qui a vraiment un goût proche de la buchette. La buchette de chèvre coûte une petite fortune au Canada, genre 8$.

Saupoudrez votre chèvre de deux cuillères à soupe de farine.

Intercalez vos figues, intérieur vers le haut.

Poivrez. Recouvrez de 20 cl de crème liquide (ajustez la quantité pour que votre chèvre soit recouvert).

Parsemez ensuite de 4 cuillères à soupe de ciboulette fraîche que vous aurez préalablement ciselée.

Enfournez pour une demi-heure (au moins).

Vous n’avez même pas vu le temps passé, avouez?

Ce n’est pas vraiment une tarte de saison… nous nous sommes lancés hier parce que des figues du Mexique avaient atterri à l’épicerie. L’initiative n’était pas judicieuse car les figues manquaient cruellement de goût. Mais cette recette étant un classique chez nous, je me devais de vous la faire partager! A faire avec des figues fraîches bien sucrées ou des figues sèches de qualité!

-Lexie Swing-

Mon enfant est un clubber

Le sens du rythme./ Photo Yohann Legrand

Le sens du rythme./ Photo Yohann Legrand

Nous emmenons Miss Swing avec nous partout: au resto, faire les courses ou en party avec des amis. L’envie de faire d’elle un bébé tout-terrain conjuguée à l’absence de grands-parents à Montréal susceptibles de baby-sitter la marmotte ont joué dans notre décision!

A presque un an, Miss Swing est donc une clubbeuse assumée ;) A deux mois, elle fêtait l’anniversaire de son parrain en dormant à poings fermés dans sa chambre à coucher. A presque un an, elle est régulièrement de sortie, accompagnée de son incontournable lit parapluie. 14 kilos à eux deux, autant dire que nous sortons légers! (La baby-sitter pèserait beaucoup plus!)

Avec l’âge, l’attrait du lit parapluie recule, remplacé par une attirance non négligeable pour les tables de salon couvertes de feuilletés à la saucisse, de bâtonnets de carottes et de humus à tartiner. Ça croustille, ça croque, c’est parfait en masque pour le visage ou en tâche sur le pantalon de maman…

La musique incite au déhanchement (avez-vous déjà remarqué cet incroyable sens du rythme qu’ont les bébés?), la bouffe les pousse à la débauche. Qui n’a pas tenté d’arrêter un enfant qui se carapatait avec 12 feuilletés à la saucisse roulés dans une serviette en papier grasse? Quel parent n’a pas un jour reconsidéré sa vision du souper parfait pour déclarer que deux mini-carottes et un bol de chips constituait un menu acceptable?

En soirée, les enfants sont de véritables piliers de bar. Ils boulottent les mini-sandwichs, sucent les glaçons et sirotent plus de jus de pomme que leur estomac ne peut en contenir. En bons fêtards, ils vomiront ensuite l’intégralité de leur  «repas» dans leur lit-parapluie, dans la salle de bain, sur le canapé. Et aussi dans votre décolleté. Avec le ralenti, comme dans les films, le jet inévitable, et les bouts de carotte dans votre soutien-gorge.

Et en plus, l’enfant n’a aucune volonté. Samedi prochain, il recommencera…

Je vous laisse, j’ai un soutien-gorge à laver!

-Lexie Swing-

Guess how much I love you, par Sam Mc Bratney

Guess how much I love you./

Guess how much I love you./

Je cherchais ma fameuse histoire de chenille pour la petite O. quand je suis tombée sur ce petit livre cartonné, joliment illustré et tout en anglais. Après un rapide coup d’oeil, j’ai considéré que mon fluent english et moi pourrions comprendre cette histoire pour les toddlers. J’ai donc acheté Guess how much I love you pour Miss Swing.

Bien m’en a pris! Passée la première lecture à voix haute où nous accrochions sur les noms Little Nutbrown Hare et Big Nutbrown Hare, Mister Swing et moi avons commencé à parfaitement maîtriser l’histoire. Et à l’aimer! Au point que le jour où je lui ai proposé de séparer la lecture de l’histoire sur deux soirs, il a fait la moue avant de répondre: «Mais le meilleur est à la fin!»

Il a raison. C’est la première histoire pour tout-petits où je lis une chute aussi délicieuse. C’est aussi la seule histoire dont les mots tournent dans mon esprit comme un poème appris par coeur. Ils surgissent dans ma mémoire quand je découpe des carottes, je les murmure en prenant le bus, je les déclame sans même baisser les yeux sur les pages en carton quand vient l’heure de lire l’histoire du soir.

