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Habiller son moustique (9 mois – 15 mois) par moins 25 degrés
La tuque, les mitaines, le blouson chaud, c’est parfait pour un hiver dans le Nord de la France. On prévoit une petite couverture pour mettre sur les genoux de bébé et hop on est paré pour un rude hiver. Sauf qu’au Canada la notion de froid n’est pas tout à fait la même. Lorsque je me suis levée ce matin, il faisait -25 (et je vous épargne le ressenti qui flirte avec la reine des glaces). Autant dire que le combo blouson-tuque-mitaines c’est juste bon à passer la porte sans éternuer. Si vous voulez éviter de transformer votre poupon en Mister Freeze, il va falloir doubler les doses.
L’accessoire indispensable, c’est la combinaison de neige en duvet approuvée grand froid. On a choisi cette année un modèle de Columbia, orange histoire qu’elle soit facilement identifiable par les automobilistes/ les usagers du bus susceptibles de me laisser leur place/ le chauffeur du bus qui pense parfois que vu la distance entre l’arrêt et le métro, je pourrais tout aussi bien marcher.
Ajoutez à cela un bonnet en laine doublé polaire et une écharpe du même acabit (à nouer par dessus la combinaison selon le bon conseil d’un papa québécois de la garderie). Pas besoin de gants (de mitaines), la combinaison se retourne pour garder les mains au chaud.
Les pieds sont plus délicats à vêtir… La combinaison se retourne également en bas mais cela ne suffit pas. On utilise pour le moment une paire de chaussettes, surmontées de Robeez fourrées, elles-mêmes recouvertes de jambières qui vont du coup de pied aux genoux de Miss Swing. Mais le gros orteil reste désespérément froid. Je lorgne depuis quelque temps sur des Patous, un mélange de jambières et de chaussettes qui peut se porter au dessus du chausson ou directement comme pantoufles l’été, juste avec un body (ils arrivent en haut de la cuisse ou se retournent).
Si tout est noué/emmitoufflé/recouvert correctement, on aperçoit seulement les yeux de votre enfant. Le froid n’y verra que du feu ;)
L’idéal c’est de le porter alors en écharpe ou en porte-bébés, contre vous. Si vous n’avez qu’une poussette, investissez dans un habillage de pluie qui fait barrage au vent, et dans une petite couverture.
Le défi, à présent, est de rester vous-même à peu près vivant car un parent dans le froid c’est un parent qui:
– a laissé ses mitaines dans ses poches, trop difficile d’habiller bébé avec.
– a la tête nue – la tuque est avec les mitaines et la capuche est empêtrée sous la dizaine de sacs que vous transportez dans votre dos tel un sherpa.
– lutte contre les éléments – pendant que votre douce progéniture roupille le nez dans votre écharpe, vous affrontez le vent glacial et les jets de boue du bus qui vous dépasse.
– patauge et galère dans la neige – un bébé, dans la neige, c’est lourd à porter, une poussette, c’est carrément du suicide et le traineau, ça ne glisse pas sur le bitume.
Profitez bien de l’hiver, fin avril il sera parti! Outre le soleil radieux qui règne quand vient le froid, les moins 25 et des brouettes ont cette vertu incomparable : ils zigouillent tout sur leur passage (veaux, vaches, cochons, écureuils, pigeons), y compris les microbes. Autant dire que vous tenez une forme olympique (mais vous ne vous lavez plus les mains parce que la moitié de la peau de vos doigts est déjà partie dans le siphon).
A bon entendeur…
-Lexie Swing-
Muffins aux bleuets de Ricardo
Le bleuet, cousin québécois de la myrtille, est un pur bonheur gustatif (surtout le sauvage, un peu plus acide). On le trouve facilement en surgelé, à des prix beaucoup plus abordables que les fruits congelés en France.
Et comme le dimanche après-midi, à la faveur du jour déclinant, est parfait pour embaumer la maison avec des douceurs sucrées… J’ai googlé Ricardo et déniché l’une de ses fameuses recettes 5 étoiles : le muffin aux bleuets.
Comme à mi-parcours, je me suis aperçue que j’avais un seul oeuf, et non pas deux, j’ai glissé dans un sac congélation la moitié de la préparation sèche avec une étiquette ‘muffins aux bleuets’. Je n’aurais plus qu’à la ressortir et à la mélanger à la préparation liquide pour la prochaine fournée (je me trouve particulièrement intelligente sur ce coup!).
Pour 10 muffins, faites un tour à l’épicerie et investissez dans de la farine, des flocons d’avoine, de la cassonade, du bicarbonate de soude (ou de la levure), du sel, un yaourt, de l’huile, un oeuf, du miel, de l’extrait de vanille et un sachet de bleuets (ou de myrtilles) frais ou congelés.
Les anglo-saxons ont inventé un truc génial : le dosage par mug. Dans la plupart des recettes, il est donc inutile de dégainer sa balance. Un bon truc si, comme c’est mon cas, votre balance refuse obstinément de s’allumer en votre présence (alors qu’elle fait les yeux doux à votre bien-aimé). Sortez donc votre tasse, enfilez votre tablier et c’est parti.
Préchauffez votre four à 180 degrés (350 degrés F.). Mélangez ¾ de tasse de farine, avec une demi-tasse de flocons d’avoine et une demi-tasse de cassonade. Ajoutez une cuillère à café de levure (un petit peu moins si vous utilisez du bicarbonate) et deux pincées de sel. Réservez.
Prenez un second bol. Battez un oeuf, puis ajoutez ¼ de tasse d’huile (Ricardo utilise de l’huile de canola, c’est-à-dire du colza, mais l’huile de tournesol fera très bien l’affaire également). Versez ensuite le contenu d’un yaourt, nature ou aux fruits (j’ai utilisé un yaourt aux fraises… C’est l’occasion de passer les parfums dont personne ne veut jamais!), puis une cuillère à soupe de miel et quelques gouttes d’extrait de vanille. Lorsque le tout est bien mélangé, ajoutez une tasse de myrtilles ou de bleuets et incorporez doucement.
Versez les liquides dans la préparation sèche, mélangez grossièrement (il paraît que le secret des muffins aérés, c’est de très peu mélanger). Placez des caissettes en papier dans vos empreintes et remplissez-les aux deux tiers.
Enfournez pour 35 minutes environ.
Pour découvrir la recette originelle ou doubler les doses, rendez visite à Ricardo! Si l’on en croit les commentaires, la recette peut se décliner à l’envi avec d’autres fruits, ou même du chocolat, du caramel, un yaourt à l’érable…
-Lexie Swing-
Immigration choisie
En arrivant à Montréal, je me suis rendue compte qu’il n’y avait pas une seule immigration qui soit semblable à une autre. Entre ceux arrivés à la faveur d’un échange universitaire ou d’un contrat obtenu à distance, les PVTistes qui décident de rester via un permis jeunes pros et les immigrants qui, comme nous, ont commencé par dealer leur immigration avec le Canada avant de fouler le terrain pour de bon, il y a parfois de larges fossés.

Skyline./ Photo Maha
Il y a aussi plein de « si on reste… » Comment ça « si »?, me demandais-je sans cesse au départ. Vous êtes là, vous avez tout quitté, tout reconstruit ici, et vous songez à repartir? Suivant le parcours initial, « rester ici » n’est pas toujours acquis. Une de mes collègues est venue pour ses études, elle est restée pour le travail et repartie pour la famille… avant de revenir, parce que leur vie ne pouvait s’inscrire, finalement, qu’ici. C’est aussi le cas d’une de mes amies, arrivée avec un permis de travail fermé et qui est repartie au bout de quelques années, parce qu’elle avait l’impression d’être toujours dans le temporaire ici. Après quelques mois passés en France, elle est revenue. Depuis elle s’est installée en couple et se construit une vie riche qui n’a rien de… temporaire! Elle m’a dit un jour que c’était comme si elle avait eu besoin de retourner en France pour se rendre compte à quel point elle voulait vivre et construire sa vie ici, au Canada. Pour moi, ça revient à mettre sa foi à l’épreuve.