Ce n’est ni sirupeux, ni chichiteux, ni sexiste. Il n’y a pas de princesses, pas de robots, pas de mollesse. C’est juste de l’amour, entre un papa lièvre et son levraut. Juste de l’amour. Et c’est déjà tant…

Extrait : – I love you all the way done the lane as far as the river, cried Little Nutbrown Hair.

– I love you across the river, and over the hills, said Big Nutbrown Hair.

-Lexie Swing-

Canada, ces choses que je n’connaissais pas!

À Montréal, de nombreuses choses sont nouvelles pour nous : l’accent, la température, les caribous. Mais pas que!

Caribou./ Photo Peupleloup

Caribou./ Photo Peupleloup

Dans le désordre, il y a aussi :

– Le gars qui range mes courses dans mon sac à l’épicerie. Plus de sueurs froides à l’idée de passer à la caisse, plus de cassier ultra concentré dans le seul but ultime de battre son propre record de produits encaissés en moins d’une minute, ici à Montréal je suis relaxe! Un type bien intentionné met mes courses dans mes sacs réutilisables tandis que je discute avec l’hôtesse de caisse. Si je suis chargée (d’un enfant par exemple) et que ma voiture est loin, il me propose même le service à la voiture : mes sacs dans une caisse, la caisse sur un tapis qui file dehors, un autre gars (congelé, le pauvre) qui transfère mes sacs du tapis à mon coffre tandis que je lui adresse des sourires d’encouragements (je me sens un peu coupable de le voir bleu quand même) depuis le siège de mon char. J’aime.

– Le service automatique qui t’appelle sur ton cellulaire pour te rappeler ton rendez-vous médical. Comme je note toujours tout sur des bouts de papier, c’est top! Comme à chaque fois que j’entends le message, je l’efface aussitôt en me disant «C’est bon je l’ai déjà noté», ça l’est moins! Et n’essayez pas de Googler «Récupérer des messages supprimés», j’ai essayé ça ne donne rien!

– Le chauffeur du bus qui dit au revoir à (presque) chaque passager qui descend, et ceux-ci qui lui répondent «Merci pour le trajet».

– Mes interlocuteurs, au téléphone, à qui je dis en fin de conversation «Merci de m’avoir rappelée», et qui terminent par «Bienvenue! Bonjour!» Je reste accrochée au Bienvenue, je bafouille «Bienvenue à vous» alors que c’est l’équivalent de mon De rien. Et puis je dis «Oui, oui, bonjour! Et bonsoir!» Pathétique ;)

– L’Advil, le Tylenol (équivalent du paracétamol) et autres médicaments du genre disponibles en libre-service, tard le soir, et même le dimanche. Pratique, sauf lorsque vous hésitez sur le bon médicament à refiler à votre marmotte hurleuse aux joues couleur cerise trop mûre et que l’assistant du pharmacien vous dit d’un air pincé «Asseyez-vous, le pharmacien viendra vous voir d’ici 20, ou plutôt 30 minutes.» Dans le même genre, je laisse mon ordonnance à un guichet, puis j’attends cinq minutes (je peux acheter des tas de trucs qui ne sont pas des médicaments pendant ce temps, comme des cartes d’anniversaire ou du chocolat), on m’appelle, je récupère mes produits à un deuxième guichet et là on m’annonce… «Patientez au troisième guichet, le pharmacien va venir vous parler des contre-indications et de l’usage du médicament.» Et tu peux pas filer à l’anglaise, parce que le médecin a soigneusement gardé le secret de la posologie que tu dois prendre pour son ami pharmacien!

– Les panneaux de stationnement. Le panneau de stationnement québécois est fourbe. Il t’indique qu’il est interdit de te garer. Il te précise qu’il est interdit de te garer le lundi et le mercredi de 12h à 13h. Il te spécifie qu’il est interdit de te garer le lundi et le mercredi de 12h à 13h du 1er décembre au 1er avril. Le reste du temps, tu peux. Sauf que le temps que tu déchiffres, que tu hésites, tu as refait un tour et quelqu’un t’a piqué ta place. Pas grave, il y en a une autre deux mètres plus loin. A côté d’un autre panneau. Qui te dit que tu n’as pas le droit de te garer. Sauf si tu as la vignette 401. Le mardi de 15h à 17h…

Tarte aux bleuets facile

Tarte aux bleuets./ Photo DR Lexie Swing

Tarte aux bleuets./ Photo DR Lexie Swing

Les bleuets, mon nouvel amour. Après en avoir fait des muffins, j’ai eu l’idée de transformer une vieille recette de tarte aux prunes en ultra simple et terriblement bonne recette de tarte aux bleuets. C’est une recette parfaite pour les fruits congelés ou les fruits frais particulièrement juteux, à l’image des prunes très mûres.