Nous, ça relève plutôt du mariage. Le Canada et nous, ça aura pris deux ans de préparation. Deux ans pour être sûrs, deux ans pour s’interroger, deux ans pour soupeser, deux ans pour renoncer. On s’est passé la bague au doigt, on s’est dit oui, pour la vie. Dans la joie, comme dans la peine, dans la santé comme dans la maladie. On a fait la fête, on a consommé.
Là, c’est la lune de miel. Puisse-t-elle, comme dans tout mariage réussi, durer toute la vie.
-Lexie Swing-
On a testé pour vous le Children’s : l’hôpital de Montréal pour enfants
« Si tu as un problème, va au Children’s! » Children’s, ça sonnait comme une barre chocolatée ou un jeu d’aventure. Et quelle aventure! Miss Swing avait de la température depuis à peine plus de 24h lorsque l’on s’est décidé à rendre visite au Children’s. Loin de nous l’envie de faire perdre leur temps aux médecins et nous avions largement attendu les trois jours requis lors du dernier épisode de fièvre. Mais voilà, 24h avec une température de 39,5 résistante à tous les médicaments employés, ça nous rendait perplexes, pour ne pas dire inquiets!
Dimanche, 20h, on pousse la porte de l’hôpital pour enfants de Montréal. Première étape, dire « coucou, c’est nous » à l’accueil. On présente la carte soleil (c’est le petit nom de la carte d’assurance maladie québécoise) de Miss Swing et on part s’asseoir dans la salle d’attente. On vient à peine de s’étaler sur un banc avec nos manteaux/combinaisons/bonnets/sac à langer/sacs à mains qu’on nous appelle pour l’enregistrement. Nom, âge, pédigrée, raison de la visite, voilà la belle fichée et désormais affublée d’un bracelet nominatif décoré d’oursons et d’une carte en plastique rouge à son nom.
On se rassoit, en s’étalant de nouveau. On sort la vache, le mouton, Baba, Michael, tous les petits personnages qui se sont invités dans notre quotidien… Et on remballe tout 5 minutes plus tard, direction le triage. Le triage c’est l’endroit où tout se décide. C’est là où une infirmière ausculte ton gnome tout nu pour savoir à quel point son cas est grave. C’est là où l’on aurait peut-être du prétendre que Miss Swing avait menacé de faire une grève de petits pots haricots verts si elle ne voyait pas un médecin là, tout de suite, maintenant. C’est là où l’infimière a dit « She has tears » et qu’on s’est précipité pour étouffer notre progéniture de baisers croyant qu’on nous reprochait de nous tenir trop loin alors qu’elle mentionnait juste à sa collègue que puisqu’elle avait des « tears » son cas n’était pas trop grave (pas de larmes = déshydratation probable du bébé = urgence). Elle avait 39,8, ils lui ont collé une double dose d’advil en attendant la suite.

Le petit Enni./ Photo Jarkko Laine
Il y a 5 catégories, du « par-ici-s’il-vous-plaît-le-docteur-vous-attend » à « on-se-revoit-demain-matin ». Pour chaque catégorie un temps d’attente est annoncé. A vue de nez, on devait être catégorie 4, la « vous-auriez-bien-pu-ne-pas-venir-mais-comme-vous-avez un-bébé-de-moins-d’un-an-on-va-quand-même-lui-coller-un-stéthoscope ». On a attendu 2h00 de plus. Deux heures durant lequelles Miss Swing a souri à chaque enfant qui la regardait, assise droite comme un i sur une de mes jambes, avec à la main son éternelle vache Little People.
A un moment on a entendu son nom, alors on s’est précipité avec notre barda susmentionné. Mais une fois devant le médecin on nous a assuré que non non non elle n’avait pas été appelée. Avec son prénom peu commun et son nom à rallonge, on avait pourtant peu de chance de confondre. Il y avait sûrement une Miss Twing à l’hôpital ce soir là.
Et puis ça a été notre tour… Une étudiante en médecine nous a dit « do you speak french or english ». J’ai répondu « french », elle m’a aussitôt demandé « do you understand english? » Heureusement cough, lungs, fever, on connaissait. On a bloqué à la question « par quel endroit avez-vous pris la température? » J’avais un mot en tête, mais il ne seyait guère à la situation et à ma princesse joufflue. Alors j’ai désigné l’endroit. « Back », elle m’a dit.
Pour eux, ce n’était qu’un virus, une angine, un rhume, une mini-grippe peut-être, mais quelque chose de viral, qui allait traîner ses guêtres dans le petit corps chaud de Miss Swing quelques jours encore. Pour être bien sûr, on a passé en revue les maladies qui nous venaient à l’esprit, juste pour voir si l’interne n’allait pas s’exclamer « oh mais oui bien sûr, vous avez raison, c’est peut être ça! ». Le médecin qu’on a vu (à peine entré, immédiatement ressorti) a validé la théorie de l’étudiante et nous a laissés partir.
La fièvre est tombée le lendemain.
En résumé l’hôpital pour enfants, c’était plutôt pas mal. On sentait qu’en cas d’urgence, on nous aurait pris de suite. L’enregistrement était rapide, ainsi que le triage. Il y avait des dessins animés projetés sur des télés, et quelques livres dans une bibliothèque. Miss Swing avait un très joli bracelet à nounours qui l’a fascinée un certain temps. Le debrief en anglais nous a bien plu (l’interne était très sympa, au demeurant) mais je doute que tous les francophones se satisfassent de cette solution.
Est-ce qu’on aurait pu éviter d’aller aux urgences? Certainement, parce que dix cas comme le nôtre et c’est l’engorgement. Mais on est parents, de jeunes parents, des parents « de premier ». Comment savoir quelle tolérance votre enfant a aux médicaments? Quelle température est pour lui commune? 39 degrés, Miss Swing les avait déjà frisés quand les incisives du haut sont apparues. Moi, sa mère, si j’ai 39 degrés, vous pouvez appeler les urgences, c’est que je suis en train de passer l’arme à gauche. Bref, je ne suis pas de ceux qui font le pied de grue devant les urgences au moindre soupir un peu rauque (je préfère la clinique sans RDV, il y a le wifi), mais je suis parent et parfois je doute. Comme vous.
-Lexie Swing-

Souper au resto avec la vache Little People qui rumine dans ta salade…/ Photo DR Lexie Swing
#viedeparent
Premier Liebster Award
Le Liebster Award, c’est cette nomination qui permet aux petits blogues de se faire connaître. C’est ainsi que Laura, Suissesse expatriée à Princeton, est venue jusqu’à moi! La règle : dire 11 choses sur soi, répondre aux 11 questions de Laura, proposer 11 questions à 5 nominés.
1) Notre première idée d’expatriation, c’était l’Australie. Les 24h d’avion nous ont refroidies.
2) Dans une autre vie, je jouais du saxophone.
3) Je crois fermement à l’égalité hommes-femmes et je déteste les lieux communs du type « Ces hommes, tous les mêmes » ou « Ah ben bien sûr, c’est une femme qui conduit, j’aurais dû m’en douter ». Je crois beaucoup plus à l’acquis qu’à l’inné en termes d’habileté à faire la vaisselle et de capacité à changer une roue.
4) J’adore conduire, surtout quand je suis seule.
5) J’ai deux chevaux, qui coulent des jours heureux et pas trop agités dans le Gers.
6) J’ai fait le CP et le CE1 en une seule année (chose que je résume généralement en « j’ai sauté une classe »).
7) J’ai 8 ans d’études sups à mon actif, dans plusieurs domaines.
8) Je déteste la corrida, la fourrure, la chasse, la maltraitance animale quelle qu’elle soit.
9) Je n’ai jamais marché à 4 pattes, j’avançais à reculons, sur les fesses, en me poussant.
10) Je n’imagine pas prendre le nom de quelqu’un d’autre en me mariant. Avoir l’impression d’être une unité, s’appeler comme ses enfants, tout ça m’est égal, je ne vois pas mon nom comme interchangeable. Mister Swing et moi, on est deux personnes, avec nos identités propres. D’ailleurs, Miss Swing porte nos deux noms.