A l’épicerie, il vous faudra deux œufs, du beurre, du sucre glace, du sucre semoule, de la farine, des bleuets congelés. Vous pouvez également choisir l’option « pâte sablée toute prête » et réduire votre liste à farine, sucre semoule, pâte du commerce et bleuets.

Pour la pâte, j’ai choisi de suivre les bons conseils de Trish Deseine (ôôô Trish) mais il existe des dizaines de recettes tout aussi simples sur Internet.

Battez deux jaunes d’oeufs, ajoutez 125 g de beurre froid coupé en dés et 75 g de sucre glace. Mélangez.

Versez la farine tamisée en pluie. Mélangez.

Faites-en une boule et réfrigérez-la pendant une heure entourée d’un film plastique.

*Une heure et deux épisodes d’Orange is the new black plus tard*

Sortez votre pâte, laissez-la se réchauffer à température ambiante pendant dix minutes, puis abaissez-la.

La meilleure technique? Déposez une feuille de papier cuisson sur votre table (papier parchemin ici au Québec), placez votre boule de pâte au centre et posez par dessus une feuille de film plastique (vous pouvez réutiliser celle qui entourait votre pâte). Abaissez au rouleau à pâtisserie en déplaçant votre film alimentaire au fur et à mesure.

Votre pâte est dans son moule? Piquez-la et préchauffez votre four à 180°C ou 350°F.

Dans un bol, mélangez deux cuillères à soupe de farine et trois cuillères à soupe de sucre semoule. Répartissez ce mélange uniformément sur votre fond de tarte et lissez-le avec le dos de la cuillère.

Versez 1 tasse et demi de bleuets ou de myrtilles surgelé(e)s. Saupoudrez d’une cuillère à soupe de sucre semoule.

Enfournez pour 40 minutes. La pâte vous semble dorée mais molle? Elle durcira en refroidissant. Le fond de tarte vous semble peu cuit? Baissez la température et laissez cuire encore dix minutes. Si vous aimez les tartes croquantes, cuisez votre pâte à blanc 10 minutes avant d’y déposer le mélange farine-sucre et les fruits, puis d’enfourner pour 30 minutes.

En cuisant, les bleuets vont délivrer un jus qui va se mélanger à la farine et au sucre pour former un véritable appareil à tarte. Effet garanti!

A vos fourneaux, j’attends vos photos!

-Lexie Swing-

La famille de Stéphanie, à Hong Kong

La famille du vendredi est de retour! Un vendredi sur deux, Lexie rencontre une famille, un couple, un voyageur en solo, des Français partis poursuivre leur vie loin de leurs contrées d’origine. Cette semaine, c’est Stéphanie, du blogue Nouvelles aventures à Hong Kong, qui s’invite dans la rubrique avec le quotidien de sa famille… à Hong Kong.

Hong-Kong./ Photo Herry Lawford

Hong-Kong./ Photo Herry Lawford

Quel est ton p’tit nom?

Stéphanie

De quel coin de France viens-tu?

De Champagne, mais c’est bien loin! Avant de quitter la France, j’étais en région parisienne.

Où es-tu parti(e) vivre ta vie?

A Hong Kong… pour le moment!

Mais surtout quand, comment et pourquoiiiii?

Pendant l’été 2007

En avion!! :-)

Monsieur a été muté à Hong Kong, on était dans les starting blocks depuis plusieurs années, prêts à repartir (nous avions passé 20 mois au Japon pour moi et 18 mois en Ukraine pour lui).

Qui as-tu emmené dans ta valise?

Déjà deux enfants, Maxime 4 ans et Lucie 2 ans à l’époque. Entre temps on a agrandi la famille avec Alexis né à HK en 2010.

Où travailles-tu, avec quels horaires, tu déjeunes sur place? Je veux tout savoir de ton job!

Alors là c’est compliqué! J’ai plusieurs casquettes :-) Je suis guide touristique à HK. Avec cette casquette, mes journées commencent à 8 heures et se terminent entre la mi journée et 17 heures. Selon les cas je déjeune ou pas avec mes clients. Le plus souvent c’est un restaurant de fruits de mer sur une île ou une paillote sur la plus belle plage de Hong Kong, un paradis perdu loin des buildings.