11) J’aime la musique que font les mots dans un texte bien écrit, il m’arrive alors de lire à voix haute, juste pour le plaisir. Comme je suis un peu mégalo, je fais ça pour certaines de mes nouvelles, aussi ;)

Hello you./ Photo Tifotter
Allez, c’est pas fini… Il reste les 11 questions que m’a posées Laura!
1. Quelles sont tes origines? A 95% françaises, à 5% andalouses. Curieusement, ce sont ces 5% qui se voient le plus.
2. Ton plus beau voyage? (où?, quoi?, quand?, pourquoi? ) Les Maldives, un voyage avec mes parents et mon frangin, quand j’étais en première. Pour moi qui ne suis pas friande des journées à la plage, ça a été une révélation. Si le Paradis ressemble à ça, je signe sans problème (mais pas tout de suite quand même ;))!
3. Ton pays préféré? L’Irlande et le Canada ont été mes coups de coeur.
4. Ta plus belle rencontre? Elle est petite, mince et Finlandaise. Elle se fait des sandwichs au jambon au petit déjeuner. Elle porte des chaussettes en laine et des cols roulés. Pendant plusieurs semaines, on partage une chambre exiguë dans la banlieue de Dublin, de l’Irish Stew et des lasagnes à l’italienne, des visites au musée, des pintes dans les pubs, des cours d’anglais. Un an plus tard, elle fait étape chez nous avec sa famille. 6 ans après, notre amitié est intacte, bercée par la distance et les « et comment c’est, toi, dans ton pays? »
5. Ton plat préféré? Le Pavé d’affinois fondu sur des biscottes.
6. Quel effet cela te fait-il d’avoir reçu un award pour ton blog? C’est inattendu et très sympa!
7. Que t’apporte l’écriture de ton blog? L’occasion de saouler d’autres gens que mes collègues avec les premières fois de ma fille, et d’embêter d’autres personnes que mes proches avec mon quotidien d’immigrante ;)
8. A qui est-il destiné? Malgré les apparences, ça n’a jamais été un blog pour donner des nouvelles à mes proches. Le but initial, c’était d’échanger avec d’autres parents, d’autres immigrants, d’autres amoureux des mots, d’autres fans de chiens…
9. Ton blog t’a-t-il permis de rencontrer de nouvelles personnes? Rencontrer en vrai non, mais il m’a permis de connaître d’autres blogs via les commentaires, blogs que je suis activement à présent.
10. Avais-tu déjà tenu un blog avant celui-ci? (si oui, donne le lien!) Nope, pas le moindre!
11. Ta citation/ton proverbe préféré pour conclure? Ado – comme tous les ados sûrement – j’étais friande de citations. Avec l’âge, je me suis lassée de résumer la vie à coups de mots choisis (choisis par d’autres, en plus). Alors je dirais : « Ce n’est pas parce que l’homme a soif d’amour qu’il doit se jeter sur la première gourde » (Desproges).
Et les nominés sont :
Mes questions :
1) Quel est le plat que tu demandes toujours à tes parents de te préparer, qui te rappelle ton enfance?
2) Le nom de ton animal familier, réel ou imaginé?
3) La matière que tu préférais à l’école?
4) Le blogue que tu suis le plus, et pourquoi?
5) Le prénom que tu rêvais de donner à ton enfant, mais le Papa a fait une tête genre « c’est un vrai prénom ou tu me fais une blague? »
6) La toute première chose que tu as acheté pour ton bébé quand tu as su que tu étais enceinte?
7) Que fais-tu comme job dans la (vraie) vie?
8) Quelle est la ville qui te fait rêver, où tu aimerais vivre? Pourquoi?
9) 22h, tout le monde est couché, enfant(s) et amoureux compris, que fais-tu?
10) Quelle est ta routine du samedi, plutôt courses à l’épicerie, visite à la famille ou grande sortie au parc?
11) Quelle série me recommandes-tu de télécharger pour les longues soirées d’hiver?
Merci les filles ;)
Miss Swing est devenue un bébé nageur
Enfin une étoile de mer, pour être précise. A 18 mois, elle deviendra un canard (C’est ça l’évolution de l’espèce!). On a commencé soft : session intensive de 8 leçons à raison de deux par week-end. Mais le fait est que notre bébé nageur est comme un poisson clown dans l’eau, elle bat admirablement des nageoires. En janvier, elle intégrera le cours régulier, tous les samedis matins, avec son papa.
Durée, animations, chansons, chaque piscine a son propre fonctionnement. Au centre sportif de Benny, à Notre-Dame-de-Grâce, les cours durent 30 minutes. La piscine n’est pas surchauffée (certaines piscines ont des bassins chauffés pour les bébés mais ce n’est pas le cas de la nôtre) donc la durée est bien suffisante.
L’eau est à température «mais si elle est bonne, venez!». Ce genre de température où les ados plongent en faisant la bombe pendant que je trempe douloureusement le gros orteil en faisant la moue. Parents et bébés entrent à la queue leu-leu, se mettent en rond autour du moniteur et commencent à chanter en faisant valser leur progéniture en couches de bain.

Première brasse./ Photo Torsten Mangner
Les parents allongent ensuite les bébés sur le dos, puis sur le ventre pour leur apprendre à faire des bulles dans l’eau. A ce stade, c’est surtout Papa qui fait des bulles dans l’eau. Il maîtrise admirablement le concept d’ailleurs. Le moniteur disperse ensuite des petits jouets en mousse, charge aux parents aux bébés de les rapporter sur le bord.
Ensuite, c’est la débandade : on se cache sous un tunnel, on promène les bébés dans des canots en mousse, on leur plonge la tête sous l’eau… Trêve de plaisanterie, le but du jeu est d’apprendre à l’enfant à fermer les yeux et à retenir sa respiration avant de mettre la tête sous l’eau. Les parents comptent donc jusqu’à trois avant de laisser glisser bébé dans l’eau et de le ressortir (un quart de seconde au total). Et ça marche! Miss Swing ferme même les yeux quand on lui rince les cheveux dans le bain à présent.
Une dernière chanson et il est temps de s’enrouler dans une serviette. Le mois prochain, on tente le crawl!
-Lexie Swing-
4 ans déjà!
Des fois je te déteste. T’as le don pour me rendre dingue. Une poubelle qui dépasse, un Yorkshire qui aboie, un type qui parle un peu fort et tu me fausses compagnie. On se baladait à deux, tranquilles, et tout à coup je me retrouve seule, à crier au bord du trottoir.
Parfois tu m’insupportes. Surtout quand je te menace de te laisser là, tout seul, puisque tu ne veux pas me suivre, et que les passants me fixent d’un air désapprobateur. Surtout quand je heurte l’arrière d’une voiture garée parce que tu m’as tiré d’un coup, sur le côté. Surtout quand il fait moins 26, comme hier et que tu ne veux plus faire un pas, parce qu’il y a un couple qui marche, juste devant.
Souvent je t’adore. Parce que tu fais la fine bouche devant tes croquettes au poulet et que tu préfères celles au saumon, qui puent. Parce que tu te mangerais une oreille plutôt que de mordre quelqu’un. Parce que d’ailleurs tu n’as jamais mordu personne, pas même un autre chien. Parce que tu ne m’aimes jamais autant que lorsque je mange un filet de boeuf. Parce qu’elle te voue un culte, qu’elle se roule sur toi en t’arrachant poils et moustache, et que tu ne dis rien. Parce que tu nous accompagnes pour l’histoire du soir, veillant à la porte de sa chambre. Parce que l’autre jour, je me suis jetée sur toi pour te faire rouler dans la neige, et que je me suis retrouvée la tête dans la poudreuse, et toi qui me regardais. Parce que tu fais 40 kilos mais que tu en parais 12 lorsque tu te tasses sous une table de restaurant pour que personne ne te voit. Parce que quand je m’assois par terre, tu montes sur mes genoux comme si tu avais deux mois à nouveau.