Je vends aussi des voitures, des Citroën avec des plaques rouges, les TT. Les expats connaissent souvent cette formule qui leur est dédiée : il s’agit d’une alternative à la location pour des longs séjours comme le retour estival en famille. Pour ce job, je travaille de la maison à des horaires très très variables et c’est fonction de la saison. En ce moment c’est plutôt la saison basse mais au printemps cela me prend mes journées et aussi mes soirées!! Le déjeuner est pris à la maison ou ailleurs puisque je garde une grande flexibilité, je suis ma propre chef! A moins que ce ne soit le client?! Parfois je cale aussi des visites entre deux grosses journées « voitures »…

En résumé, pas de journée type! Et j’ai deux autres projets en cours d’éclosion ;-)

Comment est la rue où tu vis?

Ma rue est pentue, accrochée à une colline et surplombe le champ de courses de Hong Kong. Pas vraiment de jolies petites maisons, mais plutôt des hautes tours plantées comme des allumettes le long de la route pour optimiser le m² le plus cher au monde! Un vrai paysage urbain, beaucoup de béton, mais en même temps de la verdure tout au tour, la jungle (serpents, araignées…) et entre les tours la mer avec le port qui est tout près.

Depuis cette rue et surtout depuis mon living (au 36ème!) on jouit d’une vue fantastique qui résume tout ce que HK peut offrir : effervescence urbaine et exotisme offert par la nature et la mer de Chine (vous avez compris: j’adore Hong Kong!!).

Où vas-tu manger lorsque tu n’as pas le temps (ou l’envie) de faire le repas?

Difficile de répondre… cela n’arrive pas souvent dans ce contexte là en fait. Mais pour me faire plaisir, il me suffit de descendre la colline et d’aller me régaler de Dim Sum (bouchées vapeur, spécialité locale) chez Din Tai Fung, une référence en la matière, à seulement 10 minutes de marche de chez moi!

Quel rythme ont tes enfants à l’école?

Les deux grands vont à l’école française donc le rythme est très similaire à celui des écoles en France (sans le sempiternel débat sur le nombre de jours par semaine!). Il y a école tous les jours du lundi au vendredi. Cela commence entre 8.30 et 9.00 le matin selon les sites (4 pour le moment) et se termine entre 15.30 et 16.00, sauf les mercredis et vendredis: entre 13.15 et 13.45 pour faciliter les activités extra-scolaires.

Côté vacances, il y a deux mois en été, et des coupures en cours d’année comme en France à peu près. Seule différence majeure: le nouvel an chinois. C’est une coupure obligatoire car de nombreuses entreprises sont fermées à cette période. Le problème c’est que cela tombe parfois 3 semaines après la reprise de janvier! En fonction de cette fête mobile, les vacances d’hiver et de printemps sont décalées…

Le petit dernier va à l’école anglaise, de 9.00 à 16.00 tous les jours. Les vacances sont similaires à celles de l’école française sauf en octobre ou elles sont toujours décalées…

Les 3 prennent le bus scolaire ce qui signifie qu’ils partent 15 à 30mn plus tôt que l’horaire de l’école et rentrent 15  à 30 minutes plus tard que la fin des cours.

Ils ont également pas mal d’activités extra scolaires: foot, tennis, cross country, caté, natation, athlétisme, théâtre…

Est-ce qu’il y a du bon fromage où tu vis? Et du bon vin?

Oui aucun souci. Deux raisons à cela: d’une part il y a beaucoup d’argent à Hong Kong donc on trouve tout ce que l’on veut mais il faut parfois mettre le prix (mais on n’est jamais trop sûr de quand et où trouver les choses car les approvisionnements sont assez irréguliers) et d’autre part il y a plus de 15000 Français à HK, un vrai marché qu’il serait dommage de négliger :-)

Tu pars où en vacances?

En été, c’est « l’obligation »: retour en France et beaucoup de kilomètres!

Mais le reste de l’année, on explore la zone: On a déjà bien rayonné en Asie, mais de nombreux pays méritent plus d’une visite! Les pays majeurs qui restent à visiter sont la Birmanie, le Laos et la Nouvelle-Zélande.

Pour info, on revient d’une semaine à Bali, notre second séjour (premier il y a 4 ans).

Et, last but not least, que fais-tu le vendredi?

Je travaille, un peu de vélo … ou une petite visite au musée …

Compte tenu de ce que j’ai raconté plus haut, le vendredi est une journée qui reste “imprévisible” du côté de mon emploi du temps: parfois je bosse à la maison, parfois je me promène! Mais les enfants finissant tôt j’essaye d’être disponible pour les emmener à leur cours de tennis à 17 heures, l’occasion pour moi de papoter avec d’autres mamans.

Si vous voulez raconter votre vie au bout du monde (oui la Suisse peut être aussi le bout du monde), contactez-moi à lexie.swing@gmail.com.

-Lexie Swing-