Toujours je t’aime. Parce que lorsqu’on s’est rencontré, tes puces et toi trembliez dans un vieux carton. Et que de Toulouse à Clermont-Ferrand, du Gers à Montréal, on ne s’est plus jamais quitté. Le mois prochain, toi et moi, ça fera 4 ans.
– Lexie Swing –
La ritournelle incessante de la cystite
On m’avait dit «C’est courant chez les jeunes filles, 50% en ont». Ensuite on m’a dit «On ne sait pas vraiment ce qui les provoque, mais un jour ca s’arrête comme c’est venu». On m’a même dit «Il faudrait faire une écho pour être sûr qu’il n’y a pas de problème inside».
Ce qu’on avait omis de me dire, c’est que ca durerait 5 ans, que j’aurais mal tout le temps, que je serai sous antibios deux semaines par mois.
La cystite, c’est un mal commun, un mal banal. Un truc de jeunes filles, un truc de femmes enceintes. Un mal qui peut vous faire arpenter votre salon cinq heures de suite à petites foulées entre une heure et six heures du matin parce que vous avez peur de vous allonger. Un mal à vous rouler par terre en sanglotant «Je m’en soooortiraaai jamais», trémolos à l’appui. Un mal qui fait que vous ne partez jamais en week-end sans une cargaison d’antibios et d’anti-douleurs.
Si tu es arrivée sur cette page, copine, c’est que toi aussi, peut-être, tu en souffres. Voici mes astuces :
– Boire, ça soulage, ça dilue, mais si tu viens de prendre un antibiotique en une seule prise, type Monuril, abstiens-toi! Pour agir, le médicament a besoin de végéter plusieurs heures dans ta vessie.
– Occupe-toi! Un médicament met souvent 3 ou 4 heures à agir. Regarde un film, dors et si tu ne peux pas rester assise : fais le ménage. Ça semble barbare dis ainsi, mais le double bénéfice cystite exterminée / ménage effectué en vaut la chandelle.
– Prends des anti-douleurs efficaces. On commence par le spasfon, et si la douleur devient insupportable, on s’autorise un Tylenol ou un Dafalgan codéiné. Ca te permettra de tenir le coup jusqu’à ce que l’antibiotique fasse effet, de reprendre le chemin du boulot ou de la fac le corps plus léger (l’esprit aussi, codéine oblige). Attention : la codéine peut entraîner une dépendance alors n’en abuse pas, et si tu es enceinte, pense à demander l’avis de ton médecin avant.
Des solutions anti-cystites?
Elles sont nombreuses! Jus de cranberry ou cranberry en gélules, savon au PH neutre, tisane de Vronie, eau et thé à gogo…
Deux médecins m’ont donné des conseils qui m’ont vraiment servi. Le premier, un homéopathe, a évoqué ce que représentait la vessie : le territoire. Pour lui, des infections urinaires à répétition pour lesquelles on ne trouve pas une cause physiologique pourraient provenir d’un sentiment de territoire envahi. Par exemple : un coloc un peu trop envahissant, le meilleur ami de Monsieur qui traîne ses pantalons sales sur ton canapé depuis deux mois, ta belle-mère qui s’invite tous les dimanches…
Le deuxième médecin, un brin fataliste, m’a dit «Je ne peux pas faire grand chose pour toi (quand on se voit deux fois par mois, on finit par se tutoyer), mais garde espoir, ça passera sûrement le jour où tu attendras un enfant.» Là, toutes celles qui ont multiplié les cystites pendant leur grossesse vont me rire au nez mais il semblerait que les femmes qui font des cystites enceintes n’en font pas (trop) le reste du temps, et vice versa.
Il avait raison. Miss Swing arrimée, les cystites se sont envolées. Est-ce que d’avoir un enfant m’a aidé à reprendre le contrôle sur ma vie, ma famille et donc sur mon territoire? Sûrement. Est-ce que les hormones ont bouleversé l’équilibre et la chimie de mon corps? C’est certain.
Miss Swing, c’était mon antidote.
-Lexie Swing-